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L'édito de Jules Torres : «Afuera : Le cri de liberté d'une France étouffée»
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il y a 2 mois
Dans son édito du 16/11/2025, Jules Torres revient sur la crise politique et sociale que traverse la France
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00:00
Afuera, le mot est tombé dans une interview en effet de David Lissnard dans le journal du dimanche.
00:06
Vive la liberté et Afuera, le collectivisme comprenait dehors.
00:11
Le collectivisme pour ceux qui ne pratiquent pas les hispanismes.
00:14
On peut y voir un clin d'œil à Ravier Milei, une pique libérale ou l'impatience d'un maire usé par l'état tentaculaire.
00:21
C'est tout cela à la fois, évidemment, mais c'est surtout un aveu national, celui que personne n'osait formuler, la France étouffe.
00:28
Afuera, c'est un mot qui claque, sec, rugueux.
00:31
Il n'appartient pas à notre langage politique et c'est précisément pour cela qu'il dit tout.
00:35
Dans un pays où l'on prétend encore réinventer l'état-providence comme si de rien n'était,
00:40
David Lissnard fait voler en éclat l'hypocrisie ambiante.
00:43
Le mot résonne comme une gifle dans le brouillard des discours du moment.
00:46
Face à cette addiction française au tout-état, au toujours plus de prélèvements,
00:51
à la redistribution érigée en réflexe pavlovien, le maire de Cannes-Tranches,
00:55
et derrière, le collectivisme, c'est une vérité plus brutale qui affleure.
00:59
L'état n'apparaît plus comme un outil, mais comme une machine qui aspire l'air, l'argent et l'énergie.
01:05
Bref, c'est un symptôme.
01:06
Le signe qu'un élu de premier plan ose enfin dire tout ce que des millions de contribuables étouffent en silence,
01:13
eh bien c'est que le modèle français est devenu irrespirable.
01:16
Et si on comprend bien, Jules Lafouera, c'est autant une provocation qu'un diagnostic.
01:19
Oui, absolument. La France n'est plus seulement fatiguée, elle est saturée.
01:23
Saturée d'impôts, saturée de taxes, de normes, de formulaires, de guichets, de délais, de vérifications,
01:29
de procédures, de couches administratives qui s'empilent comme si la lenteur était devenue une vertu nationale.
01:35
Là est le cœur du problème. La France ne se sent plus protégée par l'État-providence.
01:39
Elle se sent assiégée. Les impôts montent, mais les services publics s'effondrent.
01:43
L'hôpital implose, l'école se délite, la justice s'enlise, la sécurité part en lambeaux.
01:48
Chaque mois, les contribuables français constatent que l'État leur coûte davantage
01:52
et leur rend de moins en moins le contrat social est mort.
01:56
Le collectivisme français n'est donc plus un modèle, c'est un plafond de verre,
02:00
un couvercle posé sur l'économie, sur les communes et sur les classes moyennes.
02:04
Ces mêmes classes moyennes qui financent tout sans jamais être ni entendus ni écoutés.
02:08
Ces Français sont étouffés et ils dénoncent une machine administrative hors de contrôle
02:13
qui dévorent l'argent, qui dévorent le temps et qui dévorent la confiance.
02:17
Et personne au sommet de l'État n'a aujourd'hui le courage de dire qu'il faudrait couper, réduire, alléger, bref, respirer.
02:24
C'est dans ce vide politique que vient combler Afouera.
02:26
Le mot condense la colère fiscale, l'exaspération brûle-rotratique, la lassitude civique.
02:32
Il dit simplement une chose, ça suffit.
02:35
Est-ce que Afouera pourrait devenir une ligne de fracture pour 2027 ?
02:39
Ça ne fait pas l'ombre d'un doute au vu de son émergence sur les réseaux sociaux, dans le débat politique.
02:44
On voit bien que ce mot pourrait être extrêmement important dans les prochains mois.
02:48
Depuis 8 ans, d'ailleurs, le macronisme cultive une étrange schizophrénie.
02:53
Libérale dans les mots, collectiviste dans les actes.
02:55
On baisse symboliquement quelques impôts, mais on alourdit la dette de 1000 milliards.
02:59
On promet la réforme de l'État, mais on empile agences, comités, instances, plans, lois et décrets
03:05
au point d'en étouffer le dictionnaire.
03:07
La droite classique, elle, a renoncé à assumer la moindre critique de l'État.
03:11
Le RN, de son côté, demeure un parti profondément étatiste.
03:15
Résultat, personne, absolument personne, n'occupait jusqu'ici le terrain de la rupture avec le collectivisme.
03:21
Personne n'occupait non plus ce terrain de la liberté.
03:24
Cette liberté dont plus personne ne parle.
03:26
Cette liberté étouffée par l'impôt, la bureaucratie, par un modèle social devenu religion d'État.
03:32
Une liberté que tout un pan de l'électorat commence à réclamer.
03:35
C'est pour cela que 2027 pourrait bien se jouer là, entre ceux qui promettent moins d'État et entre ceux qui en promettent plus.
03:43
Entre ceux qui oseront enfin en proposer moins.
03:46
À une condition, évidemment, c'est que les politiques n'aient pas le afuera honteux.
03:50
Car ce cri, venu d'Argentine, ne dit pas moins de solidarité.
03:54
Il dit moins d'entrave.
03:56
Il ne réclame pas moins d'État, mais moins d'État parasite.
03:59
Toute la nuance est là et tout l'enjeu aussi est là.
04:02
C'est désormais donc le ressentiment de ces contribuables français qui se cristallisent dans ce terme venu d'ailleurs, venu d'Amérique latine.
04:09
Imposé pour dire tout haut ce que tout le monde murmure.
04:12
Dehors les carcans, dehors les lourdeurs, dehors l'étouffement.
04:17
En un mot, dehors, en un mot, afuera.
04:19
Sous-titrage Société Radio-Canada
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