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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:00Il est 20h05, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de week-end.
00:04Monsieur le ministre, bonsoir Pierre Lelouch, Patrick Roger, bonsoir Jules Torres, Sébastien Ligné, le duo de choc.
00:10Bonsoir à tous les quatre, c'est un plaisir de vous voir ce soir.
00:14La priorité des priorités pour les Français, pour les municipales, c'est la sécurité.
00:18La sécurité des biens et des personnes.
00:20Et les maires sont en première ligne pour lutter contre cette insécurité.
00:24Et ils vont avoir un nouvel enjeu qu'on découvre en ce moment, absolument sidérant.
00:29C'est-à-dire que vous avez des grandes entreprises qui, pour des raisons de sécurité, trouvent des méthodes.
00:34Ça s'appelle le télétravail, ça s'appelle la délocalisation.
00:39Donc la société de vigilance, on en est, on est en plein dedans.
00:43Donc voyez le sujet, ça se passe à Marseille.
00:45Orange va fermer son site où travaillent environ 1000 personnes, dès vendredi et jusqu'à mi-décembre, suite à une montée de tensions dans le quartier.
00:54Alors, dans le bas de compas, j'ai entendu la nouvelle préfète, proche de la Macronie, qui dit, bon, je ne minimise pas, mais il faut pas...
01:00Mais je minimise.
01:01Mais je minimise.
01:02Dans une phraseïologie très...
01:03Oui, je ne minimise pas, je ne minimise pas, mais je minimise un peu.
01:07Le sujet, il est signé, Chloé Tarka.
01:09Ils travaillent au cœur du quartier sensible de Saint-Mauron à Marseille.
01:14Depuis plusieurs jours, les salariés du site Orange disent vivre dans un climat de tension.
01:20Mardi, les employés avaient été confinés dans les locaux après une bagarre entre dealers devant le bâtiment.
01:26Un incident survenu quelques semaines seulement après une fusillade, le 23 octobre, dans la même rue.
01:32Face à la situation, la direction a pris la décision de fermer temporairement ses bureaux.
01:38Alors que les représentants syndicaux dénoncent des conditions de travail devenues intenables pour les salariés.
01:44On se retrouve face à des personnes cagoulées en pleine journée dans le parking ou à côté du parking.
01:50Donc ça les choque.
01:52On souffle quand on est dedans, à l'intérieur, c'est la citadelle assiégée en fait.
01:56Et après, on espère encore quand on s'en bat, quand on part.
01:59Interrogée, la préfète déléguée des Bouches-du-Rhône précise que la police n'a reçu aucun appel d'Orange cette semaine.
02:06Nous avons eu un seul appel, 17, c'était hier, d'un commerce, parce que quelqu'un est rentré dans le commerce en disant qu'il aurait entendu des coups de feu.
02:15Tout en assurant ne pas minimiser la situation.
02:19Il est important de comprendre que nous sommes sur un secteur qui est compliqué, c'est le secteur de la cité Félix-Piat.
02:25Il y a parfois des rixes et c'est pour ça que la police intervient sans arrêt à longueur de temps.
02:32Selon la préfète déléguée, des rondes et patrouilles de police ont été accentuées depuis hier pour rassurer les salariés.
02:41Le confinement sécuritaire, vous dites Sébastien Ligné, et dans l'oreillette, on me dit qu'on va creuser,
02:45parce que visiblement la préfète déléguée aurait parlé du sentiment d'insécurité.
02:50Ça vous plaît ça ?
02:50Évidemment que ça nous plaît, parce que c'est le décalage entre ce que ressentent et vivent, pardonnez-moi les Français,
02:56et ce fameux sentiment d'insécurité.
02:58Qu'est-ce que je vous dis ? C'est la France de 2025, où ce n'est plus aux délinquants de s'adapter à la République,
03:03mais à la République de s'adapter aux délinquants, où vous avez aujourd'hui dans des quartiers à Marseille,
03:08mais pas simplement à Marseille, des lieux où le pouvoir a changé de visage,
03:12où le symbole de l'autorité n'est plus l'écharpe tricolore du maire, mais la cagoule du narcotrafiquant,
03:18où la main qui tient le pistolet n'est plus celle du policier, mais du dealer de drogue,
03:24où dans des quartiers, finalement, une autre loi s'applique, d'autres mœurs s'appliquent,
03:29où le trafic de stupéfiants régit tout, le quotidien, qui rentre, qui sort,
03:34quelles entreprises sont autorisées, quelles sont les entreprises qui ne sont pas autorisées.
03:38On rappelle quand même que le narcotrafic, ça pèse plus de 7 milliards de chiffres d'affaires par an.
03:42C'est l'une des plus grandes entreprises françaises aujourd'hui, au moins selon les estimations des renseignements.
03:46Et donc, c'est le narcotrafic qui régit tout, qui est même capable, lors des émeutes de l'affaire Naël,
03:51je le rappelle, de mettre fin aux émeutes, parce que dans certains quartiers,
03:56les émeutes commençaient à coûter au business du narcotrafic.
03:59Et ce sont les dealers et les narcotrafiquants qui ont mis fin à la récréation, si je peux dire ainsi.
04:04Donc, ce sont eux qui dirigent aujourd'hui. Ce n'est plus l'État, en fait.
04:07C'est une récréation qui a quand même coûté un milliard d'euros.
04:10Donc, ça se chère la récréation.
04:11Pierre Lelouch, c'est intéressant, l'ancien ministre que vous êtes,
04:14quand on voit que les grandes entreprises, parce qu'on parle d'Orange aujourd'hui,
04:18c'est arrivé en région parisienne avec BNP Paribas,
04:21qui dit, mais ce n'est pas que la sécurité, c'est une question de logistique.
04:24On a déménagé des écoles.
04:25Saint-Ouen, des maternelles qui ont été délocalisés.
04:27Oui, déménagé des écoles.
04:28Donc, on est en train de vivre une nouvelle société, la société dite de vigilance.
04:34Vigilance ? On est en train de vivre une libanisation du pays, vous voulez dire.
04:38Libanisation, vous répondez.
04:39Il y a des zones qui sont tenues par le Hezbollah local, des aides mafias et autres,
04:42vous ne rentrez plus, c'est tout.
04:43Ça s'appelle la libanisation.
04:46Quand vous avez des zones où vous ne pouvez plus rentrer,
04:49où les gens sont obligés de partir,
04:52si ce n'était pas aussi grave,
04:54je dirais à la sous-préfète qui est formidable,
04:56celle-là, elle mérite vraiment d'être...
04:59Promotion.
04:59Ah oui, magnifique.
05:02Il en faut comme ça, il en faut comme ça pour régler les problèmes du pays.
05:05Je lui dirais, vous savez madame, ce qu'on va faire,
05:07on va vider l'immeuble d'Orange,
05:09et on va mettre les leaders à la place,
05:11comme ça, ça fera plus propre dans la rue,
05:13ils auront l'endroit pour vendre de la drogue,
05:15et tout le monde sera content.
05:15Le siège social.
05:16Si, non mais attendez, si ce n'était pas aussi grave,
05:18on pourrait en se tirer par une plaisanterie pareille.
05:20Maintenant, je vais vous parler de quelqu'un qui fait le boulot,
05:22il s'appelle Donald Trump.
05:24Donald Trump, il est en guerre contre le narcotrafic,
05:27et il l'a fait la guerre.
05:28Il l'a fait.
05:29Mais nous, on fait des marches blanches,
05:32où on fait des décorations.
05:33Donc, ils sont chez eux,
05:35ils font ce qu'ils veulent,
05:36ils virent les écoles,
05:37ils vivent les entreprises,
05:38ils virent les gens qui habitent dans les immeubles
05:40quand ils les dérangent.
05:42Le jour où on voudra considérer que ceci est une vraie guerre,
05:46c'est très bien l'Ukraine,
05:47c'est très très bien le service militaire,
05:49c'est bien les rafales et tout,
05:51mais peut-être il faudrait s'occuper de ce qui se passe à l'intérieur du pays.
05:53Et ce qui se passe à l'intérieur du pays,
05:55c'est un État qui a en fait abandonné le terrain à des mafieux.
06:00Et ça, c'est gravissime.
06:01Et dernier chiffre, un dernier chiffre,
06:03parce qu'il a parlé de 7 milliards,
06:06rien que la coke,
06:07on est passé de 43 tonnes saisies l'année dernière
06:11à 73 cette année.
