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  • il y a 5 minutes
Avec William Thay, Président du think tank Le Millénaire et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République



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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-11-30##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:06Nous sommes ensemble jusqu'à 10h et en direct avec vous jusqu'à 9h.
00:10On va débattre notamment de cette question.
00:12Est-ce que vous trouvez que les violences envers le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, sont un peu banalisées ?
00:18Hier, deuxième agression concernant celui qui est actuellement en dédicace et en tournée littéraire dans toute la France pour signer son livre, qui fait de la politique bien sûr.
00:26Mais il y a des réflexions comme ceux qui disent, oui d'accord, alors une violence, une violence déjà, est-ce qu'on peut vraiment parler de violence ?
00:33Et d'autres qui disent de façon un peu plus assumée, oui d'accord, on ne valide pas ses propos ni ses agissements, mais en réalité c'est peut-être à la hauteur de la violence politique que provoque Jordan Bardella.
00:44Vous, quel est votre regard, auditeur de Sud Radio sur le sujet ?
00:46Vous nous passez un petit coup de fil, 0826 300 300.
00:49Vous pouvez également voter, participer à la conversation et puis commenter sur le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux.
00:57Jordan Bardella, la violence contre le président du Rassemblement National est-elle banalisée ?
01:02Bonjour William T.
01:07Bonjour.
01:08Merci d'être avec nous ce matin, président du Think Tank Le Millénaire.
01:11Et bonjour Nicolas Corato.
01:12Bonjour Maxime.
01:13Président fondateur du Think Tank Place de la République.
01:16C'est vrai que cette question, on se la pose depuis hier soir.
01:19Deuxième agression en une semaine pour Jordan Bardella, président du Rassemblement National, eurodéputé.
01:25Et des commentaires qui semblent toujours parfois un peu valider cet esprit-là avant qu'on essaye d'aller chercher les racines de la colère.
01:33Si je puis m'exprimer ainsi, Nicolas Corato, je me tourne vers vous.
01:36Est-ce qu'en effet on banalise un peu trop la violence contre Jordan Bardella ?
01:40La violence, elle est inacceptable, elle n'a pas sa place dans le débat public ni dans le débat politique.
01:46Enfin, je pense qu'il faut être très clair.
01:48Donc il n'y a pas à banaliser cet acte qui est un acte brutal, un acte de violence, quel qu'il soit.
01:55En s'en prendre à l'intégrité physique d'une personnalité publique, d'un candidat à une élection,
02:01c'est un acte que moi je qualifie de fasciste.
02:04Et quel que soit le camp politique dans lequel et duquel ils proviennent.
02:08Il n'y a pas de demi-mesure chez vous ?
02:10Ah non, je pense que la violence, quand on est démocrate et républicain, on bannit la violence du débat public.
02:15Je ne dis pas que le débat public ne peut pas être violent, il est violent dans les arguments,
02:19il peut être violent dans la forme qu'il prend, y compris à l'oral.
02:23Moi je ne suis pas pour un discours policé, je pense qu'on peut se dire les choses et parfois avec des mots assez crus.
02:27La limite qui est posée, c'est la violence physique.
02:30Sinon on bascule dans ce que la gauche a dénoncé pendant des années.
02:34L'invasion des meetings de Simone Veil par le Front National,
02:38la course effrénée et l'agression d'une conseillère municipale par Jean-Marie Le Pen.
02:42Voilà ce que la gauche a dénoncé depuis des années.
02:45Il est hors de question qu'elle reprenne ces techniques-là à son compte.
02:49Je ne sais pas qui est la personne qui a commis cet acte.
02:51Je dis la gauche parce que je ne pense pas que la gauche soit derrière cette agression inacceptable.
02:58Je dis simplement que vous voyez, on parle de l'œuf et on ne parle pas du reste.
03:01C'est-à-dire qu'on parle de cette agression, on a le droit et on a raison d'en parler.
03:05Mais c'est un moment perdu pour parler aussi de l'autre violence, la violence politique et la violence sociale.
03:11Que l'on va parler d'ailleurs dans ce débat.
03:13Donc je trouve que quand on est républicain, on condamne fermement, définitivement, sans nuance la violence.
03:19Un homme a été placé en garde à vue.
03:21On dit que c'était quelqu'un qui était déjà habitué des faits.
03:23Contrairement à celui qui avait pu enfariner, Jordan Bardella, qui était un jeune de 19 ans.
03:27Là, c'est un profil plutôt âgé.
