- il y a 2 mois
Avec Marion Maréchal, députée européenne et Présidente d'Identité Libertés
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-11-07##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Marion Maréchal.
00:11Bonjour, députée européenne et présidente d'Identité Liberté.
00:15L'actualité ce matin est marquée par un rapport qui pointe les défaillances dans le suivi judiciaire
00:20des deux adolescents mis en examen pour le meurtre d'Elias.
00:23C'était le 24 janvier dernier à Paris.
00:25La mère de la victime veut des explications de la part des magistrats.
00:28Ce ne sont pas les juges qui ont tué Elias, dit-elle, mais la justice ne l'a pas protégée.
00:32Nous souhaitons que le code de déontologie des magistrats complète l'obligation d'expliquer leur décision.
00:38Est-ce que c'est ça le vrai débat à mener aujourd'hui ?
00:41Le fait que les juges doivent impérativement justifier leur décision ?
00:45Cette affaire est insupportable.
00:47Il y a également l'affaire du meurtre d'Adrien Perez qui revient dans l'actualité.
00:50On en parlera peut-être.
00:52Mais c'est vrai que sur le cas d'Elias, je rappelle quand même ce jeune garçon de 14 ans
00:55qui a été assassiné à coup de machette par deux mineurs.
00:58Gratuitement parce qu'il devait se faire voler son téléphone et qu'il a résisté.
01:02On découvre une succession de défaillances à la fois personnelles d'un certain nombre de juges,
01:08notamment le juge des enfants qui refuse un contrôle judiciaire sur ces mineurs
01:12alors même que, je le répète, ce sont des multirécidivistes.
01:1519 agressions ou tentatives de vol avec violence dans les 19 jours qui précèdent.
01:20Et puis une défaillance quasiment systémique.
01:22Ça veut dire qu'on voit une défaillance de moyens parce qu'il n'y a pas le suivi attendu,
01:26il n'y a pas la réponse dans les temps.
01:28Donc c'est vrai que ça dit quelque chose du grand malade qu'est notre justice.
01:31Mais ce qui est dramatique, si vous voulez, c'est que les affaires se succèdent
01:34sans que manifestement il n'y ait de véritables prises de conscience
01:37parce qu'on ne voit rien aujourd'hui dans les propositions du gouvernement
01:41et en particulier dans le budget qui aille dans le sens non seulement d'un renforcement des moyens de la justice
01:45qui est quand même une des fonctions régaliennes centrales qu'on attend de l'État.
01:48On n'attend pas un État nounou, on attend d'abord un État qui protège
01:50et pas même d'ailleurs sur les questions des moyens attribués.
01:54Je rappelle que la justice sur 1000 euros de dépense publique, c'est 7 euros.
01:58Si seulement c'était 7 euros, 7 euros, ce serait formidable.
02:00Oui, 7 euros, non, mais c'est 7 euros sur 1000 euros contre 575 euros consacrés à la dépense sociale.
02:06Voilà, ça vous en dit long.
02:07Mais sur ce qu'esquisse en réalité la maman d'Elias quand elle réagit à ce rapport,
02:12nous souhaitons que le code de déontologie des magistrats complènent l'obligation d'expliquer leur décision.
02:17Est-ce que quand on parle de la justice au-delà des moyens,
02:19il ne faudrait pas aussi peut-être avoir des actes,
02:21c'est-à-dire que quand les juges prennent une décision, avoir une véritable responsabilité ?
02:25Ce n'est pas la première fois qu'on a un débat.
02:26Je suis tout à fait d'accord avec vous.
02:27Je pense qu'il y a un débat qui doit être posé là-dessus.
02:29Qui juge les juges ?
02:31Quand il y a finalement une défaillance professionnelle manifeste,
02:35une erreur de jugement et de discernement qui est grossière,
02:38au regard des éléments factuels qui étaient offerts à ce juge,
02:41qui parfois tendent d'ailleurs à révéler une forme d'idéologie.
02:44Parce que quand on est un juge des enfants, qu'on a face à soi deux mineurs dangereux
02:47qui ont commis 19 agressions et qu'on trouve le moyen d'expliquer
02:50qu'il ne faut pas de contrôle judiciaire,
02:52moi j'aimerais bien savoir qu'est-ce qu'elle peut être le moteur autre
02:55qu'une idéologie, disons-le, une idéologie laxiste d'extrême-gauche.