06:12Donc, c'est le signe aussi que les forces de l'ordre travaillent, opèrent.
06:16Rien que la coke, ça rapporte en gros 5 milliards d'euros.
06:20Et les saisies, Elliot, c'est 10%.
06:23C'est 10%.
06:24Donc, le vrai coût, le vrai trafic,
06:27c'est de l'ordre de 10 fois 5 milliards.
06:30J'entends.
06:31Je regardais les chiffres, par exemple, des violences physiques,
06:33parce que l'insécurité, c'est dans sa globalité.
06:34Il faut prendre là aussi de la hauteur.
06:37449 800 personnes victimes de violences physiques en France en 2024.
06:42En 2016, c'était 277 300.
06:46Vous avez donc une augmentation de 62%.
06:49Sentiment d'insécurité, vous dites ?
06:52Tentative d'homicide.
06:53C'est juste une tentative d'homicide.
06:55C'est un homicide manqué.
06:56On est d'accord ?
06:57On est passé de 2259 en 2016 à 4290.
07:02C'est plus 89,9%.
07:05Sentiment d'insécurité, Jules Doreff ?
07:07On va vous accuser de ne parler que d'insécurité.
07:09Le brainwashing, bien sûr.
07:11En effet, ce que j'allais vous dire, c'est qu'on a au sommet de l'État des personnes qui, un coup, nous disent
07:16« Attention, le brainwashing, le lavage de cerveau, ne commentez pas les faits divers. »
07:20De l'autre, quand il y a un fait divers qui est un fait de société, en revanche, en l'occurrence, la mort d'Amine Kessassi, on a le duo régalien, ministère de la Justice, ministère de l'Intérieur, qui vont plastronner à Marseille pour dire « La République ne tremblera pas face aux narcotrafiquants ».
07:34Qu'est-ce qu'on voit ? On voit des entreprises privées qui sont obligées de quitter les quartiers qui ne sont plus contrôlés par la République.
07:41On est obligé, comme l'a très bien dit Sébastien Ligné, de ne plus contrôler certains quartiers de la France.
07:48On est obligé de déléguer des services publics aux narcotrafiquants.
07:53Moi, il y avait une information qui, à la rentrée, m'avait beaucoup choqué.
07:55C'est quand on apprenait que des narcotrafiquants payaient les fournitures scolaires de certaines familles contre leur silence.
08:00Ça, c'est la réalité aujourd'hui du narcotrafique et donc de cette violence qui s'étend sur tout le territoire.
08:04Je vous donne la parole, dans un instant, Patrick Roger, mais je voudrais qu'on écoute la préfète déléguée des Bouches-du-Rhône, la préfète du sentiment d'insécurité.
08:15Je ne minimise pas la situation.
08:18Il est important de comprendre que nous sommes sur un secteur qui est compliqué.
08:22C'est le secteur de la cité Félix-Piat.
08:25Nous avons des points de deal, nous avons beaucoup de trafic de supéfiants, nous avons du trafic de cigarettes.
08:30Donc oui, il y a parfois des rixes et c'est pour ça que la police intervient sans arrêt à longueur de temps.
08:38Il faut savoir que déjà hier, j'ai appelé le directeur régional d'Orange pour lui signifier que dès hier soir, j'ai mis des rondes et patrouilles
08:46de façon à pouvoir sécuriser l'entrée et les heures de sortie, évidemment, des salariés,
08:52pour d'une part montrer la présence de la police sur la voie publique,
08:55mais également pour rassurer et pour enlever le plus possible ce sentiment d'insécurité.
09:00Le sentiment d'insécurité, c'est reparti.
09:04Oui, et là où elle est prise un peu au piège, c'est que...
09:07Il y a des rixes, il y a des dealers, il y a des points de deal, mais c'est un sentiment d'insécurité qu'ils vont enlever.
09:13Heureusement qu'il y a des patrouilles, ça rassure tout le monde.
09:15Souvent on dit oui, mais alors bon, attendez, ce sont les médias d'extrême droite qui font monter l'assos, etc.
09:20Ce sont des gens extrémistes.
09:22Sauf que là, qui est-ce qui a donné l'alerte ?
09:24C'est la CGT qui a dit que c'est grave, c'est un danger grave et imminent.
09:28Il faut absolument des escortes, il faut qu'on déménage et il faut qu'on invente le confinement à cause des dealers.
09:35Avant, on avait le confinement à cause du Covid, on a le confinement maintenant à cause des dealers.
09:39Voilà où on se retrouve effectivement en France.
09:41Avec, j'ajoute, cette histoire qui vient après cette BNP Paribas, où il y avait des escortes policières pour accompagner les gens qui arrivaient le matin et surtout qui repartaient le soir à Aubervilliers.
09:53Mais il y a eu beaucoup d'autres exemples.
09:54Il y a des grands sièges sociaux qui se sont implantés à la plaine Saint-Denis.
09:58On n'en parle pas, mais eux là-bas, même chose s'ils ont des escortes avec des bus qui emmènent le personnel là-bas.
10:04Parce que bien souvent, on leur disait, surtout le midi, quand vous sortez, vous laissez votre carte bleue au bureau et vous ne prenez pas d'objet de valeur.
10:12Et ces grands exemples montrent qu'il y a un réel problème, évidemment, qui n'est pas complètement nouveau, mais qui éclate à la figure.
10:18Parce que jusqu'à présent, on n'avait que des petits exemples.
10:21On avait les propriétaires de la brasserie à Rennes sur la dalle qui ont été obligés de fermer parce qu'il y avait des dealers devant chez eux.
10:28Au conseil départemental de Marseille, c'était exactement la même chose.
10:32On avait été obligés de déménager ses salariés parce qu'ils ne pouvaient plus travailler il y a quelques jours.
10:37Et là, il y a un assez exemple.
10:40Mais moi, je pense aux Marseillais qui les écoutent, qui ont entendu la préfète déléguée parler de sentiment d'insécurité.
10:46Et qui se disent, mais attendez, pardonnez, vous n'avez toujours pas compris ?
10:49Il y a un problème de continuum de la sécurité.
10:51Alors, il y a une chose, parce que vous parlez de libanisation de la société.
10:54Je me souviens d'un réfugié libanais qui me parlait justement de la révolution, de la guerre civile au Liban.
10:58Et je lui avais demandé ce qu'il en pensait de cette formule, la libanisation de la France.
11:03Il m'a dit, mais vous n'avez rien compris.
11:04C'est pire chez vous.
11:05Parce que nous, on n'avait pas ce que vous avez.
11:08C'est en plus, effectivement, du choc culturel.
11:10Vous avez aussi la tiers-mondisation de la France.
11:12C'est ça.
11:13Et donc, c'est encore pire.
11:14Vous savez, quand j'utilise ces mots-là, je crois savoir de quoi je parle.
11:18J'ai vu la Bosnie, j'ai vu ce que c'est que découper des zones qui sortent de la compétence de l'État.
11:28On l'a vu dans les Balkans, on le voit au Liban.
11:31La France est en train de se morceler en des zones où il est relativement encore possible de vivre en sécurité.
11:37Puis d'autres qui échappent complètement au contrôle de l'État.
11:40Et où vous avez des représentants de l'État qui vous expliquent que c'est un sentiment.
11:43Donc, ce n'est même plus une guerre, c'est une espèce de capitulation et de rupture géographique.
11:51Donc, il y a des gens qui sont assignés à vivre dans des endroits où ce n'est plus la France et où ce n'est pas en sécurité.
11:57Où on fait une autre économie, une autre langue.
12:00C'est catastrophique.
12:01Si on n'arrête pas ça tout de suite, ça ne va que s'accélérer.
12:06Le mot de la fin avec vous.
12:07Et à la différence près, je crois qu'au Liban, on n'a pas des responsables politiques ou administratifs
12:12qui vous parlent de sentiments d'insécurité.
12:14Ou qui sont dans, vous savez, le bréviaire des phrases éculées de la politique.
12:18Ils ont renoncé depuis longtemps.
12:19La République ne renoncera pas.
12:21Ils ont d'autres difficultés.
12:22Nous allons avancer collectivement.
12:24Par exemple, la corruption.
12:26Donc, c'est quand même un petit peu désespérant de voir qu'à la tête, à l'Élysée, dans les ministères et même dans l'administration,
12:32ces gens-là n'ont rien compris.
12:33Au Liban, il n'y a plus de gouvernement.
