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  • il y a 4 mois
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble jusqu'à midi avec nos chroniqueurs Guillaume Daré, François Clémenceau, Lucie Robquin.
00:00:09Salut à tous les trois. Regardons le programme pour ce mercredi. D'abord, on va se demander quelle sera l'issue de la garde à vue pour Gérard Miller.
00:00:17C'est l'une des questions que se pose une plaignante dont vous entendrez le témoignage. Le psychanalyste star est accusé de viol et d'agression sexuelle.
00:00:25La mobilisation devrait être en baisse demain par rapport à la semaine dernière pour les manifestations contre le projet de budget.
00:00:31Eh bien, nous verrons si cela peut donner un peu d'air au Premier ministre Sébastien Lecornu qui est en pleine phase de consultation.
00:00:37Et puis, le jugement des Français sur les juges près d'une semaine après le coup de Tonnerre Sarkozy.
00:00:43Vous verrez avec notre sondage qu'ils ont plutôt tendance à faire confiance à la justice et qu'ils dénoncent surtout les menaces visant l'institution.
00:00:51C'est parti pour 2h du Direct.
00:00:55Avec pour commencer le journal de 10h présenté par Pauline Pioche. Bonjour Pauline.
00:01:07Bonjour Julien.
00:01:08Commençons donc par Gérard Miller, le psychanalyste qui a passé la nuit en garde à vue.
00:01:12Plusieurs femmes l'accusent effectivement de viol et d'agression sexuelle. Certaines étaient mineures au moment des faits présumés.
00:01:19Le psychanalyste est entendu dans les locaux de la police judiciaire à Paris. Il conteste tous les faits qui lui sont reprochés.
00:01:25Témoignages à suivre avec vous Julien.
00:01:28Effectivement. L'actualité sociale également ce matin avec donc cette journée de mobilisation demain qui s'annonce moins suivie que celle du 18 septembre dernier.
00:01:35Le taux de grévistes effectivement est annoncé beaucoup moins élevé que le 18. La CGT recense environ 240 actions un peu partout en France.
00:01:45Autour de 10% de grévistes par exemple chez les enseignants du premier degré. Pas de grosses perturbations à prévoir dans les transports.
00:01:50Et vous ? Vous allez-vous participer justement à cette nouvelle journée de mobilisation ? Pensez-vous qu'il faut descendre dans la rue demain ?
00:01:57Il faut continuer. Il faut mettre la pression. Il faut profiter de cette période préélectorale pour les municipales pour sensibiliser tous les parlementaires, tous les maires de chaque commune.
00:02:11Le 10 septembre, le 18 septembre, ce ne sont que le début de cette construction. C'est très bien que si on n'a pas le rapport de force suffisant,
00:02:19Macron et puis ses prochains premiers ministres j'imagine vont continuer à travailler dans le sens de piquer dans les poches de ceux qui font la richesse de ce pays, c'est-à-dire les travailleuses et les travailleurs.
00:02:30Un sommet sous très haute surveillance. Ça se passe aujourd'hui au Danemark, à Copenhague précisément. Emmanuel Macron d'ailleurs sera sur place.
00:02:37Oui, alors ça devrait prendre une tournure toute particulière, Julien, puisque le pays a été perturbé ces dernières semaines à cause de survols de drones.
00:02:45Bonjour Anthony Lebeau, vous suivez justement le déplacement du chef de l'État. Il doit être question de l'aide à l'Ukraine, de la défense également européenne, mais nul doute que les vols de ces drones sont évoqués.
00:02:58Oui, parce que ce sommet est sous très très haute surveillance, très clairement, et mesures exceptionnelles.
00:03:02Le Danemark a aussi décidé d'interdire cette semaine tous les vols de drones civils par mesure de sécurité.
00:03:08Alors tous les doigts sont pointés vers la Russie, qui nie pour l'instant toute implication dans ce survol mystérieux de drones dans l'espace aérien danois.
00:03:15En réponse, les mesures de sécurité ont été drastiquement durcies.
00:03:19L'OTAN a renforcé sa présence en mer Baltique.
00:03:21Les États-Unis et la Suède ont envoyé des moyens anti-drones.
00:03:24Fait rare, l'Allemagne a même décidé de déployer une frégate allemande dans le port de Copenhague dotée d'un système de protection aérien.
00:03:31La France participe aussi à cette large opération de sécurisation de ce sommet informel européen.
00:03:37Elle a envoyé 35 militaires, un hélicoptère et des moyens anti-drones.
00:03:41Mais finalement, au-delà de cette protection ponctuelle et temporaire, il s'agira aussi pour les leaders européens de discuter, de réfléchir,
00:03:46notamment des protocoles de réaction face à ces incursions de drones dans l'espace aérien européen.
00:03:51Plusieurs États d'ailleurs de l'Europe réclament et plaident pour un mur anti-drones le long de la frontière avec la Russie,
00:03:58pour lutter contre les provocations du Kremlin.
00:03:59L'Union européenne pourrait d'ailleurs s'inspirer de l'Ukraine qui, depuis trois ans de guerre maintenant, lutte contre ces drones envoyés par la Russie.
00:04:08D'ailleurs, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a annoncé l'envoi d'une équipe militaire ukrainienne spécialisée dans la lutte anti-drones
00:04:16pour mener des exercices communs avec ses partenaires européens ici au Danemark.
00:04:20– Anthony Lobos, merci beaucoup en direct de Copenhague avec Adrien Fache pour les images.
00:04:25Le shutdown, c'est un mot qui revient régulièrement dans l'actualité et qui vient évidemment des États-Unis.
00:04:30Vous commencez à y être habitué. Eh bien, les États-Unis ont basculé cette nuit dans ce fameux shutdown.
00:04:34– Comme quoi, Julien, il n'y a pas que la France, il y a des problèmes avec le budget.
00:04:38Pour bien comprendre, le shutdown, en fait, c'est l'arrêt des activités gouvernementales
00:04:42à la suite d'un désaccord sur le budget au Congrès.
00:04:45Très concrètement, ça veut dire quoi ?
00:04:47750 000 fonctionnaires qui seront au chômage technique, par exemple,
00:04:50que le trafic aérien pourrait être perturbé, puis de nombreuses aides sociales qui pourraient aussi ne pas être versées à temps.
00:04:56Ce n'était pas arrivé depuis 2018. A l'époque, c'était déjà, sous Donald Trump, ça avait duré 35 jours.
00:05:02– À l'étranger également, un séisme aux Philippines avec un bilan très lourd.
00:05:05– Oui, 69 personnes qui sont mortes, 150 blessées.
00:05:09Et puis le bilan est provisoire puisque les recherches, Julien, dans les décombres, se poursuivent encore aujourd'hui.
00:05:17– Vous le voyez avec ces rubans qui sont accrochés à nos boutonnières.
00:05:21C'est le début d'un rendez-vous que vous connaissez maintenant.
00:05:22Octobre rose, un mois pour sensibiliser le plus de monde possible à la lutte contre le cancer du sein.
00:05:28– Un cancer qui touche quand même une femme sur huit.
00:05:31C'est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.
00:05:35C'est pour cela que le dépistage est l'une des clés.
00:05:38Il est normalement système ethnique à partir de 50 ans.
00:05:41– On a des patientes, oui, qui viennent deux ans et demi, trois ans, entre deux mammots.
00:05:45Si le cancer se développe, on le voit plus tardivement.
00:05:48On est dans des protocoles un peu plus lourds et une augmentation de la mortalité.
00:05:52– Avez-vous acheté vos billets de train pour les vacances de Noël d'ores et déjà
00:05:59et pour les fêtes de fin d'année en général ?
00:06:02Le coût d'envoi de la vente des billets a été donné ce matin ?
00:06:05– Oui, ça paraît loin Noël, Julien, mais vous allez voir que finalement pas tant que ça
00:06:08parce que depuis 6 heures, effectivement, les ventes sont ouvertes.
00:06:12il y a quand même, c'est le moment en fait, on peut acheter ses billets moins chers,
00:06:15jusqu'à moins 30% d'économie, enfin jusqu'à 30% d'économie.
00:06:19Il faut faire vite, donc ça concerne la période du 14 décembre au 7 janvier pour le TGB.
00:06:24– Oui, il faut effectivement se dépêcher pour acheter ses billets.
00:06:27Merci beaucoup Pauline, on vous retrouve évidemment à 11h.
00:06:29pour un dernier point sur l'actualité et notamment sur la garde à vue qui est en cours,
00:06:33celle du célèbre psychanalyste Gérard Miller.
00:06:36Il est entendu, on vous l'a dit dans le journal, pour des accusations de viol et d'agression sexuelle
00:06:41avec une enquête qui a été ouverte il y a un peu plus d'un an maintenant,
00:06:44la suite de plaintes déposées par plusieurs femmes dont certaines étaient mineures à l'époque des faits.
00:06:50Nous avons pu recueillir le témoignage de l'une des plaignantes.
00:06:53Écoutez.
00:06:54– Il m'a servi une boisson rapidement.
00:06:57J'étais pas très bien, mais j'étais pas mal non plus.
00:07:00Et je me suis retrouvée déshabillée sur un lit.
00:07:04Il était sur moi et que du coup je ne pouvais pas bouger.
00:07:08Il m'a dit ça va bien se passer, détends-toi, sauf que c'était pas du tout le cas.
00:07:13Il me touchait, je savais pas quoi faire en fait.
00:07:16C'est vrai qu'à 15 ans franchement, on s'imagine pas tellement ce genre de choses.
00:07:20C'est cette personne quand même à l'âge de mon père, donc j'avais...
00:07:25On est très naïfs je pense aussi.
00:07:27Face à une figure médiatique, on n'est pas grand-chose.
00:07:31– C'est un récit évidemment glaçant qu'on vient d'entendre.
00:07:34On rappelle la présomption d'innocence totale pour Jérard Miller qui est donc entendue en ce moment.
00:07:39Pour nous éclairer d'ailleurs sur le côté juridique de cette affaire,
00:07:43Maître Carbon de Cèze est avec nous, avocat pénaliste.
00:07:45Bonjour à vous Maître.
00:07:46– Bonjour Monsieur.
00:07:47– Merci d'être là.
00:07:48Expliquez-nous ce qui est en train de se passer en ce moment en garde à vue,
00:07:51probablement en tout cas et surtout pourquoi il a fallu attendre un an et demi
00:07:54avant que la police entende la personne mise en accusation.
00:07:58– Alors ce qui se passe c'est qu'à la brigade de protection des mineurs,
00:08:02on interroge Monsieur Miller sur les accusations qui sont portées contre lui
00:08:07par un nombre assez conséquent de femmes.
00:08:10– On organise aussi par exemple pendant sa garde à vue des confrontations avec celles-ci.
00:08:14– Ah oui, il y a des plaignantes qui peuvent être présentes.
00:08:19– Oui, qui peuvent être présentes, pas à l'intégralité des auditions évidemment,
00:08:22mais avec des auditions spécifiques sous forme de confrontations.
00:08:26Pourquoi on attend longtemps ?
00:08:27C'est dans les services de police les plus affûtés, les plus techniques.
00:08:32La garde à vue n'est pas un moyen de pression mais vient clôturer l'enquête si vous voulez.
00:08:36– Oui, donc on a réuni un certain nombre d'éléments qu'on considère suffisants et probants.
00:08:43– On attend d'avoir un dossier le plus solide possible.
00:08:46– C'est ça, contrairement à certains autres services qui préfèrent faire la garde à vue
00:08:49au tout début pour obtenir des aveux.
00:08:51Et là en fait, en réalité, ces services de police-là mettent en face des accusations
00:08:57et des éléments qu'ils ont pu réunir, le garder à vue et le confrontent à la réalité du dossier.