02:58Donc oui, je pense que doit être posé aujourd'hui le fait
03:00de pouvoir à un moment donné poser une responsabilité professionnelle.
03:03Cette responsabilité professionnelle, elle existe dans toutes les professions.
03:07Vous voulez dire de juger les juges ?
03:08Il faudrait quoi ? Peut-être créer une institution indépendante
03:10vers laquelle il faudrait peut-être rendre des comptes, demander des comptes ?
03:13Il faut qu'il puisse y avoir en effet, parce qu'il y a des choses qui existent
03:16mais en fait qui sont très peu opérationnelles
03:18et puis en général les pairs se protègent entre eux.
03:20Donc moi je pense qu'il doit y avoir pouvoir en effet
03:22un contrôle professionnel en cas de défaillance
03:26par un organisme dédié mais qui ne soit pas
03:30comme c'est le cas aujourd'hui, uniquement composé des pairs
03:32parce qu'on peut s'attendre à ce qu'il y ait une forme parfois de corporatisme.
03:35Je crois que ça doit être beaucoup plus divers
03:36afin qu'on puisse en effet à un moment donné poser la question
03:39même de la compétence du juge
03:41parce qu'à un moment donné il y a une question de compétence quand même
03:43et là il y a manifestement une défaillance flagrante
03:46et donc extrêmement dangereuse.
03:47Et donc vous nous dites, et ça c'est intéressant mine de rien
03:49créer une institution avec peut-être différents acteurs
03:51politiques, justice, policières
03:53pour de temps en temps, quand on estime des décisions de justice
03:55comme étant défaillantes ou problématiques
03:57avec les éléments factuels, on puisse...
03:59Quand il y a en effet une défaillance professionnelle
04:01avérée, ça me semble absolument évident
04:03mais sur la justice vous savez il y a beaucoup de pas à dire
04:05moi j'ai écouté le témoignage de la mère d'Elia
04:07je vous jure ça m'a retourné l'estomac.
04:09Cette mère qui est en pleurs, son fils
04:11a été tué là encore gratuitement
04:13par des jeunes
04:15et un en particulier
04:17qui avait pris 15 ans sort au bout de 7
04:19on découvre que ce type
04:21a eu 18...
04:21La maman d'Adrien
04:22Oui bien sûr, la maman d'Adrien qui raconte ça
04:25et elle explique que le meurtrier de son fils
04:27a eu 18 permissions de sortie
04:29durant ses 7 ans de prison, il s'est marié en prison
04:31il a pu partir en week-end à Montpellier
04:33il a eu des permissions pour aller faire du sport
04:36et au bout de 7 ans, il sort
04:38il reprend sa vie comme si de rien n'était
04:40et là encore, pourquoi ?
04:41parce que ça c'est aussi un vrai sujet
04:42parce qu'il y a deux procès en fait dans la justice
04:44il y a le premier procès public
04:46en assise avec les jurys
04:48que tout le monde voit, médiatique
04:49c'est là où il a pris 15 ans
04:50et puis il y a le deuxième procès
04:51vous savez le deuxième procès
04:52c'est celui qui se fait dans les coulisses
04:53dans les couloirs
04:54sans que personne ne le sache
04:55qui est celui finalement du juge d'application des peines
04:57et la réalité de ce juge d'application des peines
04:59qui tout seul va revenir sur la décision de justice
05:01et la plupart du temps va diviser par deux
05:03les peines qui sont prononcées
05:04et ça non plus c'est pas possible
05:05il faudrait donc prendre des décisions
05:07en effet au niveau judiciaire
05:09certainement au niveau de la loi
05:10même peut-être pour arranger certains dispositifs
05:12on sait que souvent
05:13en tout cas dans une partie de votre camp
05:15on dit à chaque fois
05:16oui mais si on prend ces décisions
05:17on est ensuite retoqué par le conseil constitutionnel
05:20j'aimerais vous faire entendre
05:22en tout cas ce que dit Gabriel Attal
05:23qui dit le vrai débat en 2027
05:25est celui de l'évolution de notre constitution
05:27il dit c'est ça parce qu'il évoquait
05:29notamment le fait que le conseil constitutionnel
05:30ait on va dire annulé une partie de sa loi
05:33concernant la justice des mineurs
05:34est-ce que vous le rejoignez
05:35à savoir qu'en 2027
05:36c'est l'évolution de notre constitution
05:38qui jouera un rôle déterminant
05:39dans le débat public
05:40je suis convaincue
05:41qu'il n'y aura pas de véritable changement de politique
05:43sans changement constitutionnel
05:44et parmi ce changement constitutionnel
05:46il y a évidemment la question de l'immigration
05:47qui doit être traitée
05:48mais il y a la question
05:49de quelle manière ?
