- il y a 2 mois
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe de Villiers.
00:05Cher Philippe, bonsoir !
00:06Bonsoir Elliot !
00:07Plaisir de vous retrouver Geoffroy Lejeune, ça me fait du bien de vous retrouver sur le plateau de CNews.
00:13On ne se quitte plus ?
00:13On ne se quitte plus, on a passé quasiment la semaine ensemble.
00:16Avec Geoffroy Lejeune, on a failli lancer une hola, comme mardi soir, regardez, au Dôme de Paris.
00:22Cher Philippe de Villiers, vous vous souhaitez remercier, j'imagine, il y avait 4000 personnes, plus de 4000 personnes mardi soir.
00:28On en parlera évidemment dans cette émission, puisqu'on reverra aussi l'émotion d'Harmonie Comine, la standing ovation pour cette Harmonie Comine.
00:36C'était un grand moment.
00:37Oui, alors c'est un grand moment parce qu'il y avait quelque chose de rare, et je connais bien le palais de l'espoir.
00:46C'est votre scène un peu.
00:47Alors depuis longtemps, mais je n'ai jamais senti un moment d'une telle intensité, d'une telle émotion, où il y a vraiment un public qui ne fait plus qu'un,
01:02des cœurs ouverts, des cœurs à l'unisson, et un enthousiasme français absolument exceptionnel.
01:11C'est très, très émouvant.
01:15Et on a retrouvé notre...
01:16Et donc, il faut féliciter le patron du JDD, toujours humble, distrait...
01:22Il faut féliciter les organisateurs qui étaient Ludovic et Paul.
01:26Et toute son équipe, mais vraiment, des gens ne se rendent pas compte, mais je vais leur dire,
01:31toutes ces équipes qui travaillent à CNews, à Canal+, au JDD, au JDD News, etc.,
01:41dans ce qu'on appelle le groupe, dirigé par le Breton, c'est magnifique.
01:51C'est magnifique.
01:52Il y a une atmosphère magnifique.
01:55Quel moment ? Et on en parlera évidemment...
01:57Alors, on est jalousé, vous savez.
01:59Ah oui ?
01:59Oui.
02:00Mais alors, c'est drôle parce que je racontais à Pascal Praud à l'instant
02:02que dans le temps, pendant 40 ans, quand je participais à un événement comme ça,
02:08on disait aux personnalités, rentrez dans vos loges, rentrez,
02:12pour éviter les sons des journalistes de la gauche bien pensante
02:18qui cherchaient évidemment à nous piéger.
02:22Et là, c'était l'inverse.
02:23C'est nous qui étions dans les couloirs et c'est eux qui se planquaient, en fait.
02:27Et on salue tout le monde.
02:29Et on remercie évidemment tous les Français qui sont venus ce mardi soir au Dôme de Paris
02:35pour le premier événement face à vous.
02:39Et peut-être, peut-être, qui sait, il y en aura d'autres.
02:42Cher Philippe de Villiers, vous souhaitez commencer par cette image
02:45qui nous vient non pas de France mais de Belgique.
02:48C'est une information relayée par le Média La Libre,
02:51l'un des grands titres de presse chez nos voisins belges.
02:56Et on peut lire, la ville de Bruxelles opte pour une crèche de Noël en tissu et sans visage,
03:01un mélange inclusif pour que tout le monde s'y retrouve.
03:05Geoffroy Lejeune.
03:06Question très simple, Philippe.
03:07Pourquoi cette image vous a-t-elle marquée ?
03:10Parce que c'est un accompte sur les temps à venir.
03:14Cette image, elle a été épinglée par Florence Bergeau-Blaclair.
03:20C'est elle qui l'a lancée sur son compte Twitter.
03:23Et en la regardant, je me suis dit, par un système de poupée gigogne,
03:34trois choses.
03:36D'abord, il faut bien regarder l'image, ce qu'elle signifie.
03:41Il n'y a plus de visage.
03:43C'est-à-dire que c'est le passage d'une religion incarnée à une religion désincarnée.
03:53Ce n'est pas rien.
03:54Ce que Florence appelle le Noël charia compatible.
04:01Il faut savoir que la cathédrale de Strasbourg est derrière.
04:08Ça va loin.
04:10De Bruxelles, vous voulez dire ?
04:11Comment ?
04:11De Bruxelles.
04:12Pardon, oui, c'est l'apsus.
04:16Révélateur.
04:17La cathédrale de Bruxelles, oui.
04:19Ça n'arriverait jamais avec nos évêques.
04:21Oh là là !
04:22Le Noël inclusif, oh non, ils en sont loin.
04:28Oh là là !
04:28Ils en sont loin, mais tout près, en fait.
04:31Comme disait William Golnadel, avec vous, il disait, dans cinq ans, c'est chez nous.
04:37Alors, donc, la crèche inclusive, ça veut dire pas de visage, donc plus d'incarnation.
04:41Bon, ce n'est pas la même religion.
04:42Deuxièmement, un Jésus qui n'est pas Jésus, un Joseph qui n'est pas Joseph.
04:48Ensuite, Joseph, il est en Bédouin.
04:51Bon.
04:51Et, et ensuite, tout ça prend place dans ce qu'on appelle, non pas le marché de Noël, c'est plus le marché de Noël, comme à Strasbourg, c'est les plaisirs d'hiver.
05:03Voilà pour la crèche.
05:07Alors, Bruxelles, c'est une ville qui est maintenant majoritairement musulmane.
05:14Le nombre, le nombre, le nombre, comme disait Toimi.
05:17Ensuite, c'est la Belgique.
05:20La Belgique, c'est le Belgique-istan.
05:23Bruxelles, la banlieue de Bruxelles, vous savez comment elle s'appelle ?
05:27Molenbeek.
05:28Ça ne vous dit rien ?
05:29Molenbeek, c'était le quartier général du Bataclan.
05:34Et puis, la Belgique, Bruxelles, c'est aussi là qu'est le siège de l'Europe, l'Union européenne.
05:41Or, l'Union européenne, elle finance les frères musulmans.
05:44Il faut le savoir.
05:45Et non seulement ça, mais le Conseil de l'Europe a fait une campagne de publicité, il y a un an ou deux ans, pour le voile.
05:52Donc, l'Europe, elle est mouillée dans cette histoire de crèche inclusive.
05:57Et enfin, je dirais un mot sur la France.
05:59En fait, la France, il faut qu'elle regarde cette crèche comme un avaloir sur ce qui va se passer chez nous dans quelques années.
06:12Un miroir prémonitoire.
06:17Et pourquoi je dis ça ? À cause de l'État de droit.
06:20Parce que l'État de droit a pris la laïcité.
06:23On a fait le laïcisme.
06:24C'est un fusil à tirer dans les coins, dès qu'il y a les chrétientés flageolantes, qui bougent encore.
06:31Et il y a une chose qui m'a marqué, qui m'a fait faire un chapitre dans mon livre Populicide,
06:36où je dis « Je sens venir le califat ».
06:39Je ne sais pas si vous avez oublié ce moment.
06:44Dans la même semaine, le tribunal de Lyon interdit la messe de la Sainte Geneviève pour les gendarmes à Privat.
06:57Alors que c'est une fête immémoriale, populaire, pour les militaires que sont les gendarmes.
07:03Et quelques jours après, on retrouve le Premier ministre qui rompt le jeûne,
07:11il va à la rupture du jeûne, dans la mosquée des Mahorais à Pau.
07:15Et le ministre des Affaires étrangères, l'innérable Barrault,
07:18lui va à la rupture du jeûne avec le grand recteur de la mosquée de Paris.
07:25Dans la même semaine.
07:27C'est-à-dire qu'en fait, on voit qu'on est tout près de cette fameuse société inclusive,
07:31qui consiste en fait à dire à tous ceux qui veulent garder nos racines,
07:39« Allez, il va falloir évoluer.
07:41Il va falloir accueillir une autre civilisation.
07:43Et pour accueillir une autre civilisation, il va falloir que la nôtre commence à allonger les murs. »
07:47Il n'y a qu'une réponse à tout cela.
07:50Eliott, je crois.
07:51Qu'une réponse.
07:52Une seule réforme constitutionnelle.
07:56Mettre les racines chrétiennes dans la Constitution.
07:59Et là, on règle tout.
08:00Parce que les juges seront obligés de suivre.
08:02Ils n'auront plus le choix.
08:04Parlons de la liberté de la presse à présent, Philippe De Villiers, de la liberté d'expression.
08:08On regarde un souhait du président de la République
08:11de labelliser les médias, des médias dignes de confiance ou non.
08:18Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron, c'était cette semaine.
08:22Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels
08:27qui puissent dire « Ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information. »
08:33Parce que c'est une matière dangereuse, en fait, l'information.
08:35Et donc il y a des règles déontologiques.
08:37Ce n'est pas à l'État de dire, parce qu'il faut faire attention.
08:40Ce n'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire « Ceci est une information, ceci n'en est pas. »
08:43On n'a pas non plus envie de tomber là-dedans.
08:45Parce que ce n'est pas ça une démocratie.
