Sébastien Lecornu a ouvert vendredi 24 octobre à l'Assemblée les débats sur le budget de l'État, alors que le PS exige davantage de justice fiscale, et menace dans le cas contraire de faire tomber le gouvernement. Le Premier ministre a reconnu devant les députés un budget "imparfait" et a appelé à "ne pas compromettre l'avenir du pays".
00:00Moi je le dis assez simplement, effectivement je suis en soutien du gouvernement et je continuerai à faire en sorte qu'il soit stable et qu'il puisse durer,
00:07pas simplement pour le gouvernement en tant que tel, mais pour pouvoir continuer à travailler sur les défis des Français.
00:12Et donc pour ça, qu'à l'Assemblée nationale, nous sommes mobilisés, non pas pour soutenir telle ou telle famille politique,
00:18mais pour garder nos lignes idéologiques et défendre l'intérêt des Français.
00:22Vous avez parlé de la défiscalisation des heures supplémentaires ou du gel de l'impôt sur le revenu.
00:27Il ne s'agit pas simplement d'être pour telle ou telle famille politique, mais simplement se rappeler qu'on ne peut pas toute la journée parler du pouvoir d'achat des Français
00:33et du fait que le travail paye mieux, et puis une fois à l'Assemblée nationale, faire exactement tout le contraire.
00:39On a une ligne politique et on compte bien la tenir.
00:42Mais vous, personnellement, est-ce que vous avez voté pour ou contre l'abandon de ce gel du barène de l'impôt ?
00:49Ah oui, moi j'ai voté pour les deux mesures de façon extrêmement simple.
00:53Je ne vais pas commencer à me renier sur ce que sont mes encres idéologiques et politiques.
00:58Je le dis assez simplement. Est-ce que je considère qu'aujourd'hui, il faut trouver de meilleurs moyens pour venir taper dans la poche des travailleurs ?
01:05Non, je pense que les travailleurs de notre pays sont déjà largement taxés.
01:08Rappelons simplement que 10% des ménages français paient 76% de l'impôt sur le revenu.
01:15On va peut-être un peu arrêter les frais maintenant.
01:16Et donc, à un moment, il faut aussi avoir ce discours de réalité et du coup, ce discours de réalité se transforme en vote dans l'Assemblée.
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