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  • il y a 3 mois
Mardi 28 octobre 2025, retrouvez Jallil Yaker (Directeur Régional Île-de-France Est, Bpifrance), Fatou Touré (Fondatrice, Jabari Café), Yacine Benchettara (Fondateur, Process Mill) et Mame Fall (Co-fondateur & CEO, Face Up) dans LA TOURNÉE ENTREPRENEURIAT QUARTIERS 2030, une émission présentée par Juliette Miglierina, Mathieu Meffre et Sibylle Aoudjhane.

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00:00...
00:00Toutes les bonnes choses ont une fin et nous vous retrouvons aujourd'hui en délocalisation au siège de BPI France à Paris, boulevard Haussmann.
00:22Cette douzième date vient conclure la tournée Entrepreneuriat Quartier 2030 qui s'est déroulée tout au long du mois d'octobre.
00:28Nous recevrons aujourd'hui en plateau les lauréats des concours Talents des Cités et Money Time qui ont participé à la finale régionale aujourd'hui au sein des locaux de BPI France.
00:38Et nous recevrons également le directeur régional de BPI France pour la partie Île-de-France. Merci à tout de suite pour les entretiens.
00:48Et je vous le disais, nous recevons pour commencer le lauréat du concours Money Time Île-de-France. Bonjour Mme Fall, comment vas-tu ?
00:55Bonjour Mathieu, ça va très bien et toi ?
00:57Ravi de t'accueillir et donc tu es CEO et cofondateur de FaceUp.
01:01Tout à fait.
01:01Tu as gagné ce concours. Un petit mot rapidement sur le concours. Comment ça s'est passé cette phase finale régionale ?
01:06Ben j'ai envie de dire assez stressant sur les derniers moments. On ne savait pas ce qui allait sortir du chapeau et puis super content d'être lauréat et de pitcher dans quelques minutes devant toute la salle.
01:16Trop bien. On vous souhaite beaucoup de succès pour la phase finale le 4 décembre.
01:21Merci beaucoup, j'espérais être.
01:22Ça va être un grand moment. Est-ce que tu peux nous parler un peu de FaceUp ? D'abord le pitch et puis où vous en êtes dans le stade de développement ?
01:28Carrément. Donc nous on fait des simulations immersives pour la formation professionnelle. Concrètement on donne le super pouvoir, si tu me permets cette expression, aux formateurs de créer des simulations immersives pour faire pratiquer 10 fois plus leurs apprenants dans leur formation.
01:41Où on en est ? On a la chance d'avoir déjà des grands groupes qui nous ont fait confiance. Je ne peux pas tous les citer mais il y en a un dont j'ai eu l'autorisation que je peux citer qui est le groupe Eurotunnel qui nous fait confiance pour des simulations immersives pour permettre à leurs collaborateurs de pratiquer la relation client, de s'entraîner face à des clients virtuels pour l'accueil, l'orientation, même la gestion de crise.
02:03Quand il y a un regard de train et qu'il y a un passager qui vient, qu'est-ce qui va se passer avec mon train ? Et donc ils s'entraînent face à l'IA, ils développent des super comportements directement transférables sur le terrain.
02:12Trop bien. Quand tu dis immersif, ça veut dire quoi ?
02:14Ça veut dire qu'on a... Alors on n'est pas les premiers à être sur ce secteur-là. Avant on avait besoin de casques de réalité virtuelle, c'était cher, on paye 15 000 euros et puis ensuite ça dort à l'académie, il faut aller faire la queue pour pouvoir l'essayer.
02:25Là, nous c'est immersif, on a juste besoin de mettre son casque et un micro et sur l'ordinateur, on peut pratiquer à n'importe quel moment, tous les moments clés de notre relation client.
02:34Trop bien. Bravo en tout cas.
02:36Merci.
02:36J'imagine qu'avec tes associés, vous avez été accompagnés, que ce soit par une institution, une personne, un mentor ou quelqu'un. Est-ce que tu peux nous... Si tu devais citer une personne, ce serait qui ?
02:46Ouh, il y en a plusieurs que je pourrais citer, mais j'ai envie de citer Roxane Perrault, et ce n'est pas pour faire le faillot, de BPI France, qui nous a accompagnés avec la bourse French Tech.
02:57Et si on ne l'avait pas eu, ça aurait été beaucoup plus difficile. On a un produit qui est très technique autour de l'IA et ça nous a vraiment donné une bouffée d'oxygène.
03:05Bon, Roxane, le message est passé, je crois. Si on devait retenir une difficulté dans le cadre des premiers mois, des premiers temps de ce projet que vous avez rencontré et que vous avez réussi à surmonter.
