- il y a 4 mois
Baisse de la natalité en France : Mme Élise de La Rochebrochard, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED)
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00:34:16Ou est-ce que, malgré tout, il y a une résilience, il y a une acceptation, il y a un parcours qu'on finit par mieux vivre une fois que le projet d'enfance réalise et on est prêt à repartir ? Je vous remercie.
00:34:31Je prolonge juste la question de la présidente, comme ça j'hésitera à la poser tout à l'heure. Mais finalement, pour élargir, et c'était bien, je pense, la question de la présidente, c'est-à-dire comment on peut garantir qu'ouverture de la PMA à toutes les femmes ne reproduisent pas en fait les inégalités socio-économiques qui existent par ailleurs dans la société.
00:34:50Je pense que c'est en lien avec ce que le président parle de précarité, mais si on élargit, comment on s'assure qu'on ne reproduise pas dans cet accès à la PMA élargie, finalement que ça ne reproduise pas les inégalités socio-économiques entre celles qui ont accès, pas accès, et ce que vous disiez le président sur finalement un accès aux soins est adapté, mais en tout cas un accès différencié avec des parcours différents.
00:35:15Je vous remercie. Peut-être qu'il faut que je précise, quand je parlais d'un effet négligeable, c'est sur l'effet de baisse de la natalité que l'on observe actuellement.
00:35:30Je ne dis pas que la PMA a un effet négligeable à 4% des naissances. Je pense que ça commence à être quelque chose qui n'est finalement pas si négligeable que ça.
00:35:40Par contre, par rapport à votre thématique « Causes et conséquences de la baisse de la natalité », pour l'instant, j'ai plus le sentiment que l'infertilité est une conséquence de la baisse de la natalité par le processus que j'ai décrit,
00:35:54à savoir le recul de l'âge à la parentalité qui va conduire à une infertilité plus importante.
00:36:00Et donc, c'est plutôt une conséquence pour l'instant qu'une cause de la baisse de la natalité, non pas parce que ça n'a absolument aucun effet,
00:36:08mais parce qu'il y a des facteurs absolument majeurs qui drive complètement cette baisse de la natalité, qui sont les facteurs socio-économiques que l'on vous a présentés.
00:36:18Alors, précarité et PMA, je peux peut-être vous donner quelques résultats.
00:36:24C'est une question qui est très difficile d'aborder parce qu'en fait, on n'a pas les données souvent dans les centres de PMA.
00:36:31J'avais réalisé une enquête dans 8 centres et en fait, on n'avait pas assez de données, de caractéristiques sur les patients et les patientes
00:36:39pour pouvoir étudier cette question. Je l'ai réabordée récemment à partir des données de l'assurance maladie où on dispose d'un indicateur qui n'est qu'un indicateur,
00:36:51mais il est intéressant, c'est l'affiliation à la CMUC. Et en regardant les parcours des femmes à la CMUC et celles qui n'y sont pas,
00:37:00on a regardé les arrêts de traitement. Donc, on a pris l'ensemble des femmes qui étaient traitées en première intention,
00:37:06donc hors PMA pour une infertilité. Et on a regardé la proportion qui arrive en PMA parmi celles qui n'ont pas d'enfant.
00:37:14Eh bien, parmi l'ensemble des femmes traitées qui n'ont pas eu d'enfant avec ces traitements de première intention,
00:37:19il y en a 65% qui n'arrivent pas en PMA. Donc, c'est absolument majeur. Et parmi les femmes qui sont à la CMUC, c'est 87%.
00:37:28Donc, la quasiment totalité des femmes qui sont à la CMUC qui ont un traitement de première intention,
00:37:34donc elles sont quand même déjà arrivées à rentrer dans le parcours. Je n'ai même pas de visibilité sur celles qui ne sont pas du tout rentrées,
00:37:40qui sont probablement très nombreuses. Eh bien, parmi elles, la quasi-totalité n'arriveront pas en PMA.
00:37:45Donc, on voit bien qu'il y a une barrière majeure dans l'accès à la PMA aujourd'hui pour les personnes qui sont en situation de précarité.
00:37:54Et probablement qu'il y a un gradient social tout au long de l'échelle sociale que l'on ne mesure pas pour l'instant.
00:38:02C'est vraiment un sujet qui est resté complètement dans l'ombre avec l'idée peut-être naïve que, parce qu'on prenait en charge complètement les traitements,
00:38:12eh bien, il y avait un accès qui était égal entre tout le monde. Et je pense qu'aujourd'hui, il faudrait vraiment développer des travaux spécifiquement sur ces questions
00:38:21pour vraiment aller comprendre les mécanismes. Alors, on a plusieurs hypothèses sur les mécanismes.
00:38:28Il y a l'accès d'abord géographique, physique. Les distances n'ont pas le même impact selon où on se trouve sur l'échelle sociale.
00:38:39Ça demande de la mobilité. Et donc, ça, c'est une question absolument majeure. L'accès, la proximité pour accéder aux soins,
00:38:47qui est absolument centrale en PMA parce qu'il y a un nombre de rendez-vous qui est extrêmement important.
00:38:55Et donc, il faut pouvoir accéder au traitement. Il y a les délais d'accès, comme vous le mentionniez,
00:39:01qui probablement sont une explication. Il y a probablement aussi une question d'accueil et d'habitude ou non des médecins de dialoguer de la PMA,
00:39:16de dialoguer avec des populations qui sont en situation de précarité et peut-être une difficulté à projeter le traitement de PMA
00:39:24qui est très lourd sur des situations de précarité et probablement qu'il y a un travail à faire sur cette question.
00:39:31Comment peut-on mieux accompagner les couples en situation de précarité ?
00:39:36Est-ce que la précarité est véritablement un frein à ces traitements ou pas ?
00:39:40Et là encore, je pense qu'on a besoin d'aller travailler cette question.
00:39:46Et il y a probablement des travaux dans d'autres pays qui montrent ce qu'on appelle des biais implicites,
00:39:53c'est-à-dire que les médecins pourraient projeter sur les patientes et les patients des barrières qui n'existent pas en réalité
00:40:03et qui reflètent leurs propres a priori et stéréotypes.
00:40:06Nous en avons tous et les médecins au même titre que les autres.
00:40:10Et donc, il y a énormément de travail, je pense, pour comprendre.
00:40:13Mais en tout cas, il y a clairement un phénomène majeur de barrières pour les personnes en situation de précarité et probablement pour d'autres aussi.
00:40:24Une barrière que j'ai oublié de mentionner, mais qui est probablement majeure, c'est la question de la conciliation PMA et vie professionnelle.
00:40:31Pour suivre les traitements, il faut être très libre pour, entre guillemets, pour aller au traitement et aller au rendez-vous.
00:40:39Et donc, pour les personnes qui sont dans des positions professionnelles où on peut négocier une absence,
00:40:48parce qu'on va pouvoir déporter le travail chez soi le soir, par exemple, il y a une facilité pour suivre ces traitements.
00:40:54Pour une personne qui est vendeuse, par exemple, elle doit faire ses heures et c'est très compliqué de négocier une absence du lieu de travail.
00:41:03Donc, ça, c'est probablement quelque chose d'extrêmement important où il y a probablement une réponse à réfléchir.