00:09:03– L'avocat est présent ?
00:09:04– L'avocat est présent dès la première heure.
00:09:06– Et il intervient ?
00:09:07– Il intervient, oui, oui, il y a des séquences pendant lesquelles on le laisse poser des questions.
00:09:13Ça, c'est son intervention pendant l'audition.
00:09:15Et hors audition, il intervient car de temps en temps, il a le droit de s'entretenir avec son client.
00:09:19– D'accord, mais si une question est posée à l'accusé, il ne répond pas à sa place ?
00:09:23– Non, ce n'est pas à l'américaine.
00:09:25– Non, non, non, il n'y a même pas un délai de concertation.
00:09:28Ça, c'est la garde à vue, elle est entre le gardé à vue et l'officier de police judiciaire.
00:09:32À la fin de certaines séquences de l'audition, l'avocat peut poser des questions.
00:09:38– Il est là pour vérifier que tout se passe selon la procédure normale ?
00:09:41– Alors d'abord, il certifie effectivement qu'il n'y a pas de dérive par rapport à la procédure,
00:09:46mais il est là aussi pour assister son client,
00:09:49c'est-à-dire poser les questions qui s'imposent dans le sens de l'intérêt de la défense.
00:09:54– Il y a des dizaines de femmes qui se sont signalées à la suite des premiers signalements.
00:09:59Justement, il y a eu un effet un petit peu boule de neige.
00:10:01Expliquez-nous comment ça se passe sur le plan de la prescription,
00:10:04parce que quand l'enquête a été ouverte, ça concernait des cas entre 1995 et 2005.
00:10:08– Oui, alors d'abord, j'ai cru lire, parce que je ne suis pas dans le dossier,
00:10:14qu'il y en avait certaines qui étaient mineures.
00:10:16Vous savez que dans ces cas-là, la prescription est distincte.
00:10:18– Alors non, justement, expliquez-le nous.
00:10:20– C'est notamment le cas de la plaignante qu'on a entendue,
00:10:22qui avait 15 ans au moment des faits.
00:10:24– Oui, c'est ce que j'ai compris quand elle a fait son témoignage,
00:10:28qui est assez poignant d'ailleurs, parce qu'on voit le côté désemparé.
00:10:32Et puis, il y a pu y avoir des plaintes qui ont interrompu la prescription.
00:10:35Vous savez que la prescription, ce n'est pas un jeu continu.
00:10:38Il peut y avoir des actes qui viennent l'interrompre.
00:10:40Donc, précisément, pour faire le lien avec votre question précédente,
00:10:43le travail de l'avocat, c'est de vérifier si certains faits sont prescrits ou non
00:10:48par rapport aux dates qui sont énoncées dans la procédure.
00:10:52Normalement, s'agissant d'un service de police bien tenu,
00:10:55c'est un tri qui a déjà été fait,
00:10:57parce que vous savez que la police travaille notamment sous la supervision du parquet.
00:11:01Mais ils peuvent être tentés aussi, du côté de la police judiciaire,
00:11:06de tout mettre dans le dossier pour lui donner une couleur plus accablante.
00:11:10– La question du consentement est évidemment très importante aussi dans ce dossier,
00:11:16parce qu'on sait que les accusatrices, certaines d'entraînent en tout cas,
00:11:19disent qu'elles ont été hypnotisées, que leur jugement a été altéré.
00:11:23Comment aujourd'hui le droit définit-il la notion de consentement ?
00:11:28– La notion de consentement, elle est assez précise en réalité.
00:11:32Il y a eu tout le débat, je pense que vous faites allusion à tout le débat législatif
00:11:34pour réintroduire dans la notion de viol la notion de consentement.
00:11:37En réalité, vous savez le droit, il y a plusieurs sources,
00:11:40l'usage, la jurisprudence et la loi, c'est un distinguo que la jurisprudence opère depuis longtemps.
00:11:46Donc dans ce qu'on appelle, dans le langage juridique,
00:11:49la construction prétorienne de la règle,
00:11:51c'est-à-dire comment la jurisprudence précise la règle,
00:11:54le consentement a toujours été là.
00:11:56Au cas particulier, ce qui est assez original,
00:11:58c'est qu'on parle d'une hypnose, donc d'une emprise,
00:12:02c'est-à-dire l'impossibilité de manifester son consentement.
00:12:05Mais ça va poser un sujet, je pense,
00:12:08c'est la preuve de la manœuvre de l'hypnose
00:12:11pour obtenir les faveurs des conquêtes de M. Miller.
00:12:16La preuve est jusqu'à quel degré d'hypnose est-on ?
00:12:20Parce que lui dit, oui, il y avait hypnose,
00:12:22mais très légère et pas suffisante pour altérer le consentement.
00:12:25C'est ça sa ligne de défense jusque-là.
00:12:27Et vous avez raison, c'est un vrai sujet,
00:12:30c'est-à-dire dans quelle mesure quelqu'un peut voir sa volonté
00:12:35totalement abolie par l'opération d'une hypnose.
00:12:41Qu'est-ce que c'est que l'hypnose ?
00:12:42Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ?
00:12:43Est-ce qu'il y a des nuances dans la possibilité d'être hypnotisé ?
00:12:48Est-ce qu'on peut l'être légèrement, totalement ?
00:12:50C'est à ça que va s'intéresser le droit,
00:12:52c'est-à-dire on va faire venir des experts,
00:12:54et ces experts vont dire c'est vrai, c'est faux.
00:12:57Parce qu'il n'y a pas de précédent connu sur des viols sous hypnose.
00:13:00Vous avez déjà entendu ça, vous ?
00:13:01On a évidemment beaucoup parlé de la soumission chimique
00:13:03avec l'affaire Pellicot, mais sur l'hypnose ?
00:13:06Non, en tout cas, moi je n'en ai jamais eu connaissance en 27 ans de barreau.
00:13:10C'est tout ce que je peux vous dire.
00:13:11Quelles peuvent être les options à l'issue de la garde à vue ?
00:13:14Alors, une première option, c'est la convocation par officier de police judiciaire,
00:13:19c'est-à-dire qu'on renvoie tout en correctionnel.
00:13:22Ça m'étonnerait beaucoup, parce que là,
00:13:24il y a quand même des accusations de viol et d'agression sexuelle.
00:13:27Donc la politique du parquet actuellement n'est pas de renvoyer le tout en correctionnel
00:13:32en requalifiant l'ensemble en agression sexuelle,
00:13:34mais c'est une possibilité.
00:13:35Alors que viol, c'est criminel.
00:13:37Viol, ce sont les assis.
00:13:37Viol, ce sont les assis.
00:13:38Vous avez tout à fait raison, pardon de ne pas avoir précisé ça dès le début.
00:13:42La deuxième possibilité, c'est qu'il soit déféré devant un procureur de la République,
00:13:47qui va lui signifier qu'il a saisi un juge d'instruction,
00:13:50qu'il aille s'expliquer chez le juge d'instruction,
00:13:52et qu'on envisage un débat devant le juge de la liberté et de la détention.
00:13:56Donc là, de toute façon, il est parti pour une longue séquence.
00:14:00Merci beaucoup, Maître Carbon de Cesse, pour cet éclairage juridique
00:14:05qui nous permet d'y voir un petit peu plus clair sur les issues possibles de cette garde à vue
00:14:09qu'on surveille.
00:14:10Évidemment, la garde à vue, c'est 48 heures, sauf erreur.
00:14:12Dans l'actualité, également, la mobilisation sociale,
00:14:17parce que c'est demain que les manifestations sont prévues.
00:14:21L'intersyndicale appelle à la grève après le premier rassemblement du 18 septembre.
00:14:26Mais il semble qu'il pourrait y avoir moins de monde
00:14:30qu'il y a eu le 18 septembre dans la rue.
00:14:34Gaëtan Mélin nous a rejoints pour y voir un petit peu plus clair.
00:14:37Que disent Gaëtan les syndicats sur les prévisions de mobilisation ?
00:14:42Ça semble quand même nettement en deçà de ce qui s'était passé lors du 18 septembre
00:14:46et encore plus lors du bloc en tout le 10 septembre.
00:14:47Oui, tout à fait.
00:14:48On le voit bien d'ailleurs dans les prévisions de trafic qui ont été publiées
00:14:52et par la RATP hier et par la SNCF,
00:14:54avec effectivement une mobilisation qui est un peu moins forte que le 18.
00:15:01À cela, vous rajoutez effectivement les pharmacies qui, souvenez-vous,
00:15:04étaient fermées le 18 septembre, qui pour le coup là seront ouvertes.
00:15:09Parce qu'elles ont eu gain de cause entre temps.
00:15:10Elles ont obtenu gain de cause, effectivement.
00:15:12Donc oui, une mobilisation un peu moins forte, mais qui s'explique assez facilement.
00:15:16Pourquoi ? Parce qu'en début, on est à la rentrée.
00:15:21Faire grève aujourd'hui, ça coûte de l'argent parce qu'effectivement,
00:15:24vous ne travaillez pas, donc vous n'êtes pas payés.
00:15:27Et en ce moment, on voit bien que cette question du pouvoir d'achat et du salaire,
00:15:31elle est tout simplement centrale pour un certain nombre de ménages
00:15:34qui ne peuvent pas se permettre dans le même mois,
00:15:38ou quasi, puisqu'on sera le 2 octobre, de faire deux jours de grève.
00:15:43Donc voilà.
00:15:44Et puis, il y a aussi effectivement beaucoup de questions sur la capacité
00:15:48de cet intersyndical à obtenir gain de cause auprès du Premier ministre.
00:15:53puisque, on le rappelle, les huit organisations syndicales
00:15:57ont été reçues par Sébastien Lecornu.
00:16:00Ce dernier les a écoutées.
00:16:02Mais finalement, il n'est rien ressorti des revendications
00:16:06portées par cet intersyndical,
00:16:10notamment par la CGT qui, vous le savez,
00:16:11demandait l'abrogation de la réforme des retraites
00:16:14et un certain nombre de garanties sur le budget de 2026.
00:16:17Puisque vous nous amenez sur le terrain politique, Gaëtan, Guillaume Daré,
00:16:20est-ce que, si la mobilisation est moins forte pour demain,
00:16:24ça pourra donner un peu d'air au Premier ministre Sébastien Lecornu
00:16:28dans ses consultations actuelles
00:16:30pour constituer à la fois un budget et un gouvernement ?
00:16:33Oui, et il assure de toute façon qu'effectivement,
00:16:35si pour l'instant il n'a pas avancé de piste,
00:16:36il le fera lors de la présentation du budget
00:16:38et de la déclaration de politique générale la semaine prochaine.
00:16:42Il concède effectivement qu'il ne veut pas revenir
00:16:44et renoncer à la réforme des retraites,
00:16:46mais redit, c'est ce que son entourage nous répète,
00:16:49qu'il y aura des choses sur la question notamment
00:16:50des carrières longues, des femmes ou de la pénibilité.
00:16:54En disant, on l'évoquera tout à l'heure,
00:16:55que c'est une forme et c'est un des éléments de la rupture
00:16:58qu'il avait promise sur le fond et sur la forme.
00:17:02Mais c'est vrai qu'on voit la difficulté,
00:17:03y compris pour la mobilisation sociale et syndicale,
00:17:06de boxer un peu dans le vide parce qu'il y a un Premier ministre,
00:17:08mais il y a un ministre de l'économie démissionnaire,
00:17:10il y aura probablement un nouveau ministre de l'économie.
00:17:12Donc finalement, il n'y a pas vraiment d'autres interlocuteurs
00:17:14qu'un Premier ministre qui les reçoit poliment,
00:17:15mais qui pour l'instant ne l'aurait remis sur la table.