05:49c'est-à-dire qu'il faut
05:50il faut adosser une loi constitutionnelle
05:53sur l'immigration
05:53pour permettre finalement
05:54de retrouver la main
05:55et contrarier toutes ces décisions
05:58pro-immigration
05:58qui sont mises dans la jurisprudence
06:00et qui nous empêchent
06:00donc de changer la loi
06:01on se souvient notamment
06:02du conseil constitutionnel
06:03qui a censuré
06:03vous vous souvenez
06:04cette loi dite philippine
06:05qui permettait d'allonger
06:07la durée de rétention
06:07des clandestins dangereux
06:09exactement
06:09et le sujet du conseil constitutionnel
06:11est central
06:12parce que finalement
06:12le conseil constitutionnel
06:13aujourd'hui
06:14est devenu un nouveau législateur
06:15je rappelle que c'est
06:16une juridiction
06:18dirigée par un ancien socialiste
06:20et qui s'est particulièrement
06:23manifestée ces derniers mois
06:24en empêchant le législateur
06:25de manière totalement arbitraire
06:26de pouvoir légiférer
06:28et durcir la législation
06:29sur l'immigration
06:31et donc oui
06:32il faut réformer
06:33cette institution
06:34pour la faire revenir
06:35à l'esprit
06:36on ne la supprime pas
06:37non je pense qu'on peut
06:38la conserver
06:39pour les missions
06:40qui étaient initialement
06:40les siennes
06:41c'est à dire d'abord
06:42et avant tout
06:42le contrôle de la légalité
06:44des élections
06:45parce que c'était ça
06:45et revenir en fait
06:47au respect strict
06:48des textes de la constitution
06:49parce que le problème
06:50aujourd'hui
06:50c'est qu'il y a une dérive
06:51dans l'interprétation
06:53du texte de la constitution
06:54ça veut dire que
06:54ces juges finalement
06:55surinterprètent les textes
06:56pour bien permettre
06:58de défendre leur idéologie
06:59donc oui bien sûr
07:00qu'il faudra une réforme
07:01constitutionnelle
07:02pour pouvoir casser
07:03cette idée finalement
07:04que l'état de droit
07:05c'est l'état de droit
07:07de la gauche en fait
07:07parce que c'est ça
07:08aujourd'hui qui est en train
07:08de se passer
07:09et continuons encore un mot
07:11sur on va dire
07:12le climat sécuritaire
07:13ambiant
07:14on en parlait dans
07:14le journal de 8 heures
07:15avec le profil
07:16de l'assaillant
07:17de l'île d'Orléans
07:18qui se précise
07:19on dit
07:20polytoxicomane
07:22qui s'est converti
07:22au catholicisme
07:23puis tout d'un coup
07:24radicalisé
07:24il y a eu
07:25ou ceux qui ont
07:26immédiatement
07:27après les faits qualifiés
07:28de cet attentat d'islamistes
07:29ont été pointés du doigt
07:30en disant
07:30on a été beaucoup trop vite
07:31au regard des dernières informations
07:33est-ce que vous vous dites
07:34au contraire
07:34on a été beaucoup trop prudent
07:36à tort
07:36parce qu'aujourd'hui
07:37règne une atmosphère
07:38qui fait que très rapidement
07:39la radicalisation
07:41peut être avérée
07:42actée partout
07:43alors on est indéniablement
07:45face à un profil
07:45un peu particulier
07:46même si les motivations
07:47islamistes ont l'air
07:48quand même de plus en plus avérées
07:49puisqu'on parle dorénavant
07:50de conversion
07:51il aurait crié
07:52Allah Akbar
07:52avant de passer à l'acte
07:53c'est Allah
07:53qui lui a donné ses ordres
07:54et en effet