03:15Oui. La difficulté, ça a été entre l'idée, et on n'est pas les seuls à avoir cette idée, qu'on peut faire des choses extraordinaires avec l'IA générative, et ensuite d'arriver jusqu'à un produit qu'on peut déployer auprès de grands comptes, qui sont nos cibles.
03:28On revise des gros clients. Ça prend du temps. On ne peut pas avoir un produit qui fonctionne 90% du temps. Il faut que ça fonctionne 99,99% du temps. Et pendant ce temps-là, il n'y a pas d'argent qui rentre.
03:40Donc, cette grande difficulté, ça a été de travailler. La Bourse French Tech nous a beaucoup aidé. Ça m'a permis d'aller me faire aider. Et donc, du coup, ensuite, de pouvoir me focaliser sur la vente, avoir nos premiers clients et maintenant avoir une belle attraction commerciale.
03:55Parfait. Du coup, vous embauchez déjà ou pas encore ?
03:59On embauche. On embauche. On recherche des talents, c'est le moment.
04:03Exactement. On recherche un SDR, donc sur la partie vente. On recherche…
04:09SDR.
04:09SDR, Sales Development Representative, pardon pour mon jargon anglais. On recherche, pardon, encore un jargon anglais, Customer Success.
04:17Donc, quelqu'un qui va nous aider sur les clients qu'on a déjà pour les aider à faire que ça marche chez eux, qu'ils arrivent à en tirer le maximum, je dirais, d'utilité des formations immersives.
04:30Et on cherche aussi une personne pour nous aider sur la production du contenu pédagogique. On a plein de sujets à explorer. Et voilà. Donc, si ça vous intéresse…
04:36En tout cas, vous l'avez entendu, vous pouvez écrire à MAM. Si vous avez ce genre de profil, n'hésitez pas. Belle aventure en perspective.
04:43Qu'est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours de Money Time ? Et qu'est-ce que tu dirais à ceux qui nous regardent et qui hésitent pour l'année prochaine ?
04:50Alors, moi, déjà le titre, Money Time, quand on était la tête dedans en train de se dire « Mais à quel moment est-ce qu'on va pouvoir enfin faire rentrer de l'argent ? »
05:00De voir ce titre et puis de lire le pitch, je me suis dit « Mais en fait, ils ont vraiment compris. Avoir des idées, avoir une super équipe. »
05:08Nous, on a la chance avec mes deux cofondateurs d'être techniquement assez armés. On sait qu'on pouvait s'attaquer à la montagne.
05:14On est encore loin d'être arrivé au sommet, mais on sait qu'on pouvait y aller. Mais on a besoin d'être aidés.
05:19Le sujet des financements, il est vraiment clé. Et donc, un moment dédié sur le sujet avec ces speed dating, avec des investisseurs, des banques, des réseaux d'entrepreneurs,
05:31des fonds. C'était vraiment ce dont on avait besoin. Et là, je sors de six échanges. C'était un peu le marathon, mais vraiment super énergisant.
05:39Tu n'es pas venu pour rien.
05:40Oui, exactement.
05:40Un mot dans deux secondes à ceux qui hésitent à participer l'année prochaine.
05:44Eh bien, franchement, pourquoi hésiter ? C'est un deck à envoyer. C'est une petite vidéo de mémoire à enregistrer. C'est gratuit. Voilà. N'hésitez pas. Demandez à vous faire aider.
05:56Mme Fall, merci. Co-fondateur et CEO de FaceUp. Merci beaucoup.
06:00Merci à toi.
06:00La suite de l'émission dans un instant.
06:02Faitou Touré, bonjour.
06:07Bonjour.
06:07Vous êtes fondatrice de Jamari Café.
06:10C'est ça.
06:10Et vous venez de remporter. Vous êtes lauréate du concours Talent des Cités. Pour quelle catégorie déjà ?
06:16Jeune Pousse.
06:17Jeune Pousse, voilà. C'est ça.
06:18On va revenir sur votre histoire. Merci d'être avec nous.
06:22Merci à vous.
06:22Yassine Metchétara, bonjour.
06:23Bonjour.
06:23Vous êtes également lauréat de Talent des Cités, mais dans une autre catégorie.
06:28Effectivement.
06:28Qui est la catégorie création.
06:30Création. Et vous êtes, vous, le fondateur de Process 1000.
06:33Alors, j'ai quelques questions à vous poser parce qu'on a la chance de vous avoir tous les deux lauréats pour cette douzième étape de la tournée Entrepreneuriat Quartier 2030.