00:41:11Alors, je sais qu'il y a un texte qui permet aux femmes de s'absenter du travail pour les rendez-vous de PMA.
00:41:19Et on avait commencé à regarder et ça semble très peu utilisé.
00:41:23Ça aussi, c'est une question qu'il faudrait fouiller.
00:41:25Et probablement parce qu'il est très difficile de dire à son employeur qu'on suit des traitements de PMA.
00:41:31On sait déjà que l'annonce de la grossesse est un moment difficile pour certaines femmes dans le milieu professionnel avec un risque d'impact sur son avancée professionnelle et son activité.
00:41:44Et donc, annoncer déjà la PMA avec éventuellement la perspective d'une grossesse, je pense que c'est quelque chose que les femmes craignent.
00:41:51Et donc, il y a probablement aussi quelque chose qui est lié aux représentations de la maternité dans le milieu professionnel qui vient rendre ces parcours encore plus difficiles.
00:42:05L'impact démographique de la PMA, je dirais qu'étant donné le recul de l'âge à la parentalité et probablement de la difficulté à mettre en place des mesures
00:42:18qui viennent inverser cette tendance de recul de l'âge à la parentalité, il faut s'attendre à ce qu'il y ait de plus en plus de personnes qui souhaitent avoir un enfant à des âges plus élevés
00:42:32et donc qui rencontrent des problèmes d'infertilité.
00:42:37Du coup, la solution, ça va être, enfin la solution en tout cas, va se poser la question de les accompagner et de leur offrir des traitements
00:42:47pour les accompagner dans leur projet de parentalité.
00:42:49Et donc, 4% d'enfants conçus par PMA, c'est déjà extrêmement important comme impact de la PMA.
00:42:59Mais si ça se développe, on sera sur un impact qui sera de plus en plus important.
00:43:04Et si on accompagne mieux les couples en PMA et les femmes seules également en PMA pour qu'il y ait moins d'abandon
00:43:13et que les projets de parentalité soient plus souvent réalisés, on aura un impact évidemment plus important de la PMA,
00:43:22même si je ne peux pas vous donner un chiffre de ce que ça représentera.
00:43:27Mais en tout cas, c'est déjà non négligeable et ça risque d'augmenter.
00:43:31Sur la question du deuxième projet de PMA, alors je n'ai pas de chiffre sur le nombre ou la proportion de personnes qui reviennent,
00:43:41mais dans l'enquête qu'on avait réalisée dans les centres de PMA, on avait effectivement une proportion non négligeable
00:43:47de personnes qui reviennent pour un deuxième projet.
00:43:52Je pense qu'effectivement, il y a un effet un peu comme l'accouchement, ça a été douloureux,
00:43:57mais finalement, on revient pour un deuxième projet.
00:44:03Je pense que les difficultés de la PMA sont entre autres liées à l'incertitude,
00:44:08les délais d'attente pour avoir des réponses,
00:44:12parfois une prise en charge
00:44:13où les femmes et les hommes
00:44:17ont le sentiment de subir des violences,
00:44:20parfois à travers des propos maladroits,
00:44:24parfois avec des gestes
00:44:27qu'ils ont mal vécu.
00:44:30Je pense que tous ces événements difficiles
00:44:33durant le parcours
00:44:35marquent d'autant plus
00:44:36les femmes et les hommes
00:44:38qui n'ont pas d'enfants
00:44:40au bout de parcours,
00:44:42même si dans l'enquête qu'on avait réalisée,
00:44:45on avait interrogé les gens 8 ans
00:44:46après le début du traitement,
00:44:47on avait été très étonné
00:44:49par la proportion de personnes
00:44:50qui avaient eu des enfants
00:44:51et qui continuaient à parler
00:44:53de façon extrêmement douloureuse
00:44:55de ce qu'ils avaient vécu
00:44:57durant ce parcours.
00:44:59En tout cas, oui,
00:45:00on revient une deuxième fois
00:45:01pour un deuxième projet d'enfant.
00:45:08Votre question sur la PMA,
00:45:11est-ce que la PMA finalement reproduit
00:45:13les inégalités sociales ?
00:45:15J'ai envie de dire
00:45:16qu'elle les augmente
00:45:19et qu'elle les amplifie en réalité
00:45:22pour les personnes
00:45:25qui ne peuvent pas avoir d'enfants
00:45:26et qui ont autant de difficultés
00:45:28à rentrer dans un parcours de soins,
00:45:31en particulier en raison
00:45:32de leur situation sociale.
00:45:35L'exclusion de la parentalité
00:45:36est une sanction majeure,
00:45:39une des plus importantes
00:45:40que l'on peut avoir
00:45:41durant sa trajectoire de vie
00:45:44pour les personnes
00:45:45qui souhaitent un enfant, évidemment.
00:45:48Et donc, le fait d'être déjà
00:45:51en situation de vulnérabilité,
00:45:54fermant quand même
00:45:55les portes de la PMA,
00:45:57comme on peut le voir
00:45:58à travers les chiffres
00:45:59de l'assurance maladie,
00:46:00je pense que c'est vraiment
00:46:02un amplificateur
00:46:03de ce qu'on a déjà
00:46:03dans la société.
00:46:08Merci beaucoup.
00:46:11J'ai pas mal de questions
00:46:12pour rebondir,
00:46:13peut-être que toi aussi.
00:46:13La première,
00:46:19vous parliez tout à l'heure
00:46:21de la campagne
00:46:22complètement ratée en Italie
00:46:25par rapport au vieillissement
00:46:27reproductif.
00:46:30Néanmoins,
00:46:30de l'enjeu et de l'impact
00:46:31très fort du vieillissement
00:46:33de nos corps
00:46:33sur nos capacités reproductives,
00:46:37est-ce que selon vous,
00:46:38il serait souhaitable,
00:46:39avec une communication
00:46:41cette fois-ci adaptée,
00:46:43d'inviter les jeunes femmes
00:46:44à faire des bilans
00:46:45de fertilité
00:46:46relativement jeunes
00:46:47pour leur permettre
00:46:48de pouvoir derrière
00:46:49faire des choix
00:46:50de reproduction,
00:46:51y compris aller
00:46:52vers la congélation
00:46:53de vos sites,
00:46:54dont on sait
00:46:54qu'il vaut mieux
00:46:55l'initier
00:46:58plutôt à 25 ans
00:46:59qu'à 35.
00:47:02La deuxième question
00:47:03que j'ai,
00:47:05vous disiez tout à l'heure
00:47:06et on le sait bien
00:47:07que la France
00:47:08est le pays
00:47:09le plus généreux
00:47:10en termes d'accompagnement
00:47:11de la PMA
00:47:12et de prise en charge
00:47:13de la PMA
00:47:13parmi les pays
00:47:15de l'OCDE,
00:47:16est-ce que ça se retranscrit
00:47:18également dans nos données
00:47:19démographiques ?
00:47:21Est-ce que les autres pays
00:47:23de l'OCDE
00:47:23qui sont moins généreux
00:47:25et en particulier
00:47:26ceux qui sont
00:47:26beaucoup moins généreux
00:47:27et donc beaucoup plus restrictifs
00:47:29dans l'accès à la PMA
00:47:30ont du coup
00:47:32une part d'enfants
00:47:33nés de PMA
00:47:34bien inférieure à la nôtre ?