12:35Il n'y a plus d'État.
12:35C'est parce qu'il n'y a plus d'État qu'il y a des zones qui échappent.
12:39On rappelle qu'Emmanuel Macron...
12:41Si, il y a un État.
12:42Théoriquement, il y a un État.
12:43On rappelle qu'Emmanuel Macron nous avait promis que la Seine-Saint-Denis, c'était la Silicon Valley sans la mer.
12:47Il y a ça aux employés de la BNP Paribas.
12:52Il n'y a ni la Silicon Valley ni la mer aujourd'hui.
12:54Oui, mais je pense, juste d'un mot, je ne pense pas qu'ils n'aient pas compris.
12:57Je pense qu'ils sont dans le déni, dans une forme de déni.
13:00Mais qu'ils l'ont compris.
13:01Actualité médiatique à présent.
13:03Actualité médiatique et sa tangue du côté de France Télévisions,
13:06après le reportage de compléments d'enquête, puisque leur crédibilité en prend un coup depuis plus de 24 heures.
13:13Rattrapé par la patrouille de l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel,
13:16qui indique qu'aucune entorse, vous le savez, au pluralisme n'a été commise par CNews,
13:21contredisant une enquête de Reporters sans frontières,
13:24qui était pourtant au cœur du sujet de compléments d'enquête.
13:26Il n'y a pas de contournement des règles du pluralisme politique sur le mois de mars 2025 sur CNews.
13:31Et s'il y avait eu, nous les aurions identifiés et nous serions intervenus.
13:38C'est une formidable promotion pour compléments d'enquête,
13:42parce qu'on fait la publicité pour ce documentaire, à charge et militant.
13:48Mais ce qui est intéressant, c'est de savoir pourquoi ces Reporters sans frontières.
13:53Qu'est-ce que Reporters sans frontières ?
13:55Quel est leur projet ? Quel est leur objectif ?
13:57Je vous donne la parole dans un instant.
13:58Je veux juste qu'on revienne sur les faits avec François Tiskevitch.
14:03C'est ce qui s'appelle un démenti formel.
14:06Ce jeudi soir, quelques heures avant la diffusion de compléments d'enquête sur les coulisses de CNews,
14:11le gendarme de l'audiovisuel l'assure,
14:13le pluralisme des opinions est pleinement respecté sur la première chaîne d'information de France.
14:18Il n'y a pas de contournement des règles du pluralisme politique sur le mois de mars 2025 sur CNews.
14:23Et s'il y en avait eu, nous les aurions identifiés et nous serions intervenus.
14:28Nos résultats ne sont pas ceux de RSF.
14:30Nous n'avons pas de doute.
14:32Reporters sans frontières étaient pourtant sûrs de son expertise
14:35qui soutenait que la pluralité n'était pas respectée sur la chaîne.
14:38Un rapport repris en masse par les médias du Monde à Libération en passant par l'Humanité.
14:44RSF, une organisation non gouvernementale qui prend position dans le débat politique.
14:49Lors d'un entretien pour France Culture, le 21 mars 2018, son président Pierre Aski reconnaissait avoir participé à un programme
14:56financé par la fondation Open Society, créé par le milliardaire Georges Soros,
15:01connu pour ses positions situées à gauche de l'échiquier politique.
15:05J'ai participé à une opération de surveillance du web qui était financée par la fondation Open Society, la fondation de Georges Soros.
15:13Un engagement partagé par Thibaut Brutin, directeur général de Reporters sans frontières
15:17qui a multiplié des déclarations contre Marine Le Pen et en faveur de l'audiovisuel public.
15:22Des prises de position qui interrogent sur le discours de neutralité de l'organisation.
15:29Pierre Lelouch.
15:30Moi j'ai un souvenir très précis de Reporters sans frontières, à l'époque où j'étais député,
15:34où Robert Ménard en était le directeur.
15:38C'est un autre monde, un autre temps.
15:40Un autre temps.
15:40Et qu'est-ce qu'on faisait ?
15:42On s'occupait des journalistes mis en prison à Cuba.
15:46Et ensemble, on a travaillé à les faire sortir.
15:49Et on a travaillé sur une résolution, d'ailleurs avec un collègue socialiste,
15:54de protection des journalistes dans les zones de guerre.
15:57Voilà ce que faisait Reporters sans frontières.
15:59C'est ça son but.
16:01Aujourd'hui, on est dans le flicage franco-français des chaînes de télé
16:05suivant les goûts politiques de M. Aski, qui est à gauche toute, et tout le monde le sait.
16:10Et de son petit camarade de jeu.
16:12Donc on est dans un autre monde.
16:14Qu'est-ce que fait Reporters sans frontières dans l'évaluation des médias en France ?
16:18Ce n'est pas son rôle.
16:18Vous plaisantez, ça a été pensé visiblement par Emmanuel Macron,
16:23qui envisage de créer un label dit de médias de confiance.
16:27Et c'est peut-être ce à qui on va donner la main.
16:30Vous vous trompez.
16:30C'est pourquoi vous vous trompez ?
16:31Il ne veut pas faire un label, il veut créer une trafda.
16:33Oui, d'accord.
16:34Ok, restons sur les éléments.
16:38La labellisation des médias, juste pour préciser aux téléspectateurs,
16:41avec la possibilité que ce soit RSF qui prenne la main.
16:44C'est pour ça que cet enjeu, il était essentiel, je le dis aux téléspectateurs.
16:47Dans ce sujet, il y a tout.
16:49Il y a à quoi sert l'argent qui est donné à l'audiovisuel public.
16:53Parce qu'un tel reportage, c'est des centaines, peut-être milliers d'euros.
16:56Peut-être qu'ils auront le courage de nous dire combien a coûté ce reportage.
17:01D'accord ?
17:01Avec des informations à l'intérieur qui sont visiblement, selon l'ARCOM,
17:05qui ne sont pas bonnes, non pas rigoureuses.
17:09Et si vous prenez point par point tout ce qui a été dit dans le complément d'enquête,
17:13il y a certains éléments qui sont, allez, je vais être mesurés,
17:17qui ne sont pas, qui sont fausses, tout simplement.
17:20Oui, c'est reporter avec frontière en fait.
17:23Aujourd'hui, avec frontière parce qu'ils bloquent en fait une liberté d'expression.
17:26À l'intérieur, comme le disait Pierre tout à l'heure, à l'intérieur du système franco-français.
17:30Ils devraient encourager le pluralisme et la diversité
17:32et ne pas être dans un journalisme en fait de combat idéologique.
17:36Et c'est le contraire qu'ils sont en train de mener.
17:39Et c'est assez terrible parce que ça se retournera forcément contre eux.
17:42Parce que la population le voit bien et en est complètement consciente.
17:45C'est dommage parce que c'est quelque chose de très utile.
17:47Et évidemment, c'était une organisation qui fonctionnait à l'international.
17:50Bien sûr, pour les pays où la presse s'était menacée.
17:52Je vous propose d'écouter Paul Amard qui a travaillé pendant des années justement sur le service public.
17:57Regardez ce qui s'est passé avec la BBC Elliot.
17:59Regardez ce qui s'est passé.
18:00Paul Amard, écoutons.
18:01L'émission que j'ai vue hier était une émission tout simplement militante.
18:08Je pense qu'ils ont commis trois fautes.
18:09La première, c'est qu'ils ont confondu un plateau de télévision avec un tribunal.
18:13Ce que ne fait même pas la commission d'enquête parlementaire.
18:15Qui n'est pas une juridiction pénale.
18:17Qui simplement contrôle.
18:18La deuxième faute, vous l'avez assez dit.
18:20Ils ont trafiqué tout simplement.
18:22Les statistiques, croyez-moi, j'étais assez souvent convoqué par les prédécesseurs de l'ARCOM.
18:27Quand je dirigeais le service politique d'Antenne 2, puis France 2.
18:31Pour savoir à quel point l'équilibre des temps de parole est important.
18:34Ils ont trafiqué.
18:36L'ARCOM a démenti et a contesté ces chiffres.
18:39La troisième faute, peut-être la plus lourde, c'est qu'ils ont quand même...
18:43Alors, ils ont enlevé une petite séquence.
18:45Mais dans l'interview qui suit l'émission, ils ont quand même maintenu le tableau de ces statistiques.
18:49De reporter sans frontières.
18:51De reporter sans frontières.
18:52Ce à quoi j'ajoute justement à propos de reporter sans frontières.
