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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Elisabeth Lévy, Gilles, William Golnadel, Louis de Ragnel, Amine El Khatmi et Johan Ozaïs sont avec nous pour évoquer ce qui a été assez peu remarqué.
00:10C'est le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, qui appelle à changer d'état d'esprit face à la Russie.
00:16Et ce qu'il a dit hier, devant les maires, ça aurait pu être la une de beaucoup de journaux ce matin et finalement ça ne l'a pas été.
00:23Je vous propose d'écouter pourquoi, parce qu'il a dit cette chose qui peut nous inquiéter, il faut que nous soyons prêts à sacrifier nos enfants.
00:34Nos enfants. Alors écoutez le général Mandon.
00:38On a tout le savoir, toute la force économique, démographique pour dissuader le régime de Moscou d'essayer de tenter sa chance plus loin.
00:55Ce qu'il nous manque, et c'est là que vous avez un rôle majeur, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal, pour protéger ce que l'on est.
01:06Si notre pays flanche, parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu'il faut dire les choses,
01:20de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense, par exemple.
01:28Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque.
01:32Mais je pense qu'on a la force d'âme. La France a toujours démontré sa force d'âme dans les moments difficiles.
01:39Et là, on est dans le moment où il faut en parler.
01:42Il faut en parler dans vos communes.
01:43Parce que spontanément, ce n'est pas des lectures du dimanche, ce n'est pas quelque chose d'accessible facilement.
01:51On peut avoir le sentiment que c'est loin, et c'est vrai que ça reste loin.
01:56La mécanique, ce n'est pas des chars russes qui débarquent en Alsace.
01:59La mécanique, c'est une mécanique de solidarité.
02:05C'est une mécanique de solidarité avec des pays qui sont aujourd'hui sur le flanc Est de l'OTAN,
02:12qui pourraient être attaqués, et qu'on ira protéger par solidarité.
02:17Et à partir du moment où on s'engage en solidarité, à ce moment-là, on engage les jeunes femmes et les jeunes hommes
02:23qui ont choisi de servir sous l'uniforme.
02:25– Bon, je trouve ça sidérant, et sur la forme, et sur le fond.
02:29Et je voulais votre avis.
02:30D'abord, sur la forme, parce que c'est quand même quelqu'un qui dit aux maires de France,
02:35donc à l'opinion publique, que un risque de guerre arrive dans très peu de temps, finalement,
02:40et qu'il faut accepter de perdre nos enfants.
02:43Bon, je ne sais pas pour qui, je ne sais pas pourquoi, pour sauver l'Ukraine ?
02:47Aller demander aux gens s'ils ont envie d'envoyer leur fils sur le front russe ou se battre sur le terrain.
02:54Première chose. Donc ça, c'est la forme.
02:56Il me semble que c'est au président de la République de prendre la parole
02:58sur quelque chose comme aussi grave.
03:01Sans doute parle-t-il avec l'assentiment du président de la République.
03:04Et puis sur le fond.
03:06Sur le fond.
03:08D'expliquer que la guerre arrive, et qu'elle est imminente,
03:12et qu'il va falloir accepter de perdre nos enfants pour gagner notre liberté.
03:18Donc je vous soumets.
03:20Je trouve ça, je pense, c'est unique, ces dernières années,
03:26qu'un chef d'État-major ait pris la parole pour dire cela.
03:28Yoann Ozaï.
03:29Je suis, pardon, mais je suis plutôt en désaccord avec ce que vous avez dit.
03:33D'abord, le chef de l'État a déjà pris la parole sur ce sujet-là
03:36pour dire à peu près la même chose.
03:37Mais pas aussi précisément.
03:39Si, quasiment.
03:40Si, si. Emmanuel Macron l'a dit d'une manière aussi précise.
03:43Que la guerre était dans deux ans ?
03:45Alors, il ne l'a pas dit dans deux ans, mais il a dit
03:46nous devons nous préparer, effectivement, à un conflit de haute intensité.
03:50Il dit la même chose que le chef d'État-major des armées.
03:52Il l'a déjà dit.
03:53C'est le moment fou.
03:54Enfin, il estime que la France devrait être capable d'ici 3 ou 4 ans.
03:57D'ailleurs, on est incapable de...
03:58On n'a même pas eu de masque pour le Covid.
04:00Mais vous savez très bien que si...
04:01On serait ridicule si...
04:03On n'allait pas loin de Philippot, quand même.
04:06Non, mais...
04:06Attendez, j'exagère.
04:07Vous imaginez une guerre sur le sol de France avec...
04:10Vous ne savez pas ce que dit le chef d'État-major des armées, Pascal.
04:12Il dit, pour aller au secours d'éventuels pays de l'OTAN qui seraient attaqués.
04:17Il ne dit pas qu'il va y avoir une guerre sur le sol de France.
04:19Nous sommes dans l'OTAN.
04:20On est dans l'OTAN.
04:21Par ailleurs, pardon, mais quand il parle de nos enfants,
04:24il ne dit pas qu'il va y avoir une conscription dans le pays.
04:27Il parle des militaires qui sont déjà engagés.
04:30Les militaires qui sont engagés, savent très bien qu'ils risquent pour la France.
04:33Nous sommes parfaitement d'accord.
04:35Ça ne m'a pas échappé que ce sont des militaires engagés.
04:38mais à partir du moment où tu entres dans un processus de guerre,
04:42tu ne sais pas exactement...
04:43Tu sais comment tu y entres, tu ne sais pas comment tu y sors.
04:45On n'entre pas dans un processus de guerre en en parlant.
04:49Excusez-moi, c'est tout le contraire.
04:50Enfin, le vieil adage que vous connaissez tous est quand même assez clair.
04:54On n'entre pas en guerre parce qu'on dit qu'on s'y prépare.
04:57Moi, je suis frappé par les réactions capitulardes.
05:00On ne va pas mourir.
05:00D'ailleurs, pourquoi on va mourir ?
05:02Pour notre retraite ?
05:03C'est-à-dire, on est dans l'OTAN.
05:04Aujourd'hui, on ne nous dit pas...
05:06Non, mais vous voulez aller vous battre pour l'Ukraine ?
05:07Non, mais sérieusement, vous avez des enfants ?
05:10Non, mais pardonnez-moi.
05:11Ah, mais si, parce que c'est la question essentielle, en fait.
05:13Donc, à ce moment-là, les gens qui ne payent pas d'impôts
05:14n'ont pas le droit de parler des impôts.
05:15Ah, non, mais allez dire aux maires de famille ce soir
05:18qui ont des enfants de 20 ans
05:20qu'il va falloir aller se battre peut-être pour une guerre.
05:22Parce que j'ai le droit au désaccord.
05:24Je suis désolée.
05:25Pardonnez-moi de dire comme ça.
05:25D'accord.
05:26Alors, moi, vous préférez un pays qui ne se prépare à rien.
05:29Moi, je dis...
05:30Aujourd'hui, les menaces de la Russie,
05:36s'arrêteront après l'Ukraine.
05:37Il y a aujourd'hui des incursions sur l'Europe.
05:40Il y a des visées évidentes sur les pays baltes.
05:43On est dans l'OTAN.
05:44Ça me semble logique de dire qu'on doit se préparer.
05:47C'est comme ça qu'on évite les guerres.
05:49Alors, Elisabeth, on n'avait pas besoin de ce discours
05:51pour nous rappeler nos obligations en tant que pays membre de l'OTAN.
05:54Depuis qu'on est membre de l'OTAN,
05:56on est tenu à cette solidarité-là.
05:58Et de ce point de vue-là, rien n'a changé.
05:59Deuxièmement, moi, ce qui me frappe simplement,
06:01c'est que normalement, on était habitué à une répartition des rôles.
06:04Le chef d'état-major des armées prépare les armées à toute éventualité.
06:08Et ensuite, c'est le politique qui fait la guerre ou la paix.
06:11Et c'est donc aux politiques, éventuellement,
06:13vous avez rappelé Emmanuel Macron,
06:14c'est éventuellement, si Catherine Vautrin a envie de dire ça,
06:16elle peut le faire.
06:17Moi, ce qui me gêne, c'est qu'un chef militaire
06:19parle quasiment comme un politique à la tête des armées.
06:22Et de ce point de vue-là, il y a...
06:23Attendez, je ne vais pas terminer.
06:24Je ne vais pas terminer.
06:25On dit qu'il doit faire peur aux Français.
06:26Je termine simplement.
06:28Laissez-moi juste terminer.
06:29Laissez-moi terminer.
06:30J'observe simplement.
06:30Il y a une séquence de communication.
06:32Vous me sidérez.
06:33Je ne peux pas vous dire autre chose.
06:34Non, mais attendez.
06:35Parce qu'on n'est pas d'accord ?
06:36Oui, mais vous...
06:36Attendez, Johan, vous voyez bien qu'on est aussi dans une logique d'engrenage.
06:39Et qu'on annonce sans rafale...
06:41Mais attendez.
06:42On annonce une lettre d'intention pour sans rafale.
06:43La Russie réplique immédiatement.
06:45Et je termine simplement.
06:46On est dans une séquence où il s'est passé...
06:48Il y a eu trois annonces simultanées.
06:49Il y a le général Mandon, donc le chef d'état-major des armées,
06:52qui vient de dire ce qu'il a dit.
06:53On a eu aujourd'hui aussi l'annonce du service national
06:56qui revient sur la base du volontariat.
06:58Et on a eu en plus l'annonce de distribution des kits de survie par le gouvernement.
07:02Donc on voit bien qu'il y a une volonté de dramatiser
07:05et de préparer les Français à ça.
07:08Écoutez, le débat est contradictoire.
07:10C'est pour ça que nous sommes là.
07:11Et je termine simplement d'un mot.
07:13Pascal, je pose la question.
07:14C'est incroyable la fin de déclaration.
07:15Quel est l'enjeu stratégique majeur pour la France ?
07:17Est-ce que c'est l'Ukraine ou est-ce que c'est la Méditerranée ?
