00:00Philippe Brun, si l'on en croit les déclarations officielles des socialistes ces derniers jours,
00:05l'avenir du gouvernement devait se jouer ce week-end.
00:08Et puis finalement, Olivier Faure dit non, en fait on sera fixé à la fin de la semaine prochaine.
00:13Donc j'ai du mal à suivre votre calendrier, votre logique.
00:17Où fixez-vous la limite ? Combien de temps vous lui laissez ?
00:20Parce que vous parlez beaucoup, mais j'ai l'impression que l'échéance recule à chaque fois.
00:24Non, c'est un raccourci journalistique.
00:26Donc je dépêche la vérité, c'est que le moment de vérité, c'est au moment où on vote le budget.
00:31Tout le monde a bien compris, c'est le mardi 4 novembre.
00:34Si le budget n'est pas adopté, en tout cas la première partie, ce qui ne sera jamais adopté, pas plus.
00:40La nuance est importante, la partie ressource ou le budget ?
00:42La partie recette. Si la partie recette n'est pas adoptée mardi, proche pas celui qui est là, mais celui d'après,
00:48on peut raisonnablement penser que jamais ça fonctionnera.
00:51Donc tout le monde devra en tirer les conséquences.
00:53Le Premier ministre, probablement, en disant « je ne peux pas accomplir ma mission jusqu'au bout,
00:58puisque je n'arrive pas à trouver une majorité pour faire adopter la partie recette qui est la plus facile à adopter. »
01:02La partie dépense, ce sera encore plus compliqué.
01:04Et puis le Président de la République en tirera probablement aussi les conséquences en faisant la dissolution.
01:09C'est le calendrier officiel. Mais pour vous, pour vous, socialisme, conviendra l'heure de vérité, d'une certaine manière ?
01:15Si par exemple, dans les jours qui viennent, la taxe Zuckmann, ou une version allégée de la taxe Zuckmann,
01:21est rejetée par les députés, quelle sera la suite pour vous ?
01:27Comme le calendrier a bougé, évidemment, on pensait que la taxe serait votée samedi.
01:31Donc on disait « ce sera samedi, l'heure de vérité ».
01:33Après, on a dit « mardi », puis là, c'est « mercredi », parce qu'on a pris beaucoup de retard ce week-end.
01:37Il faut qu'il y ait davantage de recettes dans ce budget. Pourquoi ?
01:40On a chiffré à peu près 15 milliards les horreurs qu'il faut retirer de ce budget.
01:44Exemple, la défiscalisation, la désindexation, vous savez, du barème de l'impôt sur le revenu.
01:51On a adopté son désindexation, ça coûte 1,8 milliard.
01:54Il y a la désindexation des retraites, ça coûte aussi assez cher.
01:58Il va falloir aussi qu'on enlève les franchises médicales, qui sont les remboursements de médicaments.
02:04On va devoir enlever aussi la fiscalisation des arrêts maladie de longue durée, qui sont fiscalisés.
02:12C'est une taxe sur les malades que crée Sébastien Lecourdi.
02:14Bref, si on enlève tout ça, toutes ces souffrances qu'on demande aux Français,
02:17nous, on veut décharger les classes populaires et les classes moyennes.
02:19Ça coûte 15 milliards.
02:20Donc, si on ne veut pas dégrader complètement le déficit, il faut trouver des recettes en face.
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