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  • il y a 5 mois

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00:00Vous avez rendez-vous avec Les Informés et Victor Mathé.
00:22Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:27A la une ce soir, les retraités vont-ils payer ?
00:30Pour les retraités, le gouvernement compte financer la suspension de la réforme en jouant sur le niveau des pensions.
00:36Bonne ou mauvaise idée, c'est notre premier débat.
00:39Les retraites, même Astérix en parle, c'est dans le nouvel album sorti aujourd'hui.
00:43De quoi inspirer nos informés, le Tour de Gaulle ou plutôt le Tour de France.
00:48Également au menu ce soir, le parcours 2026 a dévoilé ce jeudi la grande boucle cycliste qui reste une vitrine de la France.
00:54Et puis nous évoquerons les nouvelles sanctions européennes et pour la première fois américaines contre la Russie.
01:00Peuvent-elles changer la donne dans la guerre en Ukraine ?
01:03Pour en parler, Patricia Alémonière, bonsoir.
01:05Grand reporter spécialiste des questions internationales, Sylvie-Pierre Brossolette est également avec nous.
01:10Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:11Éditorialiste politique au point.
01:13Bonsoir Anna Navarro-Pédro.
01:14Bonsoir Victor.
01:15Correspondante de la presse portugaise en France, Eric Scholl.
01:18Bienvenue et bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:20Directeur de la rédaction de l'Express et Richard Verli.
01:23Bonsoir Richard.
01:23Bonsoir Richard.
01:24Respondant France et Europe pour le Média Suisse Blic.
01:28Les retraités vont donc sans doute devoir financer la suspension de la réforme des retraites.
01:34Leur pension sera moins revalorisée que l'inflation en 2027,
01:36ce qui permettra de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'État.
01:39Mesures présentées en Conseil des ministres ce matin.
01:43Elle vient compléter le projet de financement de la Sécurité sociale.
01:45Alors quel sera l'effort ? Demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu promet que députés et sénateurs auront leur mot à dire.
01:52Paul Barcelone.
01:54Sébastien Lecornu l'assume.
01:55Oui, il cherche des mesures d'économie et envisage de demander un effort aux retraités pour financer la suspension de la réforme de 2023.
02:02Sauf que rien n'est définitif.
02:04La copie du gouvernement ne demande qu'à être débattue au Parlement.
02:07Pas question de braquer le parti socialiste ou qui que ce soit d'autre.
02:11Alors les règles sont simples.
02:12Si les députés trouvent une meilleure piste, le gouvernement est prêt à les entendre.
02:16Paul Barcelone, service politique de France Info.
02:18Il y aura donc bien un débat.
02:19Ce qui est nouveau, Sylvie-Pierre Brossolette, c'est que les retraités vont payer pour les retraités.
02:23Écoutez, ça paraît logique dans le cadre du PLFSS, comme on dit, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
02:29Il n'y a pas tellement de paramètres.
02:31Il y a soit où on cotise plus, soit où on reçoit moins.
02:34Si on veut équilibrer un budget de la Sécurité sociale où l'on travaille moins longtemps, c'est les deux autres paramètres qui doivent jouer.
02:44Donc comme on augmente les cotisations au côté d'ailleurs mutuel, on diminue les prestations au côté pensions.
02:53C'est de bonne guerre.
02:54Écoutez, c'est le retour à l'envoyeur.
02:56Le Parti Socialiste tenait absolument cette suspension des retraites pendant un an et demi.
03:00Eh bien, ils ont le retour de volet, qui est de dire, prenez vos responsabilités.
03:05Si vous trouvez mieux pour économiser, on est ouvert.
03:08Mais pour l'instant, la logique, c'est ça.
03:10Vous voyez que quand même, les faits sont têtus, les chiffres sont ce qu'ils sont.
03:15On ne peut pas bouger un paramètre sans en bouger un autre.
03:17A vous de jouer.
03:18Cette mise à contribution des retraités, c'est un pari risqué pour le gouvernement.
03:22La France Insoumise parle d'une saignée, d'une immense perte de pouvoir d'achat.
03:25Le gouvernement n'avait pas le choix, estime sur France Info.
03:28Le député macroniste du GERS, Jean-René Cazeneuve-Ancien, rapporteur de la Commission des Finances de l'Assemblée.
03:34Si on veut sauver notre système par répartition, il n'y a pas 250 solutions.
03:40Et donc, c'est une conséquence directe de cette demande de suspension.
03:44Soit vous augmentez les charges qui pèsent sur les salaires.
03:48Donc, vous augmentez l'écart entre le brut et le net que tous les salariés.
03:52Soit vous augmentez moins vite que l'inflation des retraites.
03:56Et c'est cette solution qui est proposée aujourd'hui.
03:59Richard Averly, taxer les retraités, c'est mieux que de taxer le travail.
04:03Écoutez, je ne suis pas sûr.
04:05Je pense que fondamentalement, moi, ça me démontre plutôt une chose.
04:08C'est que cette suspension de la réforme, de cette manière, maintenant, elle n'a pas beaucoup de sens.
04:13Il est clair que la réforme qui avait été prise, bon, ce n'était peut-être pas la réforme idéale.
04:18On se souvient qu'il y avait le projet de réforme à point.
04:21Mais dans tous les cas de figure, on va vers du bricolage.
04:23Et du bricolage qui va coûter de l'argent à tout le monde.
04:26Et je ne serais pas surpris que les chiffres qui ont été annoncés sur le coût réel de cette suspension
04:30soient inférieurs à ce qui va réellement se passer.
04:34Et donc, à la fin, il y aura une facture.
04:36Pardonnez-moi de le dire, mais comme souvent en France.
04:38Et on la mettra sous le tapis.
04:39Et les socialistes diront qu'ils ont gagné.
04:41Alors qu'à la fin, tout le monde a payé.
04:42Patricia Lémonière.
04:43Oui, tout le monde a payé.
04:44Et puis alors, je trouve que tout le monde mélange des chiffres.
04:47Ça part dans tous les sens.
04:47Par exemple, on parle du taux de récupération des retraités de 200%.
04:51Enfin, moi, on m'avait dit que mes cotisations, c'était pour payer la retraite de mes parents
04:55et pas pour... Je ne cotisais pas pour moi.
04:56Donc, du coup, je ne comprends plus rien à rien.
04:59Et effectivement, dans ce débat, chaque parti politique et chaque homme politique
05:06justifie sa position, mais n'explique rien sur le fond.
05:10Et si le retraité paye, eh bien, ce sera des retraités qui consommeront moins
05:14parce que ce n'est pas les petites retraites qui vont effectivement...
05:17Donc, si vous voulez, bon, écoutez, il faut que tout le monde paye.
05:20Donc, tout le monde va payer.
05:21Mais je ne suis pas persuadée que la note, quand on regarde ce qui s'est passé en Italie,
05:25il y a ne serait-ce que 4-5 ans, je crois, la note était beaucoup plus salée
05:30qu'elle n'avait été annoncée au départ.
05:33On était à plus de 40 milliards.
05:34Éric Scholl, on se souvient des propos de François Bayrou cet été sur les boomers.
05:38La dette a augmenté pour le confort des boomers, avait dit l'ancien Premier ministre.
05:42Il y a un risque d'une plus grande fracture encore entre générations avec cette mesure.
05:45Je crois qu'il y a des raisons, François Bayrou.
05:47Je pense que dans la proposition, moi, ce qui me méfrait plutôt, c'est la suspension.
05:51Ce n'est pas tellement de faire payer les retraités.
05:54Pourquoi ? Parce qu'en fait, aujourd'hui, il y a plutôt de l'argent chez les retraités.
05:57Alors, peut-être pas chez tous, mais il suffit de regarder l'échelle des revenus,
06:00on sait qu'il y a du pouvoir d'achat et d'aider.
06:02Donc, je pense que c'est une bonne idée de faire contribuer les retraités,
06:06mais certainement pas pour cette suspension.
06:08Ça aurait plutôt permis de faire du désendettement, de faire des économies.
06:11Là, on a pris une très, très mauvaise mesure en suspendant cette réforme,
06:15parce qu'il va falloir financer, et Richard Verly avait tout à fait raison tout à l'heure,
06:18en disant que la vraie facture de cette suspension, elle va être très lourde,
06:22lourde cette année, mais lourde à moyen terme.
06:23Mauvaise mesure, mais tout le monde est prêt à la voter aujourd'hui.
06:26Sans doute, mais ça n'empêche que c'est une mauvaise mesure.
06:29Économiquement, c'est une catastrophe.
06:31Vu du Portugal, Ananavaro-Pédro.
06:32Ce qui se prend, c'est cette politisation, toujours cet abcès de fixation sur la question des retraites en France,
06:41alors que ce n'est pas le problème essentiel.
06:44Là, c'est idéologique.
06:45Évidemment, c'est des victoires politiques, dans ce cas spécifique pour le PS.
06:49Jusqu'où ira cette victoire ? L'avenir nous le dira.
06:51Mais la question, c'est que derrière, il y a un problème quand même d'endettement
06:56et un problème de dépassement des limites du budget,
07:00qu'il y a un véritable problème financier et économique pour la France
07:02et qu'on n'est pas en train de s'y consacrer, c'est de son attention.
07:07On est en train de se perdre à nouveau dans le labyrinthe des petites questions politiciennes.
07:14Et les Français sont franchement écoeurés, pardonnez-moi l'expression, par cette situation.
07:20Sylvie-Pierre Brossolette, pour le gouvernement, à quoi il joue aussi ?
07:23Parce qu'on se souvient que les retraités, ils avaient voté à 40% pour Emmanuel Macron en 2022.
07:28C'est un jeu dangereux.
07:29En même temps, il y a une vérité des prix et une pédagogie à faire.
07:32Ce déni démographique qui s'est emparé de la France,
07:35on est le seul pays en Europe qui refuse les réalités.
07:39Dans tous les autres pays, l'âge de la retraite a été décalé.
07:43Pas dans le drame.
07:45Il y a des pays où ça a été même à l'unanimité.
07:48Même au Danemark, le Parlement, avec le gouvernement social-démocrate,
07:51a voté à l'unanimité 70 ans.
07:53Alors, je ne dis pas qu'il faut aller jusque-là,
07:56mais l'idée de revenir en arrière, en plus,
07:59sur une réforme qui a déjà été votée à 64 ans,
08:02où seraient déjà les derniers de la classe,
08:04c'est absolument inimaginable.
08:05Il y a quelque chose dans l'opinion qui est bloquée.
08:08Je vois bien et je sais bien que l'opinion est très contre ce passage à 64 ans.
08:13Mais c'est devenu presque psychotique.
08:15Enfin, c'est vraiment pas raisonnable
08:18par rapport à la réalité économique et démographique.
08:21Alors, est-ce qu'un gouvernement, un jour,
08:22ou est-ce que des partis politiques sauront faire de la pédagogie,
08:26être raisonnable,
08:27et faire les mesures qu'il faut d'adaptation pour les carrières longues,
08:30etc.