03:30On parle d'une personne d'un peu plus de 70 ans qui était déjà connue pour ces faits-là.
03:34Ça, c'est pour le profil type.
03:35Mais je me tourne vers vous désormais, William T.
03:37Est-ce que vous trouvez que la violence, quand il s'agit en tout cas de Jordan Bardella, est politisée ?
03:42D'ailleurs, vous conversez avec nous en 0826 300 300.
03:44À chaque fois qu'il y a une violence, de toute façon, en politique, que ce soit contre Jordan Bardella maintenant ou qu'à l'époque contre Éric Zemmour,
03:50ce qui est surprenant, c'est ce qu'on disait à ce moment-là.
03:53C'était que pour lutter, entre guillemets, contre le fascisme, on envoie des méthodes, comme le disait Nicolas justement, des méthodes de fascistes.
03:59Ça veut dire qu'au nom de la lutte contre des dérives extrêmes, on emploie des méthodes extrêmes.
04:03Pour lutter contre le fascisme, on emploie des méthodes fascistes.
04:06Pour lutter contre des propos qui seraient considérés comme violents, on utilise la violence.
04:10C'est ça qui est surprenant aujourd'hui.
04:11Et qui, je pense, met un problème pour une partie des gens qui se réclament de cette mouvance et de cette tendance politique.
04:18C'est qu'en fait, ils sont en train de tomber dans les mêmes pièges de ce qu'ils étaient en train de dénoncer.
04:21Et je pense qu'au dieu de jeter l'opprobre sur Jordan Bardella, en fait, ça l'humanise, ça le sympathise.
04:27Et donc, en fait, ils desservent leur cause.
04:29D'une part, parce qu'en fait, ils disent qu'en fait, la véritable violence et les véritables extrêmes dans ce pays,
04:33ce ne serait pas du côté de Jordan Bardella, mais ceux qui emploient des méthodes de fascistes, comme l'a rappelé Nicolas.
04:37Et de deux, en fait, ils vont dire que s'ils attaquent Jordan Bardella sur la forme et par des choses de violence,
04:43c'est qu'ils sont incapables de le battre sur le débat politique ou sur le débat des idées.
04:47Et donc, forcément, ça l'aide, ça l'humanise et ça explique pourquoi est-ce que Bardella est à 35% dans les sondages actuellement, dans les intentions de vote.
04:52L'autre point, par contre, qui est problématique, c'est qu'en fait, là où Nicolas a raison de condamner tous les types de violences,
04:58c'est que certains arrivent, parce que c'est Jordan Bardella qui est visé, ou comme à l'époque, quand c'était Charlie Cook qui était assassiné,
05:03ou quand c'était Donald Trump qui était visé, ou c'était Eric Zemmour qui était attaqué,
05:07de légitimer et de dire qu'en fait, il y aurait deux catégories de victimes,
05:11des politiques qu'on n'aurait pas le droit de toucher ou des Français qu'on n'aurait pas le droit de toucher,
05:14et des autres personnes qu'on a le droit de cibler, insulter, enfariner ou mettre des oeufs dessus,
05:18parce qu'ils n'auraient pas les mêmes idées que les personnes qui les condamnent.
05:200826 300 300 ce dimanche matin, vous participez à la conversation, bonjour Olivier.
05:26Bonjour.
05:27Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
05:29Comment vous regardez, vous, cette question, justement, de la violence en politique d'abord,
05:33et envers Jordan Bardella, est-ce que vous estimez qu'elle est en réalité banalisée ?
05:40Mon cher Olivier, est-ce que vous nous entendez ?
05:41Je souscris à 100% aux deux intervenants, ils ont dit, je ne pourrais pas dire mieux,
05:48j'aurais jamais osé de toute façon le penser, mais ça résume parfaitement mon point de vue.
05:53Maintenant, je peux apporter ma pierre à l'édifice, deux choses.
05:57Le RN, dans les discussions de ville que j'ai avec plein de gens, il est hyper stigmatisé,
06:02et la violence que les gens ressentent, que les gens émettent envers le RN pour moi,
06:08elle est de cet ordre-là également, c'est-à-dire que, quand vous demandez aux gens ce qu'ils pensent du RN,
06:14ils disent, mais j'écoute même pas ce qu'ils disent, ce sont des gens d'extrême droite.
06:16Alors, je dis, ok, comment tu définis l'extrême droite ?
