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  • il y a 1 heure
Thomas Binet reçoit Raphaël Boutin-Kuhlmann, Co-Directeur-Général de Villages Vivants

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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2025-11-30##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, oser entreprendre, Thomas Binet.
00:04Suite à votre programme économique du dimanche matin, toujours en compagnie de Thomas Binet,
00:09et on attaque le volet entreprendre au programme ce matin, mon cher Thomas.
00:13Maxime, le comptoir des Cotoniers, c'était une marque emblématique il y a 30 ans dans le secteur du prêt-à-porter,
00:18mais cela a mal tourné, je vais vous raconter son histoire.
00:22Et si vous habitez dans un village qui a vu ces dernières années ses commerces disparaître,
00:25nous allons nous intéresser à ces commerces justement du premier kilomètre, la boulangerie, l'épicerie,
00:31ou tout autre commerce faisant revivre le lien social et l'économie locale.
00:34Pour en parler, nous sommes avec Raphaël Boutin-Kulman, qui est co-directeur général de Village Vivant.
00:39Et nous sommes également avec Meilin Camus, notre nouvelle consultante et experte en intelligence économique,
00:44qui va nous parler des bonnes pratiques face aux risques économiques qui pèsent sur nos entreprises.
00:49Éco-Réseau Business, le magazine de référence pour entreprendre.
00:53Présente.
00:54Et pour commencer ce volet, mon cher Thomas, aujourd'hui on va parler d'une marque française,
01:03emblématique s'il vous plaît, notamment du prêt-à-porter féminin,
01:06mais aussi d'un symbole de la crise que traverse le secteur.
01:09On pense à Comptoir des Cotonniers.
01:11C'est une très belle histoire qui a connu un véritable succès, mais aussi un virage difficile.
01:16Dites-nous tout.
01:16Tout commence maximum en 1995, près de Toulouse, qu'on connaît bien sur Sud Radio.
01:21L'idée est simple, provoquer une mode chic, sobre et accessible, avec cette fameuse image mère-fille qui va marquer toute une génération.
01:30La griffe séduit vite, boutique en centre-ville, style épuré, matière naturelle, c'est le succès immédiat.
01:37En 2005, elle tape dans l'œil du géant japonais Fast Retailing, qui l'intègre à son portefeuille aux côtés du Niklo.
01:44Et en réalité, c'est une très belle intégration, mais c'est le vent qui va tourner assez vite, non ?
01:48Oui, c'est là que l'histoire prend une tournure malheureusement plus complexe.
01:51Concurrencée par la fast fashion et la seconde main, Comptoir des Cotonniers tente de s'adapter.
01:55Entre 2020 et 2023, la marque réduit de 60%.
01:59Le nombre de références est mis sur ses pièces rares, en privilégiant des matières naturelles.
02:0487% des fibres sont d'origine naturelle, 25% des laines certifiées,
02:09et la fabrication s'étend de la Chine au Portugal.
02:11Mais le modèle peine à survivre.
02:13Et aujourd'hui, où est-ce qu'on est dans la marque ?
02:15Eh bien, en grande difficulté. En juin 2023, Fast Retailing annonce un plan social.
02:2028 boutiques fermées, sans un poste supprimé.
02:23En 2024, même, la situation s'aggrave. Redressement judiciaire.
02:27Avec Princesse Tam Tam, l'autre marque française du groupe,
02:30Comptoir des Cotonniers essaie de survivre grâce à des corners chez Niklo.
02:33Mais face aux entreprises comme Vinted et la mutation du marché,
02:37les anciennes icônes du prêt-à-porter peine à se réinventer.
02:40L'encre de son histoire n'est pas encore sèche.
02:42Elle reste à écrire, mais elle s'écrit dans la douleur.
02:45Sud Radio. Osez entreprendre. L'invité.
02:50Et pour poursuivre cette discussion dans Osez entreprendre, mon cher Thomas,
02:53nous sommes avec Raphaël Boutin-Kulman, le co-directeur général de Village Vivant,
02:57qui est une coopérative immobilière de l'économie sociale et solidaire,
03:00qui précisément investit dans des lieux pour soutenir l'installation d'activités pérennes en milieu rural.
03:06Bonjour Raphaël Boutin-Kulman.
03:07Bonjour.
03:07On entend souvent parler de désertification commerciale.
03:13Alors à quel point la situation de là où vous êtes, de ce que vous en observez,
03:17est préoccupante aujourd'hui dans les villages français ?
