00:00D'autant plus que Gérard Allarcher, le président du Sénat, Antoine Abordeaux, vient de donner une interview aux Parisiens
00:05où il dit que le prix du compromis, finalement, c'était la suspension de la réforme des retraites.
00:10Et lui, il dit « Attention, mais nous, au Sénat, on rétablira cette réforme. »
00:14Exactement. Et c'est la deuxième douche froide, quelque part, pour les socialistes
00:18qui pensaient avoir obtenu un gage important et suffisant avec la lettre rectificative,
00:25ce fameux véhicule distinct d'un amendement au but de la Sécurité sociale
00:29qui garantit le caractère applicable et l'effectivité de la suspension de la réforme des retraites.
00:36Ceci dit, ce n'est pas une surprise que Gérard Allarcher soit contre la suspension de la réforme des retraites.
00:40On a un Sénat à majorité de droite dont on savait pertinemment qu'il s'empresserait
00:44de vouloir détricoter cette concession faite aux socialistes.
00:49Donc, on voit bien qu'en fait, il va y avoir de multiples embûches dans cette navette parlementaire,
00:54raison pour laquelle, tôt ou tard, comme le disait Wally, on peut s'acheminer vers une application du budget
00:59par ordonnance. Aujourd'hui, information majeure quand même, il y a 3 milliards qui, au passage,
01:04ont été lâchés dans l'hémicycle aujourd'hui.
01:071,9 milliard d'une part sur le déplafonnement de la fiscalité sur les heures supplémentaires,
01:15ça c'est un gain de Laurent Wauquiez.
01:16Et puis, par ailleurs, 1 milliard qui ont été là sur les… ça m'échappe à l'instant,
01:24mais il y a 3 milliards qui, pour Laurent Wauquiez, ont été arrachés aujourd'hui.
01:29Donc, ça veut dire qu'il va falloir des économies en face et des économies qui, vraisemblablement,
01:34seront impopulaires. Donc, en fait, à mesure qu'on s'enlise, on s'en sable dans le débat parlementaire,
01:40il est possible que le compromis, la voie du compromis se referme.
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