07:20Et moi, je trouve qu'on est tous partis dans une focale
07:23où on est obsédés par la menace de l'Est
07:25et on a totalement désessé la menace qui vient de la Méditerranée,
07:28qui est notre frontière immédiate.
07:29D'une certaine manière, c'est ce que je voulais dire.
07:31Je ne suis pas un grand stratège.
07:33Je vous mentirai, mais peut-être.
07:34Est-ce que je me trompe lourdement ?
07:37Je ne tremble pas devant M. Poutine ou devant la Russie
07:40qui a déjà du mal à faire les choses en Ukraine.
07:44et j'ai du mal, de manière métapolitique,
07:49à ce que l'on se préoccupe davantage des frontières de l'Ukraine
07:53que des frontières de la France qui sont enfoncées.
07:56Je pense qu'en fait, ce qui nous fait tilter, c'est le mot « enfant ».
08:11Parce qu'évidemment, dans l'imaginaire collectif,
08:14« enfant », c'est nos enfants, donc on se dit,
08:16c'est des enfants de France qui vont devoir être sacrifiés.
08:18La réalité, c'est qu'ils parlent de militaires
08:20qui se sont engagés dans l'armée.
08:22Et par définition, quand vous vous engagez dans l'armée,
08:25la possibilité que vous puissiez un jour être mobilisés
08:28et mourir sur le...
08:30C'est écrit dans le contrat.
08:31C'est écrit dans le contrat d'un soldat.
08:34Mourir enfant de France...
08:35Mais non, le sujet, c'est mourir pour Kiev
08:37ou mourir pour la France.
08:39Je suis désolé, ça n'a rien à voir.
08:40Il n'est pas la question de Kiev, il est la question de l'OTAN.
08:41Donc, si un pays de l'OTAN est attaqué...
08:45Mais vous jouez sur les mots.
08:46Pas tous ensemble.
08:48Je n'ai pas dit ça, moi.
08:49Non, mais c'est la seule vraie question.
08:51On avait envie que la France, que les Français meurent pour Kiev.
08:54On n'a pas envoyé de soldats en Ukraine.
08:56On est dans l'OTAN.
08:57Et par ailleurs, je voudrais vous dire un mot, Pascal.
08:59Jean-Luc Mélenchon.
09:00Un dernier mot.
09:02Oui, mais très court.
09:02Très court.
09:03On a souvent dit ici,
09:04quelle chance nous avons de vivre dans une période de paix.
09:07Et on dirait maintenant que c'est un dû
09:09et que cette parenthèse enchantée est la norme.
09:12Mais ce n'est pas ça, le monde.
09:13Mais si vous voulez aller à la guerre, tout le monde.
09:14Mais ce n'est pas que je veux, enfin.
09:16Mais si, mais voilà.
09:17C'est un peu caricatural.
09:19Je vous le conseille.
09:22Vous avez raison.
09:23C'est la réalité du monde telle qu'il est.
09:25Je vous le conseille.
09:27C'est vrai que quand un pays va mal,
09:28la tentation pour celui qui le dirige,
09:30c'est de faire la guerre.
09:31Bon, évidemment, je ne fais pas ce procès à Emmanuel Macron.
09:37Non, non, non, pas venu à l'idée.
09:38Ça s'appelle une prétérition.
09:40Non, non, là, vraiment.
09:42Pascal, c'est le roi de la prétérition.
09:44Est-ce que vous voulez écouter quelques maires
09:46qui ont pris la parole,
09:47qui étaient peut-être subjugués devant ce discours ?
09:50Je crois que dans la situation mondiale que nous vivons,
09:54il faut être très réaliste.
09:56Il faut regarder le monde tel qu'il est.
09:58Malheureusement, et nous devons tous nous préparer
10:00à des moments plus difficiles que ceux que nous vivons.
10:03La menace internationale, aujourd'hui,
10:05le contexte est très tendu.
10:08La Russie, les Etats-Unis,
10:11les pays d'extrême-orient également,
10:14l'Inde, il y a des vraies difficultés au niveau international.
10:17Ça crée plutôt de la peur qu'autre chose.
10:21Je pense que ce genre de choses,
10:23ça doit être plutôt du domaine un peu,
10:26comment dire,
10:27de la prérogative de la défense nationale,
10:30donc avec un minimum de secrets.
10:32Et comme ça, affoler les populations,
10:35enfin j'ai affolé, c'est peut-être un bien grand mot,
10:36mais disons, créer ce sentiment de peur,
10:39je ne trouve pas ça très productif.
10:41Et vous disiez que vous n'ayez pas peur de la Russie.
10:43Aujourd'hui, la Russie a quand même tué 25,
10:46enfin, lors d'une fraque, 25 Ukrainiens.
10:48Je crois que c'est près de Kiev.
10:51C'est ce que me disait en tout cas Benjamin Nau à l'instant.
10:54Le général Dutartre, écoutez-le, la guerre.
10:58La Russie se prépare à un conflit
11:00avec un pays européen ou otanien d'ici 2030.
11:03Mais ça, en fait, tout le monde le dit,
11:05un peu plus tard que Pistorius,
11:06le ministre de la Défense allemand,
11:08dit que certains de ses spécialistes
11:10lui annoncent que cet été,
11:11c'est le dernier été calme.
11:13Vous vous rendez compte ?
11:14Donc, moi, je ne pense pas qu'on en est là.
11:17Je pense que Fabien Mondeau a tout à fait raison
11:19de mettre les points sur les i en disant
11:21il faut vraiment que vous réalisiez
11:23ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine.
11:26Moi, aujourd'hui, sur la parole politique,
11:29je suis d'une méfiance XXL.
11:31Et je ne veux pas qu'on me raconte des salades
11:34ou qu'on cherche à nous faire passer
11:38certaines informations.
11:39et pourquoi pas en inventer d'autres.
11:41L'Union européenne, est-ce que l'Union européenne
11:43a intérêt à développer ce message de peur ?
11:46Je parle de l'Union européenne.
11:48Est-ce que c'est son intérêt ?
11:50Oui.
11:50Mais pour quelle finalité ?
11:51Oui.
11:51Pourquoi pas créer...
11:52Pour avoir une armée, par exemple.
11:54Pour avoir une armée.
11:55C'est une finalité politique ?
11:55Pour avoir une armée.
11:56C'est une finalité stratégique.
11:57Mais pour avoir également une...
11:58Effectivement.
11:59Pour avoir une armée, c'est une...
12:00Enfin...
12:01Pour avoir une armée, pour...
12:02En fait, on voit bien que certains veulent faire de l'Europe...
12:07L'Europe de la défense.
12:08Oui, pas que l'Europe de la défense, une seule entité.
12:10Et puis tout gérer.
12:12Et profiter de cette menace qui existe fortement, moins fortement, je ne sais comment la qualifier,
12:19pour faire une unité politique pendant ce temps-là.
12:22C'est possible.
12:24Je ne l'écarte pas.
12:25C'est possible, mais avant d'avoir une armée européenne...
12:27Je ne l'écarte pas.
12:28Il n'y aura jamais d'armée européenne.
12:28Je ne l'écarte pas.
12:30Monsieur Macron, dans un an et demi...
12:31Monsieur Macron, dans un an et demi, il n'est plus à l'Elysée.
12:33On sait ce qu'il veut.
12:34Il veut être...
12:35Chef de l'Europe.
12:35Chef de l'Europe.
12:37Je vous assure, on est tous aujourd'hui extrêmement défiant sur la parole politique.
12:42Je ne dis pas que j'ai la bonne analyse, loin de là.
12:45Je dis que je suis défiant.
12:46Mais les militaires aussi.
12:47Vous défiez aussi des militaires.
12:48Alors, vous avez un militaire qui nous dit que la Russie prépare une attaque dans 5 ans de grande envergure.
12:54Et s'il voulait simplement que l'armée française se mette à niveau, ce qu'on demande nous aussi tout le temps ?
12:59Bon, en tout cas, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
13:01Valentin Rouillon, pouvait nous...
13:03Il ne prétend qu'il ne faut pas une armée forte en France.
13:06Eh bien, que les actes suivent.
13:07Enfin, vous avez raison.
13:08Il a viré Pierre de Villiers au départ, qui disait exactement la même chose en 2017.
13:13Le président Macron ne l'a traité pas formidablement.
13:15Non.
13:16qu'on venait, et 8 ans plus tard, il se réveille.
13:19Le contexte a beaucoup changé, objectifiquement.
13:20Oui, tout a toujours changé.
13:22Je n'ai pas l'habitude de défendre le président.
13:22Gouverner, c'est prévoir.
13:24Non, mais le contexte a énormément changé.
13:25Ah bon ?
13:26Le contexte international a énormément changé.
13:27Et pourquoi Pierre de Villiers disait le contraire, alors ?
13:29Il se trompait ?
13:30Mais je ne dis pas qu'il se trompait.
13:31Mais à la décharge d'Emmanuel Macron, le contexte international a incroyablement évolué.
13:35Je vous dis, sauf que Pierre de Villiers avait le même...
13:37Que je sache, il avait le même discours.
13:39Donc lui, il l'avait vu.
13:41Il n'a pas été entendu.
13:42Il l'avait vu, lui ?
13:43Non.
13:44Pourquoi vous dites ça ?
13:45Il avait vu que l'armée était en train de tomber en lambeaux, mais il n'avait
13:48pas vu que le contexte international allait changer.
13:50Non, ce n'est pas la raison.
13:51En tout cas, il était sur une position aujourd'hui sur laquelle...
13:55Oui, de renforcer le budget des armées.
13:57Oui, absolument.
13:58Bon, les réseaux sociaux.
13:59Alors ça, deuxième thème.
14:01Deuxième thème d'Emmanuel Macron, les réseaux sociaux.
14:04Attention, il veut les verrouiller.
14:06Ah oui, il était à Arras aujourd'hui.
14:09Et il a pu s'exprimer et revenir, évidemment, il était à Arras.
14:15Il a d'abord rendu hommage à Dominique Bernard, professeur de lettres, assassiné il
14:18y a deux ans par un ancien élève radicalisé.