08:30C'est l'un des mots-clés, pédagogie,
08:31parce qu'on a beaucoup dit que l'on soit pour ou contre
08:33qu'elle avait été mal présentée.
08:34Oui, elle a été mal présentée,
08:35mais c'est quelque part allé contre la raison.
08:38Anna ?
08:39Mais justement, pédagogie, c'est vraiment le mot-clé.
08:42Chez nous, au Portugal, ça a pris beaucoup d'années.
08:44Ça a commencé vers 2005,
08:45et ça s'est prolongé jusqu'en 2012,
08:47au dernier paquet de réformes des retraites.
08:50Avec une retraite à quel âge aujourd'hui ?
08:52Aujourd'hui, c'est à 66 ans et 9 mois.
08:57Ça peut changer parce que ça dépend du taux de mortalité.
09:02Plus il diminue et plus l'âge de la retraite augmente,
09:07et plus il augmente, plus on meurt plus vite,
09:10et plus on peut partir plus vite à la retraite.
09:12Mais pédagogie, c'était le mot-clé.
09:14Ça a pris longtemps.
09:15Il y avait le même problème,
09:16le même blocage psychologique dans la population,
09:18parce qu'en plus, les semaines,
09:20ce n'est pas 35 heures chez nous,
09:21et ça n'a pas été, à l'époque, encore moins.
09:24Et donc, les gens n'en voulaient pas.
09:25Il y a eu un travail de pédagogie,
09:27il n'y a pas eu cette fixation politique aussi
09:31sur la question au Portugal.
09:33Éric Seul.
09:34Oui, ce qui s'est passé au Portugal,
09:36ce mécanisme qui a été repris par d'autres pays en Europe
09:39est quand même intelligent.
09:40C'est-à-dire que l'idée, c'est qu'il y a la démographie,
09:42les règles de la démographie,
09:44et donc on a une espérance de vie
09:45qui a augmenté absolument partout.
09:47Eh bien, le fait d'indexer, en fait,
09:49la gérotraite sur l'espérance de vie,
09:50après, on peut mettre beaucoup de conditions, etc.
09:53Mais au fond, ça permet de retirer un peu d'idéologie
09:56sur ce débat sur les retraites
09:57et de regarder juste quelque chose qui existe,
10:00c'est la démographie,
10:00et c'est l'augmentation de l'espérance de vie.
10:02Les retraites sont plus longues,
10:03et bien donc, on travaille un peu plus longtemps.
10:05Cette nouvelle mesure, Richard Verlier,
10:06est-ce qu'elle risque d'enflammer un peu plus
10:07les débats sur le budget ?
10:09Il débute demain sur la partie recette,
10:11dans l'hémicycle à l'Assemblée.
10:12Oui, en tout cas, elle va donner prétexte
10:14à des positions radicales.
10:15Chacun va essayer d'avoir une posture,
10:17et une posture qui sera sans doute électoraliste
10:20pour plaire à son opinion.
10:22Mais je crois que Patricia l'a bien dit...
10:23On voit que ce soir, le Parti Socialiste
10:24met à nouveau la pression sur la censure,
10:26Boris Vallaud, qui dit
10:27s'il n'y a pas de justice fiscale,
10:29le débat n'ira pas très loin.
10:30Moi, ce que je retiens, c'est ce que Patricia a dit,
10:32c'est que tout est brouillé.
10:34Tout est brouillé.
10:34Vous savez, il y a une chose qui me surprend.
10:37Il y aurait une manière assez simple
10:38sur cette suspension,
10:40puisque ce dont on est en train de parler,
10:42c'est le coût de la suspension.
10:44Pourquoi le gouvernement n'a pas réuni maintenant
10:47une commission avec les représentants
10:50des organisations syndicales et patronales,
10:53non pas pour négocier,
10:54mais qui publierait et qui signerait au bas de la page
10:56une note pédagogique, explicative,
10:59pour dire à chaque Français
11:00voilà combien ça va vous coûter.
11:02Je pense qu'un exercice de pédagogie de ce style,
11:04je parle simplement de la pédagogie,
11:06je ne parle pas de renégocier un accord,
11:07ça ferait beaucoup de bien aux gens.
11:08Pourquoi vous avez fait la banque, ça ?
11:09Eh bien, je ne sais pas.
11:10Vous savez, en Suisse,
11:11à chaque fois qu'on a un référendum,
11:13et on en a souvent,
11:14ces référendums, ils ont une vertu,
11:16je ne parle même pas du résultat,
11:17c'est que le gouvernement s'engage systématiquement
11:20dans une notice explicative
11:22à envoyer à chaque électeur
11:24le détail de la votation qui va avoir lieu
11:26et à expliquer la position gouvernementale
11:28en un maximum, tenez-vous bien,
11:31de deux pages.
11:31Je peux vous promettre, ça fait beaucoup de bien.
11:33La question de Victor est excellente,
11:35c'est uniquement politique.
11:37Franchement, le blocage
11:38et les postures politiques bloquent tout.
11:41Même s'il y avait une commission de bonne foi
11:43qui se réunissait,
11:44ça ne serait jamais de bonne foi.
11:45Quand on est à trois mois des municipales
11:47et à un an d'une présidentielle,
11:49spécialement en France,
11:50tout devient politique,
11:52idéologique,
11:53une guerre de posture
11:53où il faut remporter des trophées,
11:55des scalps,
11:56il faut pouvoir,
11:58pour le parti socialiste,
11:59défier les filles
12:00et dire non,
12:00ce n'est pas vrai,
12:01je suis social,
12:01il y a eu quand même
12:03les manifestations dans la rue,
12:05plus d'un million de personnes,
12:06etc.
12:06Oui, oui, mais ça a été largement
12:08quand même manipulé
12:10par des syndicats
12:12et des partis politiques
12:13qui voulaient absolument
12:14mettre le feu à la savane.
12:16Au lieu d'essayer d'être un peu
12:17pédagogique et raisonnable,
12:19tout le monde y a été.
12:21Et puis alors,
12:22effectivement,
12:23l'animosité contre Emmanuel Macron
12:25n'a pas aidé.
12:25Quand on a un président de la République
12:27aussi impopulaire,
12:28faire passer une réforme
12:29aussi difficile
12:30dans un deuxième mandat
12:31avec un président très impopulaire,
12:33c'est idiot.
12:33Ce genre de réforme
12:35se fait en début de mandat,
12:36quand on est encore très populaire
12:37et qu'on a l'élan de l'élection
12:39et l'onction du suffrage universel.
12:43Manipulé, oui, effectivement.
12:44Enfin, je veux dire,
12:45c'est instrumentalisé.
12:46Mais moi,
12:47ce que je crains beaucoup,
12:48c'est que ça continue.
12:50C'est-à-dire que là,
12:51on dit qu'il y a
12:51une instrumentalisation politique
12:53par les différents partis
12:54parce que qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
12:56Il faut une déclaration,
12:57on commente la déclaration,
12:58il faut une autre déclaration,
13:00on recommande la déclaration,
13:01mais on n'explique rien
13:02sur le fond.
13:03Aux Français,
13:04ce qu'il en est,
13:05cette fameuse fiche technique
13:06qu'on devrait tous avoir,
13:07nous, sur le nez
13:08et répéter tous les soirs
13:09à l'antenne.
13:10Ça, si vous voulez,
13:11on est pris
13:12par ce faisceau de déclarations.
13:14Et j'ai très peur
13:15que comme on va justement
13:17dans des élections,
13:18élection municipale,
13:19élection présidentielle,
13:20comme cette question
13:21ne sera pas réglée,
13:22on va encore entendre
13:23tout et n'importe quoi,
13:24parce que je dis bien
13:25tout et n'importe quoi,
13:27pour les élections présidentielles.
13:28Alors qu'il y a une réalité,
13:29comme vous l'avez dit,
13:30on ne fait plus de bébés
13:31et on vieillit
13:32et donc,
13:34eh ben voilà,
13:34on est à sec.
13:35Et on le disait,
13:36au risque de braquer
13:37un peu plus la gauche
13:38sur le budget,
13:39tous les partis veulent séduire
13:39les retraités,
13:40à l'image du Rassemblement National,
13:42le parti d'extrême droite
13:42qui présentait aujourd'hui
13:44son contre-budget,
13:45l'occasion pour Marine Le Pen
13:46de critiquer à nouveau
13:48le gouvernement
13:48et ses mesures
13:49donc sur la mise
13:50à contribution des retraités.
13:51Bon, c'est une habitude,
13:53de toute façon,
13:53de la part du gouvernement,
13:55ils tapent toujours
13:55sur les mêmes
13:56et en l'occurrence,
13:58évidemment,
13:58les retraités
13:59sont assez lourdement
14:00frappés par ce budget.
14:02La question,
14:03c'est comment le PS
14:04va voter ça ?
14:04Une pique à droite,
14:05une pique à gauche,
14:06finalement,
14:07c'est une pique à brosolée ?
14:08Franchement,
14:09je ne sais pas
14:10s'il faut en rire
14:10ou en pleurer,
14:11mais le programme budgétaire
14:13du Rassemblement National,
14:15c'est une vaste blague.
14:16Alors on fait le bras de fer
14:17avec l'Europe
14:18alors qu'on aura évidemment
14:19besoin de l'Europe,
14:20comme d'ailleurs l'a démontré
14:21Mme Mélanie,
14:22on prétend qu'il y a
14:2318 milliards à prendre
14:24sur les pauvres immigrés.
14:26Franchement,
14:26je ne sais pas
14:26où elle va chercher
14:27tout cet argent.
14:28Après les fraudes,
14:29bien sûr,
14:29tout le monde s'y attaque,
14:30on peut mettre
14:31l'argent qu'on veut dessus.
14:33Non, c'est une plaisanterie
14:35totalement électoraliste
14:37où elle fait semblant
14:37de dire que tout le monde
14:38sera servi
14:39et qu'évidemment,
14:39avec eux,
14:40la dette sera résorbée.
14:43C'est un compte
14:43d'enfants.
14:45Le Père Noël
14:46est arrivé
14:46avec un peu d'avance,
14:48mais je ne sais pas
14:49si les Français
14:49se laissent reprendre
14:50d'ailleurs
14:51parce que c'est un tel numéro
14:52acrobatique.
14:54En tout cas,
14:55ce n'est pas très crédible.
14:56Anna Navarro-Pédro.
14:57Ce qui surprend
14:58au vu de l'étranger,
14:59c'est le fait que
15:00là, il y a une vraie occasion
15:01puisqu'il n'y aura pas
15:02recours à 49.3,
15:03c'est promis,
15:04une vraie occasion
15:04de se mettre autour
15:05d'une table
15:05et de voir quel est
15:06le dénominateur commun
15:07le plus petit,
15:08le plus grand
15:09et qu'est-ce qu'on peut
15:11négocier
15:11autour des dispositions
15:13du budget.
15:14Il n'y a pas de ça.