08:47Ça devient assez rapidement, sinon, l'autocratie.
08:49Ce n'est pas moi qui dis tous les matins « L'information de la voie du Nord est bonne ou pas bonne. »
08:53On reviendrait en arrière de 10 cases.
08:55Alors c'était le 19 novembre dernier.
08:57Et je vous propose une citation, celle d'un journal, un média digne de confiance.
09:03RTL, bien sûr, nos excellents confrères.
09:05Pour garantir l'indépendance du dispositif, le Président souhaite que ce l'appel soit attribué par des professionnels des médias.
09:11Il a notamment cité le Journalisme Trust Initiative, une démarche portée par Reporters sans frontières
09:18et déjà soutenue dans les cadres des États généraux de l'information en 2024.
09:23Geoffroy Lejeune.
09:24Il y avait tout un programme.
09:25Philippe, qu'est-ce que vous pensez de cette volonté de labelliser les médias ?
09:29Écoutez, je suis tombé de l'armoire.
09:31Parce qu'on avait déjà l'ARCOM, maintenant on est à l'ARCOM puissance 1000.
09:37Labelliser.
09:38Le verbe, très important, arrêtons-nous sur le verbe.
09:42Parce que c'est le vocabulaire de Serge Papin, le ministre des PME.
09:46C'est les grandes surfaces en fait.
09:48Les caddies, les produits, les têtes de gondoles, on labellise.
09:53Les prunes, les poireaux, on labellise tout.
09:58Et là on va labelliser les hommes politiques, on va labelliser les éditorialistes.
10:03On va labelliser les sites d'information.
10:06Alors, donc on dit, vous, hommes politiques, vous êtes un yaourt.
10:10Donc on va vous donner un label de yaourt.
10:16Ça va bien en fait, beaucoup d'hommes politiques sont des yaourts de grande surface.
10:20Le font près du couvercle, crémeux à cœur.
10:22Donc ils sont prêts à cette labellisation.
10:24Ils sont ravis d'ailleurs.
10:26Ils sont ravis d'être jugés par des professionnels.
10:29Les professionnels de la profession, comme disait l'autre.
10:32Et alors, en fait, je vais vous dire, ça signifie quelque chose qu'il faut dire à nos amis téléspectateurs, auditeurs.
10:44Le système panique.
10:48Pourquoi ? Parce que l'idéologie progressiste est en train de perdre pied.
10:55Moi, j'ai une date en tête.
10:57C'est le 12 avril 2025.
11:00Double page dans le journal Le Monde.
11:02Un papier signé du prophète médiatique de la gauche finissante, Pierre Rosanvallon.
11:13L'homme qui parle au nom de ce que Paul Valery avait appelé les professions délirantes.
11:19Et il a ce mot au cœur de son papier.
11:24Il dit, c'est très grave la situation.
11:27La démonisation du populisme ne fonctionne plus.
11:32La démonisation, c'est-à-dire que vous êtes un démon.
11:37Là, il y a deux démons, même trois.
11:40Vous le premier.
11:41Des diables, quoi.
11:42Vous voyez ?
11:43Donc, quand on dit que ça ne fonctionne plus, parce que les gens continuent à lire le JDD, regarder ces news, etc.
11:51Donc, il faut trouver autre chose.
11:52Ensuite, il y a à Davos, le long sanglot du violon de Madame van der Leyen, l'impératrice de la norme,
12:06qui murmure à la fin de son discours, à la fois épuisée et impuissante.
12:15Le plus grand péril de notre temps, chers amis, c'est la désinformation.
12:24Et elle parle de Benoni en Italie, elle parle de la Roumanie, elle parle de ce qui peut se passer en Allemagne, elle parle de ce qui peut se passer en France.
12:31« Le danger populiste. Des fois que le peuple voudrait reprendre le pouvoir et nous imposer ses fantaisies. »
12:47Par exemple, prétablir les frontières, en finir avec l'insécurité, avec le sentiment d'insécurité, etc.
12:54Et alors, quel est le rêve macronien ?
12:57Le rêve macronien, c'est de faire, c'est ça qu'il dit en fait, enfin, à la fin de son deuxième mandat, un ministère de la vérité.
13:08C'est ça dont il rêve.
13:09Mais il ne sait pas que ça a déjà été fait dans un livre par Orwell.
13:14Et il ne sait pas ce que Solzhenitsyn m'a dit, il m'a raconté, il m'a dit « le système s'autoraconte » en parlant de l'Union soviétique.
13:22Et là, il rêve Macron que le système s'autoraconte.
13:25En Union soviétique, il disait « vous savez, l'année, cette année a été exceptionnelle pour la récolte de céréales, exceptionnelle pour les betteraves, etc. »
13:35Alors, tout le monde savait que le système ment.
13:40Et le système savait qu'il mentait.
13:43Mais bon, c'était un mensonge d'État qui était considéré comme normal.
13:46Donc, le système s'autoraconte.
13:49En fait, c'est ça sur à quoi on assiste.
13:52Et ce que veut Emmanuel Macron, c'est que les organes officiels continuent à diffuser la vérité au nom du ministère de la vérité.
14:03Donc, par exemple, Crépol, c'est un fait divers.
14:07Lola, c'est un fait divers, etc.
14:09L'Ukraine va gagner la guerre, etc.
14:13On entend tout ça.
14:14Donc, ça, c'est les professionnels.
14:17Et puis, ensuite, l'ARCOM.
14:21Donc, l'ARCOM est chargé de veiller sur tout ça.
14:24Donc, par exemple, l'ARCOM dit...
14:27Philippe Dehuyé, on le classe comme une personnalité politique.
14:33Bien qu'ils ne soient pas membres d'un parti et qu'ils ne soient pas élus.
14:36Mais par contre, pas Roselyne Bachelot, pas Dupond-Moréty, pas Cohn-Bendit.
14:42Eux, ils ne sont pas décomptés.
14:44C'est le système de la justice distributive.
14:49Oui.
14:49En fonction des talents et des étiquettes inventées par l'ARCOM.
14:54Et puis, ensuite, il y a la judiciarisation.
14:56Parce que ce que dit Rosenvalon dans son papier, c'est ça qui va se produire.
15:01Écoutez bien.
15:01Il dit que les juges incarnent autant que les élus
15:09le principe de la représentation du peuple, c'est-à-dire de la souveraineté.
15:17Les juges incarnent autant que les élus.
15:21Donc, en fait, c'est la judiciarisation.
15:23Et j'ai cru voir un bandeau cet après-midi sur CNews.
15:26Macron va demander qu'il y ait un référé à chaque fois.
15:29Un référé, sur ce qui est dit, donc un référé immédiat.
15:34Donc, en fait, voilà.
15:35Et qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ?
15:37Et j'en termine.
15:40En fait, il y a une idée simple, une ligne de fuite.
15:44Ce qu'ils veulent faire, c'est créer un corpus juridique
15:50qui prépare un conditionnement psychologique.
15:55pour aller où ?
15:57Pour aller à la société de surveillance, croyez-vous ?
16:02Non.
16:03Non, plus que ça.
16:05Mieux que ça.
16:06C'est ça, le ministère de la vérité d'Orwell.
16:09Pour aller à la société de l'autosurveillance.
16:12C'est-à-dire, le journaliste s'autosurveille.
16:16L'homme politique s'autosurveille.
16:20Le professeur s'autosurveille.
16:23Le citoyen s'autosurveille.
16:26C'est-à-dire qu'il est tellement encadré
16:28qu'il fait attention aux moindres mots,
16:31à la moindre action, au moindre écho.
16:34Voilà ce qu'ils sont en train de préparer.
16:37Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente,
16:43aussi probable,
16:47depuis la peste brune et la peste rouge,
16:50qu'avec la Macronie finissante.
16:53Vous avez parlé des professionnels de la profession
16:56et notamment de reporters sans frontières.
16:58Vous avez parlé aussi de l'ARCOM.
17:00Vous savez qu'il y a jeudi soir, complément d'enquête,
17:03proposé un documentaire à charge contre CNews
17:06attaquant le groupe et se fondant sur une étude de RSF.
17:09Étude qu'ils ont retirée à la hâte,
17:12puisque retoquée, en quelque sorte,
17:14par le gendarme de l'audiovisuel.
17:17Exclusif, et je cite un autre média de confiance,
17:20Le Point, pluralisme sur CNews,
17:23l'ARCOM contredit frontalement RSF,
17:26interrogé par Le Point après un rapport
17:27de reporters sans frontières,
17:28repris dans complément d'enquête.
17:29L'ARCOM affirme n'avoir constaté,
17:31constaté en mars 2025,
17:33aucun problème de respect du pluralisme sur CNews.
17:37Or, la promesse de complément d'enquête,
17:40c'était de dire les faits.
17:41Rien que les faits, la science, les études
17:43et notamment l'écoute d'RSF
17:44sur le manque de pluralisme en mars 2025.
17:47Que vous inspirent ces méthodes de complément d'enquête,
17:50mais aussi de RSF,
17:52les professionnels de la profession,
17:53dites-vous, Philippe ?
