00:00Les vraies voix sud radio.
00:02Et Moody's qui pourrait devenir vendredi la quatrième agence de notation
00:05a sanctionné l'instabilité politique française en un peu moins d'un mois.
00:10La chanson ne dit jamais 203, mais c'est plutôt jamais 304 en fait.
00:15Ce vendredi l'agence américaine Moody's, vous l'avez dit,
00:17va rendre son verdict sur la notation de la France.
00:20Un mois et demi après Fitch, qui avait déjà dégradé notre pays à A+,
00:24et une semaine après Standard & Poor's, qui avait abaissé la note de A à moins à A+.
00:29et bien Moody's pourrait bien sanctionner à son tour le pays
00:32avec un déficit record le plus élevé de la zone euro,
00:36une dette qui grimpe à 118% du PIB et une instabilité politique qui est persistante.
00:41Et bien je crois que toutes les conditions sont réunies
00:44pour une nouvelle dégradation de la note française.
00:45Alors Vincent Delahaye est avec nous, auteur des économies.
00:48En voilà aux éditions de Londres, pardon Philippe.
00:52Oui.
00:52Et sénateur de l'Essonne et spécialiste de finances publiques.
00:56Sénateur de l'Essonne, Vincent Delahaye,
00:58est-ce que quand on voit l'état des comptes publiques,
01:00vous en parlez dans votre livre,
01:02on peut éviter une nouvelle dégradation
01:04ou est-ce que ça va continuer de caribe dans si là, comme on dit ?
01:08Bonsoir Philippe.
01:09Effectivement, à mon avis, pour l'instant,
01:12l'instabilité politique et l'annonce de la suspension
01:15de la réforme des retraites,
01:17qui c'est quand même un signe très très fort
01:19vis-à-vis des agences et des investisseurs,
01:22que la France ne fait pas finalement les efforts
01:24qu'il faudrait faire pour réduire ses dépenses
01:27et redresser sa situation financière,
01:29on peut craindre qu'il y ait de nouvelles dégradations
01:32dans l'avenir.
01:33Et donc, qu'est-ce que ça a comme conséquence ?
01:35Ça augmente bien ces taux d'intérêt,
01:37les taux d'intérêt qui sont demandés par les investisseurs
01:40pour nous prêter de l'argent.
01:41Donc, ça fait que les intérêts de la dette
01:44vont devenir le premier budget de l'État.
01:48Ça veut dire que c'est de l'argent
01:49qu'on va donner au marché,
01:50alors qu'on pourrait l'utiliser pour l'éducation,
01:52pour la santé, pour plein de choses.
01:54Et ça devient dramatique.
01:56Alors, année après année,
01:57en fait, on s'aperçoit que finalement,
01:59on ne modifie pas grand-chose.
02:00En 2025, vous savez que les efforts
02:02qui vont être faits,
02:03c'est 100% des augmentations d'impôts.
02:06Il n'y a aucune réduction de dépenses.
02:08Donc, à un moment donné,
02:09on ne peut pas être le pays au monde
02:10qui dépense le plus d'argent public
02:12et se dire comment on fait
02:14pour relancer la croissance
02:15et augmenter le gâteau pour mieux le partager.
02:19Virginie, vous qui êtes un peu spécialiste
02:21sur le sujet aussi,
02:22en matière d'images,
02:24sur les marchés internationaux,
02:25c'est très compliqué pour nous.
02:26Mais c'est catastrophique.
02:27Une fois encore,
02:28on ne cesse de le dire,
02:29mais je vais le redire,
02:30on est champion du monde
02:31des prélèvements obligatoires.
02:33On est aujourd'hui avec une dépense
02:35à 1,7 milliard.
02:38On ne peut pas continuer.
02:401.700 milliards.
02:41Tout ça pour dire qu'à un moment donné,
02:49et je suis complètement en ligne
02:50avec ce que vient de dire Vincent Leroy,
02:52il faut absolument réduire la dépense publique.
02:55Il n'y a pas d'autre solution.
02:57On sait qu'on ne peut plus augmenter la date.
02:58Sinon, alors là...
02:59Et on sait qu'on ne peut plus augmenter les impôts
03:01parce qu'il n'y a plus de consentement à l'impôt.
03:03Et vraiment, je tire la solenne d'alarme
03:06pour les acteurs économiques
03:07qui sont des locomotives dans notre pays,
03:09qui ne se plaignent pas,
03:10qui bossent avec leurs salariés, bien sûr.
03:12Les patrons, les salariés,
03:13tout ça fonctionne ensemble.
03:14L'écosystème en entier.
03:15Ce sont les acteurs économiques.
03:16C'est eux qui financent le système social français.
03:20Et regardez ce budget,
03:21ils tapent qui ?
03:22Ils tapent tous les gens qui bossent.
03:24C'est catastrophique.
03:26Et c'est pour ça que tant qu'il n'y aura pas
03:27de baisse de la dépense publique,
03:28de toute façon, on nous regardera
03:29comme des gens qui n'avons rien compris
03:31à l'économie réelle.
03:33Merci beaucoup, en tout cas,
03:34monsieur le sénateur Vincent Delahaye
03:36et auteur de ce livre
03:37« Des économies en veux-tu en voilà »
03:39aux éditions de Londres.
03:40Vous êtes sénateur de l'Essonne
03:41et spécialiste de ces finances publiques.
03:43Merci d'avoir accepté notre...
03:44Merci beaucoup.
03:46J'allais dire actualité, pas du tout, invitation.
03:48Alors que l'actualité, ça ne veut rien dire.
03:50On est d'accord ?
03:51Oui, on est d'accord.
03:52Allez, dans un instant, le tour de...
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