07:55il défend une motivation religieuse
07:58mais ce qui est sûr
07:58c'est qu'on est face
07:59à un profil ambigu
08:00qui semble avoir eu
08:02des problèmes d'alcoolisme
08:03de marginalité
08:04mais ça dit quand même
08:05j'ai envie de dire
08:06finalement
08:06quel que soit le profil
08:07ça dit quand même
08:08quelque chose de la société
08:09ça veut donc dire
08:10que cet homme-là
08:11depuis son île d'Oléron
08:13et dans ses fragilités
08:14psychologiques
08:16quelles qu'elles soient
08:16ou sociales
08:17a eu suffisamment accès
08:19à un discours islamiste
08:21décomplexé
08:22probablement d'ailleurs
08:23sur les réseaux sociaux
08:24pour pouvoir se radicaliser
08:26et être poussé
08:27à passer à l'acte
08:27et donc on voit bien
08:28qu'il y a quand même
08:29ce que M. Kepel appelait
08:31cet islamisme d'atmosphère
08:33qui est suffisamment développé
08:35pour que ça puisse
08:36prioritairement frapper
08:37ce type de profil
08:38plus fragile
08:39donc ça dit quand même
08:40quelque chose
08:40d'extrêmement inquiétant
08:41sur le manque de contrôle
08:42encore de l'État
08:43du contenu
08:43aujourd'hui islamiste
08:44qui se déploie sur Internet
08:46de manière spectaculaire
08:47et totalement tentaculaire
08:49Poursuivons la conversation
08:50Marion Maréchal
08:51en partant notamment
08:51du côté de l'Assemblée Nationale
08:53où se jouent énormément
08:54de dossiers décisifs
08:55notamment d'un point de vue économique
08:56mais avant
08:57j'aimerais qu'on s'arrête
08:57sur ce qui fait énormément
08:58réagir depuis les dernières heures
09:00à savoir la présence
09:01de fillettes voilées
09:02au niveau des spectateurs
09:03de l'Assemblée Nationale
09:04notamment lors des questions
09:06au gouvernement
09:06c'était une provocation ?
09:09Ah c'est extrêmement choquant
09:11mais j'ai envie de vous dire
09:11au-delà du fait
09:12qu'il y ait aujourd'hui
09:13des fillettes voilées
09:13probablement autour de 11-12 ans
09:15parce que c'est un collège
09:15au sein de l'Assemblée Nationale
09:17ce qui devrait être
09:17totalement interdit
09:18et d'ailleurs ce que le règlement
09:19de l'Assemblée Nationale
09:20lui-même interdit
09:21donc on ne respecte pas
09:22on ne fait pas respecter
09:23ce règlement
09:24ce que je trouve extrêmement...
09:25Vous vous dites
09:25ça ne peut pas être de l'inattention
09:26vous dites en réalité
09:26on a décemment ignoré le...
09:28Bah écoutez manifestement
09:29il y a un règlement
09:29il n'a pas été respecté
09:30évidemment que le port du voile
09:31doit être absolument interdit
09:32au sein de l'hémicycle
09:33que ce soit d'ailleurs
09:33pour les visiteurs
09:34pour les collaborateurs
09:35pour les salariés en général
09:37pour les élus
09:38ça me paraît quand même
09:38être absolument évident
09:39mais j'ai envie de vous dire
09:41qu'au-delà du fait
09:42d'être choqué
09:42de voir bien sûr
09:43des fillettes voilées
09:44dans l'hémicycle
09:44je suis choqué
09:45de découvrir
09:46qu'il y a donc
09:47des écoles privées
09:48dans notre pays
09:49parce que c'est une visite scolaire
09:51deux écoles privées
09:52en l'occurrence
09:52qui donc font voiler
09:55des fillettes
09:55donc j'aimerais quand même
09:57que l'État se penche
09:58sur ces fameuses écoles
09:59parce qu'excusez-moi