06:40La première, c'est le pitch en 30 secondes. Et là où vous en êtes en termes de développement. Fatou, on commence par toi.
06:46Alors, bonjour à tous. Je m'appelle Fatou Touré. Je suis la fondatrice de Jabari Café, une marque de café de spécialité.
06:53Très brièvement, le café de spécialité, c'est un peu le café haut de gamme qui va être sourcé auprès de producteurs, torréfié avec attention et qui va révéler une palette aromatique incroyable.
07:02Rien à voir avec ce qu'on peut trouver dans les supermarchés.
07:05Et mon but, c'est de pouvoir ouvrir un coffee shop en banlieue parisienne parce que je viens de la banlieue parisienne et je me rends compte de Saint-Denis.
07:12Et je me rends compte qu'on n'a pas accès facilement au bon café, au café de qualité, au coffee shop qui explose actuellement à Paris Intramuros.
07:21Alors, ton souhait, c'est d'en ouvrir un. Ça veut dire qu'aujourd'hui, tu en es où dans l'étape de ton process ? Parce que tu vends déjà du café ou tu as bientôt trouvé un bail pour ton lieu ?
07:29Alors, je vends mon café en ligne essentiellement et lors d'événements comme des marchés, des boutiques éphémères, des pop-up stores, etc.
07:37Le but, c'est de pouvoir trouver un local. Je ne l'ai pas encore trouvé. Je fais mes recherches, mes études de marché.
07:42Je fais beaucoup de boutiques éphémères pour voir quelle ville correspondrait plus à ce que je recherche.
07:48Parfait. Merci beaucoup.
07:50Pas de problème.
07:51Yacine, de ton côté, Process 1000, lancé en janvier 2024. Le pitch, où en es-tu ?
07:57Alors, Process 1000, c'est une entreprise industrielle spécialisée dans la mécanique de précision.
08:03Donc, j'ai commencé tout seul avec une acquisition d'une machine outil.
08:08Une machine outil, ça coûte plus de 100 000 euros.
08:10Donc, j'ai été bien accompagné pour pouvoir prétendre à ce credit buy.
08:15J'ai commencé tout seul.
08:16Pour vous donner une idée, j'ai fait 90 000 euros de chiffre d'affaires en hors-taxe, tout seul.
08:22Donc, j'ai pu remettre de l'argent propre pour acheter une deuxième machine.
08:27Aujourd'hui, nous sommes deux dans l'atelier et on va finir l'année en multipliant par deux le chiffre pour arriver à environ 180 000 euros en hors-taxe.
08:34Félicitations.
08:35Et donc, machine outil, usinage, ça veut dire qu'aujourd'hui, j'ai cru comprendre, j'écoutais un petit peu ce que vous disiez aujourd'hui.
08:41Tu travailles notamment dans l'aviation, en tout cas dans la construction d'avions, les petites pièces que tu fais.
08:46Donc, je suis un sous-traitant de mécanique de précision.
08:50Mécanique de précision, c'est quoi ? Parce que c'est un métier qui n'est pas super connu.
08:53C'est la fabrication de pièces sur mesure.
08:56Donc là, on parle vraiment de précision de pointe.
08:59Donc, ça peut être des pièces pour l'aéronautique, des pièces qui vont voler dans des avions ou des pièces d'expérimentation.
09:05Je travaille pour un client, par exemple, qui est le CNRS, donc le Centre National de la Recherche Scientifique.
09:09Donc, ça peut être des pièces pour le sport automobile, le secteur de la santé aussi.
09:15Ça touche vraiment toutes les industries où on a besoin d'innover, d'une nouvelle technologie.
09:19Donc, ça peut être l'environnement.
09:22Bravo. Et donc, tu as déjà un salarié ?
09:24Ce n'est pas un salarié, c'est un collaborateur.
09:27Donc, c'était plus facile pour moi de prendre un collaborateur rapidement.
09:31Le salarié viendra certainement très rapidement.
09:33On le souhaite pour Process 1000.
09:34Bon, vous l'avez dit, vous avez déjà un parcours qui est jalonné, jeune pousse de ce côté-là,
09:41un petit peu plus, une taille un peu plus importante de ton côté.
09:46Si on devait retenir une personne qui vous a aidé ou une institution,
09:49voilà, en 30 secondes, c'est le moment de dire merci.
09:52Je dirais la BGE Paris et tout particulièrement Jérémy,
09:57qui a été la personne que j'ai rencontrée lors du quartier général de l'année dernière.
10:01À Saint-Ouen.