00:47:354%,
00:47:36vous le disiez tout à l'heure.
00:47:37ça n'est pas tout à fait négligeable
00:47:40et puis je voulais rebondir
00:47:44sur parmi les motifs
00:47:47qui pourraient expliquer
00:47:48que les CSP
00:47:50les plus précaires
00:47:52ont plus de mal
00:47:52à accéder à la PMA
00:47:54et à la question
00:47:55de la conciliation
00:47:56du parcours PMA
00:47:58avec une vie professionnelle,
00:48:00la difficulté
00:48:01de pouvoir en parler
00:48:02à son employeur,
00:48:04vous indiquiez la difficulté,
00:48:06enfin que cela
00:48:07participait
00:48:08ou était une conséquence
00:48:10de la représentation
00:48:12de la maternité
00:48:13dans le milieu professionnel
00:48:14qui est peu valorisé ?
00:48:16Est-ce qu'on ne peut pas
00:48:16parler aussi
00:48:17de tabou
00:48:19autour des problématiques
00:48:20de fécondité ?
00:48:22C'est-à-dire qu'il faut
00:48:24malgré tout reconnaître
00:48:25qu'on a des problèmes
00:48:26de fertilité
00:48:27et j'y vois un parallèle
00:48:29avec le tabou
00:48:30de la fausse couche ?
00:48:32N'aurait-on pas intérêt
00:48:33aussi à travailler
00:48:35sur une communication
00:48:39grand public ?
00:48:40Ce n'est pas forcément
00:48:41le rôle de l'État.
00:48:42On a aussi tout un tas
00:48:43d'influenceurs
00:48:44sur les réseaux sociaux.
00:48:45On a aussi des médias
00:48:46qui s'emparent petit à petit
00:48:47du sujet.
00:48:48Mais en tout cas,
00:48:49sortir du domaine
00:48:51strictement intime
00:48:53et du tabou,
00:48:55ces questions
00:48:55autour de la fertilité
00:48:57et notamment autour
00:48:58de ce qui est douloureux
00:48:59dans le parcours
00:49:00pour devenir parent.
00:49:03J'avais une dernière question.
00:49:05Vous parliez
00:49:05de l'expérience
00:49:06très douloureuse
00:49:07de la PMA
00:49:08chez les parents
00:49:10qui en ont fait
00:49:11l'expérience.
00:49:14D'une part,
00:49:16est-ce que nos professionnels
00:49:17de santé
00:49:18sont suffisamment
00:49:20informés
00:49:21et informent suffisamment
00:49:23leurs patients
00:49:24sur le caractère
00:49:26extrêmement intrusif,
00:49:29sur les effets secondaires
00:49:33potentiellement douloureux,
00:49:36difficiles
00:49:37à vivre dans une PMA
00:49:39ou est-ce qu'on a tendance
00:49:40à se dire
00:49:41oui, c'est douloureux
00:49:42parce que tu n'arrives pas
00:49:44à avoir d'enfant
00:49:44mais bon,
00:49:45c'est compliqué pour tout le monde
00:49:46quand on n'arrive pas
00:49:47à avoir d'enfant
00:49:47mais finalement,
00:49:48de se cacher derrière
00:49:49un aspect psychologique
00:49:50qui appartient aux patients
00:49:51et d'en occulter
00:49:52finalement
00:49:53l'aspect extrêmement
00:49:54intrusif
00:49:55de cette procédure
00:49:58et je me demandais
00:49:59de ce point de vue-là
00:50:02est-ce que
00:50:02dans les retours
00:50:03d'enquête
00:50:04hétérain
00:50:04que vous avez pu avoir
00:50:05est-ce que le coparent
00:50:07et en particulier
00:50:08dans les couples
00:50:09hétérosexuels
00:50:10donc est-ce que le père
00:50:11est suffisamment
00:50:12impliqué
00:50:13inclus dans la procédure
00:50:15PMA
00:50:15pour pouvoir
00:50:17accompagner
00:50:17la mère
00:50:19en procédure
00:50:20je le dis comme ça
00:50:21parce que
00:50:22les traitements hormonaux
00:50:24ont quand même
00:50:24des effets secondaires
00:50:25importants
00:50:27qui sont totalement tabous
00:50:28dont on ne parle pas du tout
00:50:29et qui peuvent avoir
00:50:30un impact
00:50:31sur le couple
00:50:31mais c'est aussi
00:50:32parce que c'est une
00:50:33épreuve
00:50:34une étape
00:50:36un parcours
00:50:37de vie de couple
00:50:38qui repose
00:50:39aujourd'hui
00:50:40j'ai l'impression
00:50:40trop souvent
00:50:41sur les épaules
00:50:42d'une seule personne
00:50:43au sein du couple
00:50:43et y a-t-il pas
00:50:45quelque chose
00:50:46à aller creuser
00:50:46aussi de ce point de vue-là
00:50:47et je cède tout de suite
00:50:48la parole au rapporteur
00:50:49j'ai trop parlé
00:50:50je suis désolé
00:50:51une présidente
00:50:53qui est polyvalente
00:50:53présidente
00:50:54rapporteur
00:50:55elle m'a posé
00:50:55des très bonnes questions
00:50:56et donc je vais compléter
00:50:57j'ai complété
00:50:58et puis je pense que d'ailleurs
00:51:00c'est intéressant
00:51:01qu'on travaille ensemble
00:51:02puisqu'on a
00:51:02justement
00:51:03c'est des questions
00:51:04qui nous traversent
00:51:05et moi la première question
00:51:06c'est justement
00:51:06de l'information des parents
00:51:07vous avez pris
00:51:08l'exemple italien
00:51:09mais je dois vous dire
00:51:10alors il ne s'agit pas
00:51:10pour la présenter moi
00:51:11de partager une expérience personnelle
00:51:12mais on peut avoir le sentiment
00:51:13au contraire
00:51:13qu'on n'est pas assez informé
00:51:14du risque de vieillissement reproductif
00:51:20que finalement
00:51:21on peut donner le sentiment
00:51:23quand on est jeune
00:51:24que le jour
00:51:25où on décidera
00:51:25d'avoir des enfants
00:51:26ce sera assez immédiat
00:51:27et que ce n'est pas toujours le cas
00:51:29et que finalement
00:51:30c'est plus compliqué
00:51:30qu'on ne le pense
00:51:31et qu'il n'y a pas vraiment
00:51:32d'information sur ces sujets-là
00:51:34et ce que finalement
00:51:35ce qu'on appelle