18:55Alors, pour le coup, ils ne sont pas spectateurs engagés.
18:57Ils sont militants.
18:57Pierre Aski, je le connais bien.
18:59Il est l'ami de George Soros.
19:01Qui est un activiste d'extrême gauche américain.
19:04Qui passe son temps et qui met ses milliards au service d'une déstabilisation des démocraties occidentales.
19:09Et une réaction m'a intéressée.
19:11Celle quand même d'un ancien président de l'Assemblée nationale et d'un ancien ministre socialiste.
19:16François de Rugy.
19:17Au-delà de la guerre que France Télé a décidé de mener contre CNews.
19:21Il parle d'une guerre.
19:22Mais France Télé considère qu'on les dénigre.
19:26Dénigrement.
19:27Au-delà de la guerre que France Télé a décidé de mener contre CNews.
19:30Ce nouvel épisode soulève le problème posé par la pratique courante de compléments d'enquête.
19:34Envoyés spéciales, cachés investigations.
19:36Coupier une grande partie du contenu de leurs émissions à des ONG.
19:39C'est ce que l'on voit très souvent sur l'écologie.
19:42Les biais et les a priori sont nombreux.
19:44Et conduisent à des manipulations de l'information.
19:46Voire de la désinformation.
19:48Jules Torres.
19:48Quand, par exemple, vous parliez du label d'Emmanuel Macron qu'il veut donner et à l'ARCOM et à Reporters sans frontières.
19:55Donc un régulateur public et un régulateur privé.
19:59Moi, pourquoi je vous dis, évidemment, avec un esprit un petit peu provoquant qui veut créer une nouvelle Pravda,
20:05c'est qu'il veut dire qui sont les bons médias et qui sont les mauvais médias.
20:08Au nom de la lutte contre la désinformation, comme si le problème capital aujourd'hui sur la désinformation,
20:13c'était les médias traditionnels, plutôt que, par exemple, les réseaux sociaux, que ce soit X ou TikTok.
20:18Parce que si on veut jouer à ce petit jeu-là, moi, j'ai plein d'exemples qui vont provoquer peut-être des ulcères à la présidence de la République.
20:25Quand Patrick Cohen réécrit complètement l'affaire de Crépole, quand il réécrit complètement l'affaire de Petit Elias,
20:30quand France 5 fait un reportage de la Fabrique du mensonge, où il y a beaucoup de mensonges, dans une heure et demie, de documentaires,
20:36quand France Info TV vous dit qu'il y a 200 otages palestiniens dans les geôles israéliennes,
20:42est-ce que toutes ces informations-là peuvent être considérées comme non fiables ?
20:46Je crois que oui.
20:47Donc ça veut dire que tous ces médias que je viens de citer sont considérés comme non fiables.
20:50L'AFP, qui est l'organe sacro-saint de l'information.
20:54Quand ils vous disent qu'Elias a été tué à coups de couteau et qu'il minore, donc, en disant qu'il n'a pas été tué par des coups de machette,
21:01en l'occurrence, c'est la réalité, et la maire d'Elias, Stéphanie, l'a dénoncé.
21:05Est-ce que l'AFP, on peut considérer qu'ils sont comme non fiables ?
21:07Donc, j'ai envie de vous dire, on peut considérer que tout est fiable et que tout n'est pas fiable.
21:11C'est pour ça qu'Emmanuel Macron, il a mis le doigt dans un engrenage qui est terrible et qui rappelle, pardonnez-moi, les pires heures du régime soviétique.
21:19Je voudrais juste qu'on fasse une courte pause.
21:22On reviendra dans un instant, parce que dans ce complément d'enquête, il y a aussi quelque chose que ces journalistes militants tentent de démonter.
21:29C'est la polémique, vous savez, entre le lien entre une partie de l'immigration et l'insécurité.
21:34C'est la science, monsieur.
21:35C'est la science.
21:35La science.
21:36Et si c'est la science qui le dit...
21:37Oui, oui, il y a eu une opération.
21:38Sans s'écrase.
21:39Ben voilà, taisez-vous.
21:41On respire pendant la pub.
21:42C'est la science qui le veut.
21:4320h30 et l'information, c'est avec Margot Siffer.
21:50Bonsoir, Margot.
21:54Bonsoir, Elliot.
21:55Bonsoir à tous.
21:56L'un des deux détenus qui s'était évadé hier de la prison de Dijon, finalement retrouvé en Saône-et-Loire.
22:00Il était en détention provisoire pour menacer violences aggravées sur conjointes.
22:05Le deuxième suspect âgé de 19 ans, considéré comme le plus dangereux et toujours en fuite.
22:09La France débutera prochainement ses opérations visant à intercepter des embarcations de fortune
22:14qui se dirigeraient vers l'Angleterre.
22:16Objectif, mettre fin aux traversées clandestines de migrants.
22:19Le parquet de Paris requiert également un procès en correctionnel pour 14 individus
22:23mis en cause dans la disparition de 31 migrants.
22:26C'était en novembre 2021.
22:29Et puis, 6 000 avions A320 d'Airbus privés de vol.
22:32Leur logiciel de commande doit être en urgence remplacé.
22:35Ils seraient vulnérables aux radiations solaires qui pourraient corrompre des données jugées
22:38essentielles au fonctionnement des commandes de vol.
22:41Eh bien, écoutez, merci.
22:43C'est très rassurant pour ceux qui adorent prendre l'avion.
22:45Merci beaucoup, Marco.
22:47Vous en faites partie ?
22:48Comment ?
22:49Moi, je suis terrien, d'accord ?
22:50J'ai besoin d'avoir le pied.
22:51Je garde...
22:52Vous êtes ancré, vous n'avez pas les radiations solaires.
22:54Je garde les pieds sur terre.
22:56Vous avez l'encre carbone de la colonie.
22:58Vous deux, là, vous avez un melon qui vous fait aller très haut.
23:01Moi, je préfère garder les pieds sur terre.
23:03Vous avez raison.
23:03Mais je suis très inquiet par cette...
23:06Les radiations solaires, c'est un vrai sujet.
23:08Oui, oui, justement, n'en parlons pas trop, pour ceux qui sont inquiets.
23:10J'en profite, j'ouvre, j'ai une ferme, une parenthèse, parce qu'on est très nombreux à nous suivre, évidemment, chaque vendredi soir.
23:15Je remercie tous les téléspectateurs et je salue un certain Philippe.
23:19C'est son anniversaire et c'est un informateur bien informé.
23:22C'est un téléspectateur régulier de l'heure des pros.
23:27Le numéro de complément d'enquête, vous le savez, sur CNews a été diffusé hier soir.
23:30On en parlait avant la pub.
23:31Un passage a été coupé en catastrophe à la dernière minute.
23:34Je peux vous dire, dans les couloirs de France Télévisions, certains que j'ai pu avoir,
23:37m'ont expliqué qu'ils n'avaient pas dormi de la nuit.
23:41France 2 s'était appuyé sur un rapport de l'ONG, Reporters sans frontières.
23:45Ce rapport disait que CNews ne respectait pas le pluralisme politique sur le mois de mars 2025,
23:49version démentie par l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel.
23:52Et j'ai cru comprendre que Reporters sans frontières disait,
23:55si, si, on persiste, c'est pas la même méthode.
23:57Mais alors, dans le complément d'enquête, il y a aussi une polémique.
24:00Cette phrase qui est folle, ce lien de causalité entre étrangers et insécurité, n'existe pas.
24:06Et c'est la science qui le dit, le CEPI, un centre de recherche rattaché au gouvernement,
24:11a recensé tous les travaux sur le sujet.
24:14Et d'après lui, les études concluent unanimement à l'absence d'impact de l'immigration sur la délinquance.
24:21Jules Torres, précisez.
24:22Précisez parce que vous avez peut-être quelques petites filles.
24:24Oui, mais c'est intéressant parce que Tristan Wallach avait déjà sorti cette enquête,
24:29souvenez-vous, face à Bruno Rotaillot.
24:31Et il avait dit à Bruno Rotaillot, vous voyez bien, cette enquête démontre par les faits,
24:35par l'exemple, que c'est scientifiquement, qu'il n'y a scientifiquement pas de lien entre l'insécurité et l'immigration.
24:43Cette enquête, quand on regarde bien, elle nous donne des chiffres.
24:47Elle prend quatre exemples.