15:15Chacun y va
15:16avec son budget,
15:17chacun y va
15:17avec sa massue,
15:19chacun va cogner
15:20la tête de l'autre
15:21et il n'y a
15:22aucun compromis
15:23et aucun travail
15:24pour présenter
15:26un budget
15:26qui puisse aller
15:28dans le sens
15:28de l'intérêt
15:29de la France.
15:30C'est ça qui nous étonne
15:31un peu d'ailleurs.
15:32Sans compromis,
15:33Richard Verly,
15:33les discussions
15:34vont s'arrêter assez vite.
15:35C'est un vrai risque
15:36mais d'autant
15:37qu'en fait,
15:37c'est un faux compromis.
15:39Dans les régimes parlementaires
15:40et on l'a souvent dit,
15:42le compromis,
15:43il se construit
15:43au moment
15:44du programme de coalition.
15:46Ce sont les partis
15:47qui se mettent ensemble,
15:48qui définissent leurs priorités,
15:49qui acceptent
15:50de reculer sur certaines
15:51ou de maintenir
15:51d'autres priorités.
15:53Là,
15:53on est dans la théorie
15:54du compromis forcé.
15:55Emmanuel Macron
15:56veut forcer,
15:57enfin Emmanuel Macron
15:57disons,
15:58la situation actuelle
15:59consiste à vouloir
16:00forcer le compromis.
16:01Mais forcer le compromis,
16:02ça ne marche pas.
16:03À un moment donné,
16:04l'un des partis
16:05autour de la table,
16:06je ne sais pas lequel,
16:07va reprendre sa liberté
16:08parce qu'il juge
16:08qu'électoralement
16:09ça sera davantage payant.
16:11Eric Scholl ?
16:12Rien de plus à ajouter.
16:13C'est une mascarade.
16:14C'est une mascarade.
16:16Chacun y va,
16:16chaque parti.
16:17On sait que de toute façon,
16:18tous ces amendements
16:19qui vont être votés,
16:19ça ne sera pas ça à l'arrivée.
16:21Donc en fait,
16:21on est en train de jouer
16:22à quelque chose
16:23qui est très décevant
16:24absolument pour tout le monde,
16:26y compris pour les Français
16:26et qui déçoivent aussi,
16:29tiens à le souligner,
16:30nos partenaires,
16:31nos partenaires étrangers,
16:33ceux qui quand même,
16:34à un moment ou à un autre,
16:35vont financer
16:35et on en a besoin
16:36la dette française
16:37parce que tout ça,
16:38ça se fait quand même.
16:39À la fin,
16:39il faut quand même sortir
16:40un sacré paquet.
16:41Les Allemands sont très inquiets
16:45justement de la situation française
16:47et ils suivent avec
16:48une grande attention
16:49en se disant
16:50et en nous disant
16:51mais il y a des économies
16:54à faire
16:54mais à l'intérieur
16:55de vos structures,
16:58c'est-à-dire dans les hôpitaux
16:59avec le même montant d'argent,
17:01avec des contrôles,
17:02vous faites des économies
17:03et vous regérez autrement.
17:05Et ce qui les fascine le plus,
17:07c'est qu'on a les outils,
17:08on a fait tous les rapports,
17:09on a tous les rapports,
17:10on a tout ce qu'il faut
17:11et tout est fait
17:12et il suffirait d'appliquer
17:14et de contrôler
17:16et de réorganiser.
17:17C'est ce que nous disent
17:18les Allemands,
17:18on a des boules qui es.
17:20Mais comme personne
17:20ne veut prendre la responsabilité
17:22de réduire les dépenses,
17:23on va finir,
17:24je vous dis comment,
17:26même pas les ordonnances
17:27mais au 49.3.
17:28Vous allez voir
17:28que les socialistes
17:29et le gouvernement
17:29vont finir par faire
17:30un compromis
17:31dans une arrière-boutique
17:33de Matignon
17:34et finalement,
17:36les socialistes
17:36eux-mêmes
17:37vont accepter le 49.3
17:38parce que comme ça,
17:38le gouvernement pourra
17:39eux-mêmes
17:40bâtir un compromis
17:42que les socialistes
17:43s'engageront
17:44à ne pas censurer
17:45et comme ça,
17:46la France aura un budget.
17:47Sinon, c'est les ordonnances
17:48et les ordonnances,
17:49ce n'est pas quelque chose
17:50qui peut être acceptable
17:51par le Parti socialiste
17:52parce que ce sera forcément
17:53un texte plutôt à droite,
17:54c'est soit le budget initial,
17:56soit le dernier budget
17:56voté par le Sénat.
17:58Donc,
17:58ils préfèrent encore
17:59le 49.3.
17:59Ceux qui nous écoutent
18:00et nous regardent
18:00comprennent bien
18:01le mot suspension.
18:03Désormais,
18:03on a bien entendu
18:04et désormais inscrit
18:05noir sur blanc.
18:06Plus de débat finalement
18:07non plus entre Emmanuel Macron
18:09et Sébastien Locornu
18:11comme il y avait eu
18:12un peu ces derniers jours.
18:13Là aussi,
18:14c'est une vaste...
18:14Le Conseil des ministres
18:15a acté cette...
18:16Non mais c'est une vaste blague.
18:17Cette histoire que décaler,
18:18suspendre,
18:19ça veut dire la même chose.
18:20Il disait exactement
18:21la même chose.
18:21On a fait semblant
18:22de ne pas comprendre.
18:23Mais c'est confirmé.
18:26Emmanuel Macron
18:26a voulu se montrer rassurant
18:28devant ses collègues européens,
18:29minimiser un peu
18:30cette suspension
18:31en parlant de décalage.
18:32Mais c'est un décalage
18:33la suspension.
18:34Tout le monde est bien d'accord.
18:36Donc,
18:36il y aura cette suspension
18:37que je persiste aussi
18:38à penser être
18:39une mauvaise mesure
18:40pour la France.
18:41Ça fait perdre du temps
18:42et ça fait perdre
18:43la confiance de nos partenaires
18:45et beaucoup d'argent
18:46et ça entretient
18:47les illusions
18:47comme quoi on pourrait faire sans.
18:49Et puis par ailleurs,
18:50il va y avoir
18:51pour finir au budget
18:52quelque chose
18:53qui n'est quand même
18:53pas très démocratique
18:54que ce soit les ordonnances
18:55ou le 49-3
18:56dans l'incapacité
18:57qu'ont les différents partis
18:59effectivement
18:59de regarder les réalités
19:00et de faire un compromis.
19:01Budget qui sera examiné.
19:02On le rappelle
19:03à partir de demain
19:04sur la partie recette
19:05par les députés
19:06dans l'hémicycle de l'Assemblée.
19:07La réforme des retraites
19:09que l'on retrouve
19:09dans le nouvel album
19:10d'Astérix,
19:11le 41e Astérix
19:12en Lusitanie.
19:13Ça vous fait sourire
19:14à Dana Veropédro
19:15sorti aujourd'hui,
19:16épisode qui se déroule
19:17chez vous au Portugal.
19:18Les retraites,
19:19c'est notamment
19:20page 15 de la BD,
19:21un commerçant
19:22qui dit
19:22« Passé 75 ans,
19:23on a bien mérité
19:24notre repos »,
19:25sa femme ajoute
19:26et dire qu'à Rome
19:27ils veulent revenir
19:27sur cette avancée sociale.
19:29Le commerçant d'ajouter
19:30« Vous croyez que César
19:31il va travailler
19:31jusqu'à 80 ans lui ? »
19:33Une preuve de plus,
19:35Richard Berlick,
19:35Astérix a toujours vécu
19:36et vit toujours
19:37avec son époque.
19:38Oui, effectivement.
19:40Astérix chez les Helvettes
19:41était un petit peu différent
19:42puisqu'il s'agissait
19:43de trouver des aides
19:44à l'Albain.
19:44Absolument.
19:45Sorti en 1970.
19:46Mais ça ne m'étonne pas,
19:48l'acuité d'Astérix
19:49a toujours été
19:50de mettre le doigt
19:50sur les travers des Français
19:51avec bonne humeur
19:53et avec empathie.
19:55La difficulté
19:55de la situation actuelle
19:56c'est qu'on finit
19:57un peu par perdre l'empathie.
19:58Caricature du politique,
20:00Eric Scholl,
20:01mais sans se moquer,
20:02c'est tout un art.
20:03Vous savez,
20:03il y a le côté irréductible
20:04et on aimerait
20:05qu'à un moment
20:06justement ça soit réductible
20:08la dette,
20:08l'endettement, etc.
20:09Et malheureusement,
20:11pour le coup,
20:12pour en débattre
20:13du cas portugais,
20:14il y a eu des réformes
20:15qui ont été faites
20:16depuis longtemps
20:18et parfois vraiment
20:18dans la douleur
20:19avec des moments
20:20difficiles
20:21mais elles ont été faites
20:22par des gouvernements
20:22de gauche,
20:23par des gouvernements
20:24de droite.
20:24La réforme de retraite
20:25qu'on a été passée en 2007
20:26était le gouvernement
20:27de Socrates,
20:28donc un gouvernement socialiste.
20:30Ensuite,
20:31la droite est revenue,
20:32la gauche,
20:32mais au fond,
20:33ces réformes,
20:33elles ont été faites
20:34et partout ailleurs
20:35en Europe,
20:37en particulier d'ailleurs
20:38dans les pays du Sud,
20:39quand il a fallu
20:40faire des réformes,
20:41parfois contraintes
20:42à cause du FMI,
20:43à cause de ce qu'on appelle
20:44la Troïka,
20:45le FMI,
20:45la Banque Centrale,
20:46elles ont été faites.
20:47C'est vrai,
20:47parfois dans la douleur,
20:48mais on espère que nous,
20:50en France,
20:50on ne va pas avoir
20:51trois légions
20:52de soldats romains
20:53pour nous obliger
20:54à faire ces réformes.
20:54Mais nous,
20:55on croit à la potion magique.
20:56Enfin,
20:56c'est un domicile,
20:57mais on croit toujours
20:58que...
20:58On croit à l'argent magique,
20:59l'histoire du budget.
21:00On est toujours plus malins
21:02que tout le monde.
21:02Astérix,
21:03c'est très malin,
21:04très sioux,
21:04s'ils débrouillent
21:05dans toutes les situations.
21:06Et nous,
21:06on croit qu'on va s'en sortir
21:07sans faire d'efforts.
21:08L'ennui,
21:09c'est que ce n'est pas vrai,
21:09mais on les a votées,
21:11ces fameuses réformes
21:12des retraites.
21:12À chaque fois,
21:13il y a eu des gouvernements
21:13qui les ont votées.
21:14La gauche a défilé
21:15dans la rue
21:16avec les syndicats.
21:17Quand elle est arrivée
21:17au pouvoir,
21:18elle s'est bien gardée
21:19de les remettre en cause.
21:20Elle les a avalisées.
21:21Donc,
21:22on avance lentement,
21:23plus lentement qu'ailleurs,
21:24mais on finit par avancer.
21:25Là,
21:25ce dernier épisode
21:27est incompréhensible
21:28parce que vraiment,
21:29ce serait la première fois
21:29qu'on revienne
21:30sur une réforme votée.