03:20Alors ça fait plusieurs années qu'on assiste en effet à une fermeture de lieux dans les territoires ruraux, dans les villages.
03:25On parle de commerce, mais on parle aussi de services publics, d'écoles, de bureaux de poste.
03:30Tous ces lieux qui créent du lien dans les territoires.
03:34Alors il y a un effet qu'on observe depuis la ville un peu plus,
03:37la périphérialisation des activités commerciales, le e-commerce, etc.
03:41Mais ce qu'on observe de plus dans les villages, voilà, c'est ces lieux qui créent du lien,
03:45dans lesquels on se rencontrait, les cafés, les auberges, les restaurants.
03:49Je vais compléter votre propos parce que depuis 2021, ce qu'on a observé,
03:53c'est que 62% des 36 000 communes françaises ne disposaient d'aucun commerce
03:58contre seulement 25% dans les années 80.
04:01Donc c'est une vraie chute.
04:03Exactement. Alors il y a plusieurs explications.
04:05En effet, la périphérisation des activités, les transports où les gens habitent à la campagne
04:10et vont travailler en ville, un commerce qui se réinvente en permanence,
04:16et aussi tous les services qui vont partir, qui vont s'optimiser.
04:19Et on a oublié au passage cette fonction sociale de ces commerces
04:23où on avait besoin de se retrouver dans le café du village,
04:26se croiser, discuter aussi avec son voisin.
04:30Voilà, il y a ce vrai besoin-là aujourd'hui à retrouver.
04:33Alors on va s'intéresser dans un instant à ce que vous faites,
04:35mais dites-moi, quoi qu'on dise, quoi qu'on pense,
04:37c'est pas l'ère du e-commerce ?
04:39Est-ce que ça signifie pas tout ce qui est en train de se passer depuis quelques années
04:42que quoi que vous fassiez, quoi que vous pensiez,
04:45le commerce de proximité quand même a du mal à renaître ?
04:48Eh bien, je ne pense pas.
04:50L'ère du e-commerce, oui, c'est une réalité.
04:52Je ne me vois pas, moi, lutter contre les grandes firmes
04:56ou les géants du net, évidemment.
04:58Mais je ne crois pas à une société digitale.
05:01J'en veux pour preuve le Covid.
05:03On a tous eu beaucoup, beaucoup de liens pendant le Covid.
05:07On a été saturés de liens digitaux.
05:09Mais on n'attendait qu'une chose tous,
05:11c'est se retrouver à la terrasse du café.
05:14Donc il n'y a pas de lien sans lieu.
05:16Donc il y a certaines fonctions sociales dans le commerce,
05:19notamment, qui sont indispensables.
05:21Alors pas de lien sans lieu, vous venez de le dire.
05:23Vous avez un modèle atypique, c'est une coopérative immobilière.
05:26Concrètement, ça veut dire quoi ?
05:28Vous faites quoi que les autres ne font pas ?
05:30Alors qu'est-ce qu'on fait ?
05:31C'est qu'on se sert de l'immobilier pour non pas...
05:35Aujourd'hui, l'immobilier peut être un blocage.
05:37Quand on veut réouvrir, il faut faire des travaux,
05:39il faut mettre aux normes.
05:40On a des lieux vacants, on a des propriétaires
05:42qui ne sont pas forcément avenants.
05:44Donc nous, on en fait une possibilité.
05:46Donc on achète, on rénove et on loue des locaux
05:49pour installer le boulanger du coin, l'épicier, le restaurant
05:53ou d'autres lieux un peu plus hybrides sur les territoires
05:57qui ont plusieurs fonctions.
05:58Et on le fait à la demande de nos futurs locataires.
06:00L'originalité de Village Vivant, c'est le futur locataire
06:03qui a son activité dans le territoire,
06:05qui identifie son lieu et qui vient nous chercher
06:07pour être propriétaire.
06:09Parce qu'on a dit quelque chose.
06:10On a dit qu'en effet, il y avait des lieux qui fermaient
06:12et qu'on souffre ça dans nos territoires.
06:14Mais ce qu'on observe, nous, c'est qu'il y a beaucoup,
06:17beaucoup d'innovations, d'entrepreneurs,
06:20de citoyens qui veulent s'investir
06:22et qui butent sur ces problématiques,
06:24des problématiques de confiance, de financement
06:26et notamment immobilière.
06:27Et donc, nous, on a décidé de pouvoir répondre
06:30à ces initiatives-là.
06:31Alors, depuis 2018, vous avez investi dans 30 lieux d'activité.