24:48Elle prend des exemples dans les années 90 au Chili,
24:51dans les années 2000 au Royaume-Uni,
24:53dans les années 1986-2003 en Italie,
24:58mais jamais en France.
25:00Donc c'est quand même très intéressant parce que,
25:01je crois qu'on peut le dire avec toutes les données que nous avons,
25:05notre immigration en 2025 n'est peut-être pas la même que celle de l'Italie en 1990,
25:11ni que celle du Royaume-Uni.
25:13Donc d'abord, il y a encore plus du Chili.
25:16Donc il y a un problème d'abord déjà de stock, de quantité,
25:20et puis surtout de l'immigration que nous accueillons.
25:22Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, c'est Jordan Bardella qui est réponse là,
25:26en Ile-de-France, 93% des vols et 63% des agressions sexuelles dans les transports sont le fait d'étrangers.
25:33Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, 65% de la délinquance à Marseille est liée à l'immigration irrégulière.
25:39Selon Le Monde, la plupart des kamikazes liés aux attentats en France et en Belgique ont emprunté les routes migratoires.
25:44On pourra continuer encore très longtemps.
25:46Il y a le militantisme de gauche maquillé en science, complaisamment relayé par le service public.
25:51Et il y a la réalité impliquable des faits.
25:53L'immigration anarchique a évidemment un lien avec l'explosion de la délinquance.
25:57Pierre Lelouch.
25:58Iliot, je vais vous dire, tous ceux qui nous regardent ce soir savent que lorsqu'il y a un problème d'insécurité dans leur quartier ou dans leur rue,
26:05c'est à cause de l'EHPAD du 16e arrondissement.
26:07C'est simple, c'est évident, c'est évident.
26:11L'église catholique.
26:12Il y a d'autres gens qui ont pu, comme c'est mon cas, quand j'étais député, aller voir en prison et demander les statistiques sur les détenus.
26:19Alors là, les statistiques ne sont pas théoriques.
26:23C'est plus l'EHPAD du 16e arrondissement.
26:24Ah bah non, là c'est plus l'EHPAD du 16e.
26:25C'est 25%.
26:26Le 16e, c'est 80% d'origine immigrée ou immigrée.
26:31Ça, l'histoire.
26:32Il y a ceux qui sont français, puis ceux qui sont immigrés.
26:34Et ça, c'est le témoignage du député qui raconte...
26:36Et 25% d'étrangers, seulement étrangers.
26:39Voilà, il y a les étrangers, plus il y a les générations d'immigrés qui, malheureusement, ont mal tourné.
26:44Mais c'est une situation que tout le monde connaît.
26:46Donc, ce n'est pas l'EHPAD du 16e.
26:48Donc, il faut arrêter quand même de dire n'importe quoi.
26:51Les Français, ils ont compris qu'il y a un problème d'institut.
26:53Mais surtout, en fait, ce qui est génial, c'est d'utiliser la méthode scientifique,
26:59alors que les faits et les chiffres officiels du gouvernement,
27:03il y en a des milliers que tout le monde diffuse, que tout le monde connaît,
27:06je veux dire, le ministère de l'Intérieur, ce n'est pas une officine nazie.
27:09Je veux dire, c'est incroyable de utiliser des pseudo-études,
27:12comme l'a très bien montré Jules Torres, issues de l'étranger.
27:14Alors que vous avez des chiffres issus du ministère de l'Intérieur.
27:17Quand on vous dit que dans les trois plus grandes villes françaises,
27:19c'est-à-dire Paris, Lyon, Marseille,
27:21vous avez entre 40% et 55% des mises en cause dans la délinquance qui sont étrangers,
27:27entre 40 et 55%, ce sont des faits du ministère de l'Intérieur, étrangers,
27:32et même pas issus de l'immigration.
27:35C'est incroyable.
27:36Et moi, ce qui me fascine, c'est que ce constat-là du lien entre l'immigration et la délinquance,
27:41il est partagé par une écrasante majorité de Français,
27:43mais même à gauche.
27:44Donc, à qui ils parlent aujourd'hui, complément d'enquête ?
27:48Ils sont en train de fantasmer un monde.
27:50Alors, ils parlent peut-être au boulevard Saint-Germain.
27:51Ils se radicalisent.
27:52À la gauche parisienne, qui pense encore, parce qu'ils ne voient pas les immigrés,
27:55vu qu'ils ne sont pas encore arrivés jusqu'au boulevard Saint-Germain,
27:57qu'il n'y a pas de lien.
27:58Mais je trouve ça incroyable.
27:59L'idée n'est pas de dire que c'est toute l'immigration qui inscrit.
28:02Non, mais personne ne le dit.
28:04C'est une partie de l'immigration qui est liée à cette délinquance.
28:06Mais c'est une évidence.
28:07Mais évidemment, c'est ce qu'il faut dire.
28:09Mais à force de s'appuyer sur des études telles que celle-ci,
28:13et il y en a beaucoup d'autres,
28:14et vous avez raison de souligner les chiffres officiels
28:16qui sont là pour attester, évidemment, malheureusement,
28:19d'une certaine situation,
28:21ça décrédibilise leur enquête d'une émission tronquée.
28:25Donc, du coup, ils se retrouvent décrédibilisés eux-mêmes.
28:27C'est assez terrible.
28:28J'espère qu'ils vont être fact-checkés
28:32par les émissions de fact-checking de France 1.
28:34Pourquoi pas ?
28:35Bien sûr.
28:36Vous prenez l'émission et puis vous fact-checkez.
28:40C'est l'argent public, quand même, vous êtes bien gentils.
28:42Oui, c'est ce que je veux dire.
28:42C'est pour ça que c'est important.
28:44Et peut-être qu'un jour,
28:45il y aura une responsabilité aussi du gouvernement
28:47parce qu'on est quand même censé avoir des ministres
28:49qui gèrent ce service public.
28:51Personne...
28:52Pour le coup, vous avez une ministre de la Culture
28:53qui, quand il y a des dérives,
28:55prend la parole pour le dire.
28:57Exemple très concret.
28:59Lorsqu'il y a eu cette plainte pour dénigrement
29:02en disant qu'on n'a même pas été prévenus.
29:04Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
29:04C'est quoi ?
29:05Je résume.
29:06Vous vous prenez pour qui ?
29:07L'État dans l'État.
29:08Je ne parlais pas forcément à la ministre de la Culture,
29:09mais je rappelle que Mme Ernotte,
29:11elle a quand même été renommée pour un troisième mandat,
29:14ce qui n'était jamais arrivé,
29:15alors que les comptes sont au rouge
29:16et qu'on demande des comptes à personne sur ce dossier.
29:20Alors, autre sujet,
29:22et là, c'est très important,
29:23c'est justement qu'est-ce qu'on fait avec nos impôts ?
29:25Typiquement, vous êtes bien gentils,
29:27mais on va récupérer un peu dans vos poches,
29:29M. le ministre,
29:31pour financer complémentaire.
29:32Ça n'est déjà pas mal.
29:33Justement, on va peut-être en prendre un peu plus.
29:35Selon le baromètre du Conseil des prélèvements obligatoires,
29:38les Français payent trop d'impôts.
29:40En tout cas, c'est ce qu'ils pensent.
29:42L'étude révèle également que les Français n'ont pas,
29:45ou du moins peu, confiance en l'État
29:47pour gérer l'argent public.
29:48Voyez le sujet de Laurent Serrerier et de Vincent Farandège.
29:53Trop, beaucoup trop de cet argent part dans les impôts.
29:56C'est en tout cas ce que pensent 78% des Français
29:59pour qui les prélèvements obligatoires sont trop élevés en France.
30:04Selon l'usage qu'on en fait, oui.
30:06On est un petit peu, un peu trop visé, oui.
30:10Selon ce baromètre, réalisé tous les deux ans depuis 2021,
30:13les Français perdent confiance en l'État
30:15pour l'utilisation des fonds publics.
30:17Seuls 22% des sondés estiment que les pouvoirs publics
30:21utilisent correctement l'argent collecté,
30:23soit une baisse de 11 points par rapport à 2023.
30:27Le baromètre révèle également que les Français
30:29accordent plus facilement leur confiance aux administrations locales
30:32plutôt qu'à l'État central.
30:35Ainsi, 69% des sondés font confiance aux communes
30:38pour utiliser efficacement l'argent public.
30:42Et puis la question, c'est trop et c'est la productivité.