00:17:17Quels peuvent être les autres moyens d'action, Gaétane,
00:17:19pour les syndicats si la mobilisation les déçoit demain ?
00:17:22Eh bien, tout simplement garder cette espèce de pression
00:17:25sur le Premier ministre qui, on le rappelle, Guillaume,
00:17:27a l'intention de les revoir à nouveau
00:17:30et de leur réserver finalement certaines annonces
00:17:33concernant ce budget de 2026.
00:17:37Sébastien Lecornu parle d'un budget de rupture.
00:17:40Il veut justement que les organisations syndicales
00:17:43soient davantage considérées.
00:17:44Et donc cette réunion, elle sera très importante
00:17:46parce qu'effectivement, elle viendra peut-être
00:17:48après une mobilisation moins forte que celle du 18 septembre.
00:17:53Mais néanmoins, le Premier ministre aura en face de lui
00:17:55des interlocuteurs qu'il ne veut pas finalement fâcher.
00:18:00Donc, il aura à cœur, je pense, de trouver des mots pour les rassurer,
00:18:06notamment sur l'élaboration de ce budget pour 2026.
00:18:09Sébastien Lecornu, qui est un peu comme ses prédécesseurs,
00:18:11qui fait le pari d'essayer de décrocher la CFDT, comme souvent.
00:18:15Avec le pari et l'idée que s'il décroche la CFDT,
00:18:18ce sera difficile pour les socialistes ensuite de le censurer.
00:18:21Parce qu'on sait qu'il y a une proximité idéologique en disant
00:18:23si finalement la CFDT réussit à se mettre d'accord avec Matignon
00:18:27sur un certain nombre de points, notamment d'amélioration
00:18:29de la réforme des retraites.
00:18:31Ce sera compliqué pour les socialistes ensuite
00:18:33de faire tomber le gouvernement.
00:18:35C'est son pari.
00:18:36On verra s'il est réussi ou pas.
00:18:37Alors, il n'y a pas encore d'annonce.
00:18:38Cela dit, il y a des pistes.
00:18:39Il y a des ballons d'essai, comme on dit,
00:18:40notamment sur une baisse de la CSG pour les bas salaires.
00:18:44C'est la piste dont on entend beaucoup parler,
00:18:46surtout qu'elle est demandée par les socialistes.
00:18:48Oui, tout simplement parce qu'aujourd'hui,
00:18:50quelle est la question centrale ?
00:18:52Ce qui préoccupe les Français, c'est le pouvoir d'achat.
00:18:55Et le pouvoir d'achat, il passe par une augmentation des salaires.
00:18:58Et si on rapproche effectivement le brut du net,
00:19:02puisque vous le savez, il y a une très grosse différence
00:19:04qui aujourd'hui pèse notamment sur ces fameuses cotisations.
00:19:08Eh bien, si on réduit cette part de CSG payée
00:19:12par les salariés aujourd'hui,
00:19:14eh bien, effectivement, on redonne un peu d'air.
00:19:17On redonne plus de salaires et donc plus de pouvoir d'achat.
00:19:20Donc oui, l'idée fait son chemin.
00:19:22Après, de toute façon, il faudra bien trouver un pendant à cette décision.
00:19:27Parce que si ce ne sont plus les salariés qui payent cette CSG,
00:19:32eh bien, qui la paiera ?
00:19:33Est-ce qu'on aura une augmentation de la TVA, TVA sociale ?
00:19:36Ou bien, est-ce qu'on fera porter cette augmentation de la CSG
00:19:39aux retraités les plus aisés ?
00:19:42Souvenez-vous, au début du quinquennat, du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
00:19:46eh bien, ça avait été l'une des questions centrales des Gilets jaunes
00:19:50et qui avait forcé d'ailleurs Emmanuel Macron à faire marche arrière
00:19:53et à concentrer la hausse de la CSG sur les retraités les plus aisés
00:19:57en épargnant les plus modestes.
00:19:58C'est compliqué parce que donner un peu aux socialistes pour les contenter
00:20:01peut-être sur la CSG en augmentant d'autres impôts,
00:20:03c'est se braquer et se fâcher peut-être avec les Républicains
00:20:05qui disent, eux, non, il ne faut pas toucher aux retraités,
00:20:08il ne faut pas augmenter les autres impôts.
00:20:09C'est la cadrature du cercle pour le Premier ministre.
00:20:12Réponse sur tous ces questionnements dans les jours qui viennent,
00:20:15on l'espère, en tout cas.
00:20:18Réponse également dans l'affaire Jubilard, peut-être, en tout cas,
00:20:21la confidente Delphine Jubilard est interrogée, auditionnée aujourd'hui
00:20:26et ce qu'elle va dire est évidemment particulièrement attendu par les jurés
00:20:29pour se faire leur conviction sur une éventuelle culpabilité
00:20:34ou innocence de Cédric Jubilard.
00:20:36On va à Alvi dans quelques instants, à tout de suite.
00:20:37C'est un procès qui vous passionne et que nous suivons de près,
00:20:41évidemment, sur BFM TV, le procès de Cédric Jubilard.
00:20:43On va faire notre détour quotidien par la cour d'assises du Tarn
00:20:48à direction Albi pour le procès où les débats ont repris il y a maintenant
00:20:51une heure et demie.
00:20:52Hier, on vous l'a dit, sur cette antenne, la journée a été difficile
00:20:55pour la défense.
00:20:59Eh bien, ça devrait continuer aujourd'hui parce qu'il y a d'autres témoignages
00:21:01de proches de Delphine qui sont attendus.
00:21:04Et il y a notamment, Mathias Tesson, vous qui êtes sur place,
00:21:06une audition qui est particulièrement scrutée.
00:21:09C'est celle de la confidente de Delphine Jubilard.
00:21:13Et elle est en train de raconter en ce moment même
00:21:15que la séparation, Cédric Jubilard, il la vivait particulièrement mal.
00:21:19Oui, vous l'avez dit Julien, c'est évidemment une des positions très importantes aujourd'hui,
00:21:26celle de la meilleure amie du couple Jubilard, puisque cette femme qui s'appelle Anne
00:21:30a reçu les confidences à la fois de l'un mais aussi de l'autre.
00:21:34Et elle nous en dit un peu plus ce matin, notamment sur le contexte de séparation
00:21:37de ce couple, couple qui selon elle a commencé à se déliter à l'été 2020.
00:21:42À ce moment-là, Delphine a déjà pris sa décision, elle veut quitter Cédric.
00:21:47À partir de l'été 2020, c'est un stade de non-retour pour Delphine, dit-elle.
00:21:51Cédric n'a pas de CDI ni de stabilité financière, et ça, ça n'est plus acceptable pour elle.
00:21:56Les doutes de Cédric vont alors commencer à s'immiscer dans sa tête.
00:22:00L'homme va commencer à imaginer une éventuelle relation extra-conjugale,
00:22:05et il va alors fliquer, selon les termes de la témoin, Delphine.
00:22:09Il va quand même commencer à avoir un comportement pour le moins inquiétant.
00:22:13Il la surveillait, dit-elle. Il n'était pas d'accord de se séparer, explique cette témoin.
00:22:18L'homme avait même pu menacer de se pendre.
00:22:21Des menaces commencent même à être émises par Cédric.
00:22:24Si elle a un amant, je vais lui faire à l'envers, aurait dit Cédric toujours à cette témoin.
00:22:30Le matin du 16 décembre, le matin de la disparition,
00:22:33il y a une conversation téléphonique entre cette témoin et Cédric Jubilard.
00:22:38Et Cédric Jubilard lui révèle alors avoir capté dans le téléphone de Delphine quelque chose.
00:22:44J'ai grillé Delphine en train d'envoyer une photo à un type, très probablement son amant.
00:22:50Sa déposition à cette témoin se poursuit toujours à la cour d'assises du Tarn.
00:22:55Cédric Jubilard écoute attentivement, mais toujours sans aucune réaction particulière.
00:23:00C'est ce qui caractérise son attitude depuis le début de ce procès.
00:23:03Merci beaucoup Mathias Tesson en direct d'Albi.
00:23:06C'est très important Pauline, on revenait à cette conversation dont Mathias Tesson vient de nous parler
00:23:10parce qu'on sent que ça peut être un moment de bascule dans cette affaire.
00:23:14Oui, parce qu'il y a plusieurs indices.
00:23:16Si elle a un amant, je vais lui faire à l'envers et je l'ai grillé en train d'envoyer une photo à un type.
00:23:22Donc j'ai des doutes, puis j'ai peut-être un début d'indice.
00:23:27Donc ce qu'il faut essayer de comprendre, et c'est sans doute ce que font les jurés en ce moment,
00:23:31que s'est-il passé dans la tête de Cédric Jubilard ?
00:23:33Est-ce que, je ne sais pas parce que moi je ne suis pas psychiatre ou psychologue,
00:23:37est-ce qu'à un moment il y a un verrou qui peut sauter dans sa psyché
00:23:40et se dire que c'est aller trop loin et que pour lui, à ses yeux, c'est un point d'un retour ?
00:23:44C'est effectivement l'enjeu de cette semaine.
00:23:46Là c'est intéressant, on est exactement, je me disais ce matin, à mi-parcours.
00:23:50On est exactement au milieu du guet.
00:23:52Autant la première semaine, la défense de Cédric Jubilard a semblé marquer pas mal de points
00:23:56en présentant quelqu'un d'assez posé, assez constant dans ses déclarations,
00:24:01autant cette deuxième semaine est plus compliquée.
00:24:03Et la semaine 3 qui s'annonce va être très difficile aussi
00:24:06puisqu'il y a des témoins capitaux qui sont attendus à la barre.
00:24:08Et en disant que vous n'êtes pas psychologue, vous tournez vers Florent Gatterias
00:24:11qui est lui, psychocriminologue et qui est avec nous ce matin.
00:24:13Bonjour.
00:24:14D'abord, expliquez-nous ce qui peut être en train de se passer
00:24:17dans la tête de Cédric Jubilard en ce moment même.
00:24:19Il est en train d'entendre la déposition de cette confidente
00:24:22qu'il connaît évidemment par cœur, qu'il n'a pas vue depuis longtemps
00:24:25et qui est en train de le charger.
00:24:27Comment ça doit se passer dans sa tête ?
00:24:28Quels sont les mécanismes qui sont en marche ?
00:24:30Alors, c'est difficile de parler à la place de quelqu'un d'autre.
00:24:33Néanmoins, il est évident que quelqu'un qui est accusé
00:24:37de la façon dont est Cédric Jubilard
00:24:40voit une sorte de piège se refermer sur lui
00:24:46où il y a un ensemble de critiques
00:24:49qui viennent mettre en avant des parts de sa personnalité
00:24:53qui, indépendamment de sa culpabilité,
00:24:57viennent remettre en cause son image
00:25:00et ce qu'il défend depuis le début.
00:25:03Ce qu'il défend, c'est cette personnalité
00:25:05qui se fissure un petit peu.
00:25:08On voit que c'est un homme qui, à la fois,
00:25:11peut extrêmement garder son sang-froid.
00:25:14On le voit notamment avec son employeur
00:25:16quand il a été licencié.
00:25:19On le voit au cours du procès.
00:25:20Et en même temps, il y a des moments
00:25:22où il perd ce sang-froid
00:25:24et où il peut exprimer quelque chose
00:25:26qui est de nature violente.
00:25:27Comme dans l'éducation de ses enfants notamment
00:25:29puisqu'on a eu des témoignages.
00:25:31Comme dans l'éducation de ses enfants,
00:25:32voire même vis-à-vis de Delphine,
00:25:35selon un témoignage.
00:25:36Donc c'est comme témoignage à corroborer.