06:19Alors, déjà, vous avez 80% de l'auditeur qui ne sait pas dire ce que c'est exactement,
06:25quelle définition peut avoir de l'extrême droite.
06:27Mais de toute façon, ils se retranchent d'ailleurs, ce sont des fascistes.
06:30Ok, quelle est la définition, pas la tienne, mais la définition réelle du fascisme ?
06:35Et il n'y a plus personne.
06:36C'est-à-dire que les gens manisent des termes dont ils ne connaissent pas le fond.
06:41Et donc, la première violence envers le RN, c'est que les gens ne s'y intéressent pas.
06:47Et par exemple, moi, quand je leur dis que je trouve que la politique sociale du RN est trop à gauche pour moi,
06:53ils me regardent avec des jurons en disant, mais qu'est-ce que tu racontes ?
06:56Vous vous dites, en réalité, mon cher Olivier, si j'essaie de bien résumer votre propos,
07:01et arrêtez-moi si je me trompe, vous nous dites, en réalité, le RN est victime de l'image qu'on lui colle en permanence.
07:07C'est ça, d'une certaine manière ?
07:08Evidemment !
07:09Et donc, comme on ne s'y intéresse pas, on est pris par les caricatures qu'on peut avoir à propos du Rassemblement National ?
07:17On est toujours pris par les caricatures de Mitterrand, qui a mis des sbires en place,
07:21hormis de nouveaux médias comme vous, et ça fait un bien fou,
07:25qui véhiculent depuis le début un truc qu'ils disent, ils sont radioactifs,
07:30même quand ils diront qu'il pleut le jour où il pleut, vous ne les croyez pas.
07:34C'est impressionnant.
07:35C'est vraiment impressionnant.
07:36Mais là, je trouve que, pour revenir plus précisément à l'épisode,
07:38il y a deux choses qui me sont venues à l'esprit.
07:41C'est qu'il a bien réagi.
07:43Je trouve qu'il est à ce type, c'est exactement ça.
07:46Quand plus vous l'attrenez, mieux il se défend.
07:49Et c'est exactement ce que disait la personne qui est sur le plateau.
07:52Le deuxième truc là, qui est plus dans l'autre sens,
07:55c'est que, quitte à...
07:57Enfin, ce côté l'œuf et la farine,
08:00c'est un petit côté franchouillard, marrant, révolutionnaire.
08:03C'est pas dangereux, hormis l'idéologie que ça déploie, et je suis d'accord.
08:08Il y a un petit côté franchouillard où je retrouve un peu mon pays là-dedans.
08:12Même si je condamne fermement.
08:14Condamne fermement, mais l'idée qu'aujourd'hui,
08:16on manifeste une certaine protestation à base d'œuf et de farine,
08:19on se dit, bon, tant que ça ne reste parfois que l'œuf et de farine,
08:21même si vous condamnez totalement, mon cher Olivier,
08:23je comprends l'esprit auquel vous faites allusion.
08:26Je vous remercie de nous avoir appelés au 0826 300 300.
08:29Merci d'être fidèle à Sud Radio.
08:30Je vous souhaite un très bon dimanche.
08:32Dans ce que dit Olivier, mon cher Nicolas,
08:34il y a quand même quelque chose d'intéressant.
08:36C'est en réalité le manque d'intérêt, parfois le manque de fonds,
08:39concernant le rassemblement national.
08:41Et on le voit un peu aujourd'hui sur les plateaux.
08:43On a largement critiqué, je crois que c'est encore le cas,
08:46très amplement la manière dont Jordan Bardella pouvait travailler
08:50à quel point parfois il pouvait manquer d'épaisseur, de consistance.
08:53Mais il y a aussi peut-être un travail qu'on ne fait pas,
08:55qu'on ne font pas beaucoup de gens,
08:56concernant le rassemblement national,
08:58ce qui fait que ce n'est qu'un enchaînement de caricatures.
09:01Oui, et moi je ne serais pas d'accord sur le fond avec votre auditeur,
09:04mais sur la forme, je peux lui accorder crédit.
09:05Vous avez raison, la question qu'on devrait se poser
09:08quand on vient de la gauche,
09:10c'est de continuer à démontrer, parce que c'est le cas,
09:14que le rassemblement national de M. Bardella
09:16est bien un parti d'extrême droite.
09:18Alors qu'est-ce que vous le faites encore ?
09:20Et pas simplement parce que le Conseil d'État le dit.
09:23C'est un parti qui fait partie d'une tradition
09:25qui vient des remises en cause,
09:28des acquis de la Révolution française.