17:55Alors, suivez-moi bien.
18:02On va essayer de recomposer le paysage,
18:06alors qu'il est.
18:07On a un service public de l'information,
18:15donc une chaîne de télévision militante,
18:18qui s'adresse à une organisation
18:28Reporters sans frontières
18:31qui est elle-même militante,
18:35donc une chaîne militante s'adresse
18:36à une organisation militante
18:38pour faire une étude militante,
18:42pour une émission militante,
18:45et tout à coup, il y a une autorité extérieure militante
18:49qui juge que l'étude militante
18:52de l'émission militante
18:53de la chaîne militante
18:54est trop militante.
18:58Ça s'appelle mettre la main dans le pot de confiture
19:01et renverser la confiture sur tous les tabliers.
19:04C'était un apologue.
19:08Alors peut-être que les médias de confiance
19:11et ceux qui ne seront pas de confiance
19:13n'auront pas la possibilité
19:14de faire ce qui a été fait,
19:15on l'a abordé très rapidement
19:16mardi soir,
19:19à savoir face à vous.
19:20On a vécu cette semaine
19:21une grande soirée
19:22au plus près de vous,
19:24chers téléspectateurs,
19:25notamment sur CNews Prime,
19:26mais aussi au plus près des Français.
19:28Événement qui a réuni
19:294000 personnes au Dôme de Paris
19:31pour une soirée débat
19:32autour des grands enjeux,
19:33l'éducation, la justice,
19:35ou encore la sécurité.
19:36Et parmi toutes les images
19:37les plus marquantes,
19:38il y a évidemment
19:39cette ovation rendue
19:41à Harmonie Comine,
19:42cette femme d'un courage absolu
19:44qui a perdu son mari,
19:45le gendarme Comine,
19:47et qui avait eu cette phrase
19:48« L'État a tué mon mari ».
19:50D'ailleurs, elle a présenté
19:51en quelque sorte ses excuses
19:52en disant « Je n'aurais pas dû dire
19:53l'État a perdu mon mari ».
19:55La France a perdu,
19:56a tué mon mari,
19:57mais l'État français
19:58a tué mon mari.
20:00Revoyons,
20:01revivons ensemble
20:02cette séquence.
20:02Harmonie Comine,
20:05vous êtes mère de famille,
20:08femme d'un homme gendarme
20:10qui a été tué le 26 août 2024
20:12dans les Alpes-Maritimes,
20:14fauchée par un chauffard
20:15multirécidiviste
20:16après un refus d'obtempérer.
20:19Et vous êtes aussi
20:19une Française engagée
20:21qui n'a pas hésité
20:21à prendre et reprendre la parole
20:23pour faire évoluer
20:24la réponse pénale
20:25et ainsi mieux protéger
20:27ceux qui le méritent.
20:29Et merci infiniment
20:30d'être là ce soir.
20:31Merci à vous.
20:34Applaudissements
20:37Applaudissements
20:40Applaudissements
20:43Applaudissements
20:45Applaudissements
20:48Applaudissements
20:51C'est vrai que c'était
21:19très émouvant.
21:21Oui, de le revoir aussi.
21:23Et un peu dur de revoir
21:24ces images, oui.
21:25Vous l'avez croisé,
21:25vous racontez dans Populicide
21:26que vous l'avez rencontré
21:27cet été Harmonie Comine.
21:29Qu'est-ce que vous avez
21:29à lui dire, Philippe ?
21:32C'était un moment, c'est-à-dire ?
21:41Quelle force d'âme !
21:42Et 4000 personnes
21:46qui sont à l'unité qui sont
21:48qui sont à l'unité qui sont à l'unisson
21:48qui portent une douleur inextinguible,
21:52une souffrance infinie.
21:54La souffrance infinie d'une femme
21:57qui raconte
21:59et d'une épouse qui accuse
22:04et qui commence
22:06par s'excuser.
22:10Elle avait dit
22:11« La France a tué mon mari ».
22:13Et elle dit « Pardon »,
22:15j'aurais voulu dire
22:16« L'État français a tué mon mari ».
22:18Non, pas « Pardon ».
22:21Non, moi je retiens
22:22la première formule,
22:24c'est la meilleure.
22:25Parce que
22:26elle a ainsi interpellé
22:28une France somnolente,
22:31une France insouciante,
22:34une France
22:35ignorante.
22:42Et ce qu'elle a fait mardi soir,
22:46c'est très important,
22:47elle a brisé le mur du silence.
22:49Le mur du silence
22:51est tombé.
22:54Le mur du silence,
22:55il est tombé
22:56parce qu'elle
22:57et d'autres femmes
22:58songez que dans la même semaine,
23:01on a eu deux femmes remarquables
23:03Harmonie Comine
23:04et la maman d'Elias
23:05chez Sonia Mabrouk
23:07qui ont brisé
23:09le mur du silence.
23:12Et on comprend
23:13la panique
23:13du pouvoir
23:14et du système
23:17de la société
23:18de connivence.
23:20Pourquoi ?
23:21Parce que jusqu'à présent,
23:23il y avait une convention
23:24qui était respectée
23:25avec les chiens de garde.
23:30La convention était la suivante.
23:32Quand il vous arrive un drame,
23:34vous gardez ça pour vous.
23:35Vous vous renfermez
23:36et vous pleurez
23:38tout seul.
23:40Ah, si,
23:41vous pouvez faire une chose,
23:42participer au rituel.
23:44Marche blanche.
23:46Ah oui, ça va, oui.
23:47Marche blanche.
23:48Silence.
23:49Marche blanche.
23:49riposte des bougies.
23:51Riposte des peluches.
23:53Peluches.
23:54Et puis,
23:55surtout,
23:57vous dites,
23:58tu n'auras pas ma haine.
24:01C'est-à-dire qu'on traite ça
24:02comme le réchauffement climatique.
24:04Un slogan.
24:09Et pourquoi tout ça ?
24:12Vous savez très bien, vous.
24:13parce qu'il ne faut pas
24:15qu'il y ait de récupération.
24:18Parce que si tout à coup,
24:19les victimes se mettent à dire
24:23ce n'est pas un fait divers,
24:26c'est un fait de société,
24:29ça change tout.
24:30Quand la maman d'Elias
24:32raconte
24:33non,
24:40le journal Le Monde,
24:41vous mentez.
24:43il n'a pas été tué
24:45avec un couteau,
24:46il a été tué
24:46avec une machette.
24:47Donc,
24:48elle désigne
24:48la tropicalisation
24:49des mœurs
24:50de la France
24:50d'aujourd'hui.
24:53C'est intéressant
24:54que les familles
24:54de victimes
24:55s'expriment
24:56parce qu'elles rectifient
24:57les faits
25:00aux grands dames
25:00de la société
25:02de connivence
25:03qui est la société
25:03du mensonge d'État.
25:07Et donc,
25:08en fait,
25:09toutes ces femmes,
25:12toutes ces mères,
25:12la maman de Philippine,
25:13la maman de Lola,
25:15qui ont décidé
25:17de se lever
25:18depuis quelques mois,
25:20elles sont dans
25:21l'oblation
25:21admirable,
25:24l'oblation civique.
25:25Pourquoi ?
25:25Parce qu'en fait,
25:26elles disent,
25:28la maman
25:28d'Elias,
25:31elle dit,
25:31lisez le rapport
25:32de septembre
25:33de 1925,
25:34je l'ai lu.
25:34ils expliquent,
25:36par exemple,
25:37qu'un des deux
25:38criminels
25:39est parti en réinsertion
25:41au Togo
25:41pendant dix mois.
25:43Non,
25:43mais il se fout
25:44de notre gueule.
25:46Et donc,
25:47en fait,
25:47toutes ces femmes,
25:48elles sont admirables,
25:49elles sont des héroïnes.
25:50Parce qu'au lieu
25:51de garder leur douleur
25:52pour elles,
25:53soit sage ou ma douleur,
25:54et tu es un toit,
25:55bien tranquille,
25:57elles vont sur le forum
25:58et elles disent,
25:59maintenant,
26:00on vous demande des comptes
26:00pour qu'il n'y ait plus
26:01d'autres Philippines,
26:03d'autres Elias,
26:05d'autres Eric Comyn.
26:07Et donc,
26:08elles interpellent
26:08les pouvoirs publics
26:10et elles disent
26:10à la puissance publique,
26:12cessez d'être
26:13l'impuissance publique,
26:16redevenez l'État régalien
26:17pour lequel on vous a
26:19confié notre sécurité
26:21et la promesse
26:24de notre protection.
26:28Philippe de Villiers,
26:29on continue de parler,
26:29justement,
26:30de ce système
26:32qui vacille.
26:33Et vous avez parlé
26:34de cette idée
26:35du système
26:36et d'une Europe
26:37progressiste,
26:39sans frontières.
26:39Et face à cela,
26:41vous,
26:42vous avez mené
26:43un combat
26:44pendant des années
26:44sur l'idée
26:45de la nation,
26:47d'une nation souveraine.
26:49Et là,
26:49on rentre
26:50dans les archives.