10:01qui voile les fillettes
10:02aujourd'hui en islam
10:03ce sont les radicaux
10:04ce sont les fondamentalistes
10:05et quand je vois des profils
10:07comme Madame Tondelier
10:07grande féministe
10:09paraît-il
10:09et dire
10:10oui il faut qu'on lâche
10:11la grappe aux femmes
10:12en parlant de cette polémique
10:13donc oui on va donc
10:14lâcher la grappe
10:15aux islamistes
10:15qui veulent voiler
10:16des fillettes
10:17de 8, 9, 10, 11, 12 ans
10:19et quand ils voudront
10:19les marier à 10, 11, 12 ans
10:21il faudra aussi leur lâcher
10:22la grappe
10:22mais vous vous rendez compte
10:22de la gravité
10:23de ces propos
10:24on va vous dire sinon
10:24que vous faites la police
10:25du vêtement
10:26comme le disent
10:27certaines forces politiques
10:28mais excusez-moi
10:28ça va au-delà de ça
10:29on voit bien que
10:30déjà on sait
10:31quelle est la dimension
10:32particulière du voile
10:33le voile a une dimension
10:34pas seulement religieuse
10:35il a une dimension politique
10:36que ça plaise ou pas
10:37le voile est quand même
10:38aujourd'hui quelque chose
10:39qui permet
10:40dans un certain nombre
10:41de pays musulmans
10:42de réprimer les femmes
10:43de les discriminer
10:44parfois même
10:44de les emprisonner
10:45quand elles refusent
10:46de le porter
10:47donc ça n'est pas quand même
10:48comment dire
10:48une manifestation religieuse
10:50absolument neutre
10:51au-delà d'ailleurs
10:51de la question de la laïcité
10:52permettez-moi de dire
10:53que ça n'est pas français
10:54c'est pas une tradition française
10:55ça pose encore un autre problème
10:56qui est d'ordre culturel
10:57mais c'est quand même un sujet
10:59et donc oui de fait
11:00ça pose un très grave problème
11:02parce que ça révèle
11:03qu'il y a aujourd'hui
11:03des écoles privées
11:04alors sous contrat
11:05hors contrat
11:06à voir
11:06et qui manifestement
11:07permettent le port du voile
11:08des fillettes
11:08donc voilà moi
11:09j'en appelle aujourd'hui
11:10au gouvernement
11:12et à l'état français
11:12pour qu'ils aillent se pencher
11:14sur le cas de ces écoles
11:15Est-ce que vous
11:16vous pratiquez
11:17la taquia
11:18Marion Maréchal ?
11:19Je n'étends pas
11:21en l'occurrence
11:21musulmane
11:22puisqu'il semblerait
11:23que ça se pratique
11:24en islam
11:24Je vous pose la question
11:25parce que Gérald Darmanin
11:26dans les échos hier
11:27a dit
11:28et vous êtes affilié
11:29ça nous permet de rester
11:30à l'Assemblée nationale
11:30au groupe rassemblement national
11:32qu'en réalité
11:32le rassemblement national
11:33faisait de la taquia économique
11:35Écoutez je ne sais pas
11:37vous savez
11:38j'ai entendu beaucoup de choses
11:39sur le
11:39alors vous avez raison
11:40de le préciser
11:40déjà en remettant en contexte
11:41donc vous savez
11:42moi je suis président
11:42d'Identité et Liberté
11:43donc un parti
11:43Vous avez trois députés
11:44à l'Assemblée nationale
11:45Absolument
11:45un parti qui est allié
11:46au rassemblement national
11:47qui n'est pas au rassemblement national
11:49parce que précisément
11:49j'ai une ligne différente
11:51sur un certain nombre de sujets
11:52notamment les sujets économiques
11:54Comment vous définiriez économiquement
11:56pour ne pas faire de taquia ?
