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L'édito de Jules Torres : «Le Sénat, dernier rempart contre la dérive socialiste»
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il y a 3 mois
Dans son édito du 26/10/2025, Jules Torres revient sur l'importance du Sénat dans les discussions des nouvelles lois et surtout du Budget 2026.
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00:00
Oui, dans la tempête, le plus important, c'est la quille, ce n'est pas la voile.
00:04
Et dans la France de 2025, la quille, c'est le Sénat.
00:07
Pendant que l'Assemblée s'agit autour des nouveaux impôts et des nouvelles taxes,
00:10
que les ministres improvisent et que les oppositions rivalisent de vertu,
00:14
il reste une institution qui travaille sérieusement, c'est le Sénat.
00:17
Ce vieux Sénat qu'on disait poussiéreux, lent, hors du temps,
00:20
on l'a souvent moqué, parfois critiqué à juste titre.
00:23
Mais c'est aujourd'hui le seul lieu de la République où l'on débat encore sans cri
00:26
et où les décisions ont du sens.
00:28
Gérard Larcher, ce matin dans Le Parisien, vient de le rappeler en annonçant
00:31
qu'il rétablirait la réforme des retraites lors de l'examen budgétaire au Sénat.
00:35
Non pas par provocation, mais par cohérence, parce qu'on ne peut pas suspendre une réforme vitale,
00:39
creuser 30 milliards de déficits et prétendre défendre la jeunesse.
00:43
Revenir en arrière, c'est condamner les jeunes à ne pas avoir de retraite, a-t-il rappelé ?
00:48
Alors dans le vacarme politique où chacun parle plus vite qu'il ne pense,
00:50
cette phrase sonne comme une leçon.
00:52
Le Sénat n'est pas spectaculaire, il est stable, pas de pancarte dans l'hémicycle,
00:56
pas de 49-3, pas de coup d'éclat, juste du travail, du texte, du sérieux.
01:01
Et alors que Bruno Rotaillot s'apprête à y faire son retour,
01:03
la droite sénatoriale entend bien s'en servir pour éviter à la France un nouveau budget socialiste.
01:09
Jules, vous diriez que c'est au Sénat qu'on vote les lois ?
01:12
C'est moi qui le dit. Parole d'un député modem, un député modem.
01:15
Au Sénat, ils ne font pas de bruit, ils font des lois et c'est déjà beaucoup.
01:19
Par exemple, on peut prendre la loi immigration de 2023, c'est la version sénatoriale,
01:23
qui l'a rendue plus ferme, plus claire, plus applicable.
01:25
Les sénateurs ont redonné du sens au mot intégration et assimilation,
01:29
rétabli des exigences, bafoué tous les appels d'air, encadré des régularisations.
01:35
Ce texte plus solide a servi de base au compromis final,
01:38
mais c'était sans compter, on connaît la musique, sur les juges du Conseil constitutionnel.
01:42
Le Sénat, c'est aussi une méthode.
01:44
Des rapports écrits, des auditions menées sérieusement,
01:47
des commissions d'enquête, des amendements pensés pour durer.
01:50
Ici, on ne légifère pas à la va-vite pour flatter les réseaux sociaux.
01:53
On corrige, on affine, on cherche le consensus utile.
01:56
C'est le dernier endroit de la République où un texte peut encore être amélioré
02:00
sans les hurlements des députés.
02:02
Autre exemple, le budget.
02:03
Pendant que l'Assemblée nationale empile les taxes, les slogans et donc les impôts,
02:07
le Sénat travaille avec une règle simple.
02:09
On ne peut pas dépenser plus, on redéploie, on hiérarchise, on choisit.
02:14
La droite sénatoriale coupe ou l'exécutif distribue,
02:17
ajoute là où d'autres improvisent.
02:19
Le Sénat, c'est la France qui tient ses comptes
02:21
pendant que d'autres ressuscitent le socialo-communisme.
02:24
Dans un pays où les finances publiques s'effondrent
02:26
et où les prélèvements obligatoires sont les championnes d'Europe,
02:29
la rigueur n'est plus une posture, c'est une question de survie.
02:32
Donc si je comprends bien ce que vous nous dites, Jules,
02:35
c'est que le Sénat représente mieux les Français que l'Assemblée, selon vous.
02:38
On a l'impression qu'il est moins coupé du pays.
02:41
Il le représente autrement, pas par le tumulte de la communication
02:44
ni par les indignations en chaîne, mais par le maillage patient des territoires.
02:48
Ces élus ne viennent pas des plateaux, ils viennent des mairies,
02:50
ils viennent des territoires, comme on dit.
02:52
Ce sont des praticiens du réel, pas des acteurs du bruit.
02:55
Certes, la moyenne d'âge ne reflète pas tout à fait la diversité du pays,
02:59
mais ils incarnent cette France discrète, enracinée, conservatrice,
03:02
celle qui travaille, qui paie et qui gère.
03:05
La majorité est à droite, comme la France.
03:07
Les républicains et les centristes dominent,
03:09
reflèrent d'une sociologie plus fidèle au pays réel
03:12
que celle parisienne et militante de l'Assemblée nationale.
03:14
Beaucoup de sénateurs à l'air auraient d'ailleurs voté la censure s'ils avaient pu,
03:17
non pas par goût du désordre, mais parce qu'ils voient bien
03:20
que le macronisme est finissant, vidé de son sens
03:22
et incapable de trancher la moindre question politique.
03:25
Alors le Sénat, c'est le pays qui finalement ne manifeste pas,
03:28
qui ne fait pas de désordre, qui ne va pas dans la rue pour hurler,
03:30
mais qui fait tourner la France.
03:32
C'est celle donc des maires, des écoles à rénover,
03:33
des routes à entretenir, de la France, du terroir, du rural.
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Là-bas, on croit encore à la stabilité, à la continuité de l'État.
03:40
Alors oui, c'est une chambre lente, un peu grise, protocolaire,
03:43
mais dans un pays où tout devient spectacle,
03:45
la lenteur peut désormais être une vertu.
03:47
Et dans cette France qui tourne à vide,
03:49
on a donc l'impression qu'il reste encore un endroit
03:51
où la politique n'est pas un cirque.
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