26:51J'ai retrouvé
26:52une séquence,
26:52je le dis aux auditeurs,
26:53aux téléspectateurs,
26:54elle fait 2 minutes 30.
26:56C'est le fruit
26:56d'un débat
26:57de 1994,
26:58ce qui est tellement
26:59d'actualité
27:00entre vous
27:02et Bernard Kouchner.
27:04C'est sur France 2,
27:05si je ne m'abuse,
27:06et à l'époque,
27:08c'est un certain
27:08Paul Amart
27:09qui anime le débat,
27:11Paul Amart,
27:12qu'on peut retrouver
27:12régulièrement
27:13sur l'antenne
27:14de CNews et d'Europe 1.
27:16Voyons cette séquence.
27:17Place au quatrième débat
27:21organisé par la rédaction
27:22de France 2
27:23dans ce journal
27:24avec Philippe De Villiers.
27:26Bonsoir.
27:26Bonsoir.
27:26Vous conduisez
27:27la liste
27:27l'autre Europe.
27:28Et Bernard Kouchner,
27:29bonsoir.
27:30Vous êtes le numéro 3
27:31de la liste conduite
27:32par Michel Rocard.
27:35L'un et l'autre,
27:36vous n'étiez pas né
27:36pendant la Seconde Guerre mondiale.
27:38Vous étiez à peine né
27:39pendant que vous n'avez pas connu.
27:40Est-ce que l'un et l'autre,
27:42vous êtes sensibles
27:43à ce climat
27:44qui règne actuellement
27:44en Europe
27:45et au risque possible
27:46de caire
27:46même en Europe occidentale ?
27:48Philippe De Villiers.
27:49Je crois que ce que nous ont laissé
27:51comme héritage
27:51ceux qui ont résisté
27:53et qui ont libéré
27:54le territoire français
27:55le 6 juin 1944,
27:57c'est l'idée de résistance.
28:00C'est l'idée que
28:01on peut tout abdiquer
28:03dans la vie
28:04sauf la souveraineté.
28:05C'est-à-dire
28:05nos prérogatives
28:06et nos libertés.
28:08Parce que quand on perd
28:09la souveraineté,
28:11on met en péril
28:12la paix civile
28:14et la paix tout court.
28:15Je crois que l'Europe
28:16demain,
28:18telle qu'elle était
28:18envisagée par le général
28:20de Gaulle
28:20et tous ceux
28:21qui ont libéré
28:21notre territoire,
28:23elle ne peut se construire
28:24que sur le socle
28:25des nations.
28:26Comme un toit,
28:27pour que le toit
28:27soit solide sur la maison,
28:28il faut des piliers
28:29solides.
28:31Et les piliers solides,
28:32ce sont les nations.
28:35Voilà un discours
28:36que je connais.
28:38Eh bien d'abord,
28:38oui,
28:39liberté,
28:40souveraineté,
28:41si les autres
28:42n'avaient pas été là,
28:44nous serions peut-être
28:45nous pas ici.
28:47Il a fallu que des pays
28:48ensemble,
28:49au nom de l'État
28:50de droit,
28:51au nom des libertés
28:51fondamentales,
28:53nous libèrent,
28:54nous y avons participé
28:54bien sûr,
28:55et ce salut à la résistance,
28:57je le fais mien bien sûr.
28:59Mais je crois que
28:59les nations maintenant,
29:01parce que le monde
29:01a changé,
29:03Philippe de Villiers,
29:04le monde,
29:04puisque la question
29:05était et la guerre
29:06est maintenant,
29:07est devenue plus dangereuse
29:08ces jours-ci,
29:10ces temps-ci,
29:11ces années-ci,
29:11depuis la chute
29:12du mur de Berlin.
29:13Et je pense que
29:14tout en restant
29:15très solide
29:15sur notre socle,
29:17la nation,
29:18la culture,
29:19nos sentiments personnels
29:21d'appartenir
29:22à cette communauté française,
29:23nous avons besoin
29:24des autres,
29:24sinon à nos portes,
29:26ce sera de plus en plus
29:27dangereux,
29:27je ne pense pas seulement
29:28à la Bosnie,
29:29mais à ce qui va venir.
29:30Sans les autres
29:31et sans l'Europe,
29:32et sans l'Europe
29:32que nous construirons ensemble
29:34avec eux,
29:35selon finalement
29:36à la fois le modèle
29:37du général de Gaulle
29:37et ceux qui l'ont suivi.
29:39Cette construction
29:40n'est pas terminée
29:40loin de là,
29:41mais elle s'annonce bien.
29:43Ne regardons pas seulement
29:44vers le passé,
29:45regardons vers l'avenir
29:46et faisons-le ensemble
29:47pour conserver
29:47ce qui nous importe le plus,
29:49ces valeurs-là.
29:50Vous étiez déjà
29:51un homme du passé,
29:5294,
29:53Philippe de Villiers.
29:55Vous n'avez pas compris ?
29:56La logomachie
29:57est la même.
29:57Mais l'Europe se porte bien.
29:59Oui.
29:5994,
30:00ça va dans le bon sens.
30:02Il y a trois choses.
30:04Premièrement,
30:04ça va bien.
30:05Deuxièmement,
30:06ça peut aller mieux
30:07si on fait plus d'Europe.
30:09Comme l'Union soviétique
30:10disait,
30:10ça va bien,
30:11il y a du socialisme,
30:11il va faire plus de socialisme,
30:13on va découler
30:14acquiser les paysans
30:15et ça ira encore mieux.
30:17Et puis,
30:17troisièmement,
30:18il y a un danger extérieur.
30:20Ça,
30:20c'est le principe
30:20des pouvoirs faibles.
30:21tous les pouvoirs faibles
30:24disent,
30:24il y a un danger extérieur,
30:25donc resserrez-vous.
30:27Donc,
30:27faisons une union fédérale.
30:29Voilà.
30:30Et,
30:31moi,
30:32ce que je vais vous dire ce soir,
30:33pour la première fois,
30:37c'est que ce modèle européen,
30:39qui est celui de Kouchner
30:40et de sa bande,
30:43bientôt,
30:44ils pourront plus se montrer.
30:45parce que ce modèle européen,
30:48il est aujourd'hui caduc,
30:54obsolète.
30:58Je m'explique.
31:01Quand j'entends Kouchner
31:03et quand j'entends Emmanuel Macron,
31:06c'est le même discours,
31:08exactement les mêmes mots,
31:10et en fait,
31:10je me dis,
31:11ces gens-là
31:11sont victimes
31:13de l'effet d'hystérésie.
31:15Est-ce que vous savez
31:18ce que c'est que l'hystérésie ?
31:20Précisez.
31:26Le mec,
31:27il fait un peu le mariole, quoi.
31:29Bon.
31:31Moi,
31:31les gens de la campagne,
31:32on sait ce que c'est que l'hystérésie.
31:33Les paysans qui nous regardent,
31:34ils savent ce que c'est que l'hystérésie.
31:36L'hystérésie,
31:37c'est le temps qui s'écoule
31:38entre la goutte d'eau sur la terre
31:40et la germination.
31:43Ça se calcule,
31:43ce temps-là,
31:44il est important.
31:44Selon que la terre est argileuse,
31:47calcaire, etc.
31:48Et pourquoi je dis ça ?
31:49Parce que Bourdieu
31:51a appliqué ça un jour
31:52à la politique.
31:54Et l'hystérésie,
31:54en politique,
31:55ça donne ceci.
31:57L'hystérésie,
31:58c'est
32:00le décalage
32:03entre
32:06le monde
32:07tel qu'il est devenu
32:09et la perception
32:10et la perception
32:10qu'en ont
32:11ceux
32:12qui n'ont pas vu
32:14qu'il avait changé.
32:17C'est ça,
32:18l'hystérésie.
32:18et la plupart des politiciens
32:21et des journalistes
32:22sont dans l'hystérésie.
32:25Ils n'ont pas vu
32:26que nous ne sommes plus
32:29dans le bon tempo.
32:31Parce que le modèle européen
32:33dont je parle,
32:34il a été établi
32:36sur deux principes
32:38aujourd'hui sur année.
32:39Le premier,
32:40c'est la déconstruction
32:41des nations
32:41et le deuxième,
32:43c'est l'avènement
32:44du marché
32:46comme régulateur,
32:48comme seul régulateur
32:50des pulsions humaines
32:52et des tensions
32:53du monde.
32:55Tout a changé.
32:57Parce que nous sommes
32:58entrés dans un post-monde
33:00qui succède
33:02au nouveau monde
33:04devenu l'ancien monde.
33:06Et qu'est-ce qui a changé ?
33:11Un carré magique
33:12du grand retour.
33:14De ce qu'on croyait fini.
33:16De ce que Kouchner
33:17croyait fini.
33:18Parce que lui,
33:18il croyait à Fukuyama
33:19à la fin de l'histoire,
33:21à la fin des idées,
33:22à la fin des religions.
33:23Il croyait que
33:24avec le doux commerce,
33:26on allait vers une paix perpétuelle.
33:32Quatre grands retours.