00:51:36l'éducation sexuelle
00:51:37prend vraiment assez en compte
00:51:38cette information
00:51:40que ce n'est pas si simple
00:51:41d'avoir des enfants
00:51:42et que plus on attend
00:51:43et plus on vieillit
00:51:44il ne s'agit pas d'avoir des injonctions
00:51:45vous avez compris
00:51:45le sens de la question
00:51:46qui prononce
00:51:47ce que disait la présidente
00:51:49c'est une deuxième question
00:51:50très rapide
00:51:50très technique
00:51:51est-ce qu'on est capable
00:51:52de dire
00:51:52en pourcentage d'indices
00:51:54de fécondité
00:51:54ce que représente la PMA
00:51:55c'est-à-dire
00:51:56est-ce que ça représente
00:51:56un 0, quelque chose
00:51:58il faudrait faire un ratio
00:51:59mais pour mesurer
00:52:00un petit peu
00:52:00ce que ça représente
00:52:02et pour le dire autrement
00:52:04si finalement
00:52:04on permettait
00:52:07à toutes les femmes
00:52:08qui le souhaitent
00:52:08d'avoir accès à la PMA
00:52:10voilà ce que ça représente
00:52:110,1 du 1,6 enfant par femme
00:52:13vous voyez
00:52:14ce que ça peut représenter
00:52:15sur l'indice de fécondité
00:52:17de votre fenêtre à vous
00:52:19du coup j'imagine
00:52:21que vous travaillez beaucoup
00:52:22sur des parents
00:52:23qui ont ce retard
00:52:27ce que vous avez appelé
00:52:27du retard
00:52:28pour avoir le premier enfant
00:52:29ou les enfants suivants
00:52:30en tout cas
00:52:30qui connaissent
00:52:31un vieillissement reproductif
00:52:32de votre fenêtre à vous
00:52:34c'est quoi les causes
00:52:35de ce retard
00:52:35est-ce que c'est parce
00:52:36qu'il y a une mise en coup
00:52:37plus tardive
00:52:37ça m'intéresse de l'avoir
00:52:38vous arrivez après
00:52:39mais vous avez aussi
00:52:41un regard sur ces parents
00:52:42qui arrivent finalement
00:52:43un peu tard
00:52:44dans la parentalité
00:52:44et comment vous en analysez
00:52:46les raisons
00:52:47puis dernière question
00:52:48qui est là aussi
00:52:49complémentaire de la présidente
00:52:50mais est-ce que finalement
00:52:51pour prolonger
00:52:52ce que disait la présidente
00:52:53il faut faire évoluer
00:52:54encore une fois
00:52:55le cadre juridique
00:52:56ou est-ce qu'avec les différentes
00:52:57lois de bioéthique
00:52:58on est allé
00:52:58pour l'instant
00:53:00assez loin
00:53:01il faut attendre
00:53:01d'en mesurer un peu
00:53:02les résultats
00:53:03de ces différentes lois
00:53:03ou est-ce que quand même
00:53:04déjà des études
00:53:05que vous menez
00:53:06vous considérez
00:53:07qu'elles sont déjà
00:53:08un peu
00:53:08inadaptées
00:53:10à la réalité
00:53:11qu'il faut les faire évoluer
00:53:12ces lois de bioéthique
00:53:13voilà
00:53:14peut-être
00:53:14vous n'êtes pas obligé
00:53:15de répondre
00:53:15de me dire joker
00:53:16mais je serais intéressé
00:53:17d'avoir votre avis
00:53:18sur la GPA
00:53:18mais ce n'est pas obligé
00:53:19répondre
00:53:20merci
00:53:23alors j'ai commencé
00:53:25sur l'information
00:53:28je pense que c'est vraiment
00:53:29une question centrale
00:53:31je pense que
00:53:34c'est très difficile
00:53:35de faire une campagne
00:53:36pertinente
00:53:37parce qu'en fait
00:53:38je ne vois pas
00:53:40qui on vise
00:53:41en réalité
00:53:41c'est-à-dire
00:53:43on ne vise pas
00:53:44les gens
00:53:45qui sont en situation
00:53:46où ils n'ont pas encore
00:53:48leur logement
00:53:48un emploi stable
00:53:51etc
00:53:53ou qui n'ont pas encore
00:53:54de couple
00:53:54et qui eux souhaitent
00:53:55avoir un enfant
00:53:56dans le cadre d'un couple
00:53:56et donc on n'est pas
00:53:57en train
00:53:58enfin je ne pense pas
00:53:59qu'on soit en train
00:53:59de viser ces personnes-là
00:54:01en leur disant
00:54:02accélérez
00:54:03essayez de trouver
00:54:04un emploi un peu plus rapidement
00:54:05parce que là
00:54:06vous vieillissez
00:54:07donc ces personnes-là
00:54:09ne sont pas concernées
00:54:11par la campagne
00:54:12et risquent même
00:54:13de le vivre
00:54:15comme quelque chose
00:54:16de violent
00:54:16c'est ce qui s'est passé
00:54:18en Italie
00:54:18il y a eu une campagne
00:54:19aussi aux Etats-Unis
00:54:20qui s'est mal passée
00:54:21et donc toutes ces personnes
00:54:23qui sont déjà
00:54:24dans une situation
00:54:26où ils ont l'impression
00:54:27de vivre des choses
00:54:27compliquées
00:54:28si on leur dit
00:54:29vous savez
00:54:30pendant que vous essayez
00:54:31de trouver un emploi
00:54:32vos ovaires vieillissent
00:54:34c'est un message
00:54:36qui est très compliqué
00:54:36à recevoir
00:54:37donc pour ces personnes-là
00:54:39c'est mal perçu
00:54:40pour les personnes
00:54:41qui ne souhaitent pas d'enfant
00:54:42elles peuvent avoir
00:54:44l'impression
00:54:44qu'on est en train
00:54:45de faire pression
00:54:46sur elles
00:54:47pour caser un enfant
00:54:48et c'est déjà
00:54:48des personnes
00:54:49lorsqu'elles sont
00:54:50en couple
00:54:50et en situation stable
00:54:51qui reçoivent
00:54:52une pression sociale
00:54:53à concevoir
00:54:54qui est extrêmement importante
00:54:56chaque réunion de famille
00:54:57elle l'explique très bien
00:54:58c'est très pénible
00:55:00on leur demande
00:55:00alors c'est pour quand
00:55:01je ne souhaite pas d'enfant
00:55:03tu vas le regretter
00:55:04etc.