10:01À Saint-Ouen, exactement, qui m'a parlé de ce que la BPI faisait avec l'accélérateur émergence.
10:10Donc, vraiment un grand merci à lui.
10:12Et le deuxième grand merci, si je peux me permettre, c'est de citer Elmina,
10:17qui fait aussi partie de la BGE Paris, qui m'a été d'une très, très grande aide,
10:21qui a eu la patience de m'aider à développer l'idée pour sortir Jabari comme c'est actuellement.
10:31Donc, un grand merci aux deux, vraiment, sans eux, je n'aurais pas été là actuellement, très clairement.
10:36Magnifique. Bon, je pense qu'ils t'écoutent.
10:39Oui, c'est d'accord.
10:39Yacine, de ton côté ?
10:40Alors, c'est difficile d'en citer qu'une seule personne, parce que depuis le début,
10:44on rencontre énormément de personnes qui sont là pour nous accompagner.
10:48Je dirais la communauté de communes Grand Paris Sud, qui m'a aidé et proposé un local d'activité.
10:56Donc, sans ce local-là, je n'aurais pas pu démarrer tout de suite mon projet.
11:00Donc, M. Marc Frachet, qui est responsable du développement économique des ateliers relais à Grigny-dans-les-Seunes.
11:07Donc, je le remercie, Marc.
11:09Et il y a un bonus, remercier tous les membres de la BPI, parce qu'ils ont été plusieurs à travailler sur mon projet.
11:15Donc, je n'ai pas spécialement de nom à donner, mais il y a beaucoup de personnes qui travaillent.
11:20La team BPI France, quoi.
11:21Exactement.
11:21Trop bien.
11:22À quel moment, après tous ces mois de préparation, de travail sur la partie un peu business plan, stratégie,
11:29« Qu'est-ce que je vais faire ? »
11:30À quel moment, quelle a été la victoire qui d'un coup a cristallisé votre travail et vous vous êtes dit « Waouh, c'est parti ! »
11:39Alors, pour moi, il y en a eu deux.
11:42Je vous dirais, le tout premier, c'est quand j'ai fini de fabriquer, de créer le premier café, le premier sachet de café que je l'avais entre mes mains.
11:50Parce que j'avais fait le design toute seule, le packaging, je l'avais décidé.
11:54J'avais tout terminé, je l'avais conditionné, je l'avais scellé.
11:57Et là, tu reçois le carton chez toi.
11:58Et là, il était entre mes mains, je me suis dit « On y est. »
12:01Donc ça, ça a été la première concrétisation.
12:04Et la deuxième, c'est quand j'ai vendu mon tout premier café.
12:07C'était sur un marché ?
12:08C'était dans un pop-up ?
12:09C'était en direct.
12:09C'était un ami de la famille.
12:13Ça compte quand même.
12:14Ça compte quand même.
12:15Ça compte.
12:15Je ne la connaissais pas personnellement, elle passait par ma soeur, mais elle avait aimé le storytelling derrière Jabari Café, parce qu'il y a un storytelling, bien entendu.
12:24Et elle m'a acheté mon tout premier café.
12:27Et vraiment, je me suis dit « Ah ouais, quand même, ça fait du bien. »
12:29Ça fait plaisir de voir des moments forts comme ça.
12:32Alors moi, le fait marquant, quand j'ai commencé à travailler sur ma toute première affaire, et quand j'ai vu que le client final, c'était pour le groupe industriel qui est Safran,
12:43là pour moi, c'était vraiment une fierté de me dire « Je travaille au final pour des pièces qui vont aller dans des avions. »
12:49Donc c'était vraiment quelque chose qui m'a fait prendre conscience de l'ampleur de ce projet-là que je prenais.
12:55Pour moi, c'était rien d'autre que mon métier, ma passion professionnelle.
13:00Et aussi, le deuxième, c'est quand j'ai travaillé pour le Centre national de la recherche scientifique.
13:05Là, j'ai commencé à me dire « Ah ouais, ça y est, je commence. J'ai les pieds dedans et maintenant, je ne peux plus faire marche arrière. »
13:12Trop bien.
13:13Et on parle de victoire.
13:15Il y a effectivement, je le disais, beaucoup de travail pour en arriver là.
13:17Mais il y a aussi une prise de conscience, ou en tout cas un choix dans sa vie, où on se dit « L'entrepreneuriat, c'est pour moi. »
13:22Et c'est peut-être ma dernière question pour chacun d'entre vous.
13:24C'est à quel moment vous vous êtes dit « En fait, j'ai le droit, je peux. »
13:28Et comment l'entrepreneuriat, ce mot, avec tout ce que ça implique derrière, ça s'est présenté à vous ?