33:34Premier grand retour.
33:36La frontière.
33:37Qui l'eut crut ?
33:40La frontière.
33:41Le retour de la frontière.
33:43Au sens positif.
33:46La frontière économique.
33:47C'est-à-dire qu'on passe
33:48d'un libre-échange mondialisé
33:49au protectionnisme.
33:52Qui consiste à protéger
33:54les intérêts vitaux.
33:55On retrouve les intérêts vitaux
33:56et on retrouve l'idée
33:57qu'une nation,
33:59si elle ne produit pas,
34:00elle se laisse produire
34:01par les autres.
34:02et si une nation
34:04ne fait que consommer,
34:06elle disparaît.
34:09C'est ça l'idée
34:09du protectionnisme.
34:11On protège
34:12ce qui est considéré
34:15comme un intérêt vital.
34:16Par exemple,
34:16l'agriculture,
34:17l'industrie automobile,
34:18etc.
34:18Deuxièmement,
34:21la frontière physique.
34:23Pour lutter contre
34:24l'immigration invasive
34:25à un moment déterminant
34:27où le monde change,
34:29où vous avez
34:29une poussée démographique
34:31formidable du sud
34:32vers le nord,
34:32partout dans le monde entier.
34:36Or,
34:36qu'est-ce que l'Europe
34:37aujourd'hui
34:38par rapport
34:38au retour de la frontière ?
34:39C'est le contraire.
34:42L'Europe,
34:42c'est un espace
34:43sans frontières.
34:44C'est pour moi
34:44qui le dit,
34:44c'est comme ça
34:45qu'elle s'appelle.
34:45Et c'est une zone
34:49marchande unifiée.
34:51C'est comme ça
34:51qu'elle s'appelle.
34:53Destinée à devenir
34:54l'annexe
34:55d'un marché planétaire
34:56de masse.
34:57Comme ça
34:57qu'il parle.
34:59Qu'il parlait.
35:01Et bien,
35:01c'est fini.
35:02Premier décalage.
35:03Deuxième décalage.
35:05Le retour de la nation.
35:08Ils ont voulu faire
35:09une Europe,
35:10je cite,
35:10sans les États
35:11et avec un fédérateur extérieur
35:13qui s'appelle l'Amérique.
35:14ils ont cru
35:17que
35:18la démocratie
35:20de marché
35:21avait vocation
35:23à fusionner
35:25le monde,
35:27à l'unifier
35:28et à dissoudre
35:29les identités
35:30récalcitrantes
35:32comme
35:33des
35:34calculs
35:37rénaux
35:38qui vous encombrent
35:39et qu'il faut éliminer.
35:41en fait,
35:43Mitterrand
35:43s'est complètement
35:44trompé.
35:46Mitterrand,
35:47il a dit
35:47devant moi
35:48au Parlement
35:48européen
35:49un jour
35:51l'Europe
35:53c'est la paix
35:54le nationalisme
35:54c'est la guerre.
35:56On a éradiqué
35:57le nationalisme
35:58et on a la guerre.
36:03Troisième retour
36:04encore plus important
36:06le retour du politique
36:07l'utopie
36:10de Maastricht
36:12recelait
36:15une tentative
36:16inouïe
36:17d'anéantissement
36:19du politique.
36:20On a tenté
36:25de vivre
36:25sans politique
36:26de vivre
36:28sans démocratie
36:29sans élection
36:31sans gouvernement
36:32et même
36:33sans géographie
36:34ni limite.
36:38C'est-à-dire
36:38qu'on a décidé
36:40au moment
36:40de Maastricht
36:41que le pouvoir
36:44l'ait glissé
36:45des mains
36:45du peuple
36:46le gouvernement
36:48de tous
36:48pour aller
36:49vers une gouvernance
36:51à quelques-uns
36:52c'est-à-dire
36:53un arrêt aux pages
36:55de commissaires
36:56de prétoriens
36:57et de juges.
37:03Et à un moment donné
37:05le peuple se réveille
37:06et dit
37:06mais nous
37:07on est où là-dedans ?
37:08Les paysans
37:09avec le Mercosur
37:10ils sont où ?
37:11Et l'industrie automobile
37:12on est où ?
37:12Et le marché d'électricité
37:13avec les artisans
37:14on est où ?
37:15Les décisions se prennent
37:16ailleurs
37:16avec des gens
37:17qui ne sont plus élus.
37:18Et maintenant
37:19que les gens
37:19réclament l'élection
37:20on dit
37:22populiste.
37:24Le populiste
37:25c'est le cri
37:26des peuples
37:26qui ne veulent pas mourir.
37:29Et enfin
37:30quatrième retour
37:32le retour
37:33de la puissance.
37:35On a fait
37:36une Europe
37:37délibérément
37:38sans puissance.
37:40Je me souviens
37:40à l'époque
37:41que tous les
37:41je ne veux pas les nommer
37:42mais ils disaient
37:43non non
37:43on n'a pas besoin
37:44de la puissance
37:44c'est fini la puissance.
37:45ça c'est
37:47le monde
37:47westphalien
37:48la puissance.
37:50Sauf qu'on est rentré
37:51dans un monde
37:51néo-westphalien
37:52comme dirait
37:53Kissinger
37:53et les logiques
37:56de puissance
37:56sont revenues.
37:58Or
37:59ce qui est très intéressant
38:00pour nous
38:00pour la France
38:01c'est que la puissance
38:02elle a changé
38:03de nature.
38:04du temps
38:06de Vidal
38:06de La Blache
38:07et de Taylor
38:08la puissance
38:09était identifiée
38:10à la dimension
38:11à la taille
38:12à la masse
38:12pour des radles
38:13c'est fini.
38:15On n'est plus
38:16dans le quantitatif
38:17on est dans le qualitatif.
38:19La puissance
38:19aujourd'hui
38:20elle est comparable
38:21à l'atome
38:22au microprocesseur
38:24semi-conducteur
38:26c'est-à-dire
38:26que c'est la miniaturisation
38:27de la puissance.
38:29C'est-à-dire
38:29vous pouvez avoir
38:30une nation
38:31très grande
38:32et impuissante
38:35et vous pouvez avoir
38:36une nation petite
38:38mais puissante.
38:38Ça c'est complètement nouveau.
38:40Pourquoi ?
38:41Parce que la puissance
38:42de demain
38:42c'est la combinaison
38:43contradictoire
38:45de l'infiniment petit
38:46et de l'infiniment puissant.
38:48Et donc
38:49je résume
38:50le retour
38:51de la frontière
38:53le retour
38:54de la nation
38:56le retour
38:57du politique
38:58le retour
38:59de la puissance.
39:00ces quatre tours
39:02expliquent
39:03ce qui va se passer
39:04dans les mois
39:05qui viennent
39:05et dans les années
39:06qui viennent
39:07l'Union Européenne
39:09est morte.
39:11Elle est comme
39:12le canard
39:12dans la courte de ferme
39:13qui continue à courir
39:15mais il n'a plus de tête.
39:18Le Frexit
39:19est devant nous.
39:21Il est inéluctable.
39:22Pourquoi faire ?
39:23Pour faire une autre Europe.
39:25Pour faire l'Europe
39:26du général de Gaulle.
39:27Aujourd'hui
39:28on fait l'Europe
39:29de l'Atlantique
39:33à la Vistule.
39:34On a failli
39:35la faire
39:35de l'Atlantique
39:36à l'Aral
39:37avec les Turcs.
39:39Il faut faire
39:40la grande Europe
39:41un jour
39:41parce qu'il faudra
39:42se retrouver
39:42de l'Atlantique
39:44à l'Oral.
39:45Vous savez
39:46qui a dit
39:46l'histoire
39:49peut tout
39:50sauf changer
39:52la géographie ?
39:53Saint-Ignon ?
39:58Oui.
39:59Je commence
39:59à vous connaître.
40:01Autre sujet
40:02à présent
40:02Philippe de Villiers
40:03mais c'est intimement
40:04lié à l'archive
40:05précédente
40:07d'il y a 30 ans
40:08puisqu'on va parler
40:09du service militaire
40:10qui a été suspendu
40:12en 1996.
40:14Le service militaire
40:15volontaire
40:15ou service national
40:16remis au jour
40:17par le président
40:18de la République
40:18doit concerner
40:20dans un premier temps
40:203000 jeunes
40:21la première année.
40:22L'objectif c'est
40:2310 000 par an
40:24à partir de 2030
40:26et 40 à 50 000
40:28d'ici 2035.
40:30Écoutons Emmanuel Macron.
40:33Oui, notre jeunesse
40:35a soif d'engagement.
40:37Il existe une génération
40:39prête à se lever
40:40pour la patrie.
40:42Notre armée
40:43est le cadre
40:45naturel d'expression
40:46de ce besoin
40:47de servir.
40:49Notre nation
40:50sera forte
40:50si notre jeunesse
40:52est unie
40:53autour de nos valeurs.
40:56Alors,
40:56est-ce que le président
40:58de la République
40:58a raison
41:00avec ce nouveau
41:02service militaire
41:03national
41:04volontaire ?