06:36Quel est l'impact le plus marquant que vous ayez relevé
06:37de ces projets que vous avez accompagnés ?
06:40L'impact le plus marquant ?
06:42Alors, on a plein de petites histoires.
06:43Ces 200, on a dit, on a réouvert, on ne l'a pas dit,
06:48mais 33 lieux dans 13 départements, investis 12 millions d'euros.
06:52Ça, c'est la grande histoire de villages vivants.
06:55La petite histoire, c'est l'habitant qui va nous dire,
06:59mais depuis que l'auberge a réouvert,
07:00ça a changé la vie du village.
07:02On a un endroit où on se croise.
07:04Je ne croisais plus ma voisine.
07:05Une auberge multiservice avec un point poste
07:08dans laquelle les enfants vont chercher le pain au chocolat
07:11en Ardèche, à Beaufort, à la sortie de l'école.
07:15Les grands-mères postaient leurs colis.
07:18Les touristes s'arrêtaient pour loger dans l'auberge et manger.
07:21Et les ouvriers aussi, le midi, avec des soirées jeux le soir.
07:24Et avec des témoignages qui nous disent,
07:26mais le village a changé depuis.
07:27Et depuis un autre commerce, d'ailleurs,
07:29qui s'est réouvert dans ce village-là où il n'y en avait plus.
07:31Des histoires comme ça, on en a beaucoup à raconter.
07:34Alors Raphaël Boutin-Kulman,
07:35vous avez lancé une campagne qui s'appelle
07:37« Entrée, c'est ouvert ».
07:38Et vous visez de recueillir 1,5 million d'euros.
07:43À quoi va servir cet argent que les gens peuvent vous apporter ?
07:46Alors ça sert justement à racheter de l'immobilier.
07:50Ce n'est pas de l'argent qu'on investit avec une crainte
07:52pour développer une appli ou je ne sais quel investissement risqué.
07:56C'est de se dire,
07:57on va avoir un investissement patrimonial sûr dans l'immobilier.
08:01Et cet immobilier va servir à quoi ?
08:03Il ne va pas servir à spéculer,
08:05il ne va pas servir à développer des activités
08:07qui peuvent être néfastes justement pour les territoires.
08:10Ça sert juste à créer des supports pour ces commerces,
08:13pour ces activités.
08:14Donc c'est acheter, rénover et installer
08:16du commerce de proximité dans nos villages.
08:19Et vous avez déjà obtenu 800 000 euros d'ailleurs.
08:20On en est entre 750 et 800 000 euros à ce jour
08:24avec une collègue jusqu'à la fin de l'année,
08:26jusqu'à la fin au 31 décembre.
08:28Parce que quand on investit dans un village vivant,
08:30on peut bénéficier d'un avantage fiscal
08:32à hauteur de 25% de son investissement.
08:35Donc ce qu'il faut comprendre,
08:36c'est que ce n'est pas du don.
08:37C'est un moyen de militer avec son argent.
08:39C'est un moyen de se dire,
08:41voilà, je vais mettre à partir de 100 euros
08:43dans le village vivant.
08:45Je peux récupérer cet argent au bout de 5 ans,
08:47au bout de 7 ans.
08:48Je bénéficie d'un avantage fiscal de 25%,
08:51donc ça fait 5% par an.
08:53Et je peux le récupérer.
08:54Ce n'est pas du don.
08:55Donc n'importe qui peut vous apporter ?
08:57N'importe qui, à commencer par vous.
09:00Il suffit d'aller sur notre site internet.
09:02C'est vraiment un moyen d'action.
09:05C'est-à-dire, je sais où va mon argent
09:07plutôt que de le mettre à la banque.
09:09Je peux choisir aussi par l'avantage fiscal
09:11de dire, voilà, c'est un moyen de se dire,
09:14mon impôt va être utile
09:15par cette reconnaissance fiscale
09:18à ouvrir un café.
09:20Et avec un risque qui est,
09:21somme toute, très limité
09:22parce qu'on achète, on rénove,
09:24on loue sur du temps long.
09:25On n'est pas sur un pari risqué
09:28d'un développement d'une activité.
09:30Donc quiconque veut vous aider,
09:31il se retrouve sur votre site internet.
09:33Vous pouvez donner l'adresse URL ?
09:35Alors vous allez sur villagevivant.com,
09:37villagevivant tout attaché au pluriel.
09:40Et là, vous serez guidé sur la campagne
09:44et vous pouvez passer l'action.