13:33Quel est votre premier rapport à l'entrepreneuriat et ce qui a découlé vers la création de votre entreprise ?
13:38Alors honnêtement, j'ai toujours su, depuis le lycée, que j'allais créer un jour mon entreprise.
13:43J'ai très vite compris durant ma période scolaire que être dans une case, ça allait être très compliqué pour moi.
13:51Mais voilà, j'ai travaillé 10 ans dans le secteur hôtelier.
13:55Et à la suite d'une rupture conventionnelle, j'ai voulu retrouver du travail en France.
14:00Et je savais déjà qu'en tant que femme, être directrice dans un hôtel ou dans la direction d'un hôtel,
14:08ce n'était pas si commun que ça.
14:10Ça allait être très compliqué pour moi, d'autant plus en tant que femme noire, si je peux me permettre de le dire.
14:15Et donc, je ne trouvais plus de travail à ce moment-là, quand j'avais décidé de me remettre sur le marché du travail.
14:21Et je me suis dit, ben non, en fait, il est temps.
14:23Je le savais, mais là, il est temps. Lance ton Jabari Café, il est temps.
14:28Tu t'es créé l'étape d'après.
14:30Exactement.
14:31Bravo Fatou.
14:31Merci.
14:32Moi, je dirais pareil que Fatou.
14:34J'avais toujours cette fibre au moins depuis le lycée.
14:37Alors, dans quoi, je ne savais pas.
14:39Mais j'avais cette fibre-là et cette conviction que je serais entrepreneur.
14:42C'est venu vraiment parce que j'ai vu, hélas, la France se désinstrualiser.
14:50Il y avait une demande qui était difficilement...
14:54J'ai vu des gérants se plaindre qu'il n'y avait pas suffisamment de personnel qualifié pour ces métiers-là.
14:59Et comme j'aimais beaucoup ce que je faisais, je me suis dit, ben en fait, c'est ça.
15:03Je vais ouvrir ma société.
15:04Je vais apporter une offre de plus parce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ont fermé pendant les crises économiques, l'après-Covid.
15:14Donc, les signaux étaient ouverts.
15:15Et là, je n'avais plus d'excuses.
15:17Je n'étais pas prêt en vrai.
15:18Mais en fait, il fallait se lancer.
15:21On vous félicite tous les deux.
15:22C'est gentil.
15:23Bravo.
15:24Vous avez compris, chers amis, si vous voulez boire du café, Jabari Café.
15:28Si vous avez besoin d'un avion ou en tout cas d'une partie d'avion, Process 1000.
15:33Yacine Benchatara, fondateur et CEO de Process 1000.
15:38Merci.
15:38Bravo.
15:39Fatou Touré, fondatrice et CEO de Jabari Café.
15:42On vous souhaite le meilleur pour la suite à tous les deux.
15:43Merci beaucoup.
15:44Merci.
15:48Douzième date de la tournée Entrepreneuriat Cartier 2030.
15:50Je le disais, j'accueille désormais Jalil Yaker.
15:53Bonjour, Jalil.
15:54Bonjour.
15:54Merci infiniment d'être avec nous.
15:56Vous êtes directeur régional Île-de-France pour BPI France.
15:58Tout à fait.
15:59Alors, cette première édition de la tournée a permis à près de 400 porteurs de projet
16:05de candidater pour venir à la rencontre de leur père, mais aussi de conseillers, de fonds d'investissement.
16:10On le voit aujourd'hui.
16:11Il y a beaucoup de rencontres qui ont lieu et qui cherchent à être accompagnées.
16:15Et du financement, évidemment, ils sont au bon endroit aujourd'hui au siège de BPI France.
16:19Nous sommes au siège, je le disais, et je vous reçois en plateau pour une journée, dans
16:26le cadre d'une journée qui s'annonce dense.
16:28On le voit.
16:29Tout à fait.
16:30C'est le but de cette journée, c'est d'envoyer les watts.
16:33Voilà.
16:33Donc, on accueille les porteurs de projet.
16:37L'objectif, c'est de les célébrer, célébrer les entrepreneurs qui sont ici des quartiers.
16:42C'est de leur dire combien ils sont exceptionnels, combien ils sont courageux, le courage d'entreprendre,
16:50de créer son emploi et demain, de créer d'autres emplois.
16:53Et donc, pour ça, on devrait leur ériger des statuts.
16:56Ce sont presque les héros de notre République.
16:58Magnifique.
17:00Magnifique.
