00:00Attendez, on ne peut pas reprocher au Parlement de débattre, de poser des amendements.
00:06Il y a quand même une liberté parlementaire qui est grande et qui est en plus, d'autant plus voulue par le Premier ministre,
00:10qui appelle à ce débat-là, puisqu'il a refusé de se servir du 49-3.
00:16On ne peut pas aujourd'hui dire les parlementaires parlementent et essaient de mettre en place un budget.
00:20Je veux dire, il faut savoir ce qu'on veut au bout d'un moment.
00:23Pour le coup, je suis plutôt d'accord avec cette manière de présenter les choses.
00:25Moi, j'en ai assez de l'anti-parlementarisme.
00:27Pas parce que je suis visé, moi je suis prof, demain je ne serai peut-être pas député,
00:30mais je reviens quand il y a une idée que toutes les formes de démocratie parlementaire ne servent plus à rien,
00:36il faut peut-être une solution autoritaire.
00:37Donc nous sommes là pour ça, nous allons discuter du budget.
00:40C'est la raison d'être même des députés.
00:42Il y a 3000 amendements qui sont sur la table.
00:44C'est beaucoup, mais après tout, nous parlons d'une chose fondamentale, à savoir quel est notre budget.
00:49Là où j'ai un désaccord avec Mme Thévenot, c'est que nous arrivons à une situation,
00:53après qu'on nous expliquait depuis 2017, que vraiment on avait affaire aux meilleurs en matière d'économique,
00:57que M. Macron était un petit génie de la finance, etc., nous sommes en difficulté.
01:01Alors, à partir de là, qu'est-ce qu'on fait ?
01:04Il y a deux grandes écoles intellectuelles, ceux qui disent qu'il va falloir faire un effort collectif, messieurs, dames,
01:09et puis les retraités, les gens âgés, ceux qui sont en grande maladie,
01:12vous allez payer plus cher vos médicaments.
01:14Je refuse cette voie.
01:15C'est quand même, en gros, ce qui cadre ce budget,
01:19et ceux qui considèrent comme moi,
01:20qu'aussi une des conséquences des politiques qui ont été menées depuis 2017,
01:23c'est que nous avons un phénomène nouveau d'une accumulation de richesses entre les mains de quelques-uns.
01:27Et il faudrait, puisqu'il faut faire un effort national,
01:30notamment pour faire baisser les déficits, mais aussi pour investir dans le service public,
01:33les solliciter davantage.
01:34Vous me voyez venir, c'est notamment ce qu'on a appelé taxe du coi,
01:37mais ça peut avoir un autre nom, je m'en fiche.
01:39C'est l'idée...
01:39Contribution, on le disait, de 2%.
01:41Il y a 500 personnes aujourd'hui qui possèdent environ 1 200 milliards, d'accord, de patrimoine.
01:46Alors, le problème, c'est que la manière...
01:48Et de la valorisation.
01:48Ils sont moyens, ils sont malins, ces gens-là, habiles.
01:51C'est que tout ça est dans un maquis administratif.
01:53Comment dirais-je ?
01:54Alors, c'est pas comme vous et moi, si je puis dire, sur un compte personnel.
01:57C'est souvent, après, dans des dividendes, des actions.
02:00Et il y a...
02:01La question, c'est comment on arrive à faire ça.
02:03Donc, ce débat, il est sérieux.
02:04Et je comprends que Prisca Tevenot, elle défend une certaine idée,
02:07parce que leur idée, économiquement, c'est qu'il ne faut surtout pas toucher à ces gens-là
02:10qui participent à l'audynamisme économique.
02:12Au du moins...
02:13Et moi, je considère qu'au contraire, c'est le moment d'ouvrir cette discussion.
02:15Il faut que ça prenne du temps.
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