09:29La liberté, l'égalité, la fraternité.
09:32C'est le parti de l'étranger qui a choisi un camp,
09:36il y a quelques années, qui était celui de l'Allemagne,
09:38et qui ont choisi un autre aujourd'hui, qui est celui de la Russie.
09:41Pour vous, ils sont encore pro-russes aujourd'hui ?
09:43Écoutez, c'est un parti...
09:44Ils ont reçu le prêt, Jordan Bardella a toujours dit que c'était une agression.
09:47On parle de violence aujourd'hui.
09:50Le président de la République reçoit le président ukrainien.
09:53Est-ce que vous avez entendu Jordan Bardella,
09:56dernièrement, soutenir M. Zelensky ?
09:59Est-ce que vous avez entendu M. Bardella...
10:00Très franchement, ça a toujours été la ligne du rassemblement national.
10:02Est-ce que vous avez entendu M. Bardella critiquer le plan de M. Trump
10:06qui est inacceptable pour l'Europe ?
10:08Ces sujets-là, on ne les pose jamais sur la table
10:10quand on a le rassemblement national en face de soi.
10:13Et moi, j'aimerais que ce soit sur ces sujets
10:14qu'on interroge le rassemblement national,
10:17qui n'est pas un parti patriotique,
10:18qui est un parti anti-national.
10:21Anti-national au sens de la nation que nous avons créée,
10:23du projet national que nous avons créé depuis la Révolution française.
10:27Jordan Bardella fait partie d'une génération avec M. Zemmour
10:29qui remettent en cause systématiquement
10:32les acquis de la Révolution française.
10:34Et c'est là-dessus qu'on devrait se battre.
10:350826 300 300.
10:37Est-ce que vous partagez les analyses qui sont en train d'être faites ?
10:39Vous venez en parler, discuter avec votre café du dimanche.
10:42C'est autorisé.
10:420826 300 300.
10:45Vous savez quelles questions je vais vous poser,
10:46où il y a été la réponse à ce que vient de dire Nicolas.
10:48Est-ce qu'en effet, Olivier nous le disait,
10:50on ne sait pas toujours comment qualifier le rassemblement national.
10:53Quand on utilise des grands mots,
10:54les gens ne savent pas toujours les définir.
10:56Est-ce que vous rejoignez Nicolas
10:58quand il affirme que c'est un parti,
10:59en tout cas un parti de l'étranger,
11:01dans le sens anti-national ?
11:02Moi, ce qui me marque au rassemblement national,
11:04c'est qu'ils n'ont jamais su opérer des clarifications en ligne,
11:06hormis sur des choses symboliques pour plaire à la gauche.
11:08C'est-à-dire que Marine Le Pen,
11:09depuis qu'elle est présidente du rassemblement national,
11:10en fait, elle n'avait jamais voulu rassurer les gens de droite,
11:14notamment parce qu'on lui pose à chaque fois la même question,
11:16en disant est-ce qu'elle veut mener un programme de droite ?
11:17Elle a répondu à Darius Rochebin, votre confrère,
11:20en disant qu'elle ne voulait pas faire des réformes économiques,
11:23taper sur les fonctionnaires.
11:23En tout cas, sur les fonctionnaires, c'est une politique de droite.
11:25Elle a dit que c'était une politique de droite.
11:27Mais par contre, ce qu'elle fait,
11:28c'est qu'elle s'est couché moralement sur les grands totems de gauche.
11:31C'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec ce que dit Nicolas.
11:33C'est-à-dire qu'en fait, sur les grandes concessions qu'elle doit faire,
11:34sur les questions sociétales, sur la vision de la société, etc.,
11:37à chaque fois, elle a donné le point à ce qu'on appelle la gauche morale
11:39pour lui donner le point.
11:41Là où Nicolas a raison, c'est qu'en fait,
11:43sur les grandes mucs qu'on attend le rassemblement national,
11:44un peu comme la mue qu'a fait Giorgia Meloni en Italie,
11:47sur les questions internationales, sur les questions économiques,
11:49sur les questions de la place de la France dans l'Union européenne
11:52ou dans l'OTAN,
11:52Marine Le Pen n'a jamais fait les concessions nécessaires
11:55ou les mutations nécessaires
11:56pour en fait faire en sorte que son parti
11:59devienne « normal » ou entre guillemets
12:00un parti classique,
12:01et pour rejoindre une tradition qu'on a vue en Europe,
12:04auquel on a vu des partis qui étaient extrémistes
12:06et qui ont ensuite, après, travaillé avec la droite classique.