17:01Est-ce que sur la partie Île-de-France, donc là, il y a les finales régionales en ligne
17:04aujourd'hui, est-ce que vous trouvez que vous avez un bon cru avec vos finalistes ?
17:08Oui, on a un très bon cru.
17:09Alors, déjà, deux choses.
17:11Concours Money Time, c'est pour aider le porteur de projet à trouver des financements.
17:17Donc là, ils sont en train de pitcher dans les salles à côté de nous.
17:19On a une dizaine de partenaires, des banquiers, des fonds d'investissement, des réseaux d'accompagnement.
17:26Et l'objectif à l'issue des pitchs, c'est d'aller signer des contrats.
17:29Donc un prêt d'honneur, un microcrédit, un prêt bancaire, garantie par BP, etc.
17:35Ça, c'est Money Time.
17:37Et Talent des Cités, c'est un concours national.
17:40Il y a près de 1000 candidats et une trentaine de lauréats.
17:44Donc c'est un concours qui est assez élitiste.
17:46Et on veut mettre en avant les plus beaux projets entrepreneuriaux.
17:51Ceux qui sont porteurs de vraies valeurs économiques, environnementales et sociales.
17:57Et je vais citer, je ne sais pas s'il est encore passé, mais c'est Yacine qui a créé sa société Process 1000 à Grigny, dans son quartier.
18:08Et il est tellement, enfin, il est exceptionnel de par sa maîtrise technique.
18:13Et sa détermination.
18:15Et donc dans son centre d'usinage, il façonne des pièces complexes pour l'aéronautique.
18:23Il a déjà gagné des marchés auprès de grands donneurs d'ordre.
18:27Et il ne compte pas s'arrêter là.
18:29Il veut agrandir son centre d'usinage, recruter à Grigny.
18:33Voilà les entrepreneurs d'exception, les entrepreneurs de demain, qu'on souhaite mettre en avant et accompagner.
18:40Qu'avez-vous à dire à celles et ceux qui n'ont peut-être pas osé se lancer cette année pour qu'ils viennent l'année prochaine se confronter à d'autres finalistes ?
18:48Ce que j'ai envie de leur dire, alors tout d'abord, il faut venir parce qu'en venant dans ces événements-là, on va trouver énormément d'énergie.
19:00L'énergie entrepreneuriale, parce qu'il y a déjà des porteurs de projets qui viennent, qui se rencontrent, qui échangent entre eux.
19:07Et puis énormément aussi de techniques, de techniques du financement, de conseils, tous les réseaux d'accompagnement.
19:17Et le premier conseil que je donne aux porteurs de projets, c'est de jamais rester seul.
19:23D'ailleurs, c'est le conseil que nous donnons aussi aux dirigeants de PME et de TI, à qui on délivre des conseils pour la gouvernance, le déploiement international, etc.
19:32C'est jamais rester seul.
19:34Au sein des accélérés et d'excellences.
19:35Exactement. Au sein d'excellences et des accélérés, c'est ça.
19:38Et en fait, ce qu'on leur dit, c'est un, entourez-vous, deux, allez dans les réseaux d'accompagnement, et puis trois, osez et allez voir les réseaux de financement.
19:51Il y a une étude de BPI France qui montre que 60% des entrepreneurs des quartiers n'osent pas ou ne vont pas voir les réseaux de financeurs et les banques.
20:00Parce qu'ils ne connaissent pas, parce qu'ils n'osent pas.
20:02Et donc, on est là pour leur dire, ton projet, il tient la route, on va te challenger, on va te conseiller, on va t'accompagner.
20:10Mais une des clés de réussite de ton projet, c'est quand même l'accès au financement.
20:14Et donc, il faut aller voir les réseaux, il faut aller voir les études, il y a le droit.
20:17Et tu y as le droit, complètement.
20:18Alors, ce que je dis à chaque fois aux porteurs de projet et aux dirigeants, c'est qu'on va t'écouter, on va écouter ton projet.
20:28Tu y as le droit, mais on va avoir un regard toujours bienveillant, mais toujours exigeant.
20:35Oui, ça reste, vous restez une banque.
20:36Exactement. Donc, il y a tout un tas de dispositifs de soutien public, les prêts d'honneur, etc.
20:43C'est des sortes de fonds propres.
20:45Et il y a les financements.
20:47Les financements, c'est un prêt et le prêt doit se rembourser.
20:50Mais ils sont là pour ça.
20:51Le prêt va permettre à l'entreprise de se déployer, de se développer.
20:55L'entrepreneur va créer de la valeur et en créant cette valeur, va nous rembourser le but.
21:02Toute cette tournée s'inscrit dans le cadre du plan Quartier 2030.