00:25:38Néanmoins, c'est une personnalité
00:25:41qui, en fonction des situations
00:25:42et notamment du type de pouvoir,
00:25:45ce qu'on a vu d'ailleurs
00:25:46avec les différents autres témoins,
00:25:49en fonction du pouvoir qu'il peut avoir sur les gens,
00:25:52il aura une réaction différente
00:25:55avec quelque chose du domaine
00:25:57à la fois émotionnel
00:25:59et même proche de la violence,
00:26:01de l'agressivité.
00:26:02Est-ce que c'est ce qu'on appelle
00:26:03une personnalité clivée, c'est ça ?
00:26:05Alors, ce n'est pas nécessairement du clivage
00:26:07parce que ça peut être très adapté
00:26:09en fonction des situations.
00:26:11En tout cas, c'est une personnalité
00:26:12qui profite d'une situation
00:26:17pour pouvoir s'imposer auprès des personnes.
00:26:19Avec un sentiment de puissance
00:26:23à un instant T.
00:26:24C'est ça.
00:26:25Est-ce que ce qui est en train de se passer
00:26:27peut le faire vriller
00:26:29parce qu'il va être attaqué,
00:26:31son image va en prendre un coup ?
00:26:32Est-ce que c'est peut-être là-dessus
00:26:33que compte l'accusation ?
00:26:36Généralement, ce genre de personnalité
00:26:38tient le coup assez longtemps.
00:26:40Ah oui ?
00:26:40Parce que ça fait partie...
00:26:42Quelque part, l'image qu'il renvoie aux autres
00:26:45n'a une importance que limitée.
00:26:50Donc, il faudrait vraiment
00:26:51qu'il soit remis en question
00:26:52de façon assez fondamentale.
00:26:55Il peut y avoir aussi l'influence
00:26:57de ses conseils, de ses avocats
00:26:59qui viennent lui dire que là, peut-être,
00:27:01il faudrait qu'il mette un petit peu
00:27:03d'eau dans son vin.
00:27:06Ne serait-ce que dans la façon
00:27:07de se présenter, de se montrer.
00:27:10Mais c'est le genre de personnalité
00:27:15qui ne craque que vis-à-vis d'une preuve
00:27:17et non pas par rapport à un sentiment
00:27:19éventuellement de culpabilité.
00:27:21Et encore une fois,
00:27:23on parle de façon générale,
00:27:24pas nécessairement par rapport
00:27:27à la culpabilité réelle de M. Jubilard.
00:27:30Ce qui explique sans doute en grande partie
00:27:31effectivement son comportement
00:27:33depuis le début de l'audience
00:27:34et ce côté presque inflexible
00:27:36que nous décrivait Mathias Tesson tout à l'heure
00:27:39et qui jouera certainement
00:27:40un rôle très très important
00:27:41au moment du verdict,
00:27:43la délibération des jurys.
00:27:44Merci beaucoup pour votre éclairage,
00:27:46Florent Gatterias,
00:27:47la justice qui est décidément au cœur
00:27:49de l'actualité de cette journée
00:27:51parce qu'on a voulu revenir
00:27:54sur la condamnation de Nicolas Sarkozy
00:27:57mais par le biais de l'opinion publique
00:27:59et de demander aux Français
00:27:59ce qu'ils pensaient des juges,
00:28:02de la justice, d'une façon générale,
00:28:04pas spécifiquement sur l'affaire Sarkozy,
00:28:05c'est important de le préciser,
00:28:07mais c'était un jugement
00:28:08très très polémique.
00:28:09Alors que pensent les Français de la justice ?
00:28:11Vous allez voir avec ces résultats
00:28:12qui sont partagés,
00:28:13mais la majorité juge quand même
00:28:15que les juges sont impartiaux.
00:28:17Voilà, c'est le premier renseignement important
00:28:19de ce sondage,
00:28:21même si quand même il y en a plus de 4 sur 10
00:28:22qui disent qu'elle est politisée,
00:28:24ça n'est pas du tout marginal.
00:28:26Et puis, il y a aussi d'autres résultats
00:28:29sur les attaques contre la justice.
00:28:32On voit que trois quarts des Français
00:28:33sont choqués par ces attaques
00:28:35contre la présidente du tribunal
00:28:37qui a subi des menaces,
00:28:39on le sait.
00:28:40Voilà donc pour ces chiffres.
00:28:43Et puis, la fameuse règle
00:28:44de l'exécution provisoire.
00:28:46Vous avez pratiquement 40% des Français
00:28:49qui estiment que cette règle est injuste
00:28:52pour 6 sur 10,
00:28:53qui pensent que c'est une règle juste.
00:28:55Pauline Revena,
00:28:56est-ce que ces résultats,
00:28:58ils sont surprenants
00:29:00par rapport à tout ce qu'on a entendu
00:29:01depuis la semaine dernière ou pas ?
00:29:02Quels enseignements vous en tirez ?
00:29:03Ce qui est intéressant,
00:29:04c'est la différence
00:29:06entre la vague de commentaires
00:29:09qu'a suscité la condamnation
00:29:11de Nicolas Sarkozy
00:29:12et la boussole que mettent les Français
00:29:14et la manière dont ils jugent la justice.
00:29:17Moi, ce que j'entends,
00:29:18c'est que la justice,
00:29:19elle a fait un peu un mea culpa
00:29:20sur cette décision,
00:29:21notamment à l'audience solennelle avant-hier
00:29:23où le nouveau président
00:29:24du tribunal judiciaire de Paris
00:29:26expliquait,
00:29:26il faut qu'on s'adapte,
00:29:27la société a évolué,
00:29:29il faut que la justice
00:29:30se rende lisible et pédagogique.
00:29:32À ma petite échelle,
00:29:32c'est ce qu'on a essayé de faire en plateau
00:29:34et ça n'a pas été évident.
00:29:36Croyez-moi,
00:29:36ça n'a pas été évident.
00:29:37D'abord,
00:29:38parce que c'est des décisions
00:29:39très techniques
00:29:40et qu'il y a tout un flot
00:29:41de commentaires politiques
00:29:42qui vient se greffer
00:29:43sur une décision de justice.
00:29:45Mais,
00:29:45moi,
00:29:46ça me rassure
00:29:46d'une certaine manière
00:29:47parce que je me dis
00:29:48que les Français
00:29:48savent faire la part des choses
00:29:50et savent comprendre
00:29:51que,
00:29:52notamment,
00:29:53les attaques
00:29:54contre la présidente
00:29:55du tribunal correctionnel
00:29:56ad nominem,
00:29:56elles n'ont pas lieu d'être,
00:29:58que la justice,
00:29:59elle va essayer
00:30:00de se rendre lisible,
00:30:01pédagogique,
00:30:02visible.
00:30:03Moi,
00:30:03j'espère que ce n'est pas
00:30:03un vœu pieux,
00:30:04simplement,
00:30:04c'est ce que je dis.
00:30:05Pour expliquer la méthode,
00:30:06lui,
00:30:07il souhaite qu'il y ait
00:30:07notamment des notes de synthèse
00:30:09qui soient distribuées.
00:30:09Alors,
00:30:09des notes de synthèse,
00:30:10et ce que j'ai compris,
00:30:11des porte-parolas
00:30:12qui seraient désignées
00:30:12dans chaque juridiction
00:30:13pour qu'à chaque grosse affaire,
00:30:15type le procès de Marine Le Pen
00:30:16en appel,
00:30:17type le procès de Nicolas Sarkozy
00:30:18en appel,
00:30:19quelqu'un de la juridiction
00:30:20descende et explique
00:30:21voilà pourquoi est-ce qu'on est
00:30:22entré en voie de condamnation,
00:30:23voilà pourquoi est-ce qu'on a
00:30:24condamné quelqu'un
00:30:25et non pas recevoir par mail
00:30:27les 380 pages de jugement
00:30:28qui,
00:30:29vous l'admettrez,
00:30:30sont difficiles à digérer
00:30:31dans la foulée
00:30:32et le temps de les digérer,
00:30:34il y a tout ce flot de commentaires
00:30:35qui va arriver
00:30:36et qui va peut-être biaiser
00:30:37la lecture de cette décision judiciaire.
00:30:39Donc,
00:30:39moi je trouve que ce sondage,
00:30:41il est intéressant
00:30:42parce que les Français
00:30:43savent
00:30:44où est le juste
00:30:46et qu'ils sont quand même
00:30:48choqués par les attaques
00:30:49dirigées par la prison
00:30:50du tribunal correctionnel.
00:30:51Ça veut dire aussi,
00:30:52Guillaume Daré,
00:30:52que sur le plan politique,
00:30:54les discours très critiques
00:30:56qu'on a entendus
00:30:56depuis la semaine dernière
00:30:57n'ont pas porté tant que ça.
00:30:58Je dirais finalement
00:30:59que les avocats de Nicolas Sarkozy
00:31:00n'ont pas convaincu le tribunal
00:31:01et ils n'ont pas convaincu
00:31:02les Français non plus.
00:31:03Pas de façon massive.
00:31:04Pas de façon massive en tout cas
00:31:05parce qu'ils ont été extrêmement présents
00:31:07et il y a eu un certain nombre
00:31:08de responsables politiques
00:31:09qui ont défendu Nicolas Sarkozy
00:31:10y compris d'ailleurs
00:31:11pas que Nicolas Sarkozy
00:31:13mais il y a des gens
00:31:13qui n'étaient pas forcément
00:31:15de son camp
00:31:16qui ont émis des doutes
00:31:17sur l'exécution provisoire
00:31:19pas tant sur la condamnation
00:31:20mais sur l'exécution provisoire
00:31:21et ce qu'on voit effectivement
00:31:22au travers de cette étude d'opinion
00:31:24c'est que finalement
00:31:25les Français jugent globalement
00:31:27la justice impartiale
00:31:29et sont choqués à la fois
00:31:30par les attaques contre la justice
00:31:32et j'allais dire
00:31:33même le cas de l'exécution provisoire
00:31:34finalement ça ne leur pose pas problème.
00:31:37Donc sur l'opinion
00:31:38finalement la défense de Nicolas Sarkozy
00:31:40vis-à-vis de la décision
00:31:42qui a été prise
00:31:42n'a pas convaincu non plus.
00:31:44Et pardon je reprends aussi
00:31:45la citation de Nicolas Sarkozy
00:31:46si quelqu'un a trahi les Français
00:31:47ce n'est pas moi
00:31:48c'est cette justice invraisemblable
00:31:49à laquelle vous venez d'assister
00:31:5064% des Français
00:31:52ne sont pas d'accord
00:31:53avec cette déclaration.
00:31:54Même si on rappelle donc
00:31:55que c'était un sondage
00:31:56en général sur la justice
00:31:57avec un échantillon de personnes
00:31:58et l'institution judiciaire
00:32:00le sondage qui est intervenu
00:32:01après cette condamnation
00:32:02mais dans les questionnements
00:32:03en tout cas
00:32:04ça n'était pas du tout lié
00:32:05directement à Nicolas Sarkozy.
00:32:05Avec des Français qui disent
00:32:06qu'ils ont confiance
00:32:07dans la justice
00:32:08alors qu'un certain nombre
00:32:09de responsables politiques
00:32:10sont venus dire
00:32:10qu'eux ils n'avaient plus
00:32:11tellement confiance dans la justice.