11:57Certains me qualifient
11:59on ne passe pas sur les mots
12:00mais de plus libéral
12:01donc je suis en effet
12:03probablement moins étatiste
12:05qu'un certain nombre
12:06de mes collègues
12:06mais en revanche
12:07je vais vous dire
12:07moi je n'ai pas de problème
12:09avec le fait d'assumer
12:09des différences économiques
12:10avec le rassemblement national
12:11j'ai un certain nombre
12:12de points de divergence
12:13aujourd'hui sur des positions
12:14à l'Assemblée nationale
12:14et mes députés
12:15en sont le reflet
12:16mais néanmoins
12:17je n'aime pas non plus
12:18les caricatures
12:19et j'aime bien
12:19l'honnêteté intellectuelle
12:20en politique
12:20et quand j'entends dire
12:21par exemple
12:21que le rassemblement national
12:23serait quasiment
12:23ultra-socialiste
12:25ou LFiste
12:26il ne faut pas non plus
12:26raconter n'importe quoi
12:27c'est-à-dire que vous
12:28vous n'auriez pas été capable
12:29de dire que vous êtes là
12:30pour faire respecter
12:31les engagements des socialistes
12:32non mais si vous voulez
12:33quand aujourd'hui
12:33on voit un parti LFiste
12:35qui propose
12:35plus 173 milliards d'euros
12:38d'augmentation
12:38de prélèvement obligatoire
12:40on ne peut pas dire
12:41que ce soit aujourd'hui
12:41la position du rassemblement national
12:42il y a plus 35 milliards d'euros
12:43de prélèvement obligatoire
12:45ou d'impôt en 5 jours
12:46il y a eu
12:46de la part du rassemblement national
12:47une volonté de défendre
12:49en effet
12:49quelques mesures ciblées
12:50d'augmentation des impôts
12:51et je ne les ai pas toutes partagées
12:52donc je vous mets très à l'aise
12:53mais j'ai aussi vu
12:54le rassemblement national
12:54avec nos députés d'ailleurs
12:56bloquer un certain nombre
12:57de hausses d'impôts
12:57pour défendre le pouvoir d'achat
12:58des français et des familles
12:59pour défendre le chiffre d'affaires
13:00des entreprises
13:01l'un de mes députés
13:03d'ailleurs Eddy Casterman
13:04a bloqué par exemple
13:04l'augmentation des taxes
13:06sur les biocarburants
13:07avec d'ailleurs aidé en cela
13:09par le rassemblement national
13:10et ils ont également
13:11défendu des baisses d'impôts
13:13nous avons défendu
13:14des baisses d'impôts
13:15par exemple sur la CVAE
13:16donc des impôts de production
13:17parfaitement injustes
13:18qui ruinent notre compétitivité
13:19donc voilà
13:20donc je veux dire
13:21moi je veux bien
13:22une fois de plus
13:23porter une critique
13:24sur un certain nombre de choses
13:25et assumer qu'il y ait
13:26des singularités
13:26dans cette coalition
13:27pardonnez-moi Marion Brachel
13:28est-ce que ça va tenir
13:29sur la longueur
13:30vous êtes quand même
13:30l'artisan de phare
13:32de l'union des droites
13:32certes des divergences
13:34certes vous êtes
13:34un peu plus libéral
13:35mais quand on voit
13:36l'impôt sur la fortune
13:37improductive
13:38la taxe sur les rachats d'actions
13:39la taxe sur les multinationales
13:4034 milliards d'impôts supplémentaires
13:42comment on peut se revendiquer
13:43libéral comme vous l'êtes
13:44avec certes des sensibilités différentes
13:45mais faire partie
13:47aujourd'hui
13:47ou être affilié
13:48à un parti
13:49dont le monsieur économie
13:50Jean-Philippe Tanguy
13:51dit heureusement
13:52qu'on est là
13:52pour faire respecter
13:53les engagements
13:54que les socialistes
13:54n'auraient jamais tenus
13:55sans nous
13:55comment ça tient
13:56je vais vous le dire
13:59très simplement
13:59parce qu'en fait
14:00le propre d'une coalition
14:00c'est justement
14:01d'additionner des sensibilités
14:02différentes
14:02et vous savez
14:03il n'y a pas moins de différence
14:04du côté de la gauche
14:05et même probablement davantage
14:05et vous savez
14:06moi la première chose
14:07qui me motive
14:09au-delà évidemment
14:10des questions économiques
14:11qui sont tout à fait centrales
14:12et je vous le dis
14:13d'ailleurs il y aurait
14:13beaucoup de choses
14:13qui nous font converger
14:15avec le rassemblement national
14:16dans la défense
14:16des classes moyennes
14:17la volonté de réduire
14:18le train de vie de l'état