14:21Écoutez le président Macron.
14:23Je veux d'abord dire que c'est très émouvant pour moi d'être à vos côtés et d'être
14:27pas simplement à Arras, mais dans ce lieu qui a marqué la vie de la nation ces dernières
14:33années et deux ans, presque jour pour jour.
14:38On est maintenant passé au mois de novembre, mais personne n'a oublié ce jour d'octobre
14:432023.
14:44Et on était avec une partie, évidemment, l'épouse Dominique et une partie de l'équipe
14:52pédagogique.
14:52Mais je vais d'ici dire combien tout ça, évidemment, a marqué la vie de la nation,
14:55cette attaque terroriste ici dans cette cité scolaire.
14:59Et vous retrouver pour débattre justement de la force de notre démocratie à Arras
15:03dans cette cité scolaire, c'est pour moi tout un symbole.
15:05Et ce que d'ailleurs les profs font, la famille, c'est un engagement qui est vraiment
15:11l'engagement de la République et de l'école, c'est-à-dire de dire on ne doit rien céder
15:15à la barbarie et à l'obscurantisme.
15:16Bon, c'est toujours les mêmes phrases, on ne l'a rien cédé, etc.
15:19Mais bon, la main ne tremblera pas.
15:22Mais en revanche, écoutez sur les réseaux sociaux, parce que M.
15:25Macron pense, c'est-à-dire s'il connaît bien les Français, je vous assure,
15:29il explique sérieusement que les Français vont voter au municipal
15:33en regardant l'intelligence artificielle, en parlant avec l'intelligence artificielle.
15:39Mais est-ce qu'il se rend compte que le nombre de gens qui ne savent même pas
15:44de quoi ils parlent ?
15:46Est-ce que vous pensez que tous les Français qui nous écoutent
15:48savent dialoguer avec l'intelligence artificielle ?
15:52Est-ce que vous le pensez ?
15:52Non, mais il y a un sujet en revanche.
15:53Non, je ne le pense pas.
15:54Je pense que les jeunes, évidemment, mais vous pensez que les gens
15:57qui ont plus de 60 ou 70 ans vont dialoguer avec l'intelligence artificielle
16:02pour savoir pour qui ils vont voter ?
16:04Alors écoutez ce que dit le président Macron et je donne la parole à Amine.
16:08Mais aux prochaines municipales, aux prochaines présidentielles,
16:10je vais vous dire ce qui va se passer.
16:11De plus en plus de nos compatriotes, ils vont aller sur leur IA,
16:19sur leur agent IA, et ils vont dire pour qui je dois voter.
16:23C'est ça ce qui va se passer.
16:25Et là, on va rentrer, je vais vous le dire, dans un autre monde.
16:28Parce que moi, je ne sais pas ce que Chad GPT va recommander de voter.
16:31Ce que je sais, c'est que les gens qui possèdent Chad GPT,
16:35qui ont les intérêts qu'il y a derrière,
16:37je ne suis pas sûr que ce soit des intérêts démocratiquement neutres
16:40ou totalement alignés avec les intérêts de la France.
16:42Présidentiel.
16:42Il prend vraiment les gens pour l'imbécide quand même.
16:45Il y a raison Pascal, sur le Chad GPT qui va dire qu'il va voter, c'est ridicule.
16:49En revanche, il y a un vrai sujet pour la démocratie
16:52et pour potentiellement une manipulation à grande échelle d'une élection.
16:58Sur la question des deepfakes, c'est les fausses vidéos
17:00qui sont générées par l'intelligence artificielle.
17:03Moi, j'ai en tête un scénario catastrophe.
17:05Imaginez le vendredi soir précédant le premier tour d'une élection.
17:09une fausse vidéo faisant dire à un des candidats une horreur
17:13manipulée par des bottes étrangers qui circuleraient pendant des heures
17:18sachant que les proches du candidat et le candidat lui-même
17:21à partir de minuit le vendredi n'a plus le droit de parler
17:24donc ne pourraient même pas démentir.
17:26C'est un vrai sujet.
17:26Vous pouvez potentiellement remettre en cause le résultat d'une élection
17:31avec une vidéo qui serait vue par des millions de Français
17:33et contre laquelle aujourd'hui nous n'avons pas d'outil.
17:35Ce qui est vrai, Pascal, c'est que ça va être la première élection présidentielle
17:40où je pense qu'effectivement, il n'y aura plus aucune règle.
17:44Jusqu'à aujourd'hui, les règles étaient plutôt respectées par tout le monde,
17:47les médias qui étaient assez institutionnalisés.
17:50Et je pense effectivement que ça va être une campagne,
17:53sans doute la pire de toutes en termes de pratique de la vie politique.
17:55Là, il parle des municipales.
17:56Non, municipales, pas du tout.
17:58Non, ça, je n'y crois pas du tout.
17:59Mais qu'à l'élection présidentielle, il y a un vrai sujet.
18:01Après, moi, ce qui me gêne, c'est la suite.
18:02C'est ce qu'on n'a pas entendu.
18:03C'est qu'Emmanuel Macron dit
18:05souhaiter une labellisation des sites d'information.
18:09Alors ça, moi, je trouve que c'est peut-être plus le vrai sujet.
18:12Parce qu'il veut que ce soit RSF qui participe à la certification.
18:16On est vernis.
18:18Je le dis à Benjamin, on marque une pause.
18:21Parce qu'en fait, c'est les 10 associations.
18:22Voilà, et alors ça, c'est une pépite.
18:25Je demande à voir, je ne sais pas qui sera média, qui ne sera pas média.
18:28Je demande à...
18:29En tout cas, il y aura un vrai sujet.
18:30Et là, ça va faire...
18:31On marque une pause et on va écouter également la ligne éditoriale de Twitter,
18:35selon le président Macron.
18:36Oui.
18:37A tout de suite.
18:37On termine avec les réseaux sociaux et l'intervention aujourd'hui d'Emmanuel Macron.
18:45Il était donc à Arras.
18:46Il a ensuite échangé avec l'électeur de La Voix du Nord sur les réseaux sociaux.
18:49Il veut contraindre les plateformes à modérer les contenus sous peine d'amende très lourde.
18:55Je ne vois pas comment d'ailleurs il peut faire.
18:57Parce que c'est assez difficile de contrôler tout cela.
19:01Mais écoutez son intervention.
19:04Quand j'achète La Voix du Nord, je sais la ligne éditoriale.
19:08Elle est signée.
19:10C'est clair.
19:11Et puis il y a des tas de choses.
19:11Ce n'est pas une éditoriale, c'est des faits.
19:14Là, il y a un éditeur caché.
19:17C'est l'algorithme.
19:18Et cet algorithme, il est biaisé.
19:21Parce qu'il va créer cette excitation.
19:22Parfois, d'ailleurs, il va créer des biais politiques.
19:24Parce que j'ai cru comprendre que, par exemple, le propriétaire de X,
19:27il avait des opinions politiques.
19:28Il était même intervenu dans la scène politique.
19:31D'autres fois, il peut faire de l'ingérence.
19:32Le propriétaire de TikTok, il est en Chine.
19:34Il a des intérêts.
19:35Ce ne sont pas les mêmes que les miens.
19:36C'est toujours pareil.
19:37Mais les gens, ils sont adultes.
19:41Ils ne sont pas manipulables forcément comme ils le pensent.
19:45Et puis, ceux qui veulent voter dans un camp,
19:48je ne crois pas que ce soit TikTok
19:50ou n'importe quel média qui peut changer leur avis.
19:55Moi, je ne veux pas sous-estimer les dangers des réseaux sociaux,
19:59tels que présentés de manière un peu apocalyptique par mon voisin de gauche.
20:04Mais moi, je connais les dangers de la presse normale.
20:06Je les connais.
20:08Et je sais que cette presse-là...
20:10Une célèbre radio.
20:11Et notamment du...
20:12Qui vous arrive d'écouter de temps en temps.
20:15Je ne veux pas être dans le dénigrement.
20:18Non, mais...
20:18Ah ben, on va parler d'autres gens.
20:20Mais ce que je veux dire...
20:21Non, mais vous avez raison.
20:22La presse...
20:23Et puis, je remercie, je ségrée aux réseaux sociaux
20:28dont je connais les torts
20:29d'avoir brisé le mur de l'occultation
20:33à cause des réseaux sociaux,
20:36de ce que j'appelle notamment la fâcheuse sphère.
20:38La presse normale ne peut plus cacher
20:41les choses qui la gênent.
20:45Donc, rien que pour ça...
20:46Vous voyez, je me suis méfiant.
20:48Je suis méfiant par rapport...
20:50Je vois de tous côtés une tentative,
20:54de toute manière, de pouvoir fermer,
20:57si c'est possible, la bouche des gens.
20:59Je suis très méfiant.
21:01Je fais une sorte de procès d'intention.
21:02Je partage votre avis.
21:04Parce que quand ce n'est pas les réseaux sociaux,
21:05c'est CNews.
21:06S'il n'y a pas les réseaux sociaux,
21:07ce qui s'est passé après la finale
21:09de la Ligue des champions,
21:10aucune télé ne le traite.
21:15Donc, vous n'avez pas...
21:16Il y a une bande de déresponsabilisation,
21:17c'est la faute de personnes,
21:19c'est l'algorithme, en fait.
21:19À chaque fois, il y a un problème.
21:21Il y a un comité de surveillance.
21:22Vous avez raison, mais...
21:24Ce comité de surveillance...
21:26Vous avez parlé, Elisabeth Lévy.
21:27Un mot.
21:28Non, non, Elisabeth.
21:29Elle me cède mon tour.
21:30Mais non, Elisabeth.
21:31On n'entend que vous.
21:32Elle insiste.
21:33Elisabeth, allez-y.
21:35Vous avez raison,
21:35mais on a le droit de dire deux choses
21:37en même temps.
21:38C'est-à-dire que, oui,
21:39il y a cette affaire d'occultation,
21:41mais en même temps,
21:42les réseaux sociaux,
21:43c'est un endroit
21:43où toutes les paroles se valent.