00:32:12Allez on va faire un détour
00:32:13ça n'était pas prévu
00:32:14mais l'actualité nous rattrape
00:32:16en Allemagne
00:32:16parce qu'à Munich
00:32:17la fête de la bière
00:32:18vous connaissez évidemment
00:32:19cet événement rituel
00:32:21traditionnel
00:32:22Oktoberfest
00:32:23la fête de la bière
00:32:24est fermée
00:32:24parce qu'il y a eu
00:32:24un incendie et une explosion
00:32:25qui a fait un mort
00:32:27bilan provisoire
00:32:28on va aller tout de suite
00:32:29en Allemagne
00:32:30retrouver notre correspondante
00:32:31Caroline Dubled
00:32:31Caroline quelles sont
00:32:32les informations
00:32:33dont vous disposez
00:32:34à ce stade ?
00:32:36Oui effectivement
00:32:37le maire de Munich
00:32:38a annoncé la fermeture
00:32:40de tout le site
00:32:41de la fête de la bière
00:32:42aujourd'hui
00:32:43du moins jusqu'à 17h
00:32:44le temps que des forces spéciales
00:32:46et des démineurs
00:32:46ratissent
00:32:47tout cet immense champ
00:32:50où se retrouvent
00:32:51jusqu'à plus de 300 000
00:32:52personnes par jour
00:32:53à l'origine de cette alerte
00:32:55à la bombe
00:32:55une lettre de menace
00:32:57qui a été écrite
00:32:59laissée par un homme
00:33:01qui ce matin
00:33:02aux alentours de 4h du matin
00:33:03aurait incendié
00:33:04la maison de ses parents
00:33:06lui-même
00:33:07se serait donné la mort
00:33:09et cette lettre
00:33:09a été ensuite retrouvée
00:33:11avec donc
00:33:12des menaces
00:33:13d'explosifs
00:33:14laissés à plusieurs endroits
00:33:15dans la ville
00:33:15dans la maison en question
00:33:17qui est encore en feu
00:33:18à l'heure où je vous en parle
00:33:19et aussi à la Thérèse
00:33:20il y a une vise
00:33:21là où a eu
00:33:21la fête de la bière
00:33:22donc pour le maire
00:33:23de la ville
00:33:23cette menace
00:33:24est à prendre
00:33:24très au sérieux
00:33:25donc ces mesures
00:33:26ont été prises immédiatement
00:33:27normalement
00:33:28la fête de la bière
00:33:29ouvre tous les jours
00:33:30à 10h
00:33:31pour laisser couler
00:33:33des millions
00:33:33de litres de bière
00:33:35aujourd'hui
00:33:35ils ne couleront pas
00:33:36du moins
00:33:36pas jusqu'à 17h
00:33:38l'homme a trouvé la mort
00:33:40une deuxième personne
00:33:41aurait disparu
00:33:41encore beaucoup
00:33:42de questionnements
00:33:43autour de cette affaire
00:33:44des coups de feu
00:33:45auraient aussi été entendus
00:33:46mais n'ont pas encore
00:33:47été confirmés
00:33:48donc voilà
00:33:48pour l'instant
00:33:49la fête de la bière
00:33:50éclose jusqu'à 17h
00:33:51et on vous laisse faire le tri
00:33:53entre toutes ces informations
00:33:54et
00:33:55vrai ou faux
00:33:56ce qui arrive
00:33:57Caroline
00:33:58et on retrouvera
00:33:59évidemment
00:33:59Pauline Pioche
00:34:01avec un journal à 11h
00:34:02pour nous donner
00:34:02les toutes dernières infos
00:34:03sur ce qui se passe
00:34:03du côté de Munich
00:34:05c'est l'heure des points de vue
00:34:06maintenant
00:34:06nos éditorialistes
00:34:07comme chaque jour se mouillent
00:34:08avec d'abord la politique
00:34:10Guillaume évidemment
00:34:11on attend le budget
00:34:12et on attend le gouvernement
00:34:14mais on a l'impression
00:34:15que cette pièce
00:34:15on l'a déjà vue
00:34:17rejouée encore
00:34:18et encore
00:34:19depuis des mois maintenant
00:34:20Sébastien Lecornu
00:34:21avait parlé de rupture
00:34:22alors que vous
00:34:23vous nous dites
00:34:23mais c'est où la rupture
00:34:24on est dans la continuité totale
00:34:26en réalité
00:34:26c'est à dire
00:34:27quand on met un mot
00:34:27aussi fort sur la table
00:34:28quand on prend ses fonctions
00:34:29à matignon
00:34:30il faut se tenir derrière
00:34:31et il faut que ça suive
00:34:32et on sent qu'y compris
00:34:33l'entourage
00:34:34du Premier ministre
00:34:35aujourd'hui
00:34:36cherche à faire passer le message
00:34:37que si la rupture
00:34:38elle va bien arriver
00:34:39mais c'est vrai que pour l'instant
00:34:40on a du mal à la percevoir
00:34:41alors ce qui est mis en avant
00:34:42c'est la méthode
00:34:43recevoir les syndicats
00:34:44recevoir les groupes parlementaires
00:34:45échanger
00:34:46dire qu'on va trouver
00:34:47un accord
00:34:48qu'on va écouter
00:34:48mais je parle sous votre contrôle
00:34:50finalement
00:34:50quel Premier ministre
00:34:52on a vu arriver en disant
00:34:53je vais décider tout seul
00:34:54dans mon coin
00:34:54je n'écouterai personne
00:34:55et vous allez voir
00:34:56ça va filer droit
00:34:57en général
00:34:57c'est quand même plutôt
00:34:58une figure imposée
00:34:59certes effectivement
00:35:00il a dit qu'il ferait son gouvernement
00:35:02après coup
00:35:03c'est plutôt nouveau
00:35:03mais c'est pas suffisant
00:35:05en tout cas
00:35:05aux yeux des Français
00:35:06rupture ensuite sur le fond
00:35:08on l'attend toujours
00:35:09c'est vrai que
00:35:09les premières indications
00:35:11qui ont été données
00:35:12notamment la semaine dernière
00:35:13dans une interview au Parisien
00:35:14sur le fond du budget
00:35:15c'est plutôt des portes
00:35:17qui ont semblé être fermées
00:35:18au nez du parti socialiste
00:35:19sur la taxation des plus riches
00:35:21ou encore
00:35:21sur la question
00:35:22de la réforme des retraites
00:35:23là aussi
00:35:24l'entourage de Sébastien Lecornu
00:35:26nous dit
00:35:26non non
00:35:26on vous promet
00:35:27dans le budget
00:35:28il va y avoir
00:35:29vous allez voir
00:35:30des ruptures
00:35:30notamment sur la question
00:35:31de la fiscalité
00:35:32ce matin
00:35:32j'ai envie de dire
00:35:33au Premier ministre
00:35:33chiche les ruptures
00:35:35on attend de les voir
00:35:36sauf que les ruptures
00:35:37on risque de pas du tout
00:35:37les voir sur le casting
00:35:39du gouvernement
00:35:40bah oui parce qu'une rupture
00:35:41ça s'incarne aussi
00:35:42ça s'incarne
00:35:42par des visages
00:35:44qui doivent changer
00:35:44là aussi
00:35:45si vous me permettez le thème
00:35:46c'est mal barré
00:35:47parce que quand on prend
00:35:48par exemple l'exemple
00:35:48de deux figures
00:35:50emblématiques
00:35:50du précédent gouvernement
00:35:52et bien elles seront
00:35:53probablement encore
00:35:54la ministère de l'intérieur
00:35:55ministère de la justice
00:35:56selon toute vraisemblance
00:35:58et bien ces deux hommes là
00:35:59Gérald Darmanin
00:36:00et Bruno Rotaillot
00:36:01vont conserver
00:36:02leur poste
00:36:03c'est pourtant
00:36:04finalement
00:36:05une forme de drapeau rouge
00:36:06pour certaines personnalités
00:36:08à gauche
00:36:08par exemple
00:36:08Marine Tondelier
00:36:09a dit
00:36:09s'il y a Darmanin
00:36:10et s'il y a Rotaillot
00:36:11dans le gouvernement
00:36:12on censurera
00:36:13il devrait rester
00:36:14c'est des personnages
00:36:15emblématiques
00:36:15difficile de dire
00:36:16qu'on va mener
00:36:16une autre politique
00:36:17en revanche
00:36:18il pourrait y avoir
00:36:18un changement à Bercy
00:36:19effectivement
00:36:20où l'avenir
00:36:21d'Éric Lombard
00:36:21semble en pointillé
00:36:23mais là il va falloir
00:36:23vraiment quelqu'un
00:36:24qui incarne les choses
00:36:25si c'est pour prendre
00:36:25quelqu'un qui vient
00:36:26du même profil
00:36:27c'est compliqué
00:36:28on sait qu'ils sont
00:36:28à la recherche
00:36:29de pistes
00:36:30comme on dit
00:36:30venues de la société civile
00:36:31ou alors
00:36:32grands chefs d'entreprise
00:36:33venues de la gauche
00:36:34ça semble plus compliqué
00:36:36donc la rupture
00:36:37si Sébastien Lecornu
00:36:38nous regarde
00:36:39on l'attend
00:36:39chiche
00:36:40rendez-vous la semaine prochaine
00:36:41visiblement
00:36:41ils ont du mal
00:36:42à convaincre
00:36:43la rupture
00:36:43elle aura peut-être
00:36:43lieu au Parlement
00:36:44si comme le dit
00:36:45Sébastien Lecornu
00:36:46ils acceptent
00:36:46que les parlementaires
00:36:47revoient toute la copie
00:36:48ça on ne l'a jamais vu
00:36:49chez aucun gouvernement
00:36:50avoir
00:36:50après il ne faut pas
00:36:52que ça devienne
00:36:52le budget inverse
00:36:53rappelez-vous
00:36:54c'est le risque
00:36:55finalement
00:36:55une majorité
00:36:56si je veux dire
00:36:56qui avait été obligé
00:36:57à la fin
00:36:57de voter contre le budget
00:36:58qu'il avait lui-même présenté
00:37:00parce que ça n'avait plus
00:37:01rien à voir
00:37:01ça risquerait
00:37:01de nous amener
00:37:02peut-être vers un shutdown
00:37:03à la française
00:37:04qui sait
00:37:05il y a un shutdown
00:37:07aux Etats-Unis
00:37:08et vous vous dites
00:37:09ça pourrait très bien
00:37:10arriver en France
00:37:10et ça ne serait pas
00:37:11forcément une mauvaise chose
00:37:12ce serait une vraie rupture
00:37:13ah bah oui
00:37:14ça c'est sûr
00:37:14non mais la situation
00:37:15politique française
00:37:16elle est tellement bloquée
00:37:17qu'on a peut-être besoin
00:37:18d'une arme atomique
00:37:19comme ça
00:37:19pour avancer
00:37:20parce que le shutdown
00:37:21il oblige à quoi ?