12:08Et c'est sur ces questions-là, je pense,
12:09où Marine Le Pen, en fait, pose un véritable problème.
12:11Et c'est non pas Nicolas qui alimente la caricature,
12:14mais en fait, c'est elle-même qui a alimenté sa propre caricature
12:16parce qu'en fait, elle s'est construite dans un combat
12:18non pas uniquement contre les médias,
12:22mais aussi, je pense, contre une partie des gens de droite
12:24auxquels elle a un problème,
12:25c'est qu'à chaque fois, elle cherche un truc qui est personnel, je pense,
12:28et que c'est plutôt de ce côté-là qu'il faut chercher.
12:30– 0826-300-300, avant qu'on aille aussi,
12:33j'aimerais qu'on cherche à qualifier ensemble,
12:34si vous le voulez bien, messieurs,
12:36le qualificatif qu'on pourrait utiliser.
12:38Est-ce que c'est de la violence en politique ?
12:39Est-ce que c'est de la brutalisation ?
12:40Est-ce qu'on doit s'y habituer ?
12:41Est-ce que ça s'inscrit dans quelque chose ?
12:43Ou au contraire, est-ce que c'est seulement des personnalités,
12:45aujourd'hui, qui cristallisent cette violence ?
12:47Mais vos propos font réagir au 0826-300-300.
12:50Bonjour Hervé !
12:51– Bonjour !
12:52– Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
12:53Comment allez-vous ?
12:54– Moi, je vais bien.
12:55– Toujours à l'écoute de Sud Radio,
12:58vous êtes dans le coin d'Anthony, c'est ça ?
12:59– Voilà, exactement, exactement.
13:01– Est-ce que vous avez un temps qui fait rêver ce matin ?
13:04– Oui, enfin oui, je vois le ciel,
13:07oui, ça a l'air un peu dégagé, j'ai l'impression, je ne sais pas.
13:10– Pour un dimanche, c'est déjà exceptionnel, mon cher Hervé Saché.
13:14Comment vous regardez le débat, justement,
13:16sur la violence en politique,
13:17et plus précisément sur Jordan Bardella,
13:18qui a subi une agression hier ?
13:20– Non, mais ce que dit votre invité, là,
13:23ce n'est pas faux, ça, c'est juste, politiquement,
13:25moi, je trouve, oui, c'est psychologiquement bien vu.
13:29Moi, je suis un peu affligé, si vous voulez,
13:31par les réactions de Pavlov, de l'extrême-gauche,
13:34qui n'a toujours pas compris que le monde avait changé,
13:37et que, d'abord, ils confondent régulièrement
13:39l'extrême-droite et puis le fascisme,
13:41c'est même l'opposé, même s'ils sont violents,
13:43mais les communistes sont violents aussi,
13:45et l'extrême-gauche est violente,
13:47et elle le revendique, notamment depuis la Révolution française,
13:51la résolution des conflits par la violence.
13:54Moi, ça ne m'étonne absolument pas, si vous voulez.
13:57Et c'est affligeant, parce qu'en fait,
13:58il n'y a pas d'analyse politique.
14:00Et donc, ils essayent de reproduire toujours le même schéma,
14:04au risque de fracturer encore un peu plus
14:06la population française.
14:08D'ailleurs, celui qui a agressé, je crois qu'il a...
14:11Donc, c'est ce qu'on appelle un boomer,
14:12c'est quelqu'un qui a 70 ans,
14:14non, mais voilà, on ne l'a pas remarqué,
14:16mais c'est vrai.
14:17Donc, il y a à la fois des jeunes, si vous voulez,
14:20qui sont, alors on peut dire, esservelés,
14:21qui ont peu de culture,
14:22et qui ne connaissent pas véritablement
14:24l'histoire de la gauche, de l'extrême-gauche, etc.,
14:26et de la violence.
14:27Et puis, vous avez des gens qui sont arqueboutés
14:30sur les années 68,
14:31et donc, ça, c'est...
14:32Non, mais c'est lamentable, voilà.
14:33Grosso modo, intégralement, c'est lamentable.
14:36On entend bien votre critique,
14:37des réactions en plus, pavloviennes.
14:39Merci beaucoup, mon cher Hervé,
14:40d'avoir été avec nous, 0826 300 300,
14:43d'être fidèle à Sud Radio.