21:32Patricia Elémonière,
21:33qu'est-ce que le village gaulois
21:34nous dit
21:35de notre société actuelle ?
21:37Écoutez,
21:37j'espère que le prochain
21:39d'Astérix
21:40sera sur le village gaulois
21:42et nous ferait
21:43une petite version
21:45d'Astérix
21:4621e siècle,
21:47un voyage en France
21:49au 21e siècle
21:50et j'aimerais voir
21:51ce que ça donne
21:52sous la plume
21:53des auteurs
21:54et des dessinateurs.
21:56Ça pourrait nous
21:56faire beaucoup rire.
21:58On peut rappeler
21:59que le premier album
22:00était sorti
22:00sous le général de Gaulle,
22:02la droite qui a d'ailleurs
22:02toujours voulu récupérer
22:04en quelque sorte
22:04Astérix.
22:05Il est de droite
22:05ou de gauche Astérix ?
22:07C'est bien Pierre Brossolette.
22:07Il est malin,
22:08alors mettez-le dans le camp
22:09que vous voulez,
22:10mais lui,
22:10il s'en sort toujours.
22:11Il s'en sort toujours.
22:12René Goscinny,
22:13le scénariste Albert Uderdol,
22:15le dessinateur original,
22:16bien sûr,
22:17n'ont jamais osé
22:17envoyer d'album
22:18au général de Gaulle,
22:20mais ensuite l'ont fait
22:20avec Pompidou
22:21qui d'ailleurs,
22:22Richard Verlis,
22:22je ne sais pas si vous connaissez
22:23cette anecdote,
22:24leur a soufflé l'idée
22:25en 70 de l'album
22:26Astérix chez les Helvettes
22:28en Suisse
22:29avec l'aubergiste
22:30Petit Suix,
22:31le banquier Zurix notamment.
22:33Est-ce que vous connaissiez
22:33cette anecdote ?
22:33Oui, tout à fait.
22:34Effectivement,
22:34je ne savais pas que
22:35l'anecdote,
22:36je ne savais pas que
22:36c'était Pompidou
22:37qui leur avait donné l'idée,
22:38mais effectivement,
22:40il y avait tous les clichés
22:41qui concernent la Suisse,
22:42l'un étant particulièrement
22:43la lenteur des Helvettes
22:45et l'autre,
22:50je n'ai pas encore pris connaissance
22:51d'Astérix en Lusitanie,
22:53il est probablement juste également.
22:54Peut-être une chose,
22:55c'est que si Astérix
22:56revenait en Gaule,
22:59il finirait peut-être
22:59par dire à César
23:00qu'il vaut mieux envahir
23:01le village irréductible.
23:02Voilà,
23:03il y a Albert Uderzo
23:03et René Goscinny
23:04qui ont dit
23:05qu'ils avaient oublié
23:05de parler du chocolat à l'époque
23:06mais qu'ils n'avaient pas trouvé
23:07de bonnes blagues
23:08sur le chocolat suisse.
23:09Patricia Lémonière,
23:09vous voulez y rajouter quelque chose ?
23:10Non, je disais qu'effectivement,
23:12le tout,
23:12c'est de savoir
23:12qui est César
23:13parce qu'aujourd'hui,
23:14on en a qui aimeraient bien
23:16peut-être venir faire
23:18un tour en Gaule.
23:19Ils n'ont même plus besoin
23:20d'ailleurs de faire un tour
23:21avec le soft power
23:23et les guerres asymétriques,
23:25etc.
23:26Ils, peu à peu,
23:27ils colonisent
23:29nos esprits,
23:31nos systèmes numériques.
23:31Nous sommes colonisés
23:32par trois Césars.
23:34Oui, il y a trois Césars,
23:36choisissez le vôtre
23:37mais on est peu à peu
23:38colonisés sans le savoir.
23:40Astérix en Lusitanie,
23:41ça se passe donc au Portugal,
23:42Ana Navarro-Pedro,
23:44le scénariste Fab Caro
23:45qui a eu l'idée du Portugal.
23:46Alors d'abord,
23:46parce qu'il s'est rendu compte
23:47qu'aucune aventure d'Astérix
23:49n'avait été réalisée là-bas
23:50mais aussi pour garder,
23:51dit-il,
23:52on va l'écouter,
23:52un pied en vacances,
23:53écoutez-le.
23:54J'avais envie d'un album
23:55un petit peu vacances
23:56avec de la lumière,
23:58de la mer,
23:59du soleil,
23:59des maisons un petit peu colorées
24:01donc ça tombait bien.
24:02J'aime bien,
24:02ça c'était un petit peu égoïste
24:03mais j'avais envie
24:03de scénariser un truc
24:04où je me sente un petit peu
24:05en vacances.
24:06La lumière,
24:12dans chaque autre pays,
24:14c'est le cliché
24:15et l'idée c'est
24:15de ne pas être malveillant
24:17en utilisant le cliché.
24:19Donc il y a un journaliste
24:20portugais qui a écrit
24:20« Oui, la loi m'est sortie,
24:23il donne de nous une image,
24:26hélas, on se reconnaît encore. »
24:29C'est bête,
24:30c'est le jeu avec Astérix
24:32et puis c'est le meilleur,
24:33ça reste quand même le meilleur,
24:34je l'ai déjà dit
24:35à plusieurs reprises,
24:36le meilleur manuel
24:37de sciences politiques en France
24:39et surtout pour nous étrangers,
24:41comprendre les Français
24:42et la politique française.
24:43Il n'y a pas meilleur manuel.
24:45Cet village gaulois
24:46où tout le monde se bagarre,
24:48tout le monde se cogne sur la tête,
24:50il y a 36 opinions différentes
24:52sur 34 habitants
24:54pour un même sujet,
24:56quand il y a un danger extérieur,
24:58tout le monde est ensemble
24:58pour aller faire face
24:59et puis ils sont malins
25:00et puis ils gagnent toujours à la fin.
25:02Avec une saga
25:04qui parle beaucoup de politique
25:06mais sans jamais trop montrer
25:07finalement d'hommes politiques
25:08directement,
25:08l'un des seuls
25:09qui a été croqué,
25:10si l'on peut dire,
25:11c'est Chirac,
25:11Jacques Chirac,
25:12en caillus,
25:12saugrenus,
25:13c'était dans Obélix
25:14et compagnie,
25:15c'est hyper brossolette.
25:16C'est peut-être parce qu'il avait
25:17une allure de centurion romain,
25:19je ne sais pas,
25:19c'était peut-être la physique
25:21mais il mettrait trop
25:23d'hommes politiques
25:23que ça ne se vendrait plus.
25:24Vu la cote des hommes politiques,
25:26ils n'ont pas intérêt
25:27à les mettre trop en scène
25:28sauf de temps en temps
25:29glisser un ici
25:30par là
25:30pour les moquer
25:32mais c'est vrai
25:33que c'est très grave.
25:34En 20 ans,
25:34la diminution de la cote
25:35des hommes politiques
25:36est quelque chose
25:36d'effondrant.
25:38On se demande un peu
25:39quel que soit le résultat
25:42soit l'élu,
25:43il va partir avec une cote
25:44pas terrible.
25:45Il faudra qu'il reprenne
25:47un peu de portion magique.
25:48Quand on voit notamment
25:48la cote de popularité
25:49de Sébastien Lecornu
25:50avant même qu'il ne prenne
25:51ses fonctions à Matignon,
25:53il était déjà au plus bas.
25:54Patricia Lémonière.
25:55Mais effectivement,
25:55Astérix,
25:56c'est la France qu'on aime aussi.
25:58C'est la France des villages,
25:59c'est la France des terroirs,
26:00c'est la France des petits malins,
26:02c'est la France du débrouillard,
26:03c'est la France de Roultabi,
26:05c'est cette France
26:05Et même d'Arsène Lup.
26:06C'est cette France
26:08qu'on aime finalement.
26:09Donc effectivement,
26:10les adultes et les enfants,
26:12ils trouvent leur compte
26:13parce qu'ils participent
26:15à notre identité nationale.
26:17Et qu'ils s'exportent aussi.
26:18Et qu'ils s'exportent.
26:19C'est un superbe instrument
26:20de soft power français.
26:22Puisque, par exemple,
26:23le dernier album,
26:23j'ai vu qu'il sortait
26:245 millions d'éventures,
26:252 millions pour la France,
26:263 millions pour les marchés étrangers.
26:28C'est quand même,
26:29pour la France,
26:29une belle réussite.
26:31Transition toute trouvée,
26:32Anna Navarro-Pedro,
26:33l'humour d'Astérix,
26:34les références,
26:34on l'a dit,
26:35souvent très franco-françaises,
26:37ça marche au Portugal ?
26:39Petite, moi j'attendais
26:40avec impatience.
26:41J'avais des albums d'Astérix,
26:42mais j'attendais,
26:43ils sortaient dans une sorte
26:44de magazine hebdomadaire.
26:46En France, ça sortait
26:47chez Pilote,
26:47alors au Portugal,
26:48je ne sais pas.
26:48De planches de chaque BD.
26:52Et j'attendais avec impatience,
26:53chaque semaine petite,
26:54la sortait.
26:55Et les jeunes mots,
26:56c'était une très bonne traduction,
26:57en règle générale.
26:58Après, quand j'ai appris
26:59la civilisation française,
27:00j'ai compris mieux.
27:02En Suisse-alémanique,
27:03les blagues marchent aussi,
27:04ou pas, Richard ?
27:05Oui, elles marchent assez bien,
27:07parce que de toute manière,
27:07la force d'Astérix,
27:08c'est que ce sont des clichés
27:10qui sont en partie vrais.
27:12Et c'est d'ailleurs
27:13le propre d'un cliché,
27:13c'est qu'il y a toujours
27:14quelque chose de vrai.
27:15Et donc,
27:16ce qu'il dit des Gaulois,
27:17comme ça vient d'être dit,
27:18du village gaulois,
27:19c'est ce que constatent,
27:20entre autres,
27:21les Suisses-alémaniques,
27:21mais aussi les Allemands,
27:22sans doute d'autres,
27:23quand ils viennent en France.
27:24Voilà ce que l'on pouvait dire
27:25sur ce nouvel album
27:27d'Astérix.
27:28Astérix,
27:28on lui zitanie les aventures
27:30au Portugal,
27:3141e album.
27:32Donc,
27:32la suite des informés,
27:33dans un instant,
27:34la seconde partie,
27:35après l'info,
27:35il est 20h31.
27:42France Info,
27:43Héloïse Roger.
27:43La tempête Benjamin
27:44fait un mort.
27:45Un touriste allemand
27:46emporté par une crue
27:48en Corse-Lille
27:48et toujours en vigilance orange.
27:50Ce soir,
27:50pour des vents violents,
27:51sept autres personnes
27:52ont été blessées
27:53par le passage
27:54de cette bombe
27:54météorologique en France.
27:56Dans l'Hérault,
27:57un homme de 20 ans
27:58a été électrisé.