00:37:22il oblige à un compromis
00:37:23rapide
00:37:24la situation
00:37:25elle est tellement inconfortable
00:37:26pour tous les américains
00:37:27que les républicains
00:37:28et les démocrates
00:37:29sont obligés de lâcher
00:37:30des concessions
00:37:31assez majeures
00:37:32sur les impôts
00:37:33sur les dépenses
00:37:34et ça c'est ce qu'on arrive
00:37:35évidemment pas à faire
00:37:36en France
00:37:37alors ce point de vue
00:37:38il est évidemment
00:37:38très provocateur
00:37:40parce que
00:37:40à chaque fois qu'il y a
00:37:41un shutdown aux Etats-Unis
00:37:42c'est perçu
00:37:43comme une catastrophe
00:37:44moi je l'avais vécu
00:37:45en 2013
00:37:46quand j'étais correspondante
00:37:47aux Etats-Unis
00:37:48c'est très impressionnant
00:37:49à voir
00:37:49vous avez des centaines
00:37:50de milliers de fonctionnaires
00:37:51qui restent chez eux
00:37:52les prestations sociales
00:37:54sont versées au compte-gouttes
00:37:55les parcs nationaux
00:37:56ferment
00:37:56les musées ferment
00:37:57vraiment la vie américaine
00:37:59tourne au ralenti
00:38:00en France
00:38:00ça se passe pas du tout
00:38:02comme ça
00:38:02quand il n'y a pas de budget
00:38:03on reconduit les crédits
00:38:04de l'année d'avant
00:38:05c'est passé l'année dernière
00:38:06et du coup
00:38:07c'est relativement indolore
00:38:09et ça pousse
00:38:10à l'irresponsabilité générale
00:38:12de la classe politique
00:38:12bon même si le shutdown
00:38:13ça n'empêche pas
00:38:14les Etats-Unis
00:38:14d'afficher des déficits
00:38:15colossaux
00:38:16ah oui alors tout à fait
00:38:17même la situation financière
00:38:18américaine
00:38:19est pire que la situation
00:38:20française
00:38:20ils ont une dette
00:38:21qui représente
00:38:22122%
00:38:23de la richesse nationale
00:38:24c'est absolument considérable
00:38:26mais la différence
00:38:27avec la France
00:38:27c'est que les partis politiques
00:38:29sont obligés
00:38:30de l'assumer collectivement
00:38:31pourquoi ?
00:38:32parce qu'à chaque fois
00:38:32que les Etats-Unis
00:38:33veulent emprunter
00:38:34les parlementaires
00:38:35doivent relever
00:38:36le plafond de la dette
00:38:37en France
00:38:39c'est pas du tout ça
00:38:39on laisse filer
00:38:40les déficits
00:38:41et chaque parti politique
00:38:42dit que c'est la faute
00:38:43du gouvernement
00:38:44voilà c'est très pratique
00:38:45c'est très lâche
00:38:46et ça fait 50 ans
00:38:47qu'on n'a pas présenté
00:38:49un budget à l'équilibre
00:38:50à gauche comme à droite
00:38:51allez puisque vous nous amenez
00:38:52aux Etats-Unis
00:38:52je l'ai déjà vu
00:38:53quand on va au cimetière américain
00:38:56qui est un territoire américain
00:38:57je me suis retrouvé
00:38:58pour aller le visiter
00:38:59il n'y a plus d'accueil
00:38:59mais oui c'était un Noël
00:39:00oui oui je me souviens
00:39:01allez on vous dit
00:39:02c'est fermé
00:39:03shot de nos Etats-Unis
00:39:03on reste aux Etats-Unis
00:39:05avec ce rassemblement
00:39:06spectaculaire
00:39:07que vous allez nous montrer
00:39:08maintenant
00:39:09François Clémenceau
00:39:10c'est un rassemblement
00:39:11de généraux américains
00:39:12imagératricime
00:39:12c'est Donald Trump
00:39:13qui a voulu ça
00:39:14il les a tous convoqués
00:39:14pour
00:39:15les remettre au pas
00:39:17quoi
00:39:17ils se sont fait gronder
00:39:18un peu comme des enfants
00:39:19c'était censé être
00:39:21une réunion
00:39:22alors totalement exceptionnelle
00:39:23ces généraux
00:39:24viennent des quatre coins
00:39:25de la planète
00:39:26convoqués par le ministre
00:39:27de la guerre
00:39:28qui s'appelle comme ça
00:39:29maintenant
00:39:29pour redéfinir les règles
00:39:31quelles règles ?
00:39:32les règles de la guerre ?
00:39:34non
00:39:34les règles de la doctrine
00:39:36du combat ?
00:39:37non plus
00:39:37les règles de répartition
00:39:39des budgets
00:39:39entre l'armée de terre
00:39:40la marine ?
00:39:41pas d'avantage
00:39:41les règles
00:39:43d'une armée américaine
00:39:45qui ne serait plus
00:39:46qui ne sera plus
00:39:47à l'image
00:39:47de la société américaine
00:39:49autrement dit
00:39:50Pete Exet
00:39:51qui est un ancien présentateur
00:39:52de Fox News
00:39:52et qui a servi en Irak
00:39:54et en Afghanistan
00:39:54dit
00:39:54on veut une armée
00:39:55de guerriers
00:39:56et toutes les histoires
00:39:58de race
00:39:59de différence
00:39:59de tolérance
00:40:00etc
00:40:00c'est fini
00:40:01écoutez la façon
00:40:03dont il le dit
00:40:03avec énormément de fermeté
00:40:05des dirigeants politiques
00:40:08insensés
00:40:09et imprudents
00:40:10ont choisi
00:40:10la mauvaise direction
00:40:11et nous sommes égarés
00:40:12nous sommes devenus
00:40:14le ministère des WOC
00:40:15mais plus maintenant
00:40:16il se croit
00:40:19sur un plateau télé
00:40:19oui
00:40:20et depuis
00:40:22le mois de janvier
00:40:23depuis le 20 janvier
00:40:24la plupart des généraux
00:40:25qui ont été limogés
00:40:27sont soit des femmes
00:40:28soit des noirs
00:40:29le président Trump
00:40:30il a enfoncé le clou
00:40:31parce qu'il est venu
00:40:31lors de cette réunion
00:40:33et il a prononcé
00:40:34des termes
00:40:35qui font un peu froid
00:40:35dans le dos
00:40:36les ennemis de l'intérieur
00:40:37jamais
00:40:38un président américain
00:40:40depuis la fin
00:40:41de la deuxième guerre mondiale
00:40:42n'aura autant
00:40:43voulu
00:40:44et mis en oeuvre l'idée
00:40:45que l'armée américaine
00:40:46doit aussi lutter
00:40:48sur son propre sol
00:40:49alors évidemment
00:40:50il l'a dit
00:40:51sur ce qu'il appelle
00:40:52l'invasion migratoire
00:40:53il est normal
00:40:54de défendre sa frontière
00:40:55donc c'est l'armée
00:40:56mais aussi pour ce qu'il appelle
00:40:58le maintien de l'ordre
00:41:00autrement dit
00:41:01ça n'est plus seulement
00:41:01à la police
00:41:02de faire ce métier là
00:41:04c'est aussi à l'armée
00:41:05pour lutter contre la criminalité
00:41:07et comme par hasard
00:41:09uniquement
00:41:10dans des villes démocrates
00:41:11écoutez
00:41:11mais il semble que les villes
00:41:15sont dirigées
00:41:15par les démocrates
00:41:16de la gauche radicale
00:41:18ce qu'ils ont fait
00:41:18à San Francisco
00:41:19Chicago
00:41:20New York
00:41:20Los Angeles
00:41:21ce sont des endroits
00:41:22très dangereux
00:41:23et nous allons les redresser
00:41:24un par un
00:41:25et cela va être
00:41:26un élément majeur
00:41:27pour certaines personnes
00:41:28présentes dans cette salle
00:41:29c'est aussi une guerre
00:41:30c'est une guerre intérieure
00:41:32tout ça
00:41:34sur un plan constitutionnel
00:41:37c'est extrêmement limite
00:41:39et donc il va y avoir
00:41:40un moment où ces généraux
00:41:41vont se dire
00:41:42que dois-je respecter
00:41:43est-ce que c'est la constitution
00:41:44des Etats-Unis
00:41:44ou est-ce que c'est le président
00:41:46théoriquement aux Etats-Unis
00:41:47on ne fait pas allégeance
00:41:48au président
00:41:48on fait allégeance
00:41:49à la constitution
00:41:50et Trump
00:41:51ainsi que Exet
00:41:52ont dit
00:41:53ceux qui ne sont pas d'accord
00:41:54là avec nous
00:41:55peuvent partir
00:41:55ou ils peuvent se faire limoger
00:41:56allez en Europe
00:41:57l'armée
00:41:58elle se mobilise
00:41:59pour protéger
00:42:00le Danemark
00:42:01en ce moment
00:42:02vous savez qu'il y a
00:42:03des survols de drôles
00:42:04depuis une semaine
00:42:05et un sommet européen
00:42:06commence dans les minutes
00:42:08qui viennent maintenant
00:42:08sous très très haute surveillance
00:42:10comment ça se passe
00:42:10on vous le montrera
00:42:11dans quelques instants
00:42:12à tout de suite
00:42:12pratiquement 11h
00:42:14regardez ce qui nous attend
00:42:16pour l'heure qui vient
00:42:17dans Arnaud Direct
00:42:18avec d'abord
00:42:19ces dernières informations
00:42:19sur la fête de la bière
00:42:21à Munich
00:42:21elle a dû être interrompue
00:42:23aujourd'hui
00:42:23après un incendie
00:42:25dans le nord de la ville
00:42:27incendie qui a déclenché
00:42:28des explosions
00:42:29le bilan pour l'instant
00:42:30est de 1 mort
00:42:31le journal
00:42:32dans quelques instants
00:42:33pour vous donner
00:42:33les toutes dernières informations
00:42:35sur ce qui s'est passé là-bas
00:42:36du côté du Danemark
00:42:37maintenant
00:42:37on va lever les yeux au ciel
00:42:39dans les heures qui viennent
00:42:40pour le début du sommet européen
00:42:41pour voir s'il y a des drones
00:42:43venus obscurcir
00:42:44le rendez-vous
00:42:45des puissants du continent
00:42:46avec le sommet
00:42:47qui va se tenir
00:42:47des bateaux russes
00:42:49sont pointés du doigt
00:42:50nous vous montrerons
00:42:50comment les Danois
00:42:51ont remonté
00:42:51la piste de ces bateaux
00:42:53et puis
00:42:53elle est celle
00:42:54qui a révélé
00:42:55le scandale
00:42:56Gérard Miller
00:42:57le psy star des plateaux
00:42:58et de la gauche radicale
00:42:59qui est en garde à vue
00:43:00en ce moment
00:43:00la journaliste Cécile Olivier
00:43:02avait signé
00:43:02le tout premier article
00:43:03sur cette affaire
00:43:04dans le magazine Elle
00:43:05et elle sera notre invitée
00:43:06dans Arnaud Direct
00:43:07c'est parti
00:43:07et on va donc commencer
00:43:15par les toutes dernières informations
00:43:16de cette matinée
00:43:17avec Pauline Pioche
00:43:19Pauline vous nous emmenez
00:43:19pour commencer à Munich
00:43:21où la fête de la bière
00:43:22a donc été provisoirement fermée
00:43:23parce qu'un incendie mortel
00:43:25s'est déclenché
00:43:27ça se passe au nord
00:43:27au nord de la ville
00:43:28bonjour Caroline Dublet
00:43:29vous êtes notre correspondante
00:43:30en Allemagne
00:43:32Caroline est-ce qu'on en sait
00:43:33davantage sur ce qui s'est passé
00:43:34ce matin ?