41:05Alors,
41:10je ne vais pas
41:12vous répondre
41:13comme ça.
41:15Je suis comme
41:15les hommes politiques,
41:16je ne réponds pas.
41:17Non, mais...
41:19Bien fait de vous ficher.
41:20souhait,
41:21c'est une finasserie,
41:23sa conférence,
41:24son annonce.
41:26Pourquoi ?
41:27Parce que c'est un coup
41:27de com'
41:29en fait.
41:30Pourquoi c'est un coup
41:31de com' ?
41:31Parce qu'en fait,
41:32il s'intègre,
41:33il s'inscrit
41:34dans ce qu'on appelle
41:35le narratif
41:36de la semaine.
41:38c'est-à-dire
41:40les rafales,
41:43le général
41:43le mandon,
41:44vous allez sacrifier
41:45vos enfants
41:45pour la patrie.
41:47Puis,
41:48on a eu le kit
41:49de survie,
41:50des fois qu'il y aurait
41:51de la nitro-glucérine
41:52qui passerait
41:53sous les portes
41:53envoyée par Poutine.
41:56Et alors là,
41:57on a le service
41:58national,
41:59le service militaire.
42:00Le service militaire,
42:01ça veut dire
42:01c'est sérieux les gars,
42:03on va à la guerre.
42:04On est en 1913.
42:05Voilà.
42:07Donc,
42:08tout ça,
42:08pourquoi ?
42:09En fait,
42:09pour que les gens aient peur.
42:10Mais alors,
42:11ça a été décrit
42:12par Machiavel
42:12et par Thucydide.
42:14J'ai retrouvé
42:14des mots de Thucydide,
42:16le fameux piège
42:17de Thucydide.
42:18Thucydide,
42:18le grec.
42:20Thucydide,
42:20il dit
42:21quand un pouvoir
42:23est faible,
42:23il n'a qu'une solution
42:24c'est de faire la guerre.
42:25Et là,
42:25on rassemble
42:26tous les poussins.
42:28Voilà.
42:30Donc,
42:30c'est ça en fait
42:30ce qui est en train
42:31de se passer.
42:32Cela étant,
42:33cela étant,
42:34pour avoir
42:35regretté
42:35la disparition
42:36des services militaires,
42:38je pense que
42:38le service militaire
42:39a une double utilité.
42:43Oui,
42:44non mais,
42:45c'est un truc
42:45qui me revient
42:46à l'instant.
42:47En fait,
42:49vous savez,
42:49Clémenceau,
42:50il est interpellé
42:51à l'Assemblée
42:51en 1917
42:53et on lui dit
42:54mais quelle est votre politique ?
42:55Et il dit
42:56ma politique,
42:58c'est tout un.
42:59Politique intérieure,
43:00je fais la guerre.
43:00Politique extérieure,
43:01je fais la guerre.
43:03Et en fait,
43:03Macron,
43:04c'est le Clémenceau
43:04du pauvre.
43:07Et alors,
43:08je reviens
43:09au service militaire.
43:10Le service militaire
43:12aurait une double utilité.
43:13Il y a un manque
43:16et il y a un ennemi.
43:19Ça tombe bien.
43:20Il y a un manque.
43:21Un manque
43:22de transmission.
43:25Plus personne
43:26ne transmet.
43:27La France.
43:29Et
43:29et donc,
43:32les militaires,
43:35je connais bien
43:36les militaires
43:37et pour cause,
43:38sont des gens
43:39qui,
43:40même si ce n'est pas
43:41leur vocation
43:41de transmettre,
43:44ils transmettent.
43:46Et quand vous mettez
43:46des jeunes
43:47avec des militaires,
43:48ils en sortent différents.
43:51Vous voyez
43:51ce que je veux dire.
43:53Et donc,
43:53des jeunes
43:54qui arrivent un peu
43:54de l'extérieur,
43:55pour les francisés,
43:57quelques mois d'armée,
43:59c'est très bon.
44:03Je pense que
44:03beaucoup de Français
44:04pensent ça
44:04puisque 80%
44:05des Français
44:06sont d'accord.
44:08Et deuxièmement,
44:09on a un ennemi.
44:11Et là,
44:11je voudrais revenir
44:12sur la suppression
44:12du service militaire.
44:14Le service militaire
44:15a été supprimé
44:16à un moment
44:16où on a cru
44:17qu'il n'y avait
44:19plus de menaces
44:20pour la France.
44:23Encore Fukuyama.
44:25Cette ambiance
44:25où,
44:26après la chute du mur,
44:27on s'est dit
44:28on a une paix
44:28pour Milan.
44:30Et donc,
44:31l'armée,
44:31elle sert à quoi ?
44:31Faire des OPEX,
44:32des opérations extérieures.
44:33On ne va pas envoyer
44:34ce qu'a dit très bien
44:35Charles Millon hier,
44:37l'ancien ministre
44:37de la Défense,
44:38qui était remarquable hier.
44:39Et il a dit,
44:40on a pensé
44:41qu'on ne pouvait pas envoyer
44:42les petits gars
44:42du contingent
44:43comme ça
44:44en Afrique,
44:45etc.
44:45Mais là,
44:49de quoi s'agit-il ?
44:52Il s'agit de ce qu'on appelait
44:53dans le temps
44:53la déauté,
44:55la défense opérationnelle
44:56du territoire.
44:57Vous vous rendez compte
44:57que Giscard,
44:58il a supprimé
44:58les renseignements généraux
45:00au moment
45:01où on en avait
45:02le plus besoin finalement.
45:05C'est-à-dire
45:05qu'il y a
45:06un islamisme rampant,
45:07un islamisme conquérant,
45:09il y a les frères musulmans,
45:10il y a des gens
45:10qui nous font la guerre,
45:11chez nous,
45:12une guerre,
45:13comme dirait là encore
45:14Florence Bergeau-Blacquer,
45:15de basse intensité
45:16pour faire de la France
45:18à terme
45:19une société charia-compatible.
45:21Et donc,
45:21on aura besoin
45:22de soldats.
45:23Oui,
45:23on aura besoin
45:24des petits Français
45:24pour qu'ils défendent
45:26ce qu'ils ont
45:27le plus cher
45:27et qu'on ne leur transmet plus
45:30la France.
45:31Donc,
45:32oui,
45:32au service militaire,
45:33un vrai service militaire.
45:34à condition que le gars
45:36ne reparte pas
45:37avec les Kalachnikovs.
45:39Bon,
45:40vous savez,
45:40Philippe Devilliers,
45:41on avait une habitude
45:42avec Geoffroy Lejeune,
45:43c'était les informateurs
45:44bien informés.
45:47Et ils ont frappé.
45:49Ils ont frappé
45:50les informateurs
45:50bien informés,
45:51cher Philippe Devilliers.
45:52Regardez,
45:53ça vous rappelle
45:54quelqu'un ça ?
45:55Vous vous marrez.
45:56Celui qui est porté
45:57là,
45:57très haut.
45:59Regardez,
46:00il n'a pas changé celui-là,
46:01il a juste mis
46:02une cravate
46:02à la place
46:03de son habit militaire.
46:07Regardez,
46:07Philippe Devilliers,
46:08c'était en quelle année
46:09votre service militaire ?
46:10Racontez-nous rapidement.
46:111975.
46:131975.
46:14C'est une aventure.
46:15Donc,
46:16je suis reçu à l'ENA
46:18en décembre 1975.
46:19Hop,
46:20on part à Couet-de-Kidans,
46:22le PPOR,
46:23peloton préparatoire ZOR,
46:25aux élèves officiers de réserve.
46:27Et là,
46:27en face de moi,
46:28il y a les élèves officiers d'actives
46:30et le Persistème,
46:31qui équivaut au Marot,
46:34le grand délégué,
46:35c'est Bertrand Villiers.
46:38Et donc,
46:39au bout de quelques jours,
46:41j'apprends que
46:42mes camarades de l'ENA
46:43veulent choisir
46:44comme nom de promotion
46:45Soldat inconnu,
46:47cher à canon
46:47du capitalisme international.
46:49C'était l'époque
46:49des comités de soldats,
46:50etc.
46:51Ma promotion était
46:52à l'extrême gauche.
46:54Et donc,
46:55moi,
46:56je me fais élire
46:56fine section,
46:58on appelle ça
46:59fine section,
47:00fine compagnie,
47:01fine bataillon,
47:02je suis le patron.
47:02Là,
47:03d'ailleurs,
47:03il me porte un triomphe.
47:04Et je vais voir
47:05Maurice Genevoix à Paris,
47:06je lui dis,
47:06aidez-moi,
47:07on va faire une évocation historique
47:09sur le serment de 14.
47:10Les cirards sont d'accord,
47:12on fait une soirée
47:12absolument mémorable,
47:14tellement mémorable
47:15qu'ensuite,
47:15je suis affecté au Mans,
47:17au deuxième régiment
47:17d'infanterie de marine.
47:19Le colonel me convoque,
47:21il me dit,
47:21vous les narques,
47:22vous allez voir,
47:22ça va vous faire les pieds,
47:23on va vous donner
47:24une section d'analphabète.