00:55:05on a fait
00:55:06il y a eu une étude
00:55:07à l'Inède
00:55:08d'une doctorante
00:55:08qui a étudié
00:55:09les raisons
00:55:10de la congélation ovocitaire
00:55:11avant la loi de bioéthique
00:55:13donc des femmes
00:55:14qui partaient
00:55:15en Espagne
00:55:15parmi ces femmes
00:55:17il y en avait
00:55:17une proportion
00:55:18non négligeable
00:55:19qui ne souhaitaient
00:55:20pas d'enfant
00:55:20et qui congelaient
00:55:22leurs ovocytes
00:55:23pour qu'on leur
00:55:24foute la paix
00:55:26si vous vous permettez
00:55:27l'expression
00:55:28voilà
00:55:29ça fait cher
00:55:30pour être tranquille
00:55:32avec l'idée
00:55:33de pouvoir répondre
00:55:34écoutez
00:55:35si jamais vous avez raison
00:55:37et que j'ai des regrets
00:55:38j'ai des ovocytes
00:55:40en Espagne
00:55:40donc s'il vous plaît
00:55:41maintenant arrêter
00:55:42de me parler
00:55:43de faire des enfants
00:55:44donc la pression
00:55:44sociale à concevoir
00:55:46est extrêmement forte
00:55:47dans la famille
00:55:48dans l'entourage
00:55:49dans les amis
00:55:49qui ont des enfants
00:55:50et donc ces personnes
00:55:51qui ne souhaitent pas
00:55:52d'enfants
00:55:53risquent de recevoir
00:55:54le message
00:55:54de façon extrêmement
00:55:55négative également
00:55:56donc je vois bien
00:55:57qui va être heurté
00:55:59par le message
00:55:59ce que j'arrive pas
00:56:00à voir
00:56:01c'est qui on viserait
00:56:02dans ce message
00:56:03de
00:56:04de
00:56:06de
00:56:07de fête des enfants
00:56:07un peu plus vite
00:56:08parce que
00:56:09il y a un vieillissement
00:56:10reproductif
00:56:10on viserait des gens
00:56:12qui sont dans une situation
00:56:13stable
00:56:14et qui se disent
00:56:16je vais profiter
00:56:16de la vie
00:56:17pendant 4-5 ans
00:56:18c'est pas un profil
00:56:20social qui ressort
00:56:21je dis pas
00:56:22que c'est pas une réalité
00:56:23il y a des gens
00:56:23probablement
00:56:24qui ont ce type
00:56:25de démarche
00:56:25mais est-ce que c'est
00:56:26un profil social
00:56:27suffisamment
00:56:28impactant dans la société
00:56:30pour lancer une campagne
00:56:31de santé publique
00:56:32je n'en ai pas
00:56:34l'impression
00:56:35donc c'est pour ça
00:56:36que je mets vraiment
00:56:37en garde
00:56:37contre ce type
00:56:38d'idées
00:56:39qui est
00:56:40qui semble bonne
00:56:42parce que
00:56:43financièrement
00:56:44ça semble réaliste
00:56:45on peut le faire
00:56:46tout de suite
00:56:47et donc on se dit
00:56:48on va avoir
00:56:49un impact immédiat
00:56:50la seule chose
00:56:51c'est
00:56:52un impact sur qui
00:56:53et pour obtenir quoi
00:56:55donc c'était un peu
00:56:56le sens
00:56:57de mon propos
00:56:58sur l'idée
00:56:59d'un bilan de fertilité
00:57:00à 30 ans
00:57:01j'étais dans la commission
00:57:03sur les causes
00:57:04de l'infertilité
00:57:05qui a eu lieu
00:57:06il y a deux ans
00:57:07et on a écouté
00:57:10les personnes
00:57:11qui font ce type
00:57:12de bilan
00:57:12la difficulté
00:57:13c'est que c'est
00:57:14un bilan
00:57:14qui vous donne
00:57:14un résultat
00:57:15sur votre situation
00:57:16aujourd'hui
00:57:17et encore
00:57:19une probabilité
00:57:20qui reste
00:57:21avec
00:57:23je dirais
00:57:23un intervalle
00:57:24de variation
00:57:25c'est pas une certitude
00:57:26c'est une information
00:57:27mais qui ne vous donne
00:57:30aucune information
00:57:31sur dans quel état
00:57:32vous serez
00:57:32dans 3 ou 4 ans
00:57:34et donc
00:57:35l'intérêt
00:57:35de ce type
00:57:36de mesures
00:57:37est vraiment
00:57:38à mesurer
00:57:38on est en train
00:57:39d'envoyer
00:57:40on s'est même
00:57:40posé la question
00:57:41dans les discussions
00:57:43au sein du groupe
00:57:44de travail
00:57:44auquel j'appartenais
00:57:45de se demander
00:57:46si ça ne serait pas
00:57:47contre-productif
00:57:48c'est à dire
00:57:49on va envoyer
00:57:50des personnes
00:57:50faire un bilan
00:57:51ils vont sortir
00:57:52du bilan
00:57:52en disant
00:57:53on voit rien
00:57:54de spécifique
00:57:55elles vont se dire
00:57:56c'est bon
00:57:56je peux attendre
00:57:57les 37 ans
00:57:58puisque tout va bien
00:57:58et donc
00:58:00on risque finalement
00:58:01d'avoir
00:58:02l'effet absolument
00:58:03inverse
00:58:04de ce qui est
00:58:04attendu
00:58:06donc nous
00:58:07on était
00:58:07dans le groupe
00:58:08de travail
00:58:09on était vraiment
00:58:09très très interrogatif
00:58:11sur ce type
00:58:12de mesures
00:58:13alors
00:58:15la question
00:58:16de l'éducation
00:58:17sexuelle
00:58:18je pense qu'elle est
00:58:19vraiment majeure
00:58:20et là par contre
00:58:21je pense qu'on peut avoir
00:58:22un véritable impact
00:58:22parce qu'effectivement
00:58:24c'est des connaissances
00:58:25qui sont
00:58:26pas acquises
00:58:27pour l'instant
00:58:28dans la population
00:58:28et autant
00:58:30il y a
00:58:3050 ans
00:58:32lorsqu'on faisait
00:58:32des enfants
00:58:33plus jeunes
00:58:34c'était peut-être
00:58:34pas très grave
00:58:35de ne pas avoir
00:58:36de connaissances
00:58:37sur le vieillissement
00:58:38reproductif
00:58:39dans la société
00:58:40d'aujourd'hui
00:58:40où on fait des enfants
00:58:41beaucoup plus tard
00:58:42il me semble
00:58:43que ça devrait
00:58:43faire partie
00:58:44des connaissances
00:58:45de base
00:58:47que l'on transmet
00:58:48à tous
00:58:50les collégiens
00:58:51ou lycéens
00:58:52dans le cours
00:58:54de SVT
00:58:55lorsqu'on fait
00:58:56la reproduction
00:58:57et probablement
00:58:58c'est quelque chose
00:58:59qu'on avait discuté
00:59:00d'ailleurs
00:59:00dans la commission
00:59:01qui serait important
00:59:03de revoir
00:59:03les programmes
00:59:04de l'éducation
00:59:05nationale
00:59:06pour essayer
00:59:07de rendre
00:59:07cette thématique
00:59:08plus visible
00:59:09et de lui donner
00:59:11une vraie place
00:59:11pour que ce soit
00:59:12une connaissance
00:59:13comme les autres
00:59:14l'avantage de le faire
00:59:15à cet âge là
00:59:16c'est que
00:59:17d'abord c'est un âge