00:43:37Alors ce qu'on sait
00:43:40c'est qu'aux alentours
00:43:40de 4h40
00:43:41une explosion a eu lieu
00:43:42dans une maison
00:43:43au nord de Munich
00:43:45cette maison aurait ensuite
00:43:46pris feu
00:43:47l'auteur de l'incendie
00:43:48se serait rendu
00:43:49donc dans ce qui est
00:43:50la maison de ses parents
00:43:51il aurait été muni
00:43:52d'un sac à dos
00:43:53qui contiendrait
00:43:54des explosifs
00:43:55la maison est en flamme
00:43:56elle est encore
00:43:57tout le secteur est bouclé
00:43:58cet homme aura également
00:44:00laissé une lettre
00:44:01qui laisserait entendre
00:44:02que d'autres explosifs
00:44:03seraient répartis
00:44:04dans la ville
00:44:05dont sur la Thérèse
00:44:06une vise qui a
00:44:07accueille la fête de la bière
00:44:08la plus grande fête populaire
00:44:09au monde
00:44:10qui accueille jusqu'à
00:44:10300 000 personnes par jour
00:44:12le maire a déclaré
00:44:14que cette menace
00:44:14était à prendre au sérieux
00:44:16et que donc
00:44:16la fête de la bière
00:44:17ouvrirait ses portes
00:44:18aujourd'hui à 17h
00:44:19au lieu de 10h
00:44:20tous les jours
00:44:21et ce jusqu'au 5 octobre
00:44:23aucune information
00:44:25sur les mobiles
00:44:26de l'homme
00:44:27qui a été retrouvé
00:44:28mort
00:44:29une autre personne
00:44:29aurait disparu
00:44:30des coups de feu
00:44:31auraient également été
00:44:32entendus
00:44:32mais rien n'est confirmé
00:44:34donc pour l'instant
00:44:35tout le secteur
00:44:36est bouclé
00:44:37des hélicoptères
00:44:38survolent la zone
00:44:39et les démineurs
00:44:40sont en train
00:44:40de ratisser
00:44:41tout le secteur
00:44:42Merci beaucoup
00:44:43Caroline Dubled
00:44:44vous continuez à surveiller
00:44:45l'évolution
00:44:45de la situation
00:44:46en Allemagne
00:44:48ici en France
00:44:49on surveille
00:44:49l'évolution
00:44:50de la garde à vue
00:44:51de Gérard Miller
00:44:52entendu depuis hier
00:44:53Pauline
00:44:53dans les locaux
00:44:54de la PJ à Paris
00:44:55Oui alors ça
00:44:55c'est une information
00:44:56de l'AFP
00:44:56ce qu'on est en mesure
00:44:57de vous confirmer
00:44:58en tous les cas
00:44:59aujourd'hui
00:44:59notre service
00:45:00police-justice
00:45:00c'est qu'une perquisition
00:45:02a eu lieu hier matin
00:45:03au domicile
00:45:05de Gérard Miller
00:45:05dans le 11ème arrondissement
00:45:06de Paris
00:45:07en fait le psychanalyste
00:45:08est accusé
00:45:09par une cinquantaine
00:45:10de femmes
00:45:11d'agressions sexuelles
00:45:12de viols
00:45:13certaines étaient mineures
00:45:14au moment des faits présumés
00:45:15comme Charlotte
00:45:16qui a porté plainte
00:45:18pour des faits
00:45:19qui remonteraient
00:45:19à 2001
00:45:20elle témoigne
00:45:21au micro de Pierre Bazin
00:45:22il m'a servi
00:45:25une boisson
00:45:26rapidement
00:45:26j'étais pas
00:45:27j'étais pas très bien
00:45:28mais j'étais pas mal
00:45:29non plus
00:45:30et je me suis retrouvée
00:45:31déshabillée
00:45:32sur un lit
00:45:33qu'il était sur moi
00:45:35et que du coup
00:45:35je ne pouvais pas
00:45:36je pouvais pas bouger
00:45:37il m'a dit
00:45:38ça va bien se passer
00:45:39détends-toi
00:45:40sauf que
00:45:40c'était pas du tout le cas
00:45:42il me touchait
00:45:43je savais pas quoi faire
00:45:44en fait
00:45:45c'est vrai qu'à 15 ans
00:45:46franchement
00:45:46on s'imagine pas tellement
00:45:48ce genre de choses
00:45:49c'est cette personne
00:45:51quand même
00:45:51à l'âge de mon père
00:45:53donc j'avais
00:45:53on est très naïf
00:45:55je pense aussi
00:45:56face à une figure
00:45:57médiatique
00:45:59on n'est pas grand chose
00:46:00voilà donc pour ce
00:46:02témoignage
00:46:03dans l'affaire
00:46:04Gérard Miller
00:46:04direction les Etats-Unis
00:46:05maintenant
00:46:06parce que
00:46:07ils ont basculé
00:46:08les américains
00:46:09la nuit dernière
00:46:09dans ce qu'on appelle
00:46:10le shutdown
00:46:10oui alors pour bien comprendre
00:46:12Julien
00:46:12ce que c'est en fait
00:46:13c'est quand il y a un arrêt
00:46:14de l'activité gouvernementale
00:46:15à la suite
00:46:16d'un désaccord de budget
00:46:18au congrès
00:46:18très concrètement
00:46:19ça veut dire par exemple
00:46:20que 750 000 fonctionnaires
00:46:23seront au chômage technique
00:46:24que le trafic aérien
00:46:25peut être perturbé
00:46:26qu'il peut y avoir aussi
00:46:27des retards de paiement
00:46:28des aides sociales
00:46:29ça n'était pas arrivé
00:46:31depuis 2018
00:46:32à l'époque
00:46:32c'était déjà
00:46:33Donald Trump
00:46:34qui était président
00:46:35et ça avait duré
00:46:3535 jours
00:46:36si vous pensez déjà
00:46:39à préparer
00:46:39les fêtes de fin d'année
00:46:41que vous voulez
00:46:41pour cela voyager
00:46:42dépêchez-vous
00:46:43parce que les billets de train
00:46:44sont en vente
00:46:45et il n'y en aura pas
00:46:45pour tout le monde
00:46:45oui et c'est maintenant
00:46:46qu'on peut trouver
00:46:47des billets de train
00:46:47moins chers
00:46:48jusqu'à 30% d'économie
00:46:49ça concerne la période
00:46:50du 14 décembre
00:46:51au 7 janvier
00:46:52pour les TGV
00:46:53j'ai regardé Julien
00:46:54avant de venir en plateau
00:46:55si vous voulez par exemple
00:46:56aller à Marseille
00:46:56Bordeaux ou Rennes
00:46:57pour l'instant
00:46:58il y a encore de la place
00:46:58c'est une bonne nouvelle
00:47:00nous on va aller plutôt
00:47:01à Copenhague
00:47:02si vous le voulez bien
00:47:03Pauline
00:47:06sommet de l'Union Européenne
00:47:08et on attend
00:47:09dans les minutes qui viennent
00:47:11l'arrivée notamment
00:47:11d'Emmanuel Macron
00:47:13sommet informel
00:47:15il n'y a pas forcément
00:47:15de décision très forte
00:47:16qui est attendue
00:47:17mais on surveille
00:47:18tout de même
00:47:18ce qui s'y passe
00:47:19parce que depuis une semaine
00:47:20au Danemark
00:47:21vous savez que
00:47:21des drones sont repérés
00:47:24on va retrouver
00:47:24Anthony Lobos
00:47:25qui est à Copenhague
00:47:26c'est un sommet
00:47:27sous très très haute sécurité
00:47:29à cause de ce contexte
00:47:30particulier Anthony
00:47:31absolument
00:47:34et tous les yeux
00:47:35seront tournés
00:47:37vers le ciel
00:47:38évidemment
00:47:38et tous les regards
00:47:39seront aussi tournés
00:47:40vers la Russie
00:47:40qui nie pour l'instant
00:47:41toute implication
00:47:42dans ces incursions
00:47:44de drones
00:47:44dans l'espace aérien danois
00:47:46le Danemark
00:47:46laisse entendre
00:47:47que ce sera
00:47:48des provocations russes
00:47:49d'ailleurs le pays
00:47:50a pris des mesures
00:47:51de sécurité
00:47:52assez drastiques
00:47:52tous les vols
00:47:53de drones civils
00:47:54ont été interdits
00:47:55dans l'espace aérien danois
00:47:56toute cette semaine
00:47:57le pays a aussi sollicité
00:47:59une aide extérieure
00:47:59puisque l'OTAN
00:48:00va renforcer
00:48:01sa présence en mer Baltique
00:48:02les Etats-Unis
00:48:03et la Suède
00:48:03ont notamment envoyé
00:48:05des moyens anti-drone
00:48:06l'Allemagne
00:48:07a aussi déployé
00:48:08une frégate
00:48:09dans le port de Copenhague
00:48:10dotée d'un système
00:48:11de protection aérien
00:48:12la France aussi
00:48:13va participer
00:48:14et participe d'ailleurs
00:48:15dès aujourd'hui
00:48:16à cette opération
00:48:16de sécurisation
00:48:17avec 35 militaires
00:48:19qui sont déjà arrivés
00:48:20un hélicoptère
00:48:21aussi déployé
00:48:21par la France
00:48:23des moyens anti-drone
00:48:24également
00:48:24mais au-delà
00:48:25de finalement
00:48:26cette protection
00:48:27ponctuelle et temporaire
00:48:28il s'agira aussi
00:48:29pour les leaders européens
00:48:30de réfléchir
00:48:31et de discuter
00:48:31quant au protocole
00:48:32de réaction
00:48:33face à ces incursions
00:48:34plusieurs Etats européens
00:48:35d'ailleurs plaident
00:48:36pour la construction
00:48:37d'une sorte de mur
00:48:38anti-drone
00:48:39le long de la frontière
00:48:40avec la Russie
00:48:41d'ailleurs
00:48:41l'Union Européenne
00:48:42pourrait bien s'inspirer
00:48:43de l'Ukraine
00:48:44l'Ukraine qui subit
00:48:45des attaques
00:48:45de drones
00:48:46incessantes
00:48:47de la part de la Russie
00:48:47depuis maintenant
00:48:48trois ans de guerre
00:48:49d'ailleurs
00:48:49Volodymyr Zelensky
00:48:50le président ukrainien
00:48:51a annoncé hier
00:48:52l'envoi
00:48:53d'une équipe militaire
00:48:53ukrainienne
00:48:54spécialisée dans la lutte
00:48:55anti-drone
00:48:55pour mener
00:48:56des exercices militaires
00:48:57en partenariat
00:48:58avec les Européens
00:49:00ce sommet
00:49:01commencera
00:49:02à partir de midi 30
00:49:03et on attend
00:49:04évidemment l'arrivée
00:49:04du président de la République
00:49:05ici dans ce bâtiment
00:49:06gouvernemental danois
00:49:07aux alentours
00:49:07de midi 15
00:49:08midi 30
00:49:09Merci beaucoup Anthony
00:49:11en attendant
00:49:11les autres dirigeants
00:49:13européens
00:49:14sont en train d'arriver
00:49:15et on le voit ici
00:49:16en direct
00:49:17le président polonais
00:49:19François
00:49:20le premier ministre
00:49:21pardon
00:49:21polonais
00:49:22qui vient d'arriver
00:49:22Donald Tusk
00:49:23accueilli par
00:49:24la présidente
00:49:25Wanderleyen
00:49:26et par la première ministre
00:49:27du Danemark
00:49:28qu'on voit ici
00:49:29en bleu
00:49:30le gros plan
00:49:30ici bien sûr
00:49:31sur Ursula
00:49:32Wanderleyen
00:49:33la première ministre
00:49:33du Danemark
00:49:34on l'a beaucoup vue
00:49:35depuis quelques jours
00:49:36maintenant
00:49:37parce qu'elle s'est exprimée
00:49:38sur les survols
00:49:38de drones
00:49:40repérés au-dessus
00:49:41notamment
00:49:41des aéroports
00:49:43et pendant plusieurs jours
00:49:44on s'est vraiment demandé
00:49:45d'où venaient
00:49:45ces fameux drones
00:49:46depuis
00:49:47les Danois
00:49:48ont enquêté
00:49:49et on en sait davantage
00:49:50comme on va le voir tout de suite
00:49:51avec nos éclaireurs
00:49:52et c'est Fanny Weckscheider
00:49:56qui nous éclaire ce matin