47:26Et donc,
47:27les mecs,
47:27ils n'arrivaient pas
47:27à marcher au pas
47:28parce que gauche,
47:30droite,
47:30et je lui disais,
47:31du coup,
47:31paille,
47:32foin,
47:32paille,
47:33foin.
47:33Et puis,
47:34à un moment donné,
47:35il me rappelle,
47:35il me dit,
47:36j'ai appris par le général
47:37compagnon qui commande
47:38la région
47:38que vous aviez fait
47:39une évocation,
47:39vous allez faire
47:40une évocation historique
47:41sur l'histoire
47:42de Bazeï,
47:43le deuxième régiment
47:44d'infanterie de marine.
47:46Et donc,
47:46j'ai passé mon service militaire
47:47à faire deux évocations
47:49historiques.
47:50À faire des puits du fou.
47:51C'est clair,
47:51vous aviez commencé
47:52le puits du fou en 166.
47:53Après,
47:53je suis allé voir mon père
47:55et je lui ai dit,
47:55tu sais,
47:56papa,
47:57grâce à l'armée,
47:59j'ai des prédispositions.
48:01Pour raconter des histoires.
48:03Oui.
48:04Et il m'a dit,
48:05vas-y,
48:05mon vieux.
48:07La guerre,
48:08toujours.
48:08Et donc,
48:09pendant l'ENA,
48:10j'ai dit,
48:11bon,
48:11allez,
48:11maintenant,
48:11je fais la Vendée.
48:13Avançons,
48:13il nous reste dix minutes,
48:14mais je veux vraiment
48:15vous faire réagir
48:15à une des déclarations
48:16fortes de la semaine
48:17majeure,
48:19celle de Vladimir Poutine
48:20lors d'une conférence
48:20de presse tenue ce jeudi.
48:21Vladimir Poutine a affirmé
48:22n'avoir aucune intention
48:23d'envahir l'Union Européenne.
48:25Il a toutefois réitéré
48:26son ultimatum
48:27à l'adresse de Kiev.
48:27Il déclare que Moscou
48:28serait prêt à mettre fin
48:29aux hostilités en Ukraine
48:30si les forces ukrainiennes
48:31se retireraient des territoires
48:33que la Russie revendique
48:35comme annexés.
48:35Écoutons.
48:35Tout doit être formulé
48:39dans un langage diplomatique
48:40car une chose est de dire
48:42que la Russie
48:42n'a pas l'intention
48:43d'attaquer l'Europe.
48:44Pour nous,
48:45cela semble ridicule,
48:46n'est-ce pas ?
48:46Nous n'avons jamais prévu cela
48:48mais s'ils veulent l'entendre
48:49de notre bouche,
48:51nous pouvons le mettre
48:51par écrit.
48:52Pas de problème.
48:56Si les politiciens européens
48:58veulent effrayer leurs citoyens
48:59au point que ceux-ci
49:00veulent entendre
49:01que nous n'avons aucun projet
49:02agressif à l'égard de l'Europe,
49:03alors pas de problème,
49:05nous sommes prêts
49:05à le mettre par écrit.
49:09Cela a peut-être du sens
49:11si nous voulons discuter
49:12collectivement
49:12et prendre des décisions définitives
49:14sur la sécurité pan-européenne.
49:19Nous l'avons proposé
49:20il y a quelques temps,
49:21si nos partenaires occidentaux,
49:23appelons-les ainsi,
49:24le souhaitent maintenant,
49:25nous sommes prêts.
49:26Mais nous comprenons tous
49:27que les partis doivent s'asseoir
49:29et mener des discussions sérieuses.
49:31Chaque mot est important ici.
49:33Geoffroy Lejeune.
49:35Philippe, vous nous avez souvent
49:37parlé de la manière
49:37dont il fallait comprendre
49:38l'ours russe.
49:40Comment est-ce que vous comprenez
49:41ce que nous dit Vladimir Poutine ?
49:43J'avais cité Talleyrand.
49:45L'ours russe
49:46sort de sa tanière.
49:49Je connais
49:49quelques manières
49:52de le faire sortir
49:53de sa tanière,
49:53mais aucune de lui faire rentrer.
49:56Alors,
49:57on est à un moment important.
50:01Donc, tant pis pour l'apologue.
50:03Il va passer à l'ars.
50:05Mais là,
50:05on est vraiment
50:06à un moment important.
50:08Ce que je voudrais dire,
50:08c'est qu'il y a
50:10un mouvement ataxique
50:13de l'Europe
50:13qui est incompréhensible.
50:15C'est-à-dire que pendant
50:15qu'il y a une tentative
50:17de paix
50:18entre les Américains,
50:19les Russes
50:20et maintenant
50:20les Ukrainiens,
50:22l'Europe, elle,
50:23devient de plus en plus
50:25une Europe de va-t'en-guerre.
50:27Ça se sent.
50:28C'est-à-dire qu'en fait,
50:28on a l'impression
50:29que Macron regrette
50:30la paix à venir.
50:32Et il voudrait continuer
50:33la guerre.
50:34Pourquoi ?
50:35Pour deux raisons.
50:36Premièrement,
50:37parce que la guerre
50:37lui donne un rôle,
50:38évidemment,
50:38en France,
50:39chef de guerre,
50:39qui est le monceau du pauvre.
50:40Voilà.
50:41OK.
50:42Mais aussi,
50:43pour une autre raison,
50:44c'est qu'il sait
50:44qu'il va tout perdre.
50:46Et c'est la fin
50:48pour l'Europe.
50:48Pourquoi ?
50:49Parce que l'Europe,
50:50elle a tout misé
50:51sur la victoire
50:52de l'Ukraine.
50:54Or,
50:54l'Ukraine va perdre.
50:55C'est inéluctable.
50:59Pourquoi elle va perdre ?
51:01Pour trois raisons.
51:03La première,
51:03c'est que la ligne de front
51:04est en train de bouger.
51:06Lentement,
51:07mais elle bouge.
51:08Inéluctablement.
51:10Il n'y a pas
51:11un spécialiste
51:12qui peut croire,
51:14ou même qui peut dire,
51:15que l'Ukraine
51:16va gagner
51:17sur le terrain.
51:19Sur le terrain,
51:20les carottes sont cuites.
51:21Il y a même
51:21beaucoup de désertion
51:22et beaucoup de démoralisation
51:24du côté ukrainien.
51:25C'est pathétique
51:26ce qui se passe.
51:28Deuxièmement,
51:29les Etats-Unis
51:30ont décidé
51:30de se retirer.
51:33Et donc,
51:34si les Etats-Unis
51:35se retirent,
51:36ce n'est pas
51:36l'Europe
51:37qui n'a pas
51:37d'industrie de l'armement
51:38en dehors de la France
51:39qui va combler
51:41la différence.
51:44Et troisièmement,
51:45et surtout,
51:45on vient de l'apprendre,
51:46c'est drôle,
51:47parce que j'allais vous dire,
51:48et là,
51:48maintenant,
51:50à mon avis,
51:50les jours de la Zélynski
51:51sont comptés.
51:52Pour une histoire
51:54de corruption.
51:55C'est-à-dire qu'on va découvrir
51:56que notre argent,
51:5821 milliards,
51:59pendant que le poulet ukrainien
52:02est en train
52:03de liquider
52:03notre agriculture,
52:0521 milliards,
52:07beaucoup de cet argent
52:08a servi
52:10dans les réseaux
52:10de corruption
52:11autour de Zélynski.
52:12Le directeur de cabinet
52:14de Zélynski
52:15vient de démissionner,
52:18aujourd'hui,
52:19cet après-midi.
52:19après plusieurs ministres.
52:23Donc,
52:24c'est la mer
52:25qui monte au Mans-Saint-Michel,
52:26là.
52:28Et Zélynski,
52:28il est cerné,
52:29vous voyez.
52:30Et comme je connais
52:31le personnage,
52:32je me permets
52:32de vous dire
52:33que je ne serai pas étonné
52:34que dans les jours
52:35qui viennent,
52:36dans les semaines
52:36qui viennent,
52:37dans les mois
52:37qui viennent,
52:38le parquet anticorruption
52:40qui continue à travailler
52:41et à perquisitionner
52:42arrive
52:43jusqu'à M. Zélynski.
52:46Donc,
52:47il n'est pas en situation
52:48aujourd'hui
52:48de négocier
52:50une paix à son avantage.
52:52Voilà.
52:53Alors maintenant,
52:53je vais aller plus loin.
52:56Premièrement,
52:57cette guerre
52:59n'est pas notre guerre.
53:02Et deuxièmement,
53:03la Russie
53:03n'est pas notre ennemi.
53:05Je suis le seul
53:06à dire ça
53:07avec Pierre Lelouch
53:08et Luc Ferry
53:10dimanche dernier
53:11avec un grand courage
53:12et une grande intelligence
53:13qui a dit ça
53:14sur une autre chaîne.
53:16Nous sommes peu nombreux,
53:17c'est le moins
53:18qu'on puisse dire.