21:45Où j'ai le même poids
21:46qu'un prix Nobel de physique,
21:48en quelque sorte.
21:49Oui, mais non, justement.
21:50On peut arrêter de...
21:51Si, si.
21:52Mais non, les gens se déconnent.
21:54Je voudrais vous parler
21:54des jeunes, deux minutes.
21:56Et les jeunes,
21:56ils ne sont pas idiots.
21:57Vous pensez qu'il n'y a aucun effet négatif
22:01des réseaux sociaux
22:02sur la lecture,
22:03sur la concentration ?
22:04Je ne dis pas ça.
22:05Je dis faisons confiance
22:07aussi à l'intelligence
22:08des uns et des autres
22:10pour décoder une parole
22:11qui a plus de qualité
22:14qu'une autre,
22:15il me semble.
22:16Oui, enfin,
22:16l'intelligence de TikTok,
22:17il va falloir la chercher longtemps,
22:18si je puis me permettre.
22:19Parce que, franchement,
22:20s'il y a un réseau
22:20qui est en train d'abrutir
22:22toute une génération,
22:23c'est bien TikTok.
22:24Pour le coup,
22:25le premier Google venu
22:27peut poster
22:28et faire des millions de vues.
22:29Interdisons TikTok.
22:30Ah, je suis d'accord.
22:31Il faut faire le TikTok.
22:32Interdisons TikTok.
22:33Et levons...
22:34Les Chinois qui en sont propriétaires.
22:36Dernière chose.
22:37A leur propre enfance.
22:38Dernière chose,
22:38avant de parler de France Télévisions
22:40et Radio France
22:40qui réclament 1,5 million d'euros
22:41de dédommagement
22:42à CNews,
22:43Europe 1 et au JDD.
22:441,5 million.
22:45Il faut qu'ils fassent attention.
22:46On peut payer en deux fois.
22:47C'est William qui va payer.
22:48Je veux dire,
22:49là, ils jouent très, très gros,
22:50nos amis.
22:50Ils ont tort, là.
22:51Parce que s'ils sont déboutés,
22:55c'est, pourquoi pas,
22:57Europe 1, CNews et le JDD,
23:00JD News
23:00qui vont demander
23:01des dommages et intérêts.
23:02De toute façon,
23:03ils vont faire...
23:03Et les dommages et intérêts,
23:04je n'ai pas terminé.
23:05Les dommages et intérêts,
23:07si tu demandes 20, 30, 40, 50 millions,
23:10pourquoi pas,
23:11quand même Mbappé
23:11avec le Paris Saint-Germain,
23:13qui va payer ?
23:14L'argent des Français ?
23:15Eh oui.
23:16Qui va payer les avocats
23:17de France Télévisions ?
23:19L'argent des Français ?
23:20Eh bien, c'est déjà le cas.
23:23Donc, on en parlera dans une seconde.
23:24Mais on a demandé,
23:25c'est vous qui demandiez
23:26la suite d'Emmanuel Macron.
23:28Les labels.
23:29Donc, nous,
23:29vous avez demandé
23:30sur les labels,
23:31écoutez ce qu'il a dit.
23:32Il a pu et le beau temps.
23:33Vous êtes trop bons.
23:34Écoutez ce qu'il a dit.
23:35Et ça vous intéressera,
23:36vous allez voir.
23:36Écoutez ce qu'il a dit.
23:36Écoutez ce qu'il a dit.
23:37C'est qu'on va tout faire
23:40pour que soit mis en place
23:41un label.
23:43C'est pas à l'État de dire,
23:44il faut faire attention,
23:46c'est pas le gouvernement
23:46ou l'État qui peut dire
23:47ceci,
23:47une information,
23:48ceci,
23:48on n'est pas.
23:49On n'a pas non plus envie
23:50de tomber là-dedans.
23:51Parce que c'est pas ça
23:52une démocratie.
23:53Par contre,
23:54je pense que c'est important
23:55qu'il y ait une labellisation
23:57faite par des professionnels
23:59qui puissent dire
24:00ceci correspond
24:01à la déontologie
24:02de gens qui manipulent
24:04de l'information.
24:04c'est une manière dangereuse.
24:07Le ministère de la vérité.
24:10C'est en ouel.
24:11C'est le ministère de la vérité.
24:14Je pense que ça,
24:14ça inquiète plus
24:15Golan Adel que bien.
24:16Ça m'inquiète profondément
24:17de la même manière
24:18que ce comité de signalisation,
24:19je ne sais pas comment il s'appelle.
24:20Les clients,
24:21les spécialistes.
24:21Près l'ARCOM
24:22et vous avez à l'intérieur
24:23qu'ils vont signaler à l'ARCOM
24:25et dedans vous avez,
24:26je ne veux pas faire
24:27de procès d'intention,
24:28c'est pas mon genre,
24:29vous avez la Ligue des Droits
24:30de l'Homme
24:30et SES Racisme.
24:32D'accord ?
24:33Ils sont adoubés.
24:34C'est une officine islamo-bouchiste
24:36comme on n'en fait plus.
24:36Ces gens-là sont adoubés
24:38pour signaler.
24:39Mais c'est très grave.
24:40On ne devrait pas rigoler entre nous.
24:41Non, non, non.
24:42Parce qu'il y a vraiment
24:43des attentes là.
24:44Ce qui se passe là
24:44est extrêmement grave.
24:46J'arrive pas à comprendre
24:47le président Macron.
24:48Je suis sûr,
24:48pour moi,
24:49je ne le comprends pas.
24:50Mais bon,
24:51je ne le comprends pas
24:51depuis il y a 10 ans.
24:52C'est assez compréhensible.
24:54Mais non.
24:54Je peux vous l'expliquer
24:55puisque vous ne voulez pas comprendre.
24:57Oui.
24:58Il n'est pas très content
24:59de ce qu'on dit de lui.
25:01Il n'est pas très content
25:04qu'il essaie de changer
25:05un peu les choses
25:06à sa manière.
25:07C'est tout.
25:08Je ne sais pas
25:10si c'est de l'affolement.
25:11Le ministère de l'Amérique.
25:11Mais en tout cas,
25:12moi, ça m'affole.
25:13Bon.
25:15France Télévisions,
25:16Radio France
25:16réclame donc un million et demi
25:17d'euros de dédommagement
25:19à CNews,
25:19Europe 1 et au JDD.
25:20C'est le Figaro
25:21qui sort cette information
25:22il y a quelques secondes.
25:23Le Figaro a pu consulter
25:24les assignations en justice
25:25des deux groupes publics
25:26qui dénoncent
25:27une entreprise orchestrée
25:28de déstabilisation économique
25:29et institutionnelle.
25:30Je rappelle quand même
25:31que nous sommes
25:32sévèrement attaqués
25:34notamment par France Inter
25:36et par le groupe
25:38France Télévisions
25:39depuis...
25:40Depuis novembre.
25:41Oui, mais depuis
25:41bien avant.
25:42Depuis toujours.
25:43Depuis toujours.
25:43Voilà.
25:44Alors, écoutez cet échange
25:46passionnant à l'Assemblée nationale
25:48entre M. Michelet
25:49de l'UDR
25:50et Mme Dati,
25:52ministre de la Culture
25:53qui a répondu
25:54avec beaucoup de courage.
25:55Oui.
25:56Mme la ministre de la Culture,
25:58il y a quelque chose
25:58de pourri
25:59au royaume
25:59de l'audiovisuel public.
26:01Avec cette action en justice,
26:02les présidentes
26:03de France Télévisions
26:03et de Radio France
26:04confirment être
26:06des militantes politiques.
26:08La plainte pour dénigrement
26:09ne manque d'ailleurs pas de sel
26:10et elle pourrait presque
26:11faire sourire
26:11si elle n'était pas réalisée
26:12aux frais du contribuable.
26:14En effet,
26:15France Télévisions
26:15et Radio France
26:16sont-ils seulement légitimes
26:18à se plaindre
26:18de ce supposé dénigrement
26:20quand l'audiovisuel public
26:22consacre aux frais
26:23du contribuable
26:24des heures entières
26:25à dénigrer
26:26et à caricaturer
26:27tous médias
26:28qui osent
26:28différer
26:29de sa ligne idéologique.
26:30Cette démarche
26:32n'avait en aucun cas
26:33été concertée
26:35et encore moins
26:35approuvée
26:36par les tutelles.
26:38En l'état du droit,
26:39c'est leur liberté
26:40d'avoir choisi
26:40de s'engager
26:41dans cette voie
26:42mais je peux vous dire
26:44que même si
26:45l'usage républicain
26:46et aussi par respect
26:48de l'engagement
26:48des deniers publics
26:49dans cette procédure,
26:51les tutelles
26:51auraient dû être informées,
26:53auraient pu être informées.
26:54Plus largement,
26:55la réflexion
26:56sur ce que signifie
26:57l'impartialité,
26:59cette exigence
26:59d'impartialité
27:00du service public
27:01et la façon
27:02dont elle est mise en oeuvre
27:03est évidemment
27:04pleinement légitime
27:05et c'est un débat
27:06que nous devons avoir.
27:07Mais ce sujet
27:09mérite largement mieux
27:11que la voie détournée
27:13de la judiciarisation.
27:15Elle est courageuse,
27:16Rachida Dati.
27:17L'argent des Français
27:18va donc payer
27:20les avocats
27:21de France Télévisions
27:23et de France Inter
27:24pour attaquer ces news.
27:25L'argent des Français.
27:26Première chose.
27:27L'ARCOM,
27:28je crois savoir,
27:30est agacé
27:30de ne pas avoir été mis
27:32dans la boucle.
27:33C'est-à-dire que
27:33Mme Veil,
27:34Mme Ernot
27:35n'ont même pas prévenu
27:37l'ARCOM
27:38de cette plainte.
27:39Deuxième chose.
27:40Troisième chose,
27:42la probabilité est très grande
27:43qu'il soit débouté.
27:46Donc,
27:46effectivement,
27:47ce que je vous disais
27:47tout à l'heure,
27:48le groupe peut demander
27:48des dommages et intérêts.