09:46En quelques clics, quelques informations,
09:47vous pouvez devenir membre de la coopérative,
09:50sociétaire, épargnant et orienter votre épargne,
09:53militer avec votre épargne pour les villages
09:55et les territoires.
09:56Et du coup, aider sa région et son village.
09:58Merci à vous.
09:59Merci beaucoup Raphaël Boutin-Kulman
10:01d'être passé du côté d'Oser Entreprendre ce matin.
10:03Et je rappelle que vous êtes donc,
10:04et vous venez de le rappeler,
10:05le co-directeur général de Village Vivant.
10:08Sud Radio, Oser Entreprendre,
10:11les essentiels de l'entrepreneuriat.
10:13Nous sommes avec une petite nouvelle,
10:15mon cher Thomas, ce matin.
10:16Absolument.
10:16Nous sommes avec Méline Camus,
10:18ancienne officier de renseignement,
10:19fondatrice et dirigeant du cabinet de renseignement d'affaires
10:21Prisme Intelligence
10:22et notre expert désormais en intelligence économique.
10:25Et Thomas, vous allez avec elle nous parler
10:27des bonnes pratiques face aux risques économiques
10:29qui pèsent sur nos entreprises.
10:31Absolument Maxime.
10:32Méline, on va parler souvent de guerre économique
10:35dans les rubriques que vous traiterez,
10:37parce que c'est votre sujet.
10:39Et des risques que pèsent justement
10:41ces guerres économiques sur les entreprises.
10:43Mais concrètement, d'abord,
10:45énumérons ces risques avec vous.
10:47Eh bien, cher Thomas,
10:48nous pouvons identifier trois risques majeurs.
10:50Le premier, c'est le risque partenarial,
10:52comme par exemple une mauvaise association
10:54qui peut coûter cher aux dirigeants,
10:56notamment d'un point de vue réputationnel.
10:58Il est donc important de se renseigner
11:00avant sur les pratiques d'affaires
11:02et la réputation de son futur partenaire.
11:05Le second risque qu'on peut identifier,
11:06c'est le risque technique,
11:08comme par exemple l'installation
11:09d'un logiciel espion
11:10sur les systèmes d'information de l'entreprise
11:12qui viendrait capter du renseignement stratégique.
11:15Et le troisième risque qu'on peut identifier,
11:17c'est le risque humain.
11:18Car derrière chaque action menée,
11:20chaque prise de décision,
11:21il y a un homme ou une femme.
11:23Et pour se prémunir,
11:24maïne,
11:24de ces risques,
11:25est-ce qu'il y a des astuces à connaître,
11:27des bonnes pratiques,
11:28donc à avoir et à respecter ?
11:30Bien sûr.
11:31Alors avant toute chose,
11:32il est indispensable d'instaurer
11:33une culture du risque dans les entreprises.
11:36Et cette impulsion doit venir du dirigeant.
11:38C'est lui qui montre l'exemple,
11:40il doit incarner cette volonté.
11:42Alors vous pouvez mettre en place
11:42dans votre entreprise
11:43tous les systèmes de sécurité
11:45les plus robustes que vous souhaitez.
11:46si vos collaborateurs n'y adhèrent pas,
11:50ne comprennent pas pourquoi ces systèmes existent
11:52et ne se sentent pas véritablement impliqués
11:54et acteurs de cette sécurité,
11:56vous prenez des risques de failles
11:57qui s'installent.
11:59Et concrètement,
12:00Maynard,
12:00on instaure cette culture du risque
12:02dans les entreprises.
12:03C'est bien ça que vous nous dites ce matin ?
12:04Mais tout à fait.
12:05Et ça,
12:06à travers des moments de sensibilisation.
12:08Alors il est vrai que la sécurité économique,
12:10ça ne fait pas rêver.
12:11Il faut donc faire preuve d'ingéniosité
12:12pour arriver à intéresser les collaborateurs
12:15à travers des thématiques
12:16parfois un peu arides.
12:18Et pour cela,
12:19on peut aborder le sujet
12:20à travers des ateliers pratiques,
12:22voire des immersions,
12:23comme simuler une crise
12:24pour mesurer les enjeux
12:25et donner des outils concrets.
12:27Merci Mayline.
12:28Et merci beaucoup à vous,
12:29mon cher Thomas.
12:29On vous retrouve comme d'habitude
12:30dans un petit instant
12:31pour oser investir.
12:32Sud Radio,
12:34oser entreprendre,
12:36Thomas Binet.
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