14:18et d'autres et j'en passe
14:19mais néanmoins
14:20il y a quand même
14:21un sujet vital
14:22moi qui m'anime
14:22je ne vais pas vous surprendre
14:23qui est quand même
14:23celui de la démographie
14:24de l'immigration
14:25et de la sécurité
14:26et sur ces sujets là
14:27il y a une très grande convergence
14:28et j'ai envie de vous dire
14:29qu'il y a même une convergence
14:29qui va au-delà
14:30du rassemblement national
14:31une convergence des droites
14:32nous sommes d'accord
14:32et des droites
14:33au sens très large
14:34et le vote historique
14:36qu'il y a eu
14:37sur la fin
14:39des accords de 68
14:41à l'Assemblée nationale
14:42qui a rassemblé
14:43non seulement nos élus
14:44d'Identité Liberté
14:45mais le RN
14:46qui a rassemblé également
14:47des membres d'Horizon
14:48qui a rassemblé les LR
14:50les membres du parti
14:51d'Éric Ciotti
14:52et la démonstration
14:53que nous sommes capables
14:54de faire une coalition
14:55des droites
14:56sur les sujets vitaux
14:57qui concernent les français
14:58et moi des victoires comme ça
14:59j'en veux 10
15:00j'en veux 100
15:00j'en veux 1000 demain
15:01moi je veux dire
15:02je vais vous le dire franchement
15:03et cruellement
15:04je prends un certain plaisir
15:05à voir la grande comédie
15:06des LFistes à cette occasion
15:07qui arrive les larmes aux yeux
15:09devant les caméras
15:10pour se plaindre
15:11de cette décision
15:12donc d'une certaine manière
15:14je crois que ça a été
15:14la démonstration
15:15que ce que je défends
15:15depuis très longtemps
15:16à savoir une coalition des droites
15:17qui va du camp national
15:18jusqu'au centre droit
15:20non seulement n'est pas
15:21une fantaisie
15:21mais est même
15:22le seul chemin possible
15:24et souhaitable
15:24pour que demain
15:25nous puissions battre
15:26la gauche
15:26sur ces sujets fondamentaux
15:27Deux questions encore Marion Maréchal
15:29quand vous prenez
15:29notamment l'union des droites
15:31un est-ce que ce n'est pas
15:32tellement difficile
15:33d'aller prôner l'union des droites
15:34quand même Marine Le Pen
15:35ne veut pas se qualifier de droite
15:37et que répondez-vous
15:38surtout à Bruno Rotaillot
15:39qui hier a rejeté
15:40l'idée d'une grande primaire
15:41allant de Laurent Wauquiez
15:42à Gabriel Attal ou autre
15:44est-ce que ce n'est pas
15:45tout simplement
15:46cette union des droites
15:46destinée à être une idée ?
15:48Écoutez moi
15:49je crois que ce sont
15:49les événements qui font les choix
15:50et quoi qu'on en pense
15:51on a vu plus d'avancer
15:53sur ce sujet
15:53de la coalition des droites
15:54depuis maintenant quelques semaines
15:55qu'en quelques années
15:56on l'a vu d'ailleurs
15:57dans les appels au vote
15:58lors des différentes partielles
15:59on l'a vu dans les votes
16:00à l'Assemblée nationale
16:02on l'a vu dans les mains tendues
16:03de différents responsables politiques
16:05dont Jordan Barthéla
16:05Bruno Rotaillot
16:06donc on peut estimer
16:07que c'est une représentation
16:07plutôt fort on va dire
16:09de droite
16:09dit en réalité
16:10cette grande primaire
16:10n'existera pas
16:11mais en réalité
16:12j'ai envie de vous dire
16:12pour moi cette primaire
16:13de toute façon
16:13ce n'était pas la primaire
16:14de la coalition des droites
16:15puisque Laurent Wauquiez
16:16et David Lissnard
16:17eux-mêmes expliquent
16:17qu'ils veulent faire une primaire
16:18pour battre le Rassemblement national
16:19et les macronistes
16:20ce n'est pas tout à fait l'idée
16:21que je me fais de la coalition des droites
16:22vous l'avez compris
16:22voilà
16:23et moi j'ai envie de vous dire
16:24que de toute façon
16:24tout va s'accélérer
16:25et les gens vont être obligés
16:27de prendre leurs responsabilités
16:27parce qu'aujourd'hui
16:28il y a quand même la distinction
16:29entre des alliés potentiels
16:30et un adversaire existentiel
16:31et ce qui s'est passé aux Etats-Unis
16:33notamment avec l'élection
16:34de Zoran Mamdani
16:35vous l'avez vu
16:36qui était le candidat
16:37de Manon Aubry
16:37de Rima Hassan
16:38de Jean-Luc Mélenchon
16:39de Madame Tondelier