21:06Est-ce qu'on pourrait revenir rapidement dessus ?
21:08Oui. Alors, le plan Quartier 2030, c'est un plan massif.
21:14C'est un plan d'envergure qu'on a lancé en 2024 sur 4 ans.
21:18Donc, échéance 2027, massif parce que 458 millions d'euros à disposition de BPI que nous allons déployer à travers les réseaux d'accompagnement, les financements, les prêts d'honneur, le microcrédit, etc.
21:33Donc, c'est massif et il y a trois axes.
21:36Le premier axe, c'est qu'on souhaite aller vers.
21:40Comme je l'ai indiqué, beaucoup de personnes dans les quartiers ne savent pas tout ce qui existe et qui est mis à disposition des porteurs de projets.
21:46Ils ne le savent pas. Donc, la première des choses, c'est que nous, on va auprès de ces quartiers, dans les associations de quartiers, dans l'émission locale, on travaille avec France Travail, avec la tournée.
21:57On va dans les quartiers et on explique tout ce qui est possible, tout ce qui existe pour accompagner les porteurs de projets.
22:02Ça, c'est le premier axe.
22:04Deuxième axe, c'est qu'une fois qu'on a identifié ces porteurs de projets, on va les orienter vers les réseaux d'accompagnement.
22:12Et ces réseaux-là, ils sont là pour structurer les business et les financer.
22:16Comme les labellisés CitéLab, c'est ça ?
22:18Alors, les CitéLab, c'est ceux-là même qui vont aller dans les quartiers pour faire la promotion de tous les réseaux.
22:24Et ensuite, une fois qu'on a identifié les porteurs, on les oriente vers les réseaux.
22:28C'est les réseaux entreprendre, initiatives, les boutiques de gestion, etc., l'ADIS, etc.
22:34Donc, tous ces réseaux-là, ils sont là pour aider les porteurs de projets à se structurer et puis apporter du financement.
22:41Ça, c'est le deuxième axe.
22:42Et le troisième axe, c'est l'accélération.
22:44C'est la mise en orbite des projets.
22:48Donc, l'accélération.
22:49Et donc, un accélérateur, c'est quoi ?
22:51C'est une promotion d'une vingtaine de porteurs de projets.
22:54Et en fait, ce qu'on veut, c'est les mettre en réseau parce qu'on est toujours plus fort en groupe, ensemble, qu'isolé dans son coin.
23:02On les met en réseau.
23:03On leur apporte du coaching, de la formation individuelle, de la formation collective.
23:09Et puis ensuite, l'objectif, c'est qu'ils transforment leur business en TPE, PME, etc., etc.
23:15On vous sent habité par le sujet.
23:18Et ça tombe bien parce que ma prochaine question vous concerne, vous, Jalil.
23:21Vous avez passé un petit peu plus de vingt ans cette année au sein de BPI France.
23:26Quel regard vous portez sur cette institution unique ?
23:29Alors, effectivement, vingt ans.
23:31Oui, oui, je suis rentré en 2005.
23:35Alors, BPI, qu'est-ce que je pourrais dire de BPI ?
23:38En fait, on est une entreprise, une banque, une institution.
23:45Et ce qu'on veut, c'est changer les mentalités de notre pays.
23:50On veut transformer notre pays.
23:52Et en fait, avec mes équipes, avec toutes les équipes de BPI,
23:57on est une banque nomade, on est une banque de tournée.
24:01Là, on parle de la tournée des quartiers, la tournée entrepreneuriale des quartiers,
24:06pour libérer l'énergie entrepreneuriale dans les quartiers.
24:09Je paraphrase Nicolas Dufour qui, je le paraphrase, enfin je le cite au contraire,
24:14les banquiers forains, il va jusque là.
24:16Exactement, voilà, on est des banquiers forains, pour reprendre ce que dit votre CEO.
24:21C'est ce que dit mon patron.
24:23Donc, on est des banquiers forains, donc on fait la tournée des quartiers.
24:26Donc, on va susciter, enfin libérer l'énergie entrepreneuriale dans les quartiers.
24:30Première tournée.
24:32Deuxième tournée, la tournée des industries en France.
24:37La French Fab.
24:38La French Fab, oui.
24:38Qu'est-ce qu'on fait ?
24:41On prend des bus, on va dans les collèges, les lycées, et on va chercher des jeunes,
24:50et on les amène dans les industries, pour montrer à quel point,
24:56enfin pour les aider à se projeter dans les métiers de demain.