00:59:18où on garde
00:59:19les connaissances
00:59:19et c'est des connaissances
00:59:20qu'on porte
00:59:21toute sa vie
00:59:22et donc c'est quelque chose
00:59:23qui va avoir
00:59:25un véritable impact
00:59:26l'autre intérêt
00:59:27c'est que c'est un âge
00:59:28où on ne se pose pas
00:59:29encore la question
00:59:29d'avoir des enfants
00:59:30et donc il n'y aura pas
00:59:32cette sensibilité
00:59:33au sujet
00:59:33c'est à dire
00:59:34qu'il ne va pas y avoir
00:59:35l'impression
00:59:36qu'on est en train
00:59:36de faire pression
00:59:38sur les gens
00:59:39pour avoir des enfants
00:59:40qu'ils en veuillent
00:59:41ou qu'ils n'en veuillent pas
00:59:42ça sera intégré
00:59:43comme une connaissance
00:59:44de base
00:59:45et donc je pense
00:59:46que c'est vraiment
00:59:47une proposition
00:59:48extrêmement importante
00:59:49sur laquelle
00:59:51il y a vraiment
00:59:51tout à faire
00:59:52parce que vraiment
00:59:53à la fois
00:59:55sur les connaissances
00:59:57en reproduction
00:59:58qui sont faites
00:59:58à l'école
00:59:59et sur l'éducation
01:00:01sexuelle
01:00:01il n'y a vraiment
01:00:02pratiquement rien
01:00:03sur la santé reproductive
01:00:04on est beaucoup plus
01:00:06sur la prévention
01:00:07des infections
01:00:08sexuellement
01:00:08transmissibles
01:00:10le consentement
01:00:11qui est en train
01:00:12de monter
01:00:15comme thématique
01:00:16importante
01:00:16mais les questions
01:00:18de santé reproductive
01:00:19elles sont vraiment
01:00:20le parent pauvre
01:00:21dans cette éducation
01:00:26l'impact démographique
01:00:30dans les autres pays
01:00:34donc vos questions
01:00:35sur l'impact démographique
01:00:37alors c'est très variable
01:00:38d'un pays à l'autre
01:00:40c'est difficile
01:00:44de répondre
01:00:45par exemple
01:00:45en Espagne
01:00:47vous avez
01:00:48beaucoup
01:00:49de naissances
01:00:50par PMA
01:00:51mais
01:00:52parce que vous avez
01:00:53beaucoup de centres
01:00:54qui accueillent
01:00:54beaucoup de personnes
01:00:56qui viennent
01:00:56de France
01:00:57d'Allemagne
01:00:58et d'autres pays
01:00:59le problème
01:01:00c'est qu'on ne sépare pas
01:01:01les chiffres
01:01:02parce qu'on n'a pas
01:01:03d'informations
01:01:04selon l'origine
01:01:04des personnes
01:01:05et donc il est très difficile
01:01:07de répondre à votre question
01:01:09parce que les données
01:01:10dont on dispose
01:01:11finalement
01:01:12c'est des données
01:01:13d'activité
01:01:14et non pas
01:01:15des données
01:01:15sur l'impact
01:01:17des techniques
01:01:17dans la population
01:01:19et d'ailleurs
01:01:20le 4%
01:01:20que je vous ai annoncé
01:01:21c'est 4%
01:01:22à partir de l'activité
01:01:24en France
01:01:24et ça ne prend absolument
01:01:25pas en compte
01:01:26les PMA
01:01:27qui sont réalisés
01:01:28à l'étranger
01:01:29par des Français
01:01:30où là
01:01:30on n'a pas
01:01:31on n'a pas
01:01:32l'information
01:01:33au niveau
01:01:34de l'agence
01:01:35de biomédecine
01:01:36donc
01:01:37l'impact
01:01:39est-ce qu'il y a
01:01:40un lien
01:01:40entre prise en charge
01:01:42financière
01:01:43et impact démographique
01:01:44on ne peut pas répondre
01:01:45aujourd'hui
01:01:45parce que les données
01:01:46ne sont pas
01:01:47adaptées
01:01:49je n'ai pas non plus
01:01:52fait le calcul
01:01:53sur l'indice
01:01:54conjoncturel
01:01:55de fécondité
01:01:56est-ce que la PMA
01:01:57modifie
01:01:59notre indice
01:02:00conjoncturel
01:02:00de fécondité
01:02:01je pense qu'il faut
01:02:02surtout se poser
01:02:03la question
01:02:04quel va être
01:02:05son impact
01:02:05dans les prochaines années
01:02:07avec le recul
01:02:09de l'âge
01:02:09à la parentalité
01:02:10et
01:02:12voilà
01:02:14déjà
01:02:14ce que je redis
01:02:15c'est que 4%
01:02:17ça ne me semble pas
01:02:17si négligeable
01:02:18que ça
01:02:19avec une tendance
01:02:20qui est vraiment
01:02:21remarquablement linéaire
01:02:23dans l'augmentation
01:02:23il n'y a à peu près
01:02:25aucun autre phénomène
01:02:26où on voit ça
01:02:26c'est-à-dire
01:02:27cette augmentation
01:02:28de la proportion
01:02:29d'enfants
01:02:29conçus par PMA
01:02:30continue
01:02:31moi ça fait
01:02:3220 ans
01:02:33que je travaille
01:02:33sur cette thématique
01:02:34quand j'ai commencé
01:02:35mes collègues
01:02:36me disaient
01:02:36bon bah tu vas voir
01:02:37le plateau arriver
01:02:38je ne vois jamais
01:02:39le plateau arriver
01:02:40donc il arrivera peut-être
01:02:41à un moment
01:02:41mais pour l'instant
01:02:43on continue
01:02:44Alors
01:02:51on ne peut pas
01:02:52l'exclure
01:02:53et je pense
01:02:54que ça dépendra
01:02:55beaucoup aussi
01:02:56de l'offre
01:02:59de soins
01:02:59aujourd'hui
01:03:00en tout cas
01:03:01les centres de PMA
01:03:02ne seraient pas capables
01:03:03d'augmenter
01:03:05les soins
01:03:06on est déjà
01:03:07sur des centres
01:03:08qui sont
01:03:09en difficulté
01:03:10souvent
01:03:11pour accueillir
01:03:12les patientes
01:03:13et les patients
01:03:14donc je ne pense pas
01:03:16qu'on soit capable
01:03:17et qu'ils aient
01:03:19beaucoup de marge
01:03:19de manœuvre
01:03:20pour accueillir
01:03:20davantage
01:03:21et donc ça va être
01:03:22une décision
01:03:23je dirais
01:03:23politique
01:03:24de savoir
01:03:25si on développe
01:03:26cette offre
01:03:27de soins
01:03:27ou pas
01:03:28la question
01:03:30de l'accès
01:03:31à la PMA
01:03:32avec tiers d'honneur
01:03:33sera probablement
01:03:34centrale
01:03:35dans la réflexion
01:03:37puisque ce que
01:03:38je vous disais
01:03:39c'est que
01:03:39la PMA
01:03:40aux âges avancés
01:03:42ça ne fonctionne
01:03:42pas très bien
01:03:43et donc
01:03:45la possibilité
01:03:46d'utiliser
01:03:47des ovocytes
01:03:48jeunes
01:03:48qu'ils aient été
01:03:50congelés
01:03:50plus tôt
01:03:51ou que ce soit
01:03:53un don
01:03:54va être
01:03:54importante
01:03:55aussi
01:03:56sur le tabou
01:03:59je pense que
01:03:59c'est une question
01:04:00centrale