27:59Des chutes d'arbres
28:00ou de branches
28:00ont fait aussi
28:01une blessée en Charente
28:03et deux autres personnes
28:04en Gironde.
28:05Ce soir,
28:05à travers l'Hexagone,
28:06toujours 40 000 foyers
28:07sont privés d'électricité.
28:09C'est une décision historique
28:10en France.
28:11Total Energy
28:12est condamnée
28:12par la justice
28:13pour pratiques commerciales
28:14trompeuses.
28:15Plusieurs organisations
28:16de défense
28:17de l'environnement
28:18ont porté plainte
28:19contre la compagnie pétrolière
28:20accusée de fausses promesses
28:22climatiques
28:22dans ces campagnes
28:23de communication.
28:25La visite de Gérald Darmanin
28:26à Nicolas Sarkozy
28:27porte atteinte
28:28au principe
28:29de séparation
28:30des pouvoirs.
28:30Un collectif
28:31d'une trentaine
28:32d'avocats
28:33alerte dans une lettre
28:34à un courrier
28:35envoyé au ministre
28:36de la Justice
28:36après son annonce
28:38de se rendre
28:38à la prison de la Santé
28:39pour voir l'ancien président.
28:41À Montpellier,
28:42l'homme qui a fauché
28:43mortellement,
28:43Aymen,
28:44un adolescent de 13 ans
28:45en marge des célébrations
28:46de la demi-finale
28:47France-Maroc
28:48lors de la Coupe du Monde
28:49de 2022
28:49est condamné ce soir
28:51à 8 ans de prison.
28:52L'accusé de 20 ans
28:53et à l'époque
28:54conduisait sans permis
28:55au moment des faits.
28:57Les tracés
28:57pour le Tour de France
28:58hommes et femmes
28:59dévoilés aujourd'hui
29:00pour leur cinquième édition.
29:02Les coureuses
29:02vont avoir fort à faire.
29:04Une édition plus difficile
29:05que prévue.
29:06Entre le 1er
29:07et le 9 août prochain,
29:08le peloton
29:09s'élancera de Lausanne.
29:10En Suisse,
29:11en passant par le Jura,
29:12elles vont aussi grimper
29:13le Mont Ventoux
29:14avant de terminer à Nice.
29:16Pour les hommes,
29:16le sud et l'est
29:17sont mis à l'honneur.
29:19Début prévu
29:19le 4 juillet
29:20à Barcelone.
29:23France Info
29:2420h, 21h,
29:27France Info,
29:28les informés,
29:29Victor Matel.
29:30Avec du monde
29:31dans le studio
29:31de France Info
29:32ce soir,
29:33Patricia Allémonière,
29:34grand reporter
29:34et spécialiste
29:35des questions internationales,
29:37Sylvie Pierre-Brossolette,
29:38éditorialiste politique
29:39au point,
29:40Anna Navarro-Pedro,
29:41correspondante en France
29:42pour la presse portugaise,
29:44Eric Scholl,
29:45directeur de la rédaction
29:46de l'Express,
29:46et Richard Verli,
29:47correspondant France
29:48et Europe
29:49pour le média suisse
29:51Blic.
29:51Deux nouvelles sanctions
29:52européennes et américaines.
29:54C'est une première
29:55contre la Russie
29:56annoncée par Donald Trump
29:57d'une part
29:57et adoptée aujourd'hui
29:59lors du sommet
29:59de l'UE à Bruxelles
30:01en présence
30:02de Volodymyr Zelensky
30:03qui salue cette décision.
30:06Ensemble,
30:06nous devons mettre
30:07la pression sur Poutine
30:08pour qu'il arrête
30:09cette guerre.
30:10La pression,
30:11ce sont bien sûr
30:11les paquets de sanctions
30:12et aussi un soutien financier
30:14de long terme
30:15à l'Ukraine
30:15dont nous allons parler
30:16aujourd'hui.
30:17C'est essentiel.
30:19Merci pour votre unité.
30:20Merci pour ce soutien.
30:22Le président ukrainien
30:23Volodymyr Zelensky
30:24a à Bruxelles
30:25ce 19ème paquet
30:26de sanctions économiques
30:27contre la Russie
30:28avec notamment
30:28l'interdiction progressive
30:29des importations
30:31de gaz naturels liquéfiés.
30:33Quel effet cela peut avoir,
30:34Patricia Lémonière ?
30:37Alors,
30:38un effet...
30:38Question de piège.
30:39Voilà.
30:40Quel effet ça part ?
30:41Il faut savoir d'abord
30:41que la Russie,
30:42c'est le champion
30:43du détournement
30:44des sanctions
30:45et ça,
30:45on l'a vu depuis...
30:46Il n'y a pas mieux.
30:47Donc,
30:48on parle de la flotte fantôme.
30:50Par exemple,
30:50on sanctionne les bateaux
30:51mais les bateaux changent de nom.
30:52Ça fait partie aussi
30:53de ce paquet de sanctions.
30:54Voilà.
30:55On en est à 580 maintenant
30:57de nouveaux bateaux
30:58mais bon,
30:59ils vont être immatriculés ailleurs,
31:00changés de nom
31:01et hop,
31:01ce sera les mêmes
31:02et il faudra donc mettre
31:03600, 700, voilà.
31:04Donc,
31:05c'est les champions.
31:06La chose qui est importante,
31:08c'est qu'effectivement,
31:08je crois qu'il y a deux choses.
31:09Il y a côté européen,
31:10se désengager progressivement
31:12du gaz russe,
31:14ça,
31:15effectivement,
31:16ça coûte,
31:16ça va coûter à la Russie
31:18puisqu'aujourd'hui,
31:19je crois que
31:20nos achats annuels,
31:22c'est 15 milliards.
31:23Donc,
31:23tout ça permet
31:2415 milliards d'euros.
31:25Donc,
31:26tout ça permet finalement
31:27de financer
31:28la guerre en Ukraine.
31:30Les sanctions américaines,
31:32on voit bien,
31:33on va en parler
31:34que Trump
31:34le fait à contre-coeur
31:36et il a dit
31:36qu'elles étaient temporaires.
31:38C'est-à-dire que
31:39s'il bougeait,
31:40elles sautent.
31:41Donc,
31:42mais là,
31:43il a compris
31:44qu'effectivement,
31:45trop,
31:46c'était trop.
31:47Sanction américaine
31:47à contre-coeur,
31:48dit Patricia Alémonière.
31:49Eric Scholl,
31:50pourquoi est-ce qu'il le fait
31:51Donald Trump ?
31:51Parce qu'il s'est aperçu
31:53qu'il s'est fait rouler
31:54par Vladimir Poutine
31:55et donc Donald Trump...
31:58On rappelle
31:58qu'il devait y avoir
31:59une nouvelle rencontre
31:59en Hongrie,
32:00à Budapest.
32:00En Hongrie,
32:01à Budapest
32:01qui est reporté
32:03cinédié
32:04ou en tout cas,
32:05oui,
32:05qui n'aura sans doute pas lieu.
32:07Donc,
32:08il promet des sanctions
32:09très fortes
32:10mais là encore,
32:11même les sanctions américaines,
32:12c'est un peu comme
32:12les sanctions françaises,
32:13c'est-à-dire qu'il a beau
32:13des sanctions européennes,
32:15c'est-à-dire qu'il a beau
32:15promettre des sanctions
32:16très fortes,
32:17on sait la difficulté
32:19de rendre efficaces
32:21ces sanctions.
32:22Même si
32:22il faut ces sanctions.
32:24Je veux dire par là
32:25que chaque nouveau train
32:27de sanctions
32:27permet quand même
32:28petit à petit
32:29d'exercer une sorte
32:30de nœud coulant
32:31sur l'économie russe.
32:32Mais quand on se souvient
32:33du premier train
32:34de sanctions
32:35qui est en 2022,
32:36à ce moment-là,
32:37on a été persuadés
32:37que l'économie russe
32:38allait s'effondrer.
32:39Elle ne s'est pas effondrée.
32:40Elle est quand même touchée.
32:41Elle est touchée
32:42et à chaque fois,
32:42on essaye de viser
32:43des endroits
32:44où elle va être touchée
32:45de plus en plus.
32:45Là,
32:46avec le gaz liquide,
32:47dans les sanctions européennes
32:48qui viennent d'une prise,
32:49on vise aussi
32:50des visas
32:51sur des diplomates russes.
32:55Tout ça permet quand même
32:57petit à petit
32:57d'en serrer.
32:59On voit ça un effet
33:00sur le PIB russe.
33:01Ça a un effet
33:02qui a d'abord
33:04commencé à baisser
33:05et qui stagne à présent.
33:06Mais ça prend
33:07beaucoup plus de temps
33:07que prévu.
33:08C'est-à-dire
33:08Pierre Brosselet,
33:09réaction de Vladimir Poutine,
33:10le président russe,
33:11qui dit
33:11les sanctions américaines
33:12sont sérieuses,
33:13je le cite,
33:14mais sans impact significatif
33:15sur la Russie.
33:16C'est quoi,
33:16c'est la méthode Coué ?
33:17Non,
33:17et puis il dit
33:18même pas mal.
33:18Vous savez,
33:19c'est comme dans
33:19les cours de récréation.
33:21Mais bien sûr
33:22que ça le gêne un peu.
33:23Il trouve plein
33:23de moyens détournés
33:24pour rattraper ça
33:25avec la Chine,
33:27avec d'autres partenaires.
33:28Il n'a pas
33:29les mêmes contraintes
33:30qu'une démocratie.
33:31Il peut imposer
33:31des sacrifices
33:32à son peuple
33:33pendant de longues années.
33:34Et je crois
33:35qu'il pense quand même
33:36préférable de continuer
33:37la guerre en Ukraine
33:38plutôt que d'accepter
33:39un cessez-le-feu
33:40où il devrait
33:41quand même négocier.
33:43Il ne veut absolument
33:43pas négocier.
33:44Et ça,
33:44Trump n'arrive pas
33:46à se faire à l'idée
33:47qu'il n'arrive pas
33:47à faire un deal
33:48avec Poutine.
33:49C'est un good guy
33:50et tout ça.
33:51On a des bonnes conversations.
33:53À chaque fois,
33:53il essaye,
33:54lui aussi,
33:55de faire de la méthode coué
33:56en disant
33:56ça va marcher avec Poutine.
33:57On a bien discuté
33:58pendant deux heures.
33:59Là, il a fini par dire
34:00on a discuté pendant deux heures
34:01mais ça n'a débouché
34:02ce rien.
34:03Il essaye de se persuader
34:04qu'il y arrivera
34:05mais il est de temps en temps
34:06un petit peu déprimé
34:07et désillusionné
34:08parce qu'il est de plus
34:09en plus ridicule,
34:10Trump,
34:10avec son histoire d'amour
34:11avec Poutine
34:12qui ne donne rien.
34:14Et il a des mouvements
34:15de mauvaise humeur.
34:16Alors, il dit sanctions
34:17et puis il dit
34:18vraiment des sanctions.