24:59Parce que quand vous allez voir un jeune aujourd'hui, vous lui dites,
25:01dessine-moi une industrie, il va vous faire un rectangle avec une cheminée et de la fumée.
25:06Et c'est pas ça aujourd'hui.
25:07Aujourd'hui, les industries, elles sont robotisées, elles sont digitalisées,
25:12elles sont numérisées, elles innovent, etc.
25:14Et elles ont besoin de 70 000 talents.
25:16Exactement.
25:16Et elles ont besoin de 70 000 talents.
25:18Donc, nous, on va avec nos bus, la banque des forains,
25:20on va voir les jeunes, on les amène.
25:22Et ce qui est extraordinaire, c'est que quand on les amène,
25:26ils ont les yeux grands ouverts, parce qu'ils ne s'attendent pas à avoir
25:29des usines propres, robotisées, digitalisées.
25:32Et ce qui est aussi extraordinaire, c'est qu'ils rendent,
25:35parce qu'une industrie dans un territoire, elle va embaucher à 30 km à la ronde.
25:40Donc, quand on amène des jeunes dans l'industrie, en fait, ils vont voir leur père, leurs voisins.
25:46Et donc, ils peuvent se projeter, finalement, dans ces métiers-là.
25:50Ça, c'est une tournée.
25:52Et puis, on fait, donc là, on veut changer les mentalités des jeunes,
25:54le regard des jeunes sur l'industrie.
25:57Et puis, on a une autre tournée, c'est la tournée Deep Tech.
26:00Et donc là, on va voir, on fait du porte-à-porte auprès des laboratoires de recherche.
26:05On va voir les chercheurs.
26:06Et on dit aux chercheurs, c'est extraordinaire de faire de la recherche dans notre pays.
26:11Mais pour une partie d'entre eux, il est possible aussi de créer sa startup.
26:16Donc, on leur explique tout notre dispositif d'accompagnement et de financement.
26:22Donc, on leur dit, voilà, faites de la recherche fondamentale.
26:24Mais si vous le souhaitez, si vous souhaitez créer votre startup, vous pouvez aussi le faire.
26:28Et on a des formidables succès dans notre pays.
26:31J'ai rencontré dernièrement, j'ai déjeuné avec le fondateur de Vandercraft qui fait des exosquelettes.
26:37Voilà, c'est quand même exceptionnel.
26:39Exotrail qui fait des moteurs pour satellites.
26:43Voilà, donc on a un vrai, vrai savoir-faire dans notre pays.
26:46Et donc, on fait cette tournée-là avec des dirigeants.
26:50Pour que le tech transfert ne soit pas qu'une session de brevet,
26:52mais potentiellement de la création d'entreprises et de startups.
26:55C'est ça.
26:56C'est des créations d'entreprises, des usines.
26:59Quand on finance, voilà, en France, on a quand même Mistralaï.
27:03C'est vraiment exceptionnel.
27:04Dans l'IA, on a le Cantique, Pascal, Candela, Alice et Bob.
27:09Donc, on a des entrepreneurs d'exception qui sont issus des laboratoires de recherche,
27:16qui créent leur entreprise, qui créent des usines, qui créent l'emploi de demain.
27:21Et d'ailleurs, si on revient au plan industrie, les 30%, enfin, on a un objectif,
27:26enfin, c'est d'atteindre, vous savez, le fameux équilibre de notre balance commerciale.
27:31Et en fait, ça correspond à aller à le poids de l'industrie dans notre pays.
27:36Ce qu'on veut, c'est qu'elle ait son poids de combat.
27:39Et son poids de combat, c'est 12%.
27:4112 points du PIB.
27:4212 points du PIB.
27:43Et aujourd'hui, on est au moins de 10%.
27:45Et en fait, d'après nos projections, d'après nos calculs, cet objectif, on va le réaliser.
27:49Alors, ça mettra 10 ans, ça mettra 15 ans, mais on va le réaliser.
27:52Là-dessus, on ne lâchera rien.
27:54Et ce sera utile pour la France.
27:55Et je pense que c'est une bonne façon de conclure.
27:57Oui.
27:58C'est que BPI France, c'était ma question, c'est une institution utile pour son pays.
28:04Complètement.
28:05Voilà.
28:05On fêtera les 12 points de PIB en industrie.
28:08Et on fêtera déjà à Quartier Général le 4 décembre, l'entrepreneuriat dans les quartiers.
28:13On a terminé, Jalil.
28:14Merci beaucoup.
28:15Jalil Yacker, directeur régional de BPI France, Île-de-France.
28:18Merci.
28:18Merci beaucoup.
28:19Merci.
28:19Merci.
28:19Merci.
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