16:40qui explique
16:41que c'est une grande inspiration
16:42qui est le visage finalement
16:44d'un candidat
16:45donc qui est de confession musulmane
16:47mais qui est surtout pro Hamas
16:48qui est multiculturaliste
16:50qui a des propos
16:52très douteux
16:53à l'égard des blancs
16:54puisqu'il veut quasiment
16:55mettre en place des taxes
16:56sur les blancs
16:57c'était dans son programme
16:57d'ailleurs
16:58pas cette personne
16:59s'en émeuve
17:00qui est proche
17:01selon Madame Florence Bergeau-Blacquer
17:03qui est une experte
17:04des réseaux islamistes
17:05qui est proche
17:05donc des réseaux islamistes
17:06divers et variés
17:08et bien aujourd'hui
17:09il est à la tête
17:10d'une des plus grandes
17:11capitales occidentales
17:11donc l'union des droites
17:12pour justement pallier
17:13la leçon que je voulais tirer
17:15de cela
17:15c'était de dire que
17:16nous ne sommes pas
17:17à l'abri de cela
17:18et que toutes les grandes
17:19capitales européennes
17:20demain pourraient tomber
17:20dans les mains
17:21de cette extrême gauche
17:22qui déteste
17:24tout ce que nous représentons
17:25et donc il faut s'annir
17:26pour battre évidemment
17:27ces profils-là
17:28Dernière question
17:28Marion Maréchal
17:29je vous propose de répondre
17:30uniquement par oui
17:31ou par non
17:32uniquement par la proposition
17:34Je vais faire au mieux
17:35Oui mais vous allez y arriver
17:36j'en ai aucun doute
17:37Faut-il à partir de 2027
17:39poser le débat
17:40sur le temps de travail
17:40c'est-à-dire
17:41travailler plus longtemps ?
17:43Oui
17:43Faut-il également envisager
17:44une réforme des retraites
17:45pour travailler en réalité
17:47plus longtemps
17:47revenir on va dire
17:49au régime à 62 ans
17:50au régime ancien ?
17:51Alors il faut poser le débat
17:52sur les retraites
17:53mais moi je suis pour l'ouverture
17:54d'une part de capitalisation
17:55Très bien
17:55Est-ce que vous diriez
17:57que LFI est passionnément
17:58antisémite
17:59puisque le philosophe
18:00notamment Raphaël Antoven
18:01a gagné son procès
18:01pour avoir dit ça
18:02contre le parti ?
18:04Je dis que oui
18:04il y a un certain nombre
18:05de profils qui sont
18:06manifestement ambigus
18:07sur la question
18:08de l'antisémitisme
18:09et je pense à dessein
18:10pour des raisons électorales
18:10Est-ce que comme le président
18:12de la République Emmanuel Macron
18:14vous vous diriez
18:14plutôt positif
18:15concernant le marco sûr
18:16en Union Européenne ?
18:17Ah non pas du tout
18:18je me bats contre ça
18:19au Parlement Européen
18:19Et dernière question
18:20Marine ou Jordan ?
18:22La question ne se pose pas
18:23à l'heure actuelle
18:24puisque c'est Marine Le Pen
18:25qui est la candidate officielle
18:26du camp national
18:26et du rassemblement national
18:27Donc Marine Le Pen ?
18:28Donc Marine Le Pen de fait
18:29Je la soutiens aujourd'hui
18:31comme vous le savez
18:31en tant qu'allié
18:32du camp national
18:33Merci beaucoup Marion Maréchal
18:34d'avoir été au micro
18:35de Sud Radio ce matin
18:36députée européenne
18:36et présidente d'Identité Liberté
18:38Merci d'avoir été avec nous
18:39Dans un instant
18:40cette question
18:40qu'on va se poser
18:41notamment entre 9h et 10h
18:42pour un invité exceptionnel
18:43François-Olivier Gisbert
18:45grand patron de presse
18:46confesseur évidemment
18:47d'énormément de présidents
18:48de la République
18:49qui ne reconnaît plus son pays
18:50d'où la question
18:50qu'on vous pose
18:51amis auditeurs de Sud Radio
18:52est-ce que vous reconnaissez
18:53encore le pays
18:54dans lequel vous avez grandi
18:55et puis on viendra
18:56dans un instant
18:56en compagnie d'Arlet Chabot
18:57notamment
18:57et vous auditeurs de Sud Radio
18:590826 300 300
19:01sur cette polémique
19:02à l'Assemblée Nationale
19:02et l'apparition
19:03on vient d'en parler
19:04avec Marion Maréchal
19:04de certaines filles voilées
19:06dans les spectateurs
19:08de l'Assemblée Nationale
19:08c'est une provocation
19:09on vous pose la question
19:11mais surtout on vous attend
19:120826 300 300
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