30:44Vous savez que la France est l'un des pays les moins productifs
30:48en termes de prélèvements obligatoires,
30:50des pays membres de l'OCDE.
30:52Vous avez interrogé cette semaine David Lysnard,
30:54le patron de maire de France.
30:56Et alors là, pour les coups sur l'impôt,
30:58l'utilisation de l'impôt, il est afueriste.
31:00Il prend la tronçonneuse et il y va très durement.
31:03C'est plus qu'afuera, mais en réalité, on voit bien,
31:06et les Français nous le disent à chaque étude et à chaque baromètre,
31:09ils ont confiance dans leurs élus locaux,
31:12dans les personnes qui finalement sont les plus près d'eux.
31:14Donc oui, le maire, on dit souvent que le maire,
31:15c'est le seul élu de la République qui est à portée de bave.
31:18Bah oui, le maire, quand il voit ses administrés,
31:20il doit rendre des comptes en permanence,
31:21notamment sur la manière dont il gère le budget.
31:24Mais là, d'ailleurs, je peux vous dire,
31:25il faut quand même alerter en ce moment sur le fait que les mairies,
31:28à cause de ce spectacle affligeant que l'on voit à l'Assemblée nationale
31:31et dans une moindre mesure au Sénat,
31:33sont incapables aujourd'hui de faire valider un budget,
31:36de préparer un budget, parce que les collectivités sont complètement empêchées.
31:39Parce que s'ils n'ont pas le budget de l'État,
31:41ils ne peuvent pas préparer leur propre budget.
31:43Donc évidemment qu'il faut tout changer.
31:45Et la question, ce sera celle du consentement à l'impôt
31:47et du changement de notre modèle social.
31:49On est le pays champion du monde de l'imposition
31:52et champion du monde, mais à l'inverse,
31:55des prélèvements bien sûr.
31:56Mais on est le pays où les Français,
31:58en tout cas les Français, sont le peuple européen
32:00qui a le moins le consentement à l'impôt.
32:02Avec un pays qui est obligé d'emprunter 300 milliards.
32:06C'est-à-dire qu'avec cette masse fiscale qui est la plus forte d'Europe,
32:12le niveau de dépense sociale est tel qu'on est obligé d'emprunter 300 milliards.
32:17Il faut savoir que le tiers du PNB de la France,
32:20900 milliards d'euros vont dans les dépenses sociales.
32:24Et dans toutes sortes d'organismes divers et variés
32:26qui dépensent un pognon de dingue, comme dit l'autre.
32:30Prenez, on parlait de l'audiovisuel public.
32:324 milliards !
32:334 milliards pour des chaînes de télé ?
32:35Non mais c'est de la dinguerie !
32:38En plus, ils ont accès à la publicité.
32:39Ce n'est pas que le fait de payer trop d'impôts,
32:41mais surtout la façon dont on les utilise.
32:43C'est ça le sujet.
32:44Je pense que les gens voient la façon dans leur hôpital,
32:46leur service public,
32:47et les gens passent en non-esthélicat.
32:50Dans un monde...
32:50J'ai besoin d'un deuxième porte-avions.
32:52Donnez-moi l'audiovisuel public.
32:54Dans un monde idéal,
32:57où avec plus de 45% de prélèvements obligatoires,
33:00la France serait une des plus grandes puissances économiques du monde,
33:04où l'insécurité serait au plus bas,
33:06où le chômage serait au plus bas,
33:07où tout le monde serait extrêmement bien payé,
33:10où les salaires augmenteraient,
33:11où l'industrie française repartirait à la hausse,
33:14où l'immigration serait en baisse.
33:16Mais je pense qu'une grande majorité de Français se dirait...
33:18C'est quoi ce pays ?
33:20En effet, on paye beaucoup d'impôts,
33:21mais l'État nous le rend à sa juste valeur.
33:24On peut aller à l'hôpital sans avoir peur de mourir dans la salle des urgences.
33:29On peut sortir dans la rue sans avoir peur de se faire agresser.
33:32Et quand on arrive à la retraite,
33:34on a une retraite décente qui correspond à ce qu'on a cotisé.
33:38Mais vu que ce n'est pas le cas aujourd'hui,
33:39les Français, on a l'impression de se dire,
33:41mais où part cet argent ?
33:43Où part la moitié du salaire net tous les mois ?
33:46Où il part ?
33:47Là, il y avait un graphique de l'INSEE sur ce que représentent les impôts,
33:50les taxes, les cotisations, les contributions.
33:52J'ai failli faire un malaise.
33:5333% les cotisations sociales,
33:5516% les taxes, la TVA,
33:57contributions sociales généralisées,
33:59autres taxes et prélèvements divers,
34:00impôts sur le revenu, impôts sur les sociétés,
34:02taxes foncières, taxes intérieures de consommation sur les produits génériques,
34:05droits sur les dons et les successions,
34:07taxes sur les tabacs et les boissons,
34:08droits de mutation à titre onéreux,
34:10taxes sur les salaires,
34:11j'arrive plus à respirer,
34:12versement de mobilité,
34:13cotisations foncières des entreprises,
34:15cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises.
34:18Il n'y a pas si longtemps,
34:22quand j'interrogeais certains au gouvernement,
34:26ils me disaient, mais c'est un ressenti.
34:27Ah le sentiment !
34:29Un sentiment d'imposition.
34:31Non mais, c'était un ressenti, l'ensemble des taxes.
34:35Non, finalement, on commençait à dégraisser,
34:38c'était il y a trois ans.
34:39C'était un ressenti.
34:40Alors que l'on voyait bien s'accumuler l'ensemble des taxes.
34:42Vous regardez, et là, tous les particuliers peuvent le faire.
34:45Regardez votre feuille sur l'eau ou sur l'électricité.
34:50Regardez les taxes s'accumuler.
34:52L'ensemble, en fait, des taxes qui se sont accumulées.
34:55Et tout ça, c'est un peu indolore au début.
34:57Parce que c'est 0,3%, 0,4%.
35:00Et à la fin, évidemment, ça vous met une consommation délirante.
35:06Et évidemment, le ras-le-bol fiscal arrive.
35:08L'État consomme plus de la moitié chaque année de notre richesse annuelle.
35:12On ne peut pas 57%.
35:13C'est pour ça qu'on a baptisé ce jour-là.
35:16Vous savez, le 18 juillet, c'est le jour de la libération fiscale.
35:19À partir du 18 juillet, vous travaillez enfin pour vous,
35:22et vous ne travaillez plus pour l'État.
35:23C'est même pas...
35:24199 jours.
35:25Non, mais attendez, attendez, il ne faut pas...
35:28Les mots ont un sens.
35:29Quand on dit l'État, les gens se disent
35:30l'État, c'est la justice, la police, l'armée, choses régalières.
35:36Eh bien non !
35:37Ça, c'est ultra minoritaire dans le sujet de l'État.
35:39C'est rien, c'est pinot.
35:40Le gros de l'argent, il va dans les dépenses sociales
35:44et dans toutes sortes d'organismes qui ne servent rigoureusement à rien.
35:47Notamment les systèmes de retraite.
35:4733% des cotisations sociales, par exemple.
35:51L'État, c'est...
35:51Actualité politique.
35:53Jean-Luc Mélenchon, ça sera l'actualité politique de la semaine prochaine.
35:56Sauf si Jean-Luc Mélenchon dit non.
35:58Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon,
36:01va être convoqué par la commission d'enquête
36:03lancée par les Républicains à l'Assemblée
36:05sur des liens supposés entre les mouvements politiques
36:07et les réseaux islamistes.
36:09La convocation du fondateur du mouvement de la gauche radicale
36:12était attendue, mais elle a été officiellement annoncée ce vendredi.
36:15La commission d'enquête et son président, Xavier Bourgeton,
36:17ainsi que son rapporteur Mathieu Bloch, UDR,
36:20entendent auditionner M. Mélenchon.
36:22Ils auditionneront également
36:23madame...
36:26J'ai oublié son nom.
36:28Des Verts, mais non.
36:30Madame Marie Tondelier, qui a dit
36:32« Je viens, aucun problème. »
36:34Et au contraire, je viens.
36:36Elle n'a pas le choix.
36:36Vous dites qu'elle n'a pas le choix.
36:38Mais en tous les cas, ils sont en train de...
36:39Vous dites qu'elle n'a pas le choix, c'est pas sûr,
36:40parce que vous êtes obligés de vous rendre à une convocation.