34:20S'il n'y a pas de cessez-le-feu,
34:21ça va vraiment vous tomber dessus.
34:23Mais après,
34:23l'autre ne bouge pas.
34:25Il est très, très calme,
34:26Poutine.
34:26Il attend que cette mauvaise humeur passe
34:27et puis l'autre revient,
34:28repropose une rencontre,
34:30un dîner,
34:31un déplacement
34:31et hop,
34:32la machine est repartie
34:33et à la fin,
34:34Poutine va gagner
34:35peu à peu.
34:35Et c'est vrai que l'Europe,
34:37pour l'instant,
34:37tient
34:38et je saluerais vraiment
34:39s'il y avait une décision
34:40ce week-end
34:41sur les avoirs russes
34:43gelés à Bruxelles.
34:44Il est temps qu'on les débloque
34:46et qu'on s'en serve
34:47pour aider l'Ukraine.
34:48Qu'est-ce qu'on attend
34:49entre les herbivores
34:50et les carnivores ?
34:51Écoutez,
34:51on est des carnivores partout.
34:53Nous, les gentils herbivores,
34:54on veut respecter
34:55la finance internationale
34:57et les règles du jeu.
34:58Mais on peut les respecter.
34:59Bruxelles a trouvé un système
35:00pour prêter cet argent
35:01gagé par les avoirs russes.
35:04C'est un prêt.
35:05Allons-y.
35:06Je crois que juridiquement,
35:07rien ne s'y oppose vraiment.
35:08Rappelons,
35:08pour ceux qui nous suivent,
35:10que les Européens
35:10doivent également
35:11effectivement mettre
35:12sur la table un prêt
35:13de 140 milliards d'euros
35:14en faveur de Kiev.
35:15Ils viennent des avoirs russes,
35:17je l'ai en Europe.
35:17Vous l'avez dit,
35:18l'objectif est d'aider l'Ukraine
35:19sur le long terme,
35:20explique sur France Info
35:21l'eurodéputé
35:22et ancienne ministre de l'Europe,
35:23Nathalie Loiseau.
35:23Le calcul que l'on fait,
35:25c'est que c'est destiné
35:27à servir aux trois prochaines années.
35:29Vous allez me dire,
35:30mais si la paix arrive entre temps,
35:32quand bien même
35:32il y aurait un cessez-le-feu,
35:33ce que tout le monde souhaite
35:34et le plus vite possible.
35:36N'oublions pas que l'Ukraine
35:37va devoir rester armée,
35:39j'allais dire,
35:40l'arme aux pieds,
35:41face à une Russie
35:42qui lui a fait beaucoup de promesses
35:44depuis très longtemps.
35:45Richard Averly,
35:46on en parle depuis longtemps
35:47de ces avoirs russes.
35:47Cette fois,
35:48on y est ?
35:49Alors,
35:50on n'y est pas
35:50sur la saisie des avoirs.
35:52Parce qu'au fond,
35:53il y a le débat,
35:53c'est est-ce que les Européens
35:55sont prêts à saisir ces avoirs,
35:58donc mettre la main dessus
35:59et à les donner à l'Ukraine ?
36:00On a trouvé une formule
36:02qui consiste à émettre un emprunt
36:04gagé sur ces actifs.
36:07Notamment,
36:07en raison,
36:07il faut le dire,
36:08de l'opposition ferme,
36:09en tout cas pour le moment,
36:10de la Belgique
36:11qui abrite ces actifs
36:12parce que la société
36:13de compensation Euroclear
36:14est sur le territoire belge.
36:16Donc, bien évidemment,
36:17la Belgique se trouverait
36:17en première ligne
36:18en cas de riposte
36:20d'une manière ou d'une autre
36:20de la Russie
36:21et de la France.
36:22Emmanuel Macron fait partie
36:23des dirigeants
36:24qui ont sans cesse répété
36:25que ça créerait
36:26un précédent dangereux
36:27pour d'autres pays
36:28qui placent leur argent
36:29en Europe
36:30d'une manière ou d'une autre.
36:31Donc, il est clair
36:32qu'on essaye
36:33de trouver
36:33une solution idoine.
36:35Moi, je suis un petit peu
36:37plus optimiste
36:38ou enfin optimiste
36:39dans le sens
36:39ou sur l'efficacité
36:41de ce 19ème paquet
36:42de sanctions
36:42parce que je pense
36:43qu'on va inéluctablement
36:45vers l'arraisonnement
36:46de navires
36:47de la flotte fantôme russe.
36:48Je pense que tout
36:49ce qu'on a vu
36:50ces derniers temps
36:50notamment ce navire
36:51qui était au large
36:52de Saint-Nazaire
36:52vous vous souvenez
36:53qui a été arraisonné
36:54par la marine française
36:55je pense que c'est ça
36:56qui se prépare.
36:57Et quand on dit
36:58que les sanctions américaines
36:59n'ont pas d'effet
37:00elles en ont quand même eu un.
37:01Narendra Modi
37:02le premier ministre indien
37:03vous savez
37:03Trump lui avait augmenté
37:05ses tarifs à 50%
37:06il a dit qu'il allait
37:06arrêter
37:07d'acheter du pétrole russe.
37:09Donc, c'est quand même
37:10sérieux
37:11ce qui se passe
37:11sauf qu'on est coincé
37:13par Donald Trump
37:14et c'est là
37:15la difficulté.
37:15Donald Trump
37:16il ne veut pas être
37:17le premier à prendre les sanctions
37:18il dit
37:18vous Européens
37:19agissez déjà
37:20et je vous suivrai
37:21mais je pense que là
37:22le nœud coulant
37:23il fait quand même
37:24plus mal
37:25il est plus proche
37:26du coup
37:26de Vladimir Poutine
37:27qu'avant.
37:28Maman Avaro-Pedro
37:29on est obligé de faire
37:30toujours en fonction
37:30des revirements
37:31de Donald Trump.
37:32Évidemment
37:33puisqu'on est en colonisation
37:35par le nouveau César
37:38mais par rapport
37:40aux dernières sanctions
37:41annoncées par Donald Trump
37:43elles ont un impact
37:43sur la Russie.
37:44C'est vraiment les premières
37:45qui ont un véritable impact
37:46parce qu'on a vu
37:47Modi effectivement
37:48comme a dit Richard
37:48a déjà annoncé
37:50qu'il va
37:51acheter moins de pétrole
37:53au moins
37:53et puis il y a eu
37:54la Chine aussi
37:56qui aujourd'hui
37:56a annoncé aussi
37:57c'est Reuters
37:57qui l'a donné l'info
37:58qui a dit aussi
37:59qu'ils vont
38:00diminuer considérablement
38:02leurs achats de pétrole
38:03à deux entreprises
38:06majeures de Russie.
38:07Par contre
38:07tous les spécialistes
38:08s'accordent à dire
38:09que c'est probablement
38:10du temporaire
38:11mais on ne sait pas
38:13ce que ça va donner ensuite.
38:14et puis il y a
38:14l'autre côté
38:15de la médaille
38:16sans l'ombre d'un doute
38:17le cours du pétrole
38:19est maintenu
38:20assez stable
38:21et assez bas
38:22parce qu'il y a
38:23des injections de pétrole
38:23sur le marché
38:24parce que le marché
38:27est stabilisé
38:28d'une façon peut-être
38:29sans la main visible
38:30du marché
38:31mais peut-être
38:32par la main
38:32bien visible
38:33des états
38:34notamment américains
38:35mais par contre
38:37par rapport
38:38pour revenir maintenant
38:39à la question
38:39du prêt à l'Ukraine
38:41gagé
38:42sur les avoirs russes
38:45c'est vraiment
38:46un couteau
38:46à deux
38:48de fil à coupe
38:50enfin de commandé
38:50deux côtés tranchants
38:52parce qu'effectivement
38:54effectivement
38:55Emmanuel Macron
38:56l'a tout à fait raison
38:56de le rappeler
38:57et j'étais en Afrique
38:58la semaine dernière
38:58et je peux vous dire
38:59quand on parle
39:00dire que
39:01demain
39:02on a notre agent
39:03d'un pays
39:04en Europe
39:06et que
39:07ensuite
39:07pour des raisons
39:09géopolitiques
39:10il peut être
39:11saisi
39:12ça ne va nulle part
39:13et puis dernière
39:14si vous permettez
39:16il y a des choses
39:17qui peuvent nous sauter
39:17vraiment nous revenir
39:18en pleine figure
39:19lors du sommet
39:20de l'Alaska
39:21la rencontre
39:23Trump-Poutine
39:24la rencontre
39:25Trump-Poutine
39:25il y a eu quelque chose
39:26que je n'ai pas
39:27je vais vous dire
39:27ce n'est pas démontré
39:28ce n'est pas prouvé
39:29donc on va faire
39:30un cas d'école
39:31que ça a peut-être
39:32été dit
39:32mais admettons
39:34que demain
39:34Moscou
39:35Poutine
39:36propose à Trump
39:37d'investir
39:38les 300 milliards
39:38350 maintenant
39:39350 milliards
39:41d'avois russes
39:42gelés en Europe
39:43de les investir
39:44intégralement
39:45aux Etats-Unis
39:46dans l'économie américaine
39:47dans les secteurs
39:49que
39:50Trump voudrait
39:52s'ils sont dégelés
39:53vous vous rendez compte
39:54ça a été évoqué
39:56je ne sais pas
39:56si c'est vrai
39:56si ça passe
39:57non mais mettons ça
39:58en cas d'école
39:58sur ce point
39:59donc on doit faire
40:00un peu attention
40:01quand même
40:01à ce qui peut arriver
40:02parce qu'avec
40:03l'administration Trump
40:04je ne sais pas
40:05je vous dis
40:05je mets ça en cas d'école
40:06admettons que ça se passerait
40:08ça pourrait être très grave
40:09je pense que
40:10déjà
40:11attendons
40:12ce qui va se passer
40:13demain à Bruxelles
40:14sachant aussi
40:15que les américains
40:16ont aussi
40:17ces jeux
40:17des avoirs russes gelées
40:18ils ont 70 milliards
40:19d'avoirs russes gelées
40:21de leur côté
40:21le Canada en a
40:22le Japon en a
40:23et le Royaume-Uni
40:24en a une quarantaine
40:25de milliards
40:25donc si vous voulez
40:27le G7
40:28a beaucoup d'avoir
40:29russes gelées
40:29et attendons
40:30ce qu'ont les juristes
40:31vont nous dire précisément
40:32avant je pense
40:33de nous enflammer
40:34sur toutes ces questions
40:36ce qui est important
40:37aussi ce qui se passe
40:38c'est ce qui se passe
40:38sur le terrain
40:39en ce moment
40:40on dit
40:40oui ils n'avancent pas
40:41ils avanceraient
40:42si on avait
40:43un très bon
40:44un chercheur
40:45qui avait dit
40:45si on avait lâché
40:46un escargot
40:47sur la ligne de front
40:49il ne serait toujours pas
40:50il n'aurait toujours pas
40:51traversé l'Ukraine
40:52dans 10 ans
40:53donc les russes
40:54avancent effectivement
40:55très lentement
40:56mais dans la ville
40:56de Pokrov
40:57qui est une ville
40:58très importante
40:59pour les ukrainiens
41:00les ukrainiens
41:01sont en grosse difficulté