01:04:01c'est effectivement
01:04:02un véritable tabou
01:04:04et encore plus
01:04:05pour la fertilité
01:04:06masculine
01:04:07que féminine
01:04:08qui est
01:04:10complètement
01:04:11tue
01:04:11on avait
01:04:13fait une enquête
01:04:14où on a comparé
01:04:15les réponses
01:04:16des hommes
01:04:16et des femmes
01:04:17ils n'étaient pas
01:04:17en couple
01:04:18mais un échantillon
01:04:18d'hommes
01:04:19et un échantillon
01:04:19de femmes
01:04:20représentatives
01:04:20de la population
01:04:21française
01:04:21où on les interrogeait
01:04:23sur leur vécu
01:04:23de l'infertilité
01:04:24s'ils avaient eu
01:04:25des traitements
01:04:25des bilans
01:04:26avec l'hypothèse
01:04:28que les hommes
01:04:29n'étaient pas capables
01:04:29de déclarer
01:04:30les parcours
01:04:31d'infertilité
01:04:31cette hypothèse
01:04:34est tombée
01:04:34c'est à dire
01:04:35qu'ils étaient
01:04:35tout à fait capables
01:04:36les déclarations
01:04:37des femmes
01:04:37et des hommes
01:04:38étaient extrêmement
01:04:39semblables
01:04:39ce qui nous a rassuré
01:04:41en fait les hommes
01:04:41sont tout à fait capables
01:04:42de déclarer
01:04:43ce qui s'est passé
01:04:43également le bilan
01:04:44d'infécondité
01:04:45de leur conjointe
01:04:46il n'y avait qu'une variable
01:04:47où ça ne collait pas
01:04:50entre les femmes
01:04:50et les hommes
01:04:51et c'est le spermogramme
01:04:53et très étonnamment
01:04:55les femmes déclaraient
01:04:57beaucoup moins
01:04:57de spermogramme
01:04:59que les hommes
01:04:59donc c'est une donnée
01:05:01sur laquelle on n'a pas pu
01:05:02avancer plus
01:05:03on est resté avec
01:05:04des hypothèses
01:05:05mais notre hypothèse
01:05:06c'est que c'est tellement
01:05:07tabou
01:05:07l'infertilité masculine
01:05:09que les femmes
01:05:11protègent
01:05:12leur conjoint
01:05:13et préfèrent
01:05:14ça on a des témoignages
01:05:16dans des entretiens
01:05:16il y a certaines femmes
01:05:17qui préfèrent dire
01:05:19que l'infertilité
01:05:20vient d'elles
01:05:21plutôt que de révéler
01:05:22que l'infertilité
01:05:23vient de monsieur
01:05:24car dans notre société
01:05:27l'infertilité masculine
01:05:28reste encore
01:05:29accrochée
01:05:30à l'idée
01:05:31d'impuissance sexuelle
01:05:32et donc
01:05:33elle est
01:05:34extrêmement
01:05:35taboue
01:05:37et tue
01:05:39la place
01:05:41des hommes
01:05:41dans le
01:05:42parcours
01:05:43de PMA
01:05:44c'est aussi
01:05:44une question
01:05:45absolument centrale
01:05:46j'avais une collègue
01:05:48qui avait travaillé
01:05:49sur cette question
01:05:50et qui disait
01:05:52que les hommes
01:05:53étaient complètement
01:05:54gommés
01:05:55du parcours
01:05:55de PMA
01:05:56et qu'en réalité
01:05:58la femme
01:05:59faisait un enfant
01:06:01avec le médecin
01:06:02entre guillemets
01:06:02avec plein de guillemets
01:06:04évidemment c'est symbolique
01:06:05mais en tout cas
01:06:06que c'était dans un dialogue
01:06:07entre la femme
01:06:08et le médecin
01:06:09qu'était mené
01:06:10ce parcours médical
01:06:12et que l'homme
01:06:12trouvait sa place
01:06:14uniquement
01:06:15lorsqu'il s'agissait
01:06:16de prendre la décision
01:06:17d'arrêt de traitement
01:06:18où là souvent
01:06:19c'était lui
01:06:20qui intervenait
01:06:21et qui disait
01:06:22cette fois ça suffit
01:06:23on arrête
01:06:24on est en train
01:06:24de se détruire
01:06:25tu es en train
01:06:26de te détruire
01:06:26on peut vivre
01:06:27sans enfant
01:06:28et on arrête
01:06:29le traitement
01:06:29et donc l'homme
01:06:31réentrait dans le
01:06:32dans le processus
01:06:33à ce moment là
01:06:34qui était l'arrêt
01:06:35mais en tout cas
01:06:36je pense que c'est
01:06:36vraiment une question
01:06:37majeure
01:06:38il y a une recherche
01:06:38qui est en cours
01:06:39actuellement
01:06:39sur le vécu
01:06:40des hommes
01:06:41en PMA
01:06:41de collègues
01:06:44universitaires
01:06:46et je pense
01:06:47que c'est vraiment
01:06:47une question
01:06:48qui est complètement
01:06:49négligée
01:06:50pour l'instant
01:06:51et probablement
01:06:52que dans
01:06:53le parcours médical
01:06:54du point de vue
01:06:54des professionnels
01:06:55elle n'est pas
01:06:56du tout pensée
01:06:57actuellement
01:06:57quelle place
01:06:58donner à l'homme
01:06:58et je pense
01:06:59que ça serait
01:07:00absolument essentiel
01:07:01effectivement
01:07:01de le réintégrer
01:07:03sur la loi
01:07:07de bioéthique
01:07:08on a nous
01:07:10une enquête
01:07:11qu'on a menée
01:07:12jusqu'en 2023
01:07:13sur les
01:07:15les personnes
01:07:16qui partent
01:07:17à l'étranger
01:07:17pour réaliser
01:07:18une PMA
01:07:19on l'avait
01:07:20on l'avait
01:07:20commencé
01:07:20avant
01:07:22le changement
01:07:23de la loi
01:07:23et on l'a
01:07:24poursuivi
01:07:24jusqu'en septembre
01:07:252023
01:07:26et on a vu
01:07:28un impact
01:07:28beaucoup plus faible
01:07:29que ce qu'on pensait
01:07:31de l'ouverture
01:07:32de la PMA
01:07:32aux femmes
01:07:33et aux couples
01:07:34de femmes
01:07:34c'est à dire
01:07:35que même
01:07:36si elles étaient
01:07:37moins présentes
01:07:38dans les personnes
01:07:39qui partent
01:07:39à l'étranger
01:07:40elles restaient
01:07:41quand même
01:07:41sur des taux
01:07:42extrêmement élevés
01:07:43ce qui finalement
01:07:45rejoint
01:07:46les remontées
01:07:46du terrain
01:07:47des associations
01:07:48qui est
01:07:49les difficultés
01:07:50d'accès encore
01:07:51à la PMA
01:07:52en particulier
01:07:53pour les femmes
01:07:54seules
01:07:54qui font remonter
01:07:56beaucoup
01:07:57beaucoup de difficultés
01:07:58pour accéder
01:07:59à la PMA
01:08:00donc je pense
01:08:01qu'il reste encore
01:08:01pas mal de choses
01:08:03à faire
01:08:03et une ouverture
01:08:08probablement
01:08:09qui est
01:08:10pour l'instant
01:08:10juridique
01:08:11mais qui va falloir
01:08:12pouvoir
01:08:12rendre
01:08:14effective
01:08:15sur le terrain
01:08:16également
01:08:17sur la GPA
01:08:20alors on a fait
01:08:24une enquête