27:50Des dommages et intérêts
27:51extrêmement importants.
27:53Qui va payer ?
27:54L'argent des Français.
27:55C'est bien.
27:56Est-ce qu'on peut
27:57qu'on démonter ?
27:58D'abord,
27:59vous avez raison
28:00de saluer le courage
28:00de Rachida Dati
28:02parce que je pense
28:02que c'est vraiment
28:03la première fois
28:04qu'une ministre de la Culture,
28:05et ce n'est pas forcément évident,
28:06prend position
28:07de manière aussi franche
28:08à l'égard
28:08de l'audiovisuel public.
28:10Et puis,
28:11pardon,
28:11pourquoi voulez-vous
28:12qu'ils prennent
28:12des précautions ?
28:14Puisque Mme Ernot
28:15et Mme Veil
28:16assument d'être en guerre.
28:18Elles l'ont dit.
28:18Elles sont
28:19dans un combat
28:20idéologique
28:21contre le groupe
28:22sur lequel nous sommes.
28:24Donc,
28:25tous les moyens
28:25sont bons
28:26pour mener
28:28cette offensive
28:28contre le groupe.
28:30Alors moi,
28:30je dois dire,
28:31je ne sais pas
28:31qui leur a conseillé
28:32de faire un truc pareil.
28:33Ce n'est pas très malin.
28:34Mais c'est la panique.
28:36Moi,
28:36j'ai des gens
28:37qui m'informent
28:38de Radio France.
28:38Alors Mme Veil,
28:39elle est en panique.
28:41Mme Veil a été entraînée
28:42par Mme Ernot.
28:43Mme Veil dit aujourd'hui,
28:45Mme Veil dit,
28:46ah non,
28:46mais je n'ai pas fait,
28:47pardonnez-moi,
28:48je ne sais pas
28:48ce qui s'est passé de ça.
28:49Et c'est Mme Ernot
28:50qui est très militante.
28:52Est-ce que quand même,
28:53parce qu'il faut voir
28:54ce que sont ces maisons
28:55à l'intérieur.
28:56Vous avez des syndicats
28:57qui font des tracts
28:59mais absolument délirants.
29:00Là-dedans,
29:00il y a eu l'affaire Bouillaguet,
29:01mais il faut voir.
29:02Il y a des excuses
29:03qui sont réclamées
29:04et faites.
29:05Enfin,
29:06j'ai l'impression
29:06qu'il y a un poids
29:07des syndicats
29:07et j'ai l'impression
29:08que c'est les rédactions
29:09et les syndicats,
29:10si vous voulez,
29:11qui les ont aiguillonnés.
29:12Mais devant le tribunal
29:13de commerce,
29:14il y a quand même,
29:14si vous voulez,
29:15à la limite,
29:15vous pouvez dire
29:16la 17ème chambre
29:17pour diffamation,
29:18injure,
29:19on veut avoir un débat.
29:21Mais devant le tribunal
29:21de commerce,
29:22il y a une volonté
29:23de nuire.
29:23Il y a une volonté
29:24de nous faire du mal
29:26et du tort.
29:26Oui, mais...
29:27Quand même.
29:28La probabilité,
29:30évidemment,
29:30qu'il soit débouté.
29:32Je vais vous faire écouter
29:33la chronique...
29:34Ils n'ont pas d'avocat ?
29:35Je vais vous faire écouter
29:36la chronique
29:37de Laurent Tessier
29:38ce matin
29:39qui a égrené
29:40le nombre d'attaques
29:42simplement sur un temps
29:43très court
29:43du service public
29:44contre ces news
29:46et ce qu'a dit
29:46notamment Mme Ernot.
29:47C'était Laurent Tessier,
29:48vous l'avez peut-être
29:49entendu aujourd'hui ?
29:49L'entend.
29:54Oui, Radio France
29:55et France Télévisions
29:56nous attaquent en justice
29:57pour dénigrement.
29:58Plain de déposés
29:59la semaine dernière,
30:00l'empire de l'audiovisuel
30:01public nous cible.
30:03Portez plainte
30:04pour dénigrement,
30:05c'est quand même
30:06pardonnez-moi l'hôpital
30:06qui se fout de la charité.
30:08Dénigrement,
30:08un mot que connaît bien
30:09le service public
30:10avec notre argent,
30:11nos impôts depuis des années.
30:12Je rappelle que Delphine Ernot,
30:13la présidente de France Télévisions,
30:15avait déclaré
30:16dans une interview
30:16au Monde mi-septembre
30:17C News est un média d'opinion
30:19qu'ils assument
30:20d'être une chaîne
30:20d'extrême droite.
30:21Des propos confirmés...
30:22Vous redites ce matin
30:23sur Erdel,
30:24C News est une chaîne
30:25d'extrême droite.
30:25Tout ce que j'ai dit.
30:26Je rappelle qu'un complément
30:28d'enquête,
30:28l'émission de France 2
30:29va avoir lieu sur C News
30:30sûrement pour dénigrer.
30:32Je rappelle que
30:33Vincent Mellet,
30:33directeur éditorial
30:34de Radio France,
30:35avait donné une interview
30:36en septembre
30:37au journal Le Parisien.
30:38Il avait déclaré
30:38après l'affaire
30:39Thomas Legrand-Patrick Cohen
30:40que nous étions
30:40ses pires adversaires.
30:42La négation du journalisme,
30:44des médias d'opinion,
30:45militants,
30:45d'obsession,
30:46dénigrement.
30:47Le 10 mars dernier,
30:48l'émission C'est dans l'air
30:49sur France 5
30:50avait tenté
30:50de nous décrédibiliser
30:51après des critiques
30:52concernant Emmanuel Macron,
30:54une menace russe
30:54et sa phrase
30:55« On est en guerre quelque part ».
30:56Sur Europe 1,
30:58animateurs et chroniqueurs.
30:59Il y a une dramatisation,
31:00je ne suis pas sûr
31:01que les autres pays fassent ça.
31:02Emmanuel Macron aime
31:03nous faire peur,
31:03nous donner du stress,
31:04nous inquiéter.
31:05J'espère qu'Emmanuel Macron
31:06ne compte pas marcher sur Moscou.
31:07Une contre-offensive médiatique
31:09au service d'une vision
31:10qui amoindrit l'ampleur
31:11de la menace russe.
31:12Rien que ça,
31:13musique stressante,
31:14langage guerrier,
31:14le dénigrement par France Inter
31:16avec Thomas Legrand,
31:17auteur pour l'éternité
31:18de la phrase
31:18« Nous on fait ce qu'il faut
31:19pour Dati, Patrick et moi
31:21devant deux responsables socialistes ».
31:23Il donnait des leçons
31:24de déontologie l'an dernier.
31:25Et moi,
31:25ce que je lui reproche C News,
31:27c'est de ne pas faire de journalisme.
31:28C'est le non-journalisme
31:29de C News qui m'embête.
31:31Et si vous voulez,
31:31on peut remonter plus loin.
31:32En juin 2021,
31:34Charline Vanhoenacker
31:35dénigrait dans son billet
31:36d'humeur nos camarades.
31:37Je postule comme programmatrice
31:38à C News.
31:39J'ai écrit une petite lettre
31:40de motivation.
31:41Chère C News,
31:41« Je me porte candidate
31:43pour vous aider
31:44à choisir vos invités
31:45parce qu'il me semble important
31:46de contribuer
31:47à la pluralité des idées
31:48d'extrême droite. »
31:49Et pourquoi la journaliste
31:50de France Inter,
31:51Sonia De Villers,
31:51dénigrait autant
31:52leur dépros sur C News
31:53et Pascal Praud
31:54le 31 mai 2018 ?
31:56Plateau à son image,
31:57sans conviction véritable
31:59du moment qu'on s'entrechoque.
32:00C News propose donc
32:01une version low-cost
32:02de la Fox News américaine.
32:04Pascal Praud et C News
32:05permettent tout désormais.
32:07C'est inquiétant.
32:08Le dénigrement,
32:08les intimidations,
32:09les attaques
32:10de Radio France
32:10et de France Télévisions
32:11contre C News Europe 1.
32:13Le JDD ont lieu
32:13depuis plusieurs années.
32:14Nous, nous répondons
32:15par des faits.
32:16La réalité, eux,
32:17attaquent en justice
32:17et nous accusent
32:18de tous leurs problèmes.
32:19Le déni.
32:21Bon, et volontairement,
32:23j'ai laissé
32:23le studio d'Europe 1,
32:25ce qui vous permet
32:25de découvrir
32:26les coulisses d'Europe 1.
32:27Vous avez reconnu
32:27Dimitri Pavlenko
32:29le matin entre 7h et 9h
32:31et Anissa Haddadi.
32:33Alors, ce qui est intéressant,
32:35Sonia De Villers,
32:36c'était tous les jours
32:37et c'est en 2018,
32:38donc il y a 7 ans,
32:40quand elle attaquait
32:40l'heure des pros.
32:41Tous les jours,
32:42France Inter attaquait.
32:43Et c'est vrai
32:43qu'à l'époque,
32:44on répondait moins.
32:46J'ai envie de dire,
32:46on répondait moins.
32:47Mais c'était régulier.
32:49C'est-à-dire que
32:49quand C News,
32:50C News a commencé
32:51en 2016,
32:52bon, là,
32:53c'est en 2018.
32:56Donc, C News,
32:57c'est vraiment
32:57les débuts de C News.
32:58C'est très intéressant,
32:59d'ailleurs,
33:00ce qu'elle dit.
33:00Parce que dès le départ,
33:01ils ont senti le danger.
33:04Le danger,
33:04c'était quoi ?
33:05C'était d'entendre
33:06des voix
33:07qu'on n'entendait
33:07nulle part ailleurs.
33:08Gilles William
33:09en est l'expression.
33:11C'est-à-dire
33:11qu'il était sur ce plateau
33:12alors qu'il n'est jamais
33:13invité sur le service public.