41:02sur place
41:03parce que les russes
41:04ont des tactiques
41:04maintenant très nouvelles
41:05ils ont les infiltrés
41:07ils prennent des positions
41:08par derrière
41:09et ils font ce qu'on appelle
41:10une tactique militaire
41:12chaotique
41:12et donc l'armée ukrainienne
41:14est prise dans une espèce
41:15d'étourdissement
41:16à Pokrov
41:17si elle perd cette ville
41:18c'est le Donbass
41:20en fait qui s'ouvre
41:21et c'est surtout
41:21la grande plaine
41:22pour les gens
41:24qui y sont allés
41:24la grande plaine
41:25sur l'Ukraine
41:26donc ce qui se joue
41:28sur le terrain
41:28en ce moment
41:29est important
41:29et on voit que
41:30la défense aérienne
41:31ukrainienne
41:32est à la peine
41:33parce qu'il y a
41:34de plus en plus
41:34de morts
41:35sur les grandes villes
41:36comme Kiev etc
41:36il manque
41:37de missiles
41:38ces missiles
41:39pour les missiles patriotes
41:41et même les imar
41:41ne sont pas livrés
41:42par les américains
41:43ils en manquent
41:44ils n'ont pas assez
41:45de défense globale
41:46patriote
41:47donc effectivement
41:48cet argent
41:49est essentiel
41:51mais faut-il encore
41:52que les américains
41:53acceptent
41:54de livrer les patriotes
41:55Donald Trump
41:56peut tout à fait dire
41:57mais moi j'ai pas
41:57beaucoup de tomahawk
41:58et j'ai plus assez
41:59de patriotes
41:59Eric Scholl
42:00oui juste Patricia
42:01parfaitement
42:01d'expliquer
42:02pourquoi cet argent
42:03est essentiel
42:04je veux dire
42:04ce n'est pas juste
42:05un débat théorique
42:06financier
42:06ça a une implication
42:07directe
42:07c'est celle
42:08et c'est bien pour ça
42:09que Zelensky
42:09est aujourd'hui
42:10à Bruxelles
42:10il faut pouvoir
42:12donner cette aide
42:13attention
42:13les sanctions
42:14qui sont prises là
42:15il faut aussi mesurer
42:16qu'elles peuvent avoir
42:17un effet retour
42:17sur deux plans
42:18d'abord
42:19le gel
42:20de ces actifs
42:21la saisie
42:22de ces actifs
42:24peut entraîner
42:25les russes
42:25ont déjà dit
42:26que ça entraînerait
42:27des saisies
42:28d'actifs occidentaux
42:29européens
42:30en Russie
42:31et d'autre part
42:32sur le pétrole
42:35la Russie
42:36est un acteur
42:37quand même
42:37majeur de l'énergie
42:38et export continue
42:40quand même
42:40aujourd'hui
42:41à exporter
42:41dans plusieurs pays
42:42ça risque d'avoir
42:43à un moment
42:43un autre
42:43quand on va
42:44et c'est bien logique
42:45de couper
42:45au maximum
42:46ces exportations
42:47russes
42:48mais ça risque
42:49d'avoir un effet
42:50sur les prix
42:51de l'énergie
42:52dans le reste du monde
42:53nous n'oublions pas
42:54qu'il est extrêmement
42:55important
42:56de ne pas céder
42:57sur l'Ukraine
42:57parce que ça
42:58si vraiment
42:59on laisse Poutine
43:00avancer
43:01vraiment
43:02et gagner en Ukraine
43:03c'est toute l'Europe
43:05qui est menacée
43:06je vous rappelle
43:07les déclarations
43:07du chef d'état-major
43:08hier en France
43:10comme quoi
43:11la probabilité
43:12c'est que d'ici
43:123-4 ans
43:13Poutine testera
43:15les forces
43:16de l'OTAN
43:17grosso modo
43:17alors les forces
43:19françaises
43:19comme les autres
43:19il dit
43:20l'armée française
43:21doit être prête
43:22c'est un choc
43:23dans 3-4 ans
43:23il imagine
43:25un crash test
43:26si on ne se met pas
43:27nous-mêmes en état
43:28de pouvoir résister
43:30c'était très important
43:31cette déclaration hier
43:32et c'est basé sur le fait
43:33qu'il faut quand même
43:34d'abord résister en Ukraine
43:35parce que si l'Ukraine lâche
43:36alors le crash test
43:37il aura lieu
43:38et olé olé
43:39avec aussi l'idée
43:40Richard Verli
43:41du budget derrière
43:42de l'armée
43:42ça justifie aussi
43:43l'effort de réarmement
43:45ces propos
43:45et ce ton grave
43:46oui encore que
43:47sur ce sujet
43:48je crois que c'est acquis
43:49d'ailleurs
43:49aucune des forces politiques
43:51à ma connaissance
43:52ne s'est prononcée
43:53contre l'augmentation
43:54prévue du budget
43:54de l'armée
43:55qui sera de 3 milliards
43:56oui mais ça suppose
43:57des économies
43:57qui sont difficiles
43:58on va voir l'Europe
44:00qui va nous aider
44:01sur ces budgets
44:02donc je pense
44:03qu'effectivement
44:03mais ça participe
44:05de là
44:05de l'effort de guerre
44:07de l'effort intellectuel
44:08de guerre
44:09et là pour le coup
44:10il y a de la pédagogie
44:11voilà un domaine
44:12où il y a de la pédagogie
44:13et la pédagogie
44:14elle passe
44:14qui est d'expliquer
44:15aux français
44:16que la menace
44:17russe est réelle
44:18et qu'il faut se préparer
44:20parce qu'on ne peut plus
44:20se fier à l'OTAN
44:22le cas de la France
44:23étant un peu différent
44:24parce qu'elle est
44:24cette puissance nucléaire
44:25mais néanmoins
44:26il faut investir
44:27dans la défense
44:27vous voyez que
44:28quand on fait
44:29de la pédagogie claire
44:30les gens comprennent
44:31surtout quand on est lié
44:31par le traité de Lisbonne
44:33on croit que c'est juste
44:34l'OTAN
44:34l'OTAN
44:34l'article 5
44:35certes nous engage
44:36à défendre la Pologne
44:38ou les états baltes
44:39mais le traité de Lisbonne
44:40l'article le rappelle
44:40à utiliser une seule fois
44:41après les attentats
44:42de 2001 à New York
44:46qui dit que les autres états
44:48devraient s'engager
44:49en tout cas
44:49sur le papier
44:50donc on doit avoir
44:51une armée
44:52en état de
44:53en tout cas
44:53dissuader
44:54Poutine de bouger
44:56même pour les pays baltes
44:57les pays baltes
44:58c'est chez nous
44:58avec le traité de Lisbonne
45:00Patricia
45:00alors je crois qu'effectivement
45:02il faut avoir
45:02des armées
45:04il faut les mettre à niveau
45:05il faut les armer
45:07militairement
45:07il faut leur apprendre
45:09à se coordonner
45:09même si on se coordonne
45:12dans le cadre de l'OTAN
45:13on n'a même pas
45:13les routes parfois
45:14pour transporter
45:15le matériel du Portugal
45:17au front lituanien
45:18je veux dire
45:19le travail est colossal
45:20mais en même temps
45:21vous avez raison Richard
45:22de parler de la pédagogie
45:23mais cette pédagogie
45:24ne doit pas s'accompagner
45:25de la peur
45:26parce que quand on voit
45:27ce qui circule
45:28sur les réseaux sociaux
45:28il y a toute une
45:30une espèce de
45:31de guerre hybride
45:32qui se fait
45:33pour monter la peur
45:34en disant
45:35les drones arrivent sur Paris
45:36les chars arrivent sur Paris
45:37et il faut aussi
45:39que le gouvernement
45:40lutte contre cette désinformation
45:42qui se fait actuellement
45:43sur les réseaux sociaux
45:43et qui inquiète
45:44beaucoup les jeunes
45:45quand vous parlez aux jeunes
45:46de 30 ans
45:47certains disent
45:47on va faire la guerre
45:48on va s'enrôler
45:49les drones vont arriver
45:50et tout ça
45:51ça vient de là
45:52et effectivement
45:53c'est pas les autorités françaises
45:55qui effectivement
45:57font des grandes déclarations
45:58avec le chef d'état-major
45:59c'est d'autres autorités
46:01qui tentent de nous déstabiliser
46:03grâce aux réseaux sociaux
46:03vous avez dit là
46:04vous avez montré en même temps
46:04il faut le dire
46:05pour ceux qui nous écoutent
46:06à la radio
46:06votre téléphone
46:07en disant que ça venait
46:08des réseaux sociaux
46:09Anna Mavaropédron
46:10un dernier mot
46:10je voulais ajouter
46:11peut-être quelque chose là-dessus
46:12si ça vient de là
46:13c'est-à-dire des réseaux sociaux
46:14c'est parce qu'il y a quand même eu
46:16de la part des pouvoirs publics
46:18une montée en puissance
46:19de cette peur
46:20souvenez-vous
46:20le précédent chef d'état-major français
46:22juste pour citer
46:22que lui
46:23parce que c'est en Europe
46:24partout
46:24il est bien avant de partir
46:26il a bien dit
46:26que les russes
46:27allaient arriver
46:28à Paris
46:29il y a deux choses
46:29il y a des faits
46:30il y a des faits
46:31et il y a de la désinformation
46:32il y a cette peur
46:33qui est utile
46:34en fait
46:35pour pouvoir avancer
46:37avec l'idée
46:37d'une défense européenne
46:38après il y a le contre-coup
46:40c'est celui-là
46:40à chaque fois
46:41il y a deux phrases
46:42et une médaille
46:42j'essaie de faire un résumé
46:43de ce que vous dites
46:44il y a une distinction
46:44entre le ton grave
46:45et l'arrivée peut-être
46:46d'une la c'est la désinformation
46:47il y a une différence
46:48entre quand même
46:49l'information
46:50les faits donnés
46:50par les chefs d'état-major
46:51et la désinformation
46:53ça n'a rien à voir
46:54allez plus léger
46:54dernier thème ce soir
46:55dans les informés
46:56il est suivi
46:57dans le monde entier
46:57diffusé dans 190 pays
46:59plus de 3 milliards
47:00de téléspectateurs
47:01le parcours du Tour de France
47:022026 a été dévoilé
47:04aujourd'hui
47:04départ de Barcelone
47:05le 4 juillet
47:06puis les Pyrénées
47:07les Vosges des Alpes
47:08et Paris
47:08enfin 3300 kilomètres
47:10de course
47:11le vélo
47:11toujours aussi populaire
47:13la grande boucle
47:14qui a plus de 100 ans
47:15elle se porte toujours bien
47:16Eric Scholl
47:17ça reste une image
47:18incontournable de la France
47:19on a parlé du Louvre
47:20cette semaine
47:21le Tour de France
47:21c'est pas mal aussi
47:22oui oui
47:22c'est absolument magnifique
47:23on l'a encore vu
47:24évidemment
47:25cette année
47:26dans l'édition 2025