36:43Sinon, il y a sanction pénale.
36:44Je crois.
36:45C'est répréhensible.
36:46Jean-Luc Mélenchon n'a reçu aucune convocation
36:49sur son entourage, interrogé par l'AFP.
36:51On commence à...
36:52Vous avez vu un petit apopote.
36:55Cette commission a été complètement dévoyée
36:56en contournant le règlement de l'Assemblée nationale.
36:58Jean-Luc Mélenchon se rendrait
36:59à toute convocation reçue d'une commission d'enquête
37:02qui respecte les règles définies
37:04par le règlement de l'Assemblée nationale.
37:06Vous avez déjà la réponse.
37:07Donc, en lisant le communiqué,
37:09ou du moins les verbatimes de l'entourage
37:12de Jean-Luc Mélenchon, de l'AFP,
37:15il dit qu'il n'ira pas.
37:16Il n'ira pas.
37:16Il n'ira pas.
37:17Il a d'or, j'ai déjà considéré,
37:20que la commission n'est pas dans les règles de l'Assemblée,
37:23donc il n'ira pas.
37:23Alors, qu'est-ce qu'il risque ?
37:25Normalement, il risque une poursuite pour parjure.
37:27Avant de savoir ce risque.
37:28S'il y va et qu'il monte, notamment.
37:30Oui, mais sauf que s'il n'y va pas.
37:31S'il n'y va même pas.
37:32Vous pouvez être poursuivi.
37:34Bien sûr.
37:34Normalement, les seuls motifs
37:37qui peuvent excuser une non-convocation,
37:39c'est si vous avez un impératif familial
37:41ou professionnel ou de santé.
37:43Et dans ce cas-là, vous devez montrer
37:44que vous ne pouvez même pas le faire à distance.
37:46C'est-à-dire que vous pouvez aussi le faire
37:46par visioconférence aujourd'hui.
37:49Donc, pour refuser une commission d'enquête,
37:51c'est très compliqué.
37:53Monsieur Collaire, l'ancien secrétaire général de l'Élysée,
37:56avait réussi à passer entre les gouttes
37:57au nom de la séparation des pouvoirs
37:59et du conflit d'intérêts.
38:01Et c'était passé.
38:02Mais c'est extrêmement rare, honnêtement.
38:03Jules Torres.
38:05Je vais me dire quelque chose sur cette commission d'enquête
38:07qui, objectivement, est loin quand même
38:09de ce qu'on nous avait annoncé.
38:11Et la raison pour laquelle on a beaucoup tardé
38:13à avoir Jean-Luc Mélenchon invité,
38:15c'est quand même, il faut le dire,
38:16alors on va rentrer peut-être dans la politique politicienne,
38:18mais je pense que c'est important.
38:19Il y avait un désaccord entre le rapporteur Mathieu Bloch
38:22et le président LR Xavier Breton.
38:24Ce dernier que d'aucuns dans le groupe des Républicains qualifient d'incontrôlables,
38:31ne voulaient pas recevoir Jean-Luc Mélenchon.
38:33Donc, il faut quand même le dire,
38:35alors que c'était initialement une commission d'enquête
38:37qui était voulue par Laurent Wauquiez.
38:39Donc, c'était un petit peu compliqué quand même d'assumer.
38:42Donc, on espère qu'il va être convoqué.
38:44On verra.
38:44Et ce n'est pas qu'il va, c'est qu'il l'est.
38:46Il est convoqué.
38:47Moi, je peux vous donner l'horaire,
38:48puisque c'est 17h30 à confirmer le mardi 2 décembre,
38:52qu'une heure auparavant, aux alentours de 16h30,
38:56c'est Marine Tondelier,
38:57et que jeudi 4 décembre,
38:59convocation a été faite aussi pour le ministre de la Justice actuelle
39:02et l'ancien ministre de l'Intérieur,
39:04à savoir Gérald de Sarmanin.
39:06À sa demande.
39:07À travers ce que vous avez dit tout à l'heure et son excuse,
39:10peut-être qu'il peut trouver un biais,
39:11dans le communiqué, trouver un biais permettant d'éditer.
39:16Cette commission n'est pas une commission.
39:18Mais ça, ce n'est pas une excuse valable.
39:20Essayez de trouver ce qui risque, s'il vous plaît,
39:22le chef du service politique de Valeurs actuelles.
39:24Laurent Gnaise est passé,
39:25il a été auditionné il y a peu de temps.
39:28Et Gérald de Darmanin l'a fait à sa demande,
39:33parce que je sais que vous avez une très bonne mémoire à Lyot de Val,
39:35souvenez-vous, cet été, sur votre plateau,
39:37dans une interview,
39:38il avait annoncé qu'il nous donnerait à la rentrée
39:40des éléments extrêmement concrets sur les articles 40,
39:43notamment, qui étaient signalés
39:45pour des questions d'apologie du terrorisme
39:47ou des questions d'antisémitisme
39:48visant des élus de la France insoumise.
39:50Et il a promis de donner les réponses
39:51lors de la commission d'enquête.
39:53Bon, ce qui m'intéresse, moi,
39:55c'est que, malheureusement,
39:56nous sommes maintenant dans un pays
39:58où l'islamisme radical
40:00a un parti politique représenté à l'Assemblée nationale.
40:03C'est ça, le fond du sujet.
40:05Et c'est ça qui est dramatique.
40:06Autrement dit, l'antisémitisme
40:08a un parti politique en France.
40:10Ça rappelle tragiquement les années 30.
40:13C'est vraiment catastrophique pour notre pays
40:15que d'avoir des mouvements islamistes,
40:18radicaux, antisémites,
40:20ouvertement antisémites,
40:21représentés à l'Assemblée nationale
40:23par des gens qui revendiquent cet électro.
40:25Vous connaissez ma prudence
40:28et j'ai un rôle,
40:29c'est évidemment de modérer.
40:31Vous êtes maître de vos propos,
40:32cher Pierre Lelouch.
40:34Bien sûr.
40:34Ministre, bien sûr.
40:35Ancien ministre, ancien député.
40:37Vous savez par cœur
40:38ce qu'il y a à l'Assemblée nationale.
40:39Moi, je dis les choses
40:40parce que je les connais.
40:41Vous avez la paternité de vos propos,
40:43mais ils ne sont pas là aussi
40:45pour répondre à ces accusations
40:47qui sont des accusations extrêmement lourdes.
40:51Et puis, il y a cette commission d'enquête
40:53qui aspire à faire toute la lumière
40:55sur tous les partis
40:56et les liens supposés
40:58entre tous les partis
40:59et les réseaux islamistes.
41:02Je vous remercie de votre prudence.
41:03C'est une obligation.
41:05Je vous rappelle que j'ai un père
41:06au-dessus de moi
41:07qui s'appelle l'Arcom,
41:08qui est désormais le Saint-Arcom.
41:11Lui-même, c'est vrai que...
41:13Saint-Arcom avec nous ce soir.
41:14Je veux juste rappeler quand même
41:17qu'un certain nombre d'élus LFI
41:19ont appelé l'opération du 7 octobre
41:21un acte de résistance.
41:23D'accord ?
41:23Patrick, 4 minutes
41:25parce que je veux terminer
41:25avec le dernier sondage présidentiel.
41:27On a les condamnations possibles.
41:29Ah !
41:30Enfin, vous travaillez.
41:31Non, mais c'est parce qu'il travaille
41:32juste à 20h49.
41:33Je levais le doigt comme un prélève.
41:35Donc, allez-y,
41:35monsieur le chef du service politique
41:37de Valeurs Actuelles.
41:37Si un homme politique
41:39est amené à comparaître
41:40et qu'il refuse,
41:41il faut déjà que la commission
41:42parlementaire
41:44demande à la justice
41:45d'obliger l'homme politique
41:47en question à comparaître.
41:49Si, à la suite de cette obligation judiciaire,
41:52l'homme politique refuse toujours,
41:53alors il risque jusqu'à un an d'emprisonnement
41:56et 15 000 euros d'amende.
41:58Dans les faits,
41:59en pratique,
41:59c'est extrêmement rare.
42:00Bon, en tous les cas,
42:01on va voir s'ils iront jusqu'au bout.
42:04Effectivement,
42:04et puis si Jean-Luc Mélenchon
42:06répondra à cette convocation...
42:08Si, n'en faites pas un cas d'école
42:10pour aller au tribunal
42:11expliquer pourquoi
42:12le Parlement est fourvoyé
42:14et que lui représente la vérité.