14:44Et je vous souhaite, donc, un très bon dimanche Hervé, aussi,
14:46sur les réactions, parfois un peu pavloviennes,
14:48qu'on voit ici et là, très caricaturales.
14:51Mais, simplement, pour terminer ce débat sereinement, messieurs,
14:53comment vous qualifiez ça ?
14:54Tout à l'heure, j'utilisais le mot de brutalisation.
14:57Est-ce que c'est tout simplement une nouvelle ère politique ?
14:59C'est-à-dire que la violence est beaucoup plus quotidienne,
15:01parce que réseaux sociaux, médias en boucle,
15:03on a l'impression que c'est partout.
15:05Est-ce que c'est vraiment une augmentation progressive ?
15:08Est-ce qu'on s'y habitue ?
15:09Comment vous observez ça, Nicolas Torato ?
15:11Non, malheureusement, j'ai l'impression que ces types de violences
15:15s'expriment depuis longtemps dans les campagnes électorales.
15:18Ce n'est pas nouveau, ce n'est pas un phénomène nouveau.
15:20Vous parliez d'enfarinement.
15:23M. Hollande, candidat à la présidentielle,
15:25avait été enfariné à l'époque.
15:28Emmanuel Valls.
15:29Pardon ?
15:30Emmanuel Valls.
15:30Donc, on n'est pas du tout sur quelque chose de nouveau.
15:33Ce qui est nouveau,
15:34ce n'est pas tant la violence qui s'exprime vis-à-vis des candidats.
15:38Et j'espère que cette campagne sera sereine.
15:40Je l'espère vraiment.
15:41C'est la violence qui s'exprime vis-à-vis des élus.
15:44Les élus municipaux, il y a 2500 actes de violence déclarés,
15:49signalés, ça fait quasiment 50 par semaine,
15:51en France chaque année.
15:54M. Macron est un président qui ne peut plus sortir sans regard du corps.
15:59Et moi, la question que je me pose,
16:00c'est le prochain président ou la prochaine présidente qui sera élue
16:03pourra-t-elle marcher dans les rues de France sans craindre pour sa vie ?
16:07Et puis, autre question que j'ajoute à votre raisonnement
16:10qui est extrêmement juste, mon cher Nicolas,
16:12c'est est-ce qu'on va pouvoir aujourd'hui,
16:14à chaque fois qu'on fait de la politique,
16:16vivre sereinement ?
16:17Question que beaucoup de responsables, en effet, de sécurité,
16:20on va dire qui sont dubitatifs sur la question.
16:22Le mot de la fin, mon cher William.
16:23Je suis d'accord avec ce que ça dit Nicolas,
16:24donc je ne vais pas aller sur ce point-là.
16:25Moi, ce qui me marque, c'est qu'aujourd'hui,
16:27on le vit tous, nous, au quotidien,
16:28quand on a des repas de famille,
16:30c'est très compliqué de pouvoir parler à des gens
16:31qui n'ont pas la même tendance politique que vous.
16:33C'est-à-dire qu'en fait, on fait preuve d'un manque de tolérance
16:35auquel on n'accepte pas, comme l'a rappelé votre premier auditeur.
16:38Quand quelqu'un ne fait pas partie du même camp que vous,
16:39forcément, vous avez tendance à l'extrémiser,
16:41l'ostraciser,
16:42et plutôt que d'avoir une conversation sereine
16:44où on peut échanger sur le fond,
16:45et bien maintenant, on arrive à rester dans l'entre-soi,
16:48à une certaine polarisation
16:49qui fait qu'on reste uniquement entre nous
16:51avec des gens qui pensent comme nous,
16:52de la même sociologie que nous,
16:53et je pense que ça casse notre modèle unitaire
16:56et ça fait des petites communautés,
16:58soit de gens de gauche ou de centre-gauche,
16:59avec des gens de centre-droite,
17:00avec des gens de l'extrême-droite.
17:01Et donc, ça fait des bulles cognitives.
17:03Heureusement que Sud Radio est là
17:04pour vous faire débattre ensemble
17:05et pour vous écouter, amis auditeurs.
17:06Merci beaucoup, Nicolas Corato,
17:08président fondateur du Think Tank Place de la République.
17:10Merci d'avoir été avec nous ce matin.
17:12Je vous souhaite un bon dimanche
17:13et chez mon cher William T.
17:14Bon dimanche à vous aussi,
17:15président du Think Tank.
17:16Le millénaire...
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