47:28ce qui est bien
47:29c'est que
47:29la descente
47:32ou les montées
47:32plutôt sur la vie de Montmartre
47:33est pérennisée
47:34donc ça c'est formidable
47:35héritage des Jeux Olympiques
47:36héritage des Jeux Olympiques
47:38donc ça c'est
47:38et le parcours
47:39il est super
47:40moi j'ai juste
47:41une petite alerte
47:42quand même
47:43on a vu cette année
47:44il y a eu
47:45à cause du syndicat
47:46d'ailleurs des coureurs
47:47on a gelé les temps
47:49au moment d'arriver
47:50dans Paris
47:51comme si finalement
47:52la dernière étape
47:52ne servait à rien
47:53ben non
47:54il faut que cette dernière étape
47:55elle serve
47:55il faut que la compétition
47:56elle se fasse
47:57jusque sur la ligne
47:58des Champs-Elysées
47:59je trouve ça dommage
48:00que pour
48:01alors soit disant
48:02pour des raisons de sécurité
48:03peut-être
48:03oui il pleuvait beaucoup
48:04au moment de l'arrivée
48:05enfin on se souvient quand même
48:06des années
48:07je me souviens
48:07d'une
48:08Laurent Fignon
48:09en train de perdre
48:10le Tour de France
48:10à quelques secondes
48:11sur les Champs-Elysées
48:12on a envie
48:13de voir la dernière étape
48:15qui soit aussi
48:16une étape sportive
48:17l'avant-dernière
48:18va l'être formidablement
48:19puisque ça va être
48:20une étape de montagne
48:21incroyable
48:21tout le suspense
48:22est construit
48:22dans cette édition
48:23de l'île 26
48:24en montant
48:25chaque jour
48:25un petit peu plus
48:26avec des étapes
48:27dans les Alpes
48:27qui vont être formidables
48:28mais allons jusqu'au bout
48:29et il faut que cette dernière étape
48:31à Paris
48:31soit aussi
48:32notamment
48:32sur la but de Montmartre
48:34soit aussi
48:35une étape sportive
48:35Patricia
48:36quel merveilleux outil
48:37de soft power français aussi
48:39le Tour de France
48:40c'est vu par des millions
48:41et des millions de gens
48:42dans le monde entier
48:43il y avait une centaine
48:44de télévisions
48:45internationales
48:46du direct
48:47partout
48:4861 directs
48:49enfin je veux dire
48:50c'est la France
48:51qui s'exporte
48:51la France avec ses paysages
48:53magnifiques
48:53et d'ailleurs
48:55c'est les français
48:56quand on leur pose la question
48:57qu'est-ce que vous préférez
48:58dans le Tour de France
48:59ils disent
49:00c'est
49:00quand ils regardent
49:01dans la télévision
49:02c'est de voir
49:02nos paysages
49:04et d'écouter
49:05les commentaires
49:06qui sont faits
49:06sur notre patrimoine
49:07une fierté nationale
49:08et une unité nationale
49:10qui se fait
49:11à ce moment
49:11du Tour de France
49:12et c'est le côté magique
49:12il y a des historiens
49:13qui sont aussi
49:14sur la télévision
49:14c'est le côté magique
49:15du Tour de France
49:16c'est le spectacle
49:17le plus apprécié
49:18à la télévision
49:19France Télévisions
49:19fait un malheur
49:20avec le Tour de France
49:22et effectivement
49:23ces images magnifiques
49:24des campagnes françaises
49:25et du patrimoine français
49:26et alors
49:27je suis curieux
49:27de savoir
49:28si cette année
49:28les nouveaux maires
49:29parce que les municipales
49:30auront eu lieu
49:31trois mois avant
49:32vont se pointer
49:33à chaque étape
49:34est-ce qu'ils sont populaires
49:35il y aura un nouveau maire
49:36de Paris
49:37un ou une
49:38ça va être très intéressant
49:40de voir si les politiques
49:41vont oser se montrer
49:42ou s'ils vont être hués
49:43un peu partout
49:44tellement la situation
49:45sera grave
49:45ça va être un test
49:46pour eux
49:46eux qui généralement
49:47profitent toujours
49:48de toutes les étapes
49:49pour se montrer quelque part
49:51qui d'ailleurs pratiquent
49:52souvent le vélo
49:52on a bien vu
49:53Nicolas Sarkozy
49:54longtemps à vélo
49:55c'est quelque chose
49:56de très populaire
49:57ça va être un test
49:58aussi du baromètre politique
50:00en juillet prochain
50:01avec des communes
50:01qui se battent justement
50:02pour accueillir le tour
50:03150 millions d'euros
50:05de retombées économiques
50:06en France
50:06se battre donc
50:08pour accueillir le tour
50:09c'est ce dont témoigne
50:10le maire de Cisteron
50:11dans les Alpes
50:11de Haute-Provence
50:12Daniel Spagnou
50:13toutes les communes
50:14de France
50:15veulent avoir le tour de France
50:16parce que c'est l'événement
50:16international le plus important
50:18c'est ce qui nous fait
50:18qu'on est dans le monde entier
50:19vous savez quand on a
50:20un tour de France
50:21qui fait étape
50:22nous il a fait étape
50:23plusieurs fois à Cisteron
50:24pendant trois ans
50:25on vit au point de vue
50:26tourisme là-dessus
50:27donc on est tous candidats
50:29pour avoir le tour de France
50:30trois ans de touriste
50:31garantie Richard Verli
50:33avec le tour de France
50:33l'enjeu est énorme
50:35alors moi je voudrais
50:36dire un mot
50:36enfin deux mots
50:37premier rendre hommage
50:39au tour de France féminin
50:40parce qu'il partira de Suisse
50:41il ne partira pas de Barcelone
50:42il partira de Lausanne
50:43et sur la date de départ
50:45le 4 juillet
50:46l'année prochaine
50:47n'oublions pas
50:47que le tour de France
50:48aura un énorme concurrent
50:49ce sera les célébrations
50:51du 250ème anniversaire
50:52de l'indépendance
50:53des Etats-Unis
50:53donc la concurrence
50:55télévisuelle sera rude
50:56mais ça partira de Barcelone
50:58pas loin du Portugal
50:59Richard
50:59le départ du tour Suisse
51:01a lieu le jour
51:01de la fête nationale suisse
51:02le 1er août
51:03absolument
51:03quand même un peu
51:04un peu loin
51:05mais on suit
51:06avec beaucoup d'intérêt
51:07et ce qui est intéressant
51:08aussi c'est de voir
51:09toutes ces communes
51:10qui se battent
51:10à chaque fois
51:11pour avoir
51:12le tour de France
51:15enfin l'air commune
51:16dans le trajet
51:16du tour de France
51:17donc ça évidemment
51:18montre
51:19les retombées
51:23de ce tour de France
51:24et puis c'est
51:25voir cette France-là
51:27comme disait Patricia
51:28voir cette France
51:28belle
51:30ce patrimoine
51:31et apprendre
51:32à l'étranger
51:33ce qu'il y a aussi
51:34ce pays
51:34via ces images
51:35du tour de France
51:36et puis ces grains de folie
51:37des spectateurs
51:38au bord de la route
51:39etc.
51:40c'est assez intéressant
51:41et puis il y a
51:42des retombées politiques
51:42aussi d'après une étude
51:44d'ailleurs
51:44suisse et italienne
51:45et il paraît
51:47que dans les communes
51:47où passe le tour de France
51:49dans les 5 ans
51:50qui précèdent l'élection
51:51il y a
51:52un moindre vote
51:53ensuite
51:54sur les extrêmes
51:55effectivement
51:56le rassemblement national
51:57effectivement
51:58il y avait eu
51:58cette enquête
51:59qui avait été faite
52:00pour dire que ça faisait
52:00reculer le vote RN
52:02Patricia
52:02vous voulez rajouter quelque chose
52:03oui effectivement
52:03j'ai vu l'enquête
52:041 à 2%
52:05c'est quand même
52:06minime
52:07mais bon
52:09c'est quand même
52:10ça existe
52:11et ça prouve
52:12effectivement
52:12à quel point
52:13le tour de France
52:15rassemble les français
52:16alors qu'on est dans un pays
52:18qui n'a jamais été aussi fracturé
52:19je pense que
52:20cette année
52:21le tour de France
52:21qui se déroule toujours
52:22au moment du 14 juillet
52:23va être très important
52:25parce qu'on va sortir
52:26quand même
52:26d'une période électorale dure
52:28et on se prépare
52:29à une période électorale dure
52:30donc ça sera un peu
52:31comme chaque fois
52:32qu'il y a les JO
52:33un moment
52:33où la France
52:34oublie
52:35et un peu
52:36voilà
52:37en état
52:37on l'a vu d'ailleurs
52:38Sylvie
52:38après la dissolution
52:39de 2024
52:40il y avait ce bonheur
52:41avant les JO
52:41déjà de se retrouver
52:42le sport rassemble
52:44en France
52:44alors c'est quelque chose
52:46où on oublie effectivement
52:47ces différences
52:48ces querelles
52:49le village gaulois
52:50se rassemble
52:51les discussions
52:52sur les marques
52:52essayez d'avoir
52:54des supporters
52:54OM
52:55et Paris Saint-Germain
52:57non mais le spectacle
52:58du sport
52:59rassemble
53:00tout le monde
53:01est devant son écran
53:01quand il y a un grand match
53:03quand il y a des grandes manifestations
53:04c'est vrai qu'on arrête
53:05un peu de parler de politique
53:06et des retraites
53:07à ce moment là
53:07ça fait du bien
53:08parce qu'on en parle
53:09à la une du point
53:10cette semaine
53:11on se demande
53:12qui en veut
53:13à la paix de Trump
53:15au Moyen-Orient
53:15et vous aurez la réponse
53:16en lisant le point
53:17à la une de l'Express
53:18Eric Scholl
53:19on parle de diplômes
53:20et on parle de cette crise
53:21qui vient beaucoup trop
53:23de surdiplômer
53:24l'intelligence artificielle
53:25la crainte du chômage
53:27voilà
53:27les diplômes
53:28c'est bien
53:28mais ça peut faire peur
53:30voilà
53:30tout autre sujet
53:31à lire dans l'Express
53:32merci à vous tous
53:33merci Richard Verli
53:34merci à Anna Navarro-Pedro
53:35et Patricia Alémonière
53:37les informés
53:37c'est terminé pour ce soir
53:39merci aussi à ceux qui ont préparé
53:40et réalisé cette émission
53:42les informés reviennent
53:43demain matin à 9h
53:44très bonne soirée
53:44sur France Info
53:45merci à vous
53:48merci à vous
53:48merci à vous
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