01:08:25à l'INET
01:08:25sur la GPA
01:08:26en Inde
01:08:27quand elle avait lieu
01:08:28qui nous a valu
01:08:31parfois
01:08:32quelques problèmes
01:08:32d'ailleurs
01:08:33avec
01:08:34des groupes
01:08:35qui ont exprimé
01:08:36leur mécontentement
01:08:37face à cette recherche
01:08:38scientifique
01:08:39c'est des thématiques
01:08:40qui sont pas forcément
01:08:41faciles
01:08:42à mener
01:08:43pour les chercheurs
01:08:44et les chercheuses
01:08:45et donc
01:08:47on a une chercheuse
01:08:49qui a passé deux ans
01:08:50en Inde
01:08:51à interviewer
01:08:52des femmes
01:08:53qui étaient
01:08:55gestatrices
01:08:56la réalité
01:08:58du terrain
01:08:59qu'elle nous a fait
01:08:59remonter
01:09:00était
01:09:01un véritable paradoxe
01:09:04en réalité
01:09:04c'est à dire
01:09:05qu'on avait
01:09:05des femmes
01:09:06qui étaient
01:09:07certes
01:09:08dans des situations
01:09:09extrêmement contraintes
01:09:10c'était l'Inde
01:09:11avec très peu
01:09:14de liberté
01:09:15par exemple
01:09:15l'obligation
01:09:16de devoir aller
01:09:17dans une maison
01:09:18de naissance
01:09:18pendant
01:09:19la grossesse
01:09:21pour pouvoir
01:09:22être suivie
01:09:23médicalement
01:09:24qui du point
01:09:26de vue
01:09:27d'occidentale
01:09:29semblait
01:09:30des conditions
01:09:31compliquées
01:09:32en termes
01:09:32d'autonomie
01:09:33de la femme
01:09:33et en même temps
01:09:35des femmes
01:09:36extrêmement fortes
01:09:38avec des projets
01:09:39extrêmement bien assis
01:09:42sur ce qu'elles souhaitaient
01:09:43faire de l'argent
01:09:44c'est à dire
01:09:44qu'elles savaient
01:09:45exactement
01:09:45ce qu'elles voulaient faire
01:09:46de cet argent
01:09:47qu'elles gagnaient
01:09:48souvent c'était
01:09:49pour investir
01:09:50pour pouvoir
01:09:52assurer
01:09:52un travail
01:09:54aux conjointes
01:09:56les études
01:09:56des enfants
01:09:57le logement
01:09:57elles décrivaient
01:09:59que ça leur donnait
01:09:59une nouvelle place
01:10:00dans leur famille
01:10:02et elles décrivaient
01:10:04également
01:10:05qu'elles avaient
01:10:06accès
01:10:06à une formation
01:10:07pour pouvoir
01:10:08avoir un emploi
01:10:09après
01:10:10et des soins
01:10:11qu'elles n'auraient
01:10:12pas pu avoir
01:10:12par ailleurs
01:10:13par exemple
01:10:13il y en avait une
01:10:14qui expliquait
01:10:14qu'elle avait été
01:10:15opérée des yeux
01:10:16durant le parcours
01:10:17et du coup
01:10:18on a
01:10:20conclu
01:10:22à une réalité
01:10:22qui était
01:10:23extrêmement complexe
01:10:25dans le cadre
01:10:25indien
01:10:26avec à la fois
01:10:28des femmes
01:10:28qui étaient certes
01:10:29dans des situations
01:10:30où leur autonomie
01:10:30était clairement
01:10:32cadré
01:10:33et limité
01:10:34et en même temps
01:10:35des femmes
01:10:35qui avaient
01:10:37des opportunités
01:10:38qu'elles n'auraient
01:10:38pas pu avoir
01:10:39par ailleurs
01:10:39et qui étaient
01:10:41consentantes
01:10:43et volontaires
01:10:46pour être gestatrices
01:10:47c'est ce que je peux
01:10:49vous partager
01:10:49en termes
01:10:50de résultats scientifiques
01:10:51sur la GPA
01:10:53qui est évidemment
01:10:54pas du tout
01:10:54le contexte
01:10:56français
01:10:57dans l'étude
01:10:58dans l'étude
01:10:59sur les personnes
01:11:00qui partent
01:11:01à l'étranger
01:11:02on a également
01:11:02quelques personnes
01:11:03qui ont fait
01:11:04de la GPA
01:11:05mais trop peu
01:11:07pour pouvoir
01:11:08vous livrer
01:11:09un parcours
01:11:10type
01:11:11en tout cas
01:11:12ce qu'on a
01:11:14dans les
01:11:15quelques personnes
01:11:17qui ont participé
01:11:18c'est des personnes
01:11:20qui ont souvent
01:11:20beaucoup réfléchi
01:11:22à leur projet
01:11:22beaucoup plus
01:11:24que dans d'autres
01:11:24parcours de PMA
01:11:26et qui se sont posées
01:11:27énormément de questions
01:11:29sur l'éthique
01:11:31sur ce qui était
01:11:33acceptable
01:11:33de leur point de vue
01:11:34et pas acceptable
01:11:35et c'est probablement
01:11:37je dirais
01:11:37le point
01:11:38le plus central
01:11:39dans ces parcours
01:11:40de GPA
01:11:40qu'on voit émerger
01:11:41c'est vraiment
01:11:42une véritable interrogation
01:11:44des personnes
01:11:45avant de s'engager
01:11:46dans ces parcours
01:11:46et la nécessité
01:11:51pour eux
01:11:51de construire
01:11:52un parcours
01:11:53qu'ils pourront
01:11:54raconter à l'enfant
01:11:55et dont ils
01:11:57n'auront pas
01:11:58à rougir
01:11:59entre guillemets
01:12:00qu'ils puissent
01:12:01assumer devant
01:12:02l'enfant
01:12:03qui va naître
01:12:04Merci beaucoup
01:12:07Madame Delaroche-Brochard
01:12:09pour toutes vos explications
01:12:10je retiens
01:12:11que notre dispositif
01:12:14législatif
01:12:15est à l'heure actuelle
01:12:16suffisant
01:12:17par rapport
01:12:19aux besoins
01:12:20en PMA
01:12:20qu'en revanche
01:12:21ce sont les moyens
01:12:24que nous donnons
01:12:25autour
01:12:26de l'accès
01:12:27à la PMA
01:12:28que c'est probablement
01:12:29un mode
01:12:30de procréation
01:12:31qui va
01:12:32prendre de plus en plus
01:12:33d'ampleur
01:12:34dans le nombre
01:12:34de naissances
01:12:35en France
01:12:36et qu'il nous faut
01:12:36largement mieux
01:12:38accompagner cet accès
01:12:39et limiter
01:12:40les inégalités
01:12:42sociales
01:12:43pour en favoriser
01:12:45l'accès
01:12:45mais aussi
01:12:46mieux accompagner
01:12:48le coparent
01:12:49mieux accompagner
01:12:50le bénéficiaire
01:12:51de ces
01:12:53procédures
01:12:56et largement
01:12:57améliorer
01:12:58notre éducation
01:12:59sexuelle
01:13:00en la matière
01:13:01merci beaucoup
01:13:02merci beaucoup
01:13:03merci beaucoup
01:13:03merci beaucoup
01:13:04merci beaucoup
01:13:05merci beaucoup
01:13:06merci beaucoup
01:13:07merci beaucoup
01:13:08merci beaucoup
01:13:08merci beaucoup
01:13:09merci beaucoup
01:13:09merci beaucoup
01:13:10merci beaucoup
01:13:10merci beaucoup
01:13:11merci beaucoup
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