33:15Une des raisons
33:16pour lesquelles
33:16C News,
33:17effectivement,
33:18a rencontré
33:18un public très large,
33:19c'est qu'on a entendu
33:19des voix qu'on n'entendait
33:20nulle part ailleurs.
33:21Ils ont bien senti
33:22le danger dès 2018.
33:24Ça,
33:247 ans.
33:25Et après,
33:26ça ne fait que s'amplifier.
33:28Et aujourd'hui,
33:28on est dans une sorte
33:29de guerre idéologique.
33:30Il y avait le nom
33:31de Vincent Bolloré.
33:33Alors,
33:33en plus,
33:33mais les coups les plus durs,
33:34je le dis sans arrêt,
33:35les coups les plus durs,
33:36ce sont les journalistes
33:37qui les donnent.
33:38Là,
33:39il y a un papier,
33:39il y a plein de papiers
33:40qui vont sortir
33:41sur C News
33:42ces prochaines heures.
33:43C'est des papiers
33:44de journal.
33:45Pas le modeste,
33:45Pascal,
33:46c'est pas le débat
33:47sur vous.
33:48France Télévisions,
33:49il y a un côté
33:50d'avis des Goliaths,
33:51quand même.
33:51Parce que,
33:52non mais si on regarde
33:53un peu les...
33:54On n'est pas si petit.
33:54Non mais attendez,
33:55c'est un monstre.
33:57Ils ont sept chaînes.
33:58Vous avez sept chaînes
34:00de télévision,
34:00vous avez Radio France,
34:02c'est énorme,
34:03c'est des rédactions monstrueuses.
34:04Et c'est ça
34:04qu'il y a un problème.
34:05Et nous,
34:05on travaille ensemble
34:06toute la journée.
34:07Il a fallu
34:08une chaîne,
34:10une radio,
34:11un journal
34:11pour mettre par terre
34:13un système.
34:14C'est sidérant.
34:15Et attendez,
34:16il y a des milliers
34:17de journaux en France,
34:18il y en a un.
34:19Et en face,
34:19ils mettent un genou à terre,
34:20ils commettent des fautes
34:21tous les jours.
34:22Je rejoins ce que disait
34:23Elisabeth Lévy
34:24et l'impression que ça donne,
34:25c'est qu'aujourd'hui,
34:26si la patronne de Radio France
34:28et de France Télévisions
34:29nous demandent des comptes,
34:31en réalité,
34:31c'est plus pour des histoires
34:32de communication interne
34:33parce qu'elles sont menacées
34:35par les syndicats
34:36qui sont encore plus à gauche
34:37que ces personnes-là
34:38et elles veulent avoir...
34:39En fait,
34:39ils font leur beurre
34:40sur notre dos.
34:41Mais c'est pas grave.
34:42Je veux dire,
34:43il y a deux choses...
34:44C'est pas grave.
34:45Il y a deux choses à dire.
34:46Moi, c'est vrai
34:47que c'est un des combats
34:49les plus importants pour moi.
34:50Là, je ne supportais pas,
34:52je ne supporte toujours pas
34:53qu'une radio publique
34:55puisse être colonisée
34:57par un camp.
34:57En l'occurrence,
34:58l'extrême-gauche.
34:59Je vous prie de croire
35:00que si c'était
35:02de l'extrême-droite,
35:03ça me déplairait
35:03tout autant.
35:05C'est clair
35:05et net et précis.
35:07Donc,
35:08c'est vrai
35:09que nous avons été
35:10un élément critique
35:12par rapport
35:13à cette violation
35:13insupportable
35:15de leur cahier des charges.
35:17Ça, c'est certain.
35:18Puis, à d'autre part,
35:19il y a quelque chose...
35:20Je vous l'ai dit,
35:21c'est dans l'ADN
35:22de l'extrême-gauche,
35:24médiatique ou politique,
35:25ils se permettent
35:27de dire n'importe quoi
35:29sur les gens,
35:30mais ils ne peuvent pas
35:31supporter
35:32de pouvoir,
35:33en retour,
35:34recevoir un postillon.
35:35Ça leur est totalement...
35:36Mais nos audiences
35:37les rendent-on quand même.
35:38les audiences de Pascal
35:40les rendent...
35:40C'est un succès indéroyable.
35:42Il y a une panique
35:43parce qu'il y a une bataille.
35:45Idéologique.
35:46Le monopole
35:47qu'ils ont eu
35:48sur le débat des idées
35:49pendant 30 ou 40 ans
35:50où ils ont imposé
35:51les thèmes,
35:52le rythme,
35:52les mots qu'on pouvait prononcer
35:54et les invités
35:55qu'on pouvait inviter
35:56ou pas
35:56et les faits
35:57dont on pouvait parler
35:58ou pas
35:59et ceux qu'on évacuait
35:59en expliquant
36:00que c'était du fascisme
36:01d'extrême-droite,
36:02ils sont en train
36:02de perdre ce monopole
36:04de la bataille des idées
36:05et en plus,
36:06et en plus,
36:07sur le gâteau,
36:07le public est au rendez-vous.
36:09Donc ça les rend fous ?
36:09Comment voulez-vous
36:10que ça ne les rende pas ?
36:11C'est ça qui les rend fous.
36:12Par exemple,
36:12France Inter
36:13est en baisse...
36:15500 000.
36:15Voilà.
36:16Très sensible
36:16parce qu'effectivement,
36:18les gens ont identifié
36:19qu'à France Inter
36:19il y a un souci
36:20sur le pluralisme.
36:22Parallèlement,
36:23on parlait de la matinale
36:24d'Europe 1,
36:25notamment la matinale
36:26d'Europe 1,
36:26mais toute la grille
36:27d'Europe 1
36:27vraiment entame
36:30une remonte tada,
36:31dit l'autre.
36:31notamment la matinale
36:33que vous avez vu.
36:34Pourquoi ?
36:35Parce que là aussi,
36:36elle est d'abord
36:36de grande qualité,
36:37elle est particulièrement
36:38bien animée
36:39par Pavlenko
36:40et elle permet
36:41d'entendre
36:42un pluralisme
36:43qu'on n'entend pas
36:44ailleurs.
36:45Et des éditorialistes
36:47qui donnent du sens
36:48à tout ça.
36:48Je pense à Philippe Vall,
36:49je pense à Vincent Trémolet,
36:51je pense à Vincent Herouet,
36:52etc.
36:53Il y a du niveau
36:55quand même.
36:55Samuel Fitoussi,
36:56Charlotte Dornelas,
36:57et de la même manière
36:59sur CNews.
37:00Elle a raison.
37:00Il y a du niveau
37:02pour la matinale
37:02d'Europe 1.
37:03Donc le combat
37:04France Inter-Europa,
37:05attention,
37:06Europe 1,
37:06est un concurrent
37:07de France Inter.
37:08Je ne suis pas objectif,
37:10mais il me paraît
37:11effectivement
37:12que le niveau
37:13des gens
37:14d'Europe 1
37:15et de CNews
37:16est supérieur,
37:17je vous prie de le croire
37:17puisque je les écoute,
37:19aux journalistes
37:20au moyen
37:20de France Inter.
37:21Finalement,
37:22il les écoute.
37:22Ah bah oui,
37:23c'est comme ça.
37:23Bon, en tout cas,
37:24c'est panique à bord
37:28en face,
37:29c'est panique à bord
37:29et au-delà de la panique,
37:31je vous assure,
37:32je le répète,
37:33s'ils sont déboutés,
37:35les dommages intérêts,
37:36alors bon,
37:37il ne faut pas qu'on demande
37:40des dommages intérêts
37:40parce que c'est l'argent
37:41des Français,
37:42il faut qu'on soit cohérent.
37:43Les réunions
37:43avec leur ministre de l'Intel.
37:44Voilà,
37:44il ne faut pas que le groupe
37:46demande trop
37:47de dommages intérêts
37:47parce que c'est l'argent
37:48des Français
37:49qui va payer.
37:49Mais c'est beaucoup d'argent,
37:50c'est une procédure
37:51qui va durer plusieurs années
37:52parce que de toute manière
37:54ça va se retrouver
37:55devant la Cour d'appel de Paris.
37:56C'est beaucoup d'argent,
37:57monsieur le Proulx.
37:58Est-ce que vous voulez
37:58que je vous cite,
38:00je vous dise
38:01ce qu'Amin Kessassi
38:02a dit au journal
38:02de France 2
38:03ce soir à 20h.
38:06Si aujourd'hui
38:06je veux vivre,
38:07si aujourd'hui
38:07la lutte contre le narcotrafic
38:09doit avoir un sens,
38:10je dois parler,
38:10a-t-il dit.
38:11Il était l'invité
38:11manifestement du journal
38:12de France 2.
38:13Mon petit frère
38:14n'avait rien à voir
38:15avec le narcotrafic,
38:16qu'il n'était pas connu
38:16des services de police
38:17ou de la justice.
38:18Mon petit frère
38:19est coupable d'une seule chose,
38:20d'être mon petit frère.
38:21Ce n'est pas un crime
38:22d'avertissement.
38:23Aujourd'hui,
38:23le sang a coulé,
38:24j'ai enterré mon frère.
38:25Il s'agit d'un crime politique,
38:26un crime de lâche
38:27qui ont assassiné
38:28un jeune innocent.
38:29Voilà ce qu'il a dit
38:30avec beaucoup de courage
38:32Amine Kessassi
38:33et vous savez que
38:34c'est le jeune homme.
38:36La police me dit
38:37on va mettre un thé
38:39et ça sera mieux
38:40que je dois partir,
38:41que je dois quitter Marseille,
38:42m'éloigner des miens.
38:44Mon activité associative
38:45doit cesser
38:46ou au moins diminuer.
38:49Alors ça,
38:49effectivement,
38:50c'est la police
38:51qui lui dit.
38:52Donc ça,
38:53je ne sais pas
38:54ce qu'il va vouloir faire
38:55et je comprendrai
38:56qu'Amin Kessassi
38:57prenne un peu de recul
38:58et je ne lui en voudrais pas.
39:00Loin de là.