00:49:57les Danois
00:49:58Fanny
00:49:58ont donc remonté
00:50:00une piste probable
00:50:01oui une piste
00:50:02qui pourrait relier
00:50:03entre eux
00:50:03justement
00:50:03tous ces assauts
00:50:05ces survols de drones
00:50:06un peu suspects
00:50:07de ces derniers mois
00:50:07rappelez-vous
00:50:08ça a commencé
00:50:08en juillet
00:50:10déjà en Lituanie
00:50:11avec ces survols de drones
00:50:12et puis après
00:50:13vous le voyez
00:50:13ça s'est multiplié
00:50:14autour du mois de septembre
00:50:15dans plusieurs pays
00:50:15y compris au-dessus de la France
00:50:17et au-dessus de l'Estonie
00:50:18plus particulièrement
00:50:19il s'agissait
00:50:20d'avions de chasse
00:50:22qui ont survolé l'Estonie
00:50:23au Danemark en particulier
00:50:25donc ça a commencé
00:50:26le 22 septembre
00:50:27avec ces survols
00:50:29au-dessus du pays
00:50:30et de l'aéroport
00:50:31de Copenhague
00:50:31ce qui a donc abouti
00:50:33à la fermeture
00:50:34de l'espace aérien du pays
00:50:35et de cet aéroport
00:50:36jusqu'au lendemain
00:50:38la conséquence
00:50:39c'est donc cette enquête
00:50:40qui aujourd'hui
00:50:41on va le voir sur cette carte
00:50:42mènerait à scruter
00:50:44de près un peu
00:50:45trois navires
00:50:46qui ont des liens
00:50:47plus ou moins directs
00:50:48avec la Russie
00:50:49mais qui étaient tous présents
00:50:51le 22 septembre
00:50:52donc très près de Copenhague
00:50:55et donc au large du Danemark
00:50:58dans la mer Baltique
00:50:59vous le voyez
00:50:59aux heures où ces drones
00:51:01ont été lancés
00:51:02et donc ils pourraient avoir été
00:51:03des plateformes de lancement
00:51:05on parle de l'Astrol 1
00:51:07alors lui c'est un navire
00:51:08qui bat pavillon russe
00:51:10il y a aussi
00:51:11l'Oslo Carrier-Truy
00:51:13qui lui bat pavillon norvégien
00:51:15mais qui a une partie
00:51:16de son équipage russophone
00:51:18et dont le propriétaire
00:51:19certes norvégien
00:51:19a également un bureau
00:51:20de recrutement
00:51:21dans l'enclave russe
00:51:23de Kaliningrad là-bas
00:51:24et il y a aussi
00:51:25le Pushpa
00:51:26qui lui bat pavillon béninois
00:51:28mais qui est suspecté
00:51:29d'être un navire
00:51:30de la flotte fantôme
00:51:31qui donc transporte
00:51:33illégalement du pétrole russe
00:51:34tous trois donc présents
00:51:35sur ce site
00:51:36le jour du premier lancement
00:51:38de drones
00:51:39sur le Danemark
00:51:40il y a aussi
00:51:41un quatrième navire
00:51:42qui a été identifié
00:51:43plus récemment
00:51:44à quelques dizaines
00:51:45de kilomètres
00:51:45également du Danemark
00:51:46c'est l'Alexander Chabalin
00:51:49et c'est pour toutes
00:51:49ces raisons
00:51:50Fanny
00:51:50que le sommet européen
00:51:52de Komenag
00:51:52est placé sous
00:51:53très haute surveillance
00:51:54oui comme le disait
00:51:55tout à l'heure
00:51:55Anthony Lebo
00:51:57plusieurs pays apportent
00:51:58leur concours militaire
00:51:59pour aider
00:51:59à sécuriser le sommet
00:52:00la Suède envoie
00:52:01des systèmes radars
00:52:02des capacités anti-drone
00:52:03également
00:52:04avec ce système
00:52:04counter UAS
00:52:05la France envoie
00:52:0635 militaires
00:52:07un hélicoptère Fenech
00:52:08des moyens actifs
00:52:10de lutte anti-drone
00:52:11sans plus de précision
00:52:12l'Allemagne envoie
00:52:13une frégate
00:52:13d'autres pays
00:52:14également participent
00:52:15au renforcement
00:52:15de cette sécurité
00:52:16la Finlande
00:52:17avec l'envoi
00:52:18d'une unité militaire
00:52:18spécialisée dans la lutte
00:52:19anti-drone
00:52:20idem pour les Etats-Unis
00:52:21l'OTAN
00:52:22l'Ukraine
00:52:22la Pologne
00:52:23également apportent
00:52:24leur aide
00:52:24à ses alliés
00:52:26pour sécuriser
00:52:27l'événement
00:52:27et le Danemark
00:52:28on le disait
00:52:28donc a interdit
00:52:29le survol de drones
00:52:30civils
00:52:31et a sécurisé
00:52:32également
00:52:33en mettant en place
00:52:34plus d'un millier
00:52:34de policiers sur place
00:52:36des moyens
00:52:36on le voit
00:52:36très très important
00:52:38qui sont déployés
00:52:39le général Patrick Dutartre
00:52:40est avec nous
00:52:41général de l'armée
00:52:41est-ce qu'il vous semble
00:52:42adapter ces moyens
00:52:43que vient de nous développer
00:52:45Fény ?
00:52:46Non je pense que c'est bien
00:52:47que les pays européens
00:52:48et notamment la France
00:52:49amènent leur contribution
00:52:50si vous voulez
00:52:51dans leur expertise
00:52:52sur le suivi des drones
00:52:54la protection
00:52:55la France notamment
00:52:56a montré
00:52:58qu'elle savait faire
00:52:59pendant la coupe du monde
00:53:00de rugby
00:53:01les JO 2024
00:53:02on n'a eu
00:53:04aucune intrusion
00:53:05en tout cas
00:53:05toute intrusion
00:53:06a été interceptée
00:53:07donc il y a
00:53:08un vrai savoir-faire
00:53:09alors on sait faire
00:53:10vraiment une protection
00:53:11comme une ville de Paris
00:53:13maintenant
00:53:13notamment en France
00:53:14une bulle
00:53:15pardon ?
00:53:16une bulle ?
00:53:16une bulle
00:53:17voilà
00:53:17les bulles
00:53:18on est un peu experts
00:53:19alors qu'Emmanuel Macron
00:53:20est en train d'arriver
00:53:21le président français
00:53:23pour ce sommet
00:53:25et il va prononcer
00:53:26dans quelques instants
00:53:27un discours
00:53:27devant le patronat danois
00:53:30un discours qui sera prononcé
00:53:31en anglais
00:53:32un discours sur la compétitivité
00:53:33on sait que c'est évidemment
00:53:34un sujet très très important
00:53:35surtout depuis le rapport
00:53:37Drahi
00:53:37il y a un petit peu plus d'un an
00:53:38maintenant
00:53:38rapport dont les préconisations
00:53:40n'ont pas été suffisamment
00:53:41mis en oeuvre
00:53:42selon Mario Draghi
00:53:44il lui-même
00:53:44on voit ici Emmanuel Macron
00:53:45qui salue
00:53:46donc
00:53:47les danois
00:53:49qui l'accueillent
00:53:50pour ce rendez-vous
00:53:52on sait
00:53:53François Clémenceau
00:53:54exactement
00:53:54quel est le programme
00:53:54pour les minutes
00:53:55qui viennent pour lui ?
00:53:56Non il y a deux séquences
00:53:57en fait
00:53:58dans ce conseil européen
00:53:59informel
00:54:00une première
00:54:00qui porte effectivement
00:54:01sur
00:54:02la compétitivité
00:54:04l'évaluation
00:54:05finalement
00:54:06un an plus tard
00:54:06presque un an plus tard
00:54:07du rapport Draghi
00:54:08sur la façon
00:54:09dont l'Europe
00:54:10doit absolument
00:54:11se remettre au niveau
00:54:13des Etats-Unis
00:54:13et de la Chine
00:54:14et notamment
00:54:14dans les secteurs
00:54:15de très haute technologie
00:54:16et puis après
00:54:17il y a une deuxième séquence
00:54:18qui s'ouvre
00:54:18après le déjeuner
00:54:19et qui est essentiellement
00:54:20consacrée à la défense
00:54:21à l'Europe de la défense
00:54:23à la fois sur ce qu'on appelle
00:54:24les lacunes capacitaires
00:54:25c'est-à-dire
00:54:26ce qui manque encore
00:54:27aujourd'hui aux armées européennes
00:54:28pour pouvoir tenir
00:54:29une guerre de haute intensité
00:54:30et deuxièmement
00:54:31sur la coordination nécessaire
00:54:33entre industries
00:54:35de défense européennes
00:54:36pour pouvoir justement
00:54:37approvisionner nos armées
00:54:39de la façon la plus efficace
00:54:41et sans avoir à recourir
00:54:43ou être dans la dépendance
00:54:45par rapport à l'armement
00:54:46et aux équipements
00:54:47militaires américains
00:54:48Et on voit aussi
00:54:48donc la première photo
00:54:50de famille
00:54:51avec Emmanuel Macron
00:54:52qui a été accueilli
00:54:53par Ursula von der Leyen
00:54:54par la première ministre danoise
00:54:56et par Donald Tusk
00:54:57le premier ministre polonais
00:54:58vous disiez général
00:55:00qu'il y avait une expertise française
00:55:01sur l'interception des drones
00:55:03et sur la sécurisation
00:55:04sur le fait de provoquer
00:55:06une bulle comme ça
00:55:07au-dessus de ces événements
00:55:09on est capable
00:55:09de les protéger intégralement
00:55:10dans les airs
00:55:11Vous savez
00:55:12il n'y a jamais aucune protection
00:55:13à 100%
00:55:14même en Israël
00:55:15qui sont pourtant
00:55:15les spécialistes mondiaux
00:55:17de la chose
00:55:18mais en tout cas
00:55:19on est capable
00:55:20de mettre des moyens
00:55:20qui ont fait leur preuve
00:55:22et notamment
00:55:22la défense de points sensibles
00:55:24ce qui est le cas
00:55:25de ce sommet européen
00:55:26parce que comme le rappelait
00:55:27François Clémence
00:55:28sont un volet extrêmement intéressant
00:55:30sur un engagement
00:55:32quelque part européen
00:55:34à développer des capacités
00:55:35qui nous font aujourd'hui défaut
00:55:37ce que François appelle
00:55:39les lacunes capacitaires
00:55:40et notamment
00:55:41la défense de zones
00:55:43anti-drones
00:55:43ce fameux mur de drones
00:55:45qui n'est pas un très très bon mot
00:55:46mais capable d'intercepter
00:55:48n'importe qui de drones
00:55:49notamment les chaïds
00:55:50qui se perdent en Pologne
00:55:51ou d'autres
00:55:52et puis
00:55:53il faut détecter
00:55:54il faut identifier
00:55:56et il faut intercepter
00:55:57et là
00:55:59il y a des moyens
00:55:59il y a des synergies
00:56:01à créer
00:56:01dans les industries européennes
00:56:02et ça c'est extrêmement important
00:56:04Emmanuel Macron
00:56:05qui gère
00:56:06la situation internationale
00:56:08pendant que
00:56:08ici
00:56:08son Premier ministre
00:56:10gère la situation nationale
00:56:11et notamment
00:56:11la mobilisation sociale
00:56:12de demain
00:56:13sur laquelle on revient maintenant
00:56:15voici le match
00:56:16d'Arnaud Direct
00:56:16Avec d'un côté
00:56:22Sandrine Mouret
00:56:23qui est secrétaire confédérale
00:56:24de la CGT
00:56:25et qui s'installe
00:56:26face à Benoît Perrin
00:56:27l'économiste
00:56:28directeur général
00:56:28des Contribuables Associés
00:56:30bonjour à tous les deux
00:56:32bienvenue
00:56:33on se demande
00:56:33à quoi servent encore
00:56:35les manifestations
00:56:37parce que
00:56:37