53:18Mais c'est nous
53:19qui avons raison.
53:20Pourquoi ?
53:21L'Ukraine
53:22n'est pas notre guerre.
53:23Alors,
53:24ça tombe sous le sens
53:24mais quand même
53:25je vais le dire.
53:25Pourquoi ce n'est pas
53:26notre guerre ?
53:27Parce que l'Ukraine
53:27n'est pas en Europe.
53:29L'Ukraine,
53:29ce n'est pas l'Union Européenne.
53:31Donc,
53:32on n'a rien à faire
53:34en Ukraine.
53:35Ce n'est pas
53:35notre problème.
53:36Deuxièmement,
53:37ce sont deux
53:38peuples slaves.
53:41Son génocide
53:41m'avait dit
53:42deux cousins germains
53:43qui se battent
53:44entre eux.
53:45Et il y a une histoire
53:46intriquée
53:47qui dure depuis
53:48neuf siècles
53:49entre eux.
53:50Par exemple,
53:51le baptême
53:52du peuple russe
53:54c'est le Dnieper
53:55à Kiev
53:57en 988.
53:58Le baptême
53:59du premier tsar
54:00Vladimir
54:00c'est
54:01Karsionese
54:02en Crimée.
54:03Donc,
54:04il est évident
54:04que pour les Ukrainiens
54:05et pour les Russes
54:07la relation
54:09est une relation
54:09affectueuse,
54:10une relation affective,
54:11aujourd'hui contrariée,
54:13mais une relation
54:13quasi familiale.
54:15Donc,
54:15ça n'a strictement
54:16rien à voir
54:16avec 1938,
54:19mais tout à voir
54:19avec 1914
54:20si on continue.
54:23C'est-à-dire
54:23que c'est vraiment
54:24une guerre interne,
54:26à la fois une guerre
54:26de sécession
54:27et une guerre civile,
54:30une guerre
54:30intra-familiale.
54:32Ensuite,
54:35la Crimée
54:36a toujours été russe.
54:38Elle a été donnée
54:39à l'Ukraine
54:39en 1954,
54:40mais avant
54:40elle était russe.
54:41Du temps de Catherine
54:42elle était russe.
54:44Les régions
54:45russophones
54:46du Donbass
54:48sont des régions
54:49qui parlent russe.
54:51Et il y a eu
54:51deux fautes de l'Occident,
54:53deux fautes graves,
54:54deux fautes.
54:55Premièrement,
54:56l'OTAN
54:58n'aurait jamais
54:59dû dire
54:59on va intégrer
55:01l'Ukraine.
55:02C'est ça
55:02qui a mis le feu
55:03au poudre
55:03parce que
55:04Poutine a répondu
55:05je ne veux pas
55:06d'une puissance nucléaire
55:07à mes portes.
55:08On peut le comprendre.
55:10C'est une erreur
55:11stratégique
55:12majeure
55:13et c'est ce que pense
55:14Trump
55:14et Vence
55:15aujourd'hui
55:16et ils ont raison.
55:18Et beaucoup de gens
55:18ont de bon sens
55:19même en Europe.
55:20Et deuxième erreur,
55:21les accords de Minsk.
55:23Parce que les accords
55:24de Minsk
55:24s'ils avaient été appliqués
55:25on n'aurait pas eu la guerre.
55:27Or,
55:28Merkel
55:28et Hollande
55:29je ne sais pas
55:29si vous vous souvenez
55:30on fait une confidence
55:31aux médias
55:31scandaleuses
55:33en disant
55:33en fait
55:34on n'a jamais cru
55:35aux accords de Minsk
55:36c'était pour gagner du temps
55:37pour faire gagner du temps
55:38à l'armée ukrainienne.
55:40Voilà.
55:41Alors maintenant
55:42je dis
55:43non seulement
55:45ce n'est pas notre guerre
55:45mais la Russie
55:46n'est pas notre ennemi.
55:47Si on cherche
55:48un ennemi
55:48comme l'avait dit
55:51Nicolas Sarkozy
55:52dans le Figaro
55:53il y a peu de temps
55:54la menace existentielle
55:56pour nous
55:56elle vient du Sud
55:57il faut regarder
55:59ce qui se passe
55:59en ce moment
56:00en Afrique
56:00et surtout
56:02la menace existentielle
56:03c'est une menace démographique
56:04avant tout
56:05donc ce n'est pas la Russie
56:07la Russie
56:07elle était 2500 kilomètres
56:09et Poutine
56:11vient de répéter
56:12qu'il n'a aucune intention
56:14d'attaquer la France
56:17voilà
56:18et j'ajoute
56:19la chose suivante
56:19quand bien même
56:20il attaquerait
56:21les pays de Balte
56:22nous on n'est pas
56:22qu'est-ce qu'on fait
56:24dans l'OTAN
56:24nous on est la France
56:26et la France
56:27elle est protégée
56:27grâce au général de Gaulle
56:28par la puissance atomique
56:30donc nous
56:31on a un sanctuaire
56:33voilà
56:33et donc
56:34notre problème
56:35nous c'est la France
56:36les intérêts vitaux français
56:38donc
56:39vouloir faire la guerre
56:41chez les autres
56:42pour les autres
56:42pour les lituaniens
56:43etc
56:44c'est absurde
56:45par contre
56:46il faut qu'on défende
56:47le sanctuaire français
56:48voilà
56:49et
56:50en fait
56:51il y avait un article
56:53dans le point
56:53excellent
56:54cette semaine
56:55qui dit
56:56très bien les choses
56:58il dit
56:59l'Europe
56:59déclassée
57:01est en phase
57:02de trois menaces
57:03la première menace
57:04c'est les Etats-Unis
57:06pourquoi ?
57:06parce que les Etats-Unis
57:07ne nous considèrent plus
57:08comme des partenaires
57:09même plus comme des protégés
57:11mais comme des consommables
57:13et nous
57:15on est encore dans l'OTAN
57:16alors qu'on a
57:19on est les seuls
57:19à avoir en Europe
57:20une industrie de défense
57:21indépendante
57:22deuxièmement
57:24la Chine
57:25la Chine
57:26elle
57:27elle aspire
57:28notre industrie
57:29elle aspire
57:30notre commerce
57:31dans nos villes
57:31avec les colis
57:32Chine
57:33et enfin
57:34elle est en train
57:35de racheter les ports
57:36en Bourg
57:37après le Piret
57:38et enfin
57:39elle est le fournisseur
57:40du Green Deal
57:41panneau photovoltaïque
57:42éolienne
57:43etc
57:43tout ça c'est la Chine
57:44bientôt
57:46on va devenir
57:47un protectorat chinois
57:48un protectorat américain
57:49un protectorat chinois
57:51quant à la Russie
57:52quand elle regarde
57:54maintenant
57:55vers la Chine
57:55et vous savez
57:57ce que c'est tout ça
57:58je vais vous faire
57:59une confidence
58:00c'est l'application
58:02de la doctrine
58:03Brzezinski
58:03en 1997
58:05Brzezinski
58:06qui était un Polonais
58:07devenu américain
58:09a fait un livre
58:09qui s'appelle
58:10Grand Échiquet
58:11dans lequel il a dit
58:11celui qui dominera
58:12l'Eurasie
58:13dominera le monde
58:15mais
58:16il avait dit
58:17voilà il y a deux
58:18précautions à prendre
58:18se servir des Européens
58:20comme de proxy
58:21les proxys
58:22les Européens
58:23les proxys
58:24comme le Hamas
58:26pour l'Iran
58:27et ensuite
58:28deuxièmement
58:29couper l'Europe en deux
58:30et la séparer
58:32de la Russie
58:33or
58:35je le répète
58:36l'histoire commande tout
58:37sauf la géographie
58:38ce que disait très bien
58:40Lelouch
58:40dans le Figaro Magazine
58:41de manière brillante
58:42comme d'habitude
58:43il faudra bien
58:44qu'un jour
58:45on se retrouve
58:45il faudra bien
58:47qu'un jour
58:47quand tout ça sera fini
58:48on fasse la grande Europe
58:50sinon
58:51sinon c'est fini pour nous
58:53c'est fini pour l'Europe
58:54et c'est fini pour la France
58:56il faut que la France
58:57redevienne une grande puissance
58:58une puissance mondiale
59:00et qu'elle
59:01quitte
59:02ce boulet
59:02et qu'est
59:03l'Union Européenne
59:04de Van der Leyen
59:05Merci Philippe De Villiers
59:07vous parlez de Pierre Lelouch
59:08il sera notre invité
59:09dans quelques instants
59:10dans l'heure des pro
59:11un grand merci
59:12Philippe De Villiers
59:12je crois le jeune
59:13merci
59:13merci à tous les téléspectateurs
59:15qui chaque vendredi soir
59:17sont toujours plus nombreux
59:18sur ces news
59:19et également très nombreux
59:21tout aussi nombreux
59:21sur Europe 1
59:22le samedi matin
59:23merci
59:23dans un instant
59:24l'heure des pro
59:25à tous les téléspectateurs
Commentaires