42:16Si la prochaine...
42:17Alors, c'est toujours, attention,
42:18c'est une photographie à l'instant T,
42:21mais il y a les sondages
42:23qui se multiplient ces derniers temps
42:25et qui disent quasiment tous la même chose.
42:29Sondage réalisé par Vériant
42:31pour la revue L'Hémicycle,
42:32réalisé par le rédacteur en chef
42:34David Revaud d'Allon.
42:36Vous voyez donc que Jordan Bardella
42:38est toujours favori
42:39au premier tour de la présidentielle,
42:41mais ce qui est saisissant,
42:43c'est ce décalage,
42:45le score, vous dites,
42:45Patrick Roger.
42:46L'écart entre...
42:48Alors là, c'est avec Édouard Philippe
42:49qui est testé.
42:51Vous voyez donc 36,5%
42:53pour Jordan Bardella,
42:5517% pour Édouard Philippe.
42:57Triple de Jean-Luc Mélenchon.
42:58Et effectivement,
42:59Raphaël Glucksmann serait d'un point
43:01devant Jean-Luc Mélenchon
43:04qui est tout de même à 12%.
43:05Mais il faut rester toujours très prudent
43:07sur ces sondages.
43:08C'est une photographie à l'instant T.
43:10On sait à quel point,
43:11quand la campagne est lancée,
43:12à quel point tout change.
43:14Et vous avez des candidats
43:15qui sont très bas dans les sondages
43:16comme Jean-Luc Mélenchon
43:17qui peuvent remonter très très haut
43:19dès lors qu'il y a les débats,
43:20dès lors que la campagne
43:21est véritablement lancée.
43:22Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
43:23Ah ben non, mais là,
43:24c'est quand même assez impressionnant
43:25parce que je pense que c'est le plus haut,
43:2636,5%.
43:27Je n'ai pas de souvenir
43:28d'en avoir vu un
43:29où soit Marine Le Pen,
43:31soit Jordan Bardella
43:32était aussi haut.
43:33Et puis, le décalage
43:34et l'écart creusé avec les autres.
43:37Alors, même s'il y avait
43:37un rassemblement d'un bloc central
43:40allant de la droite de Retailleau
43:42à Edouard Philippe,
43:44peut-être qu'il serait
43:45un petit peu plus haut
43:46à 22, 23%.
43:48Mais tout de même,
43:49le score est quand même
43:50assez incroyable.
43:51Alors qu'au même moment,
43:53il y a beaucoup d'interrogations
43:55en se disant
43:55mais est-ce que Bardella,
43:56vous avez vu,
43:57ça sort en fait un peu de partout
43:59et est-ce que Bardella
43:59n'est pas trop jeune, etc.
44:01Ça ne change rien.
44:02Ça ne change rien
44:03sur les intentions de vote.
44:04Des scores comme ça,
44:05on n'en a pas vu.
44:07Évidemment,
44:08c'est une faux photographie
44:09à l'instant T.
44:10Les scores deux ans avant
44:10ne sont jamais sur les scores.
44:12Mais on n'a pas vu
44:12des scores pareils
44:13depuis François Mitterrand
44:15à l'élection présidentielle
44:16de 1974
44:17quand il avait fait 43%.
44:18Et qu'est-ce qui s'était passé
44:19au second tour ?
44:20Et qu'est-ce qui s'était passé
44:20au second tour ?
44:21Eh bien,
44:22Valéry Giscard d'Estaing a gagné.
44:23C'est exactement pour cela
44:25que je vous dis
44:26que ce n'est pas fait.
44:27Mais c'est vrai
44:28qu'on voit quand même
44:29qu'il y a un délitement total
44:30du bloc central
44:31qui n'a jamais été aussi bas.
44:33On sait qu'à gauche,
44:34il y aura un phénomène
44:34de vote utile
44:35comme à chaque fois.
44:36Je pense que le vrai gagnant
44:37après Jordan Bardella
44:38de ce sondage,
44:40c'est Jean-Luc Mélenchon.
44:40Jean-Luc Mélenchon
44:41commence toujours
44:41ses campagnes extrêmement bas
44:43autour de 10-11%
44:44et il termine entre 20 et 22.
44:45Et pour le coup,
44:46dans la séquence
44:47qu'on est en train de vivre
44:48où c'est une bordélisation
44:49XXL à l'Assemblée nationale,
44:52vous avez quand même
44:52un parti qui reste sur sa ligne
44:54et qui semble avoir
44:55des convictions.
44:56C'est quand même
44:56la France insoumise.
44:57Il y a deux parties.
44:58Ils ont voté contre
44:59quasiment tout.
45:00Ils ne sont pas allés
45:01à la popote.
45:02Ce n'est pas les premiers
45:03à dire qu'il va peut-être
45:04falloir qu'on se retrouve
45:06autour d'une table
45:06et négocier
45:08pour garder notre siège.
45:09Eux, ils veulent aller
45:09sur le terrain.
45:10Les deux seuls partis
45:10qui progressent dans les sondages
45:11sont les deux parties
45:12qui ont une conviction,
45:13des convictions,
45:13une ligne idéologique claire,
45:14la France insoumise
45:15et le RN.
45:15Peut-être que ça préfigure
45:17un second tour en 2020.
45:18Vous le trouvez trop jeune.
45:19C'est du moins la question
45:20qui sera posée
45:21par les Français.
45:23Oui, les Français,
45:24mais même à l'intérieur du RN,
45:25j'ai entendu un certain
45:26se poser la question.
45:27Je lui poserai la question
45:29dimanche soir
45:30puisque Jordan Bardella
45:32sera l'invité
45:33de l'heure des pros
45:34week-end dimanche
45:36à 20h.
45:38Et n'hésitez pas,
45:38parce que c'est intéressant
45:39puisqu'il vient
45:40pour son nouveau livre
45:41et également on parlera
45:42de ce rapport
45:43qu'il a pu avoir
45:44avec les Français,
45:46ce que veulent les Français.
45:48Et donc,
45:48si vous avez des questions,
45:49vous m'envoyez
45:50certaines questions
45:51que je récupérerai
45:52et que je poserai
45:53directement
45:54à Jordan Bardella.
45:56Donc, dimanche
45:57à 20h,
45:5820 secondes
45:58pour teaser...
45:59Interview à ne pas manquer,
46:00mon cher Elliot.
46:02Ah oui,
46:02je pensais que là,
46:03dans quelques instants,
46:04pour 100% politique.
46:05Ce soir, dans un instant,
46:05un dossier à ne pas manquer
46:07sur l'immigration
46:08et toutes les conséquences
46:09sur la société
46:09puisqu'on parle
46:10de l'immigration
46:11conséquence sur la délinquance
46:12mais pas seulement.
46:13Conséquences aussi
46:14à l'école
46:15sur l'impact
46:16de l'immigration à l'école
46:17et puis sur les ingérences.
46:18Voilà des dossiers
46:19finalement que nous allons
46:20traiter ce soir
46:21puisqu'il y a des chiffres
46:22qui nous le montrent
46:22dans l'actualité.
46:24Contrairement à ce que
46:25veut nous faire croire
46:27le service public.
46:28Eh bien, écoutez,
46:29on vous attend
46:30dans un instant,
46:30Olivier de Quai-Renfleck.
46:31Je fais attention
46:32parce que j'ai tellement peur
46:32de déborder
46:33qu'on recasse votre émission.
46:35Réalisation Arnold Carat,
46:37Vision David Tonnelier,
46:38son Anatole,
46:39Benjamin Nau,
46:39Kylian Salé.
46:40Toutes les émissions
46:41sont retrouvées sur cnews.fr.
46:43Merci à tous les cinq.
46:44On salue tous les téléspectateurs.
46:46Vous savez que l'un des proches
46:47de Philippe me dit
46:49vraiment
46:50et moi
46:51et mon anniversaire.
46:52Je lui dis,
46:52on lui souhaitera
46:53Simon,
46:53son anniversaire,
46:54mais ce n'est pas
46:54son anniversaire aussi.
46:56On peut le souhaiter
46:57l'anniversaire.
46:57On va devoir souhaiter
46:58l'anniversaire à tout le monde.
46:59Avant.
47:00Avant, jamais.
47:00Avant.
47:01D'ailleurs,
47:02donnez-moi un petit chèque
47:03pour le cadeau.
47:04Merci.
47:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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