39:01Loin de là.
39:01C'est terrible quand même
39:02parce que c'est l'État
39:03qui lui dit de reculer.
39:04La police,
39:05c'est donc l'État.
39:05L'État lui dit
39:06recule parce qu'on n'a pas
39:07les moyens de te protéger
39:08parce que tu vas mourir.
39:10Voilà,
39:10c'est ce que lui dit
39:10l'État aujourd'hui.
39:11Tu vas mourir,
39:12donc arrête.
39:13Arrête de lutter
39:13contre le trafic de drogue.
39:14D'une certaine manière,
39:15ils ont gagné.
39:15C'est terrible,
39:15bien sûr.
39:16C'est un échec.
39:17Un échec monumental,
39:19mon Dieu.
39:20Cette phrase-là
39:20est terrible.
39:21Je suis assez d'accord
39:22avec vous,
39:22mais ce qui est terrible,
39:23c'est la mort de son frère.
39:25Bien sûr.
39:26Mais c'est un tel renoncement.
39:28Ce qui est terrible,
39:28c'est ce qui se passe.
39:29On était avec Alain Bauer
39:31hier sur Europe 1.
39:32Il nous a dit
39:33qu'il dit ça,
39:34lui,
39:35depuis 2006.
39:36Bien sûr.
39:36Donc,
39:37dans tous les domaines,
39:40vous voyez cette guerre-là,
39:41le déni,
39:42dans plein de domaines,
39:43le déni en matière économique,
39:45en matière de justice,
39:46à l'école,
39:46en sécurité,
39:47en immigration.
39:48Il y a quatre lettres
39:51qui résument la France.
39:52Le déni.
39:52Et tout ton but,
39:54je dois reconnaître
39:54que ce genre de menace
39:56m'effraie plus
39:57que M. Poutine.
40:00Oui,
40:00parce qu'effectivement,
40:02celle-là,
40:03ces gens passent à l'acte.
40:04Celle-là,
40:04on peut avoir la peste
40:05et le choléra,
40:06vous savez.
40:06C'est la menace immédiate.
40:08On n'a pas à choisir.
40:09C'est bien des Français.
40:10Bon,
40:11il est 20h51.
40:12C'est vraiment,
40:13c'est vraiment,
40:15c'est terrible.
40:16Et on peut avoir,
40:16effectivement,
40:17de la compassion
40:17et,
40:18j'allais dire,
40:19de la tentresse
40:19pour Amine.
40:20Et de l'admiration aussi.
40:22Et de l'admiration,
40:23bien sûr,
40:23pour lui et pour sa famille.
40:24Deux frères qui sont morts.
40:27Le narcotrafic.
40:28Le président Macron a parlé,
40:30alors,
40:30ça monte ça aussi.
40:31On parle des consommateurs.
40:35Bon,
40:35on cible les consommateurs.
40:37Est-ce que c'est bien ?
40:38Est-ce que c'est pas bien ?
40:39Au moins,
40:40on les cible.
40:41Mais,
40:42il n'y a pas que les consommateurs
40:42qu'il faut cibler.
40:43Il faut peut-être cibler aussi
40:44les narcotrafiquants.
40:46Écoutez le président Macron,
40:47ou en tout cas,
40:48ce qu'il a dit,
40:48et ses mots de Bréjean,
40:49la porte-parole
40:50qu'il rapporte ce matin.
40:51La jolie.
40:51Il a souligné que ce narcotrafic
40:55irriguait la déstabilisation
40:57de petites villes
40:58jusqu'aux grandes métropoles.
41:00Et que c'était un continuum
41:01qui affaiblit notre société.
41:04Il a insisté sur la nécessité
41:07d'avoir une approche
41:08interministérielle
41:09du trait local
41:11à l'international.
41:14Et appuyer également
41:15l'importance
41:16d'une politique de prévention
41:18et de sensibilisation
41:19puisque,
41:20je reprends ces mots,
41:22c'est parfois
41:23les bourgeois des centres-villes
41:24qui financent les narcotrafiques.
41:26Et on ne peut pas déplorer
41:28d'un côté les morts
41:29et de l'autre,
41:30continuer à consommer le soir
41:32en rentrant du travail.
41:34Bon.
41:34Il a plutôt raison
41:35de cibler les...
41:37Il n'y a que les bourgeois
41:38qui pannent de la coke.
41:39Non, il n'y a pas
41:40que les bourgeois,
41:40mais c'est tout le monde
41:41qui panne de la coke aujourd'hui.
41:42Il a raison.
41:44Il y a une hypocrisie énorme
41:45de tous ces...
41:47Plein de gens aussi
41:47qui, même sur des plateaux,
41:49disent combattre et tout
41:49et puis qui, le samedi soir,
41:51se font des petites exceptions.
41:52La réalité, c'est celle-là aussi.
41:53Non, mais...
41:54Il a raison.
41:55Sérieusement, vous connaissez...
41:56Vous connaissez vous des gens
41:57qui pannent de la coke ?
41:58Moi, j'en connais pas en fait.
41:59Ils ont des histoires.
41:59Moi, oui.
42:00Comment vous pouvez...
42:01Moi, j'en connais...
42:01Non, mais...
42:02Et puis, c'est tellement répandu.
42:03J'en connais dans des milieux
42:06que vous ne...
42:06C'est-à-dire qu'ils ne sont pas
42:07des milieux.
42:08Avant, on disait
42:09c'était la pub, les médias.
42:11Mais c'est même vous
42:12qui m'avez appris un jour.
42:13Il y avait eu, je ne sais plus,
42:14une enquête à papier
42:15que maintenant,
42:16ça se faisait sur les chantiers.
42:17Les gens prennent de la coke
42:18sur les chantiers.
42:19C'est vrai que c'est la démocratisation.
42:20Non, mais ça touche
42:21sur les milieux.
42:22C'est massif.
42:22C'est répandu.
42:23Est-ce qu'il faut cibler,
42:29criminaliser,
42:31pourquoi pas,
42:31les consommateurs ?
42:33Parce que c'est quelque chose
42:34qui est dans l'air.
42:36De toute façon,
42:36tout le reste a échoué
42:37pour l'instant.
42:38Mais tentons-le.
42:39Mais qu'est-ce que vous faites ?
42:41Oui, mais qu'est-ce que vous faites ?
42:42Parce que ce n'est pas
42:42les 200 euros
42:44ou les 100 euros
42:45de peine
42:46qui vont dissuader.
42:47Il ne faut pas les mettre en prison.
42:48Il ne faut augmenter.
42:50Si, il faut rehausser.
42:51Une amende
42:52en proportion du salaire.
42:53Alors peut-être,
42:53moi, je n'en sais rien.
42:54Ça, c'est pas mal.
42:55Mon avis,
42:56ça ne doit pas être constitutionnel.
43:00Moi, je le propose.
43:03Vous gagnez combien ?
43:06Oh, ça va.
43:07Vous ne gagnez pas trop.
43:08Vous avez une petite amende.
43:09Et vous, vous gagnez combien ?
43:10Pascal, pardon.
43:12Une amende de 200 euros
43:14pour quelqu'un
43:14qui est au SMIC
43:15et une amende de 200 euros
43:16pour quelqu'un
43:16qui gagne 30 000 euros par mois,
43:18ce n'est pas la même chose.
43:19Ce n'est pas dissuasif.
43:20Bon, donc oui.
43:21Oui, effectivement.
43:22Bon, je partage, je partage.
43:25Il faut toujours taxer les riches.
43:26Il n'y a rien à faire.
43:27C'est plus fort que vous.
43:29à part le Salvador.
43:30Non, mais blague à part.
43:32Mais c'est très simple.
43:33Les pays qui ont des résultats,
43:36ce sont des pays
43:37qui ont pris des mesures
43:40très sévères, très rudes.
43:43Vous avez parlé de la Corée du Sud.
43:44La Corée du Sud.
43:45Voilà.
43:46Notamment, la Corée du Sud,
43:47si vous fumez,
43:50je ne suis pas sûr
43:51que ce soit quand même
43:51la peine de mort,
43:52mais en tout cas...
43:53Ce serait un peu excessif.
43:54Mais en fait,
43:56c'est tellement
43:56dissuasif
43:58que vous ne le faites pas.
44:00Non, mais sérieux,
44:01ils mettent en prison
44:02les consommateurs
44:03y compris de cannabis.
44:05Mais c'est un tout.
44:06La Corée du Sud
44:07est très répressive
44:08par rapport aux consommateurs,
44:09mais elle est très répressive
44:10aussi pour la défense
44:11de ses frontières.
44:12C'est un tout.
44:13Oui, ça, c'est...
44:14Vous faites la guerre.
44:14Vous faites la guerre complètement
44:16ou vous ne la faites pas.
44:17Et par ailleurs,
44:18les mineurs isolés
44:19ont ajouté au problème.
44:20C'est William Loewenstein
44:22qui m'avait écrit
44:23qu'il y a un addictologue
44:24très célèbre.
44:25Et puis, on en avait parlé
44:26de la Corée du Sud
44:27hier ou avant-hier.
44:28Et c'est hier d'ailleurs
44:29parce que son message
44:30date d'hier.
44:31Et il m'a écrit
44:32en Corée du Sud
44:32la consommation de drogue
44:33qui est un problème
44:34relativement faible
44:35par rapport à d'autres pays.
44:36Mais il existe néanmoins
44:37selon les rapports
44:37la consommation de drogue
44:38illicite comme la
44:39méthamphétamine,
44:42notamment connue
44:42sous le nom de
44:43Yaba ou Aïs.
44:44Et la marijuana est présente
44:45surtout parmi les jeunes
44:46et dans les zones urbaines
44:47comme Séoul.
44:48Donc, même en Corée du Sud,
44:50je disais qu'elle était épargnée.
44:52Elle l'est moins
44:53visiblement maintenant.
44:55Mais il est vrai aussi.
44:57Vous avez une société forte
44:58avec un État
44:59qui est respecté et craint.
45:0050 prisons.
45:0250 prisons.
45:0350 prisons
45:04quand tu consommes
45:05du cannabis en Corée du Sud.
45:07On en est loin.
45:07Vous savez,
45:08quand vous voyez
45:09celui qui a violé
45:10la jeunesse,
45:11la cocaïne 10 ans.
45:15Tu consommes de la cocaïne,
45:16tu vas 10 ans à l'ombre.
45:17Je reconnais en tous les cas
45:18que les expériences
45:19de légalisation
45:20qui étaient après tout,
45:22ça pouvait s'entendre,
45:23n'ont pas abouti
45:24vraiment à d'excellents résultats.
45:26Il faut le dire aussi.
45:28Écoutez,
45:28il y a un domaine
45:29où on a été
45:30d'une sévérité totale
45:32et on a eu
45:33des résultats
45:34parfaits,
45:36très importants.
45:37C'est quoi ?
45:38Non, c'est la sécurité routière.
45:43Il n'y a qu'une chose
45:43qui marche,
45:44c'est la peur
45:45du gendarme.
45:46Vous pouvez prendre
45:47tout ce que vous voulez.
45:49Si les gens,
45:50vous leur expliquez,
45:51on pique les voitures
45:52aujourd'hui
45:52quand elles roulent
45:53à 180.
45:54Il n'y a plus personne
45:55qui roule à 180.
45:56Parce que vous êtes
45:57sur l'autoroute,
45:58vous vous êtes arrêté
45:59et vous rentrez
46:00pédibus en bus.
46:02Voilà.
46:02C'est la voiture.
46:05Eh bien,
46:05il n'y a plus personne
46:06qui roule.
46:06En 30 ans,
46:08les autoroutes,
46:09je me souviens très bien
46:10quand j'ai...
46:11C'est l'espace public,
46:12c'est-à-dire
46:12que c'est beaucoup plus difficile
46:13de contrôler
46:14que les gens prennent
46:15de la drogue.
46:16Mais sauf que si
46:17vous convoquez les gens...
46:19Si je peux parler ?
46:20Non.
46:21Si vous dites aux gens
46:25que vous consommez
46:27de la cocaïne
46:28et ça sera
46:28la casse-prison.
46:29Je ne dis pas
46:30qu'est-ce qu'il faut faire.
46:31Mais si vous le dites,
46:32déjà il faut beaucoup
46:33de places de prison.
46:34Mais évidemment,
46:35c'est des gens
46:35qui vont un peu
46:36avoir la trouille.
46:36On est loin,
46:37on est dans un pays
46:37où on ouvre
46:38des salles de shoot
46:39à Paris.
46:40Vous avez M. Béliard
46:41qui veut multiplier
46:43par 5 ou par 5
46:44le nombre de salles de shoot.
46:46On ne va pas envoyer
46:46des gens en prison
46:47pour ça.
46:47Vous parlez beaucoup.
46:51Où vous trouvez
46:52que c'est un sujet important ?
46:53Ou ça ne l'est pas ?
46:54Si ça ne l'est pas,
46:54si ça l'est,
46:55il faut se donner
46:55les moyens, c'est tout.
46:56Pardon.
46:57Je me permets
46:58d'utiliser mon magistère
46:59professionnel.
47:00Oui, mais vite.
47:00Mon expérience,
47:01c'est pas ce que c'est.
47:02La prison,
47:03parmi ses avantages,
47:04c'est de sevrer
47:05les consommateurs.
47:08C'est sûr.
47:09Ah bah oui,
47:09moi j'avais une cliente
47:14qui avait pris 6 mois
47:16pour avoir pris
47:18de l'héroïne
47:18mais en même temps
47:19pour en avoir vendu
47:20pour pouvoir
47:20sa consommation.
47:24Eh bien,
47:25je ne me suis pas
47:25battu beaucoup.
47:27Je l'avais prévenue.
47:28Elle est restée 6 mois,
47:30elle est sortie,
47:31elle était définitivement
47:32quiérie.
47:32Alors que sinon,
47:33elle serait morte.
47:34Ça aussi,
47:35c'est un des avantages
47:36aussi de la cure.
47:37Vous pouvez toujours
47:37faire ça,
47:38c'est important.
47:39J'ai pas aimé votre geste.
47:44Vous savez qu'il y a
47:46une scène comme ça
47:46dans Hibernatus.
47:47Vous avez de l'eau de l'inné.
47:48Oui.
47:50Mais de l'inné tout le temps.
47:52Vous avez de l'inné.
47:53Caliméro.
47:56Monsieur Gauthier Lebrette.
47:58Fait son entrée.
47:59T'in-d'où l'inné jamais.
48:00Bon,
48:01comment ça va,
48:01Monsieur Gauthier Lebrette ?
48:02Très-vous ?
48:03Écoutez,
48:03ça va bien.
48:04C'est un peu tendu
48:06nos débats,
48:07mais tout va bien.
48:09C'est le charme de la commission.
48:10Lorsqu'on a
48:11Monsieur Gilles-William-Goldanel,
48:12il faut...
48:13Vous l'avez eu
48:14sur une heure sur Europe 1.
48:16Oui.
48:16Donc,
48:16vous atteignez
48:17un point de pénibilité,
48:18peut-être.
48:18Non,
48:19pas du tout.
48:20Comme il m'avait
48:21deux fois,
48:21il m'en a une prime.
48:22Pas du tout,
48:22pas du tout.
48:23Mais bon,
48:23je pense aux autres
48:24sur le plateau
48:25qui ont envie
48:25de s'exprimer.
48:26C'est assez pénible.
48:28Bon.
48:29Vous avez une expression,
48:30Pascal,
48:30que j'aime beaucoup
48:31qui s'appelle
48:31ouvrir le capot.
48:32Hier,
48:33nous avons eu...
48:35Elle n'est pas très littéraire
48:36non plus.
48:37Non,
48:37mais elle est...
48:38Elle est imagée.
48:40Elle est imagée.
48:41C'est pas...
48:41Voilà,
48:42c'est pas Proust,
48:43je veux dire.
48:44C'est pas...
48:45C'est du Rimbaud.
48:46C'était pour ouvrir le débat.
48:48C'est plutôt populaire.
48:49Bien sûr.
48:49Un homme qui parle comme ça.
48:50C'est pas...
48:52C'est pas...
48:52Nous étions sur les...
48:55Vous savez,
48:56cette sortie de prison
48:57où ils sont allés au planétarium
48:59et puis il y en a un
49:00qui s'est fait la malle.
49:01Jean-Marc Morandini
49:02a déterré une affaire
49:03qui est largement pire.
49:04C'était un stage
49:06à Meugev,
49:08un stage d'escalade à Meugev
49:10où le détenu
49:11a demandé d'aller aux toilettes
49:12n'est jamais revenu.
49:13Et il a été allé poignarder
49:15son ex-femme.
49:16Donc,
49:16vous allez...
49:18Oui, mais c'est hallucinant.
49:19C'est on marche sur la tête.
49:20On marche sur la tête.
49:22Donc, maintenant,
49:23il a été condamné
49:24pour ce qu'il a fait
49:25à sa femme.
49:26Mais donc,
49:27il s'était échappé de prison
49:28lors d'un stage
49:29à la montagne.
49:30Voilà le pays
49:31dans lequel on vit.
49:32Donc, on va commencer
49:32par cette information
49:33et puis on déroulera
49:34notre émission.
49:34Mais c'est
49:35on marche sur la tête.
49:36Oui, oui.
49:38Ben quoi, oui ?
49:38Il peut exister
49:39quelques sorties,
49:40j'imagine, quand même.
49:41Oui, bien sûr,
49:42le planétarium.
49:42Au Louvre !
49:43Au Louvre !
49:45Comme ça,
49:46ils prendront les tableaux !
49:47On sent que vous voulez
49:49vous faire pardonner
49:50par France Inter.
49:51Mais non, non, non !
49:52Il veut avoir la carte.
49:53Il prend des postures libérales.
49:55Alors, pour avoir la carte,
49:56là, quand même,
49:57il s'y prend pas de mirage.
50:00Bon, je vois que
50:01vous avez le sourire
50:02et finalement,
50:03c'est une bonne chose.
50:04Bien sûr.
50:05Arnaud...
50:06prend un ton assez...
50:08Oui, assez solennel.
50:08Assez solennel.
50:10Arnold Carr a été à la réalisation,
50:12Juliette était à la vision.
50:13Merci à Guillaume Marceau,
50:14merci aussi à Benjamin Nau,
50:15à André Mallet,
50:17à Tess Laféter,
50:19parce que hier,
50:19je l'avais mal dit,
50:20Laféter,
50:21et à Strig Yalig,
50:23qui était avec nous.
50:24Eh bien,
50:24passe une excellente soirée.
50:26Je salue,
50:27parce qu'il est à l'hôpital,
50:28et il m'envoie un petit message
50:29à l'instant,
50:30Jacques Ylegal,
50:32parce que,
50:33voilà,
50:33on lui transmet
50:35nos meilleures amitiés
50:37et toute notre tendresse,
50:41là aussi.
50:41Il est 21h02
50:42et c'est le camarade
50:45Gauthier Lebrecht.
50:46J'entends la voix...
50:46C'est Jean-Claude Dacier ?
50:47Jean-Claude Dacier
50:49a toujours pas compris
50:51que lorsqu'il rentre
50:52dans un studio,
50:53tant qu'il est pas
50:54autour de la table,
50:56il faut plutôt...
50:57Il faut plutôt...
50:58Il parle...
50:59Il était...
51:00Il l'a pas compris,
51:00donc il est autour de la table.
51:05C'est vrai.
51:07Il est très bon temps du monde.
51:08Donc,
51:09Jean-Claude,
51:11magnifique.
51:12Bon,
51:12voilà.
51:13Tout va bien,
51:13Jean-Claude ?
51:14Tout va bien ?
51:15Tout va bien ?
51:16On est à l'antenne.
51:20J'ai essayé de te défendre.
51:21On est à l'antenne,
51:22tout va bien.
51:23Bonne soirée.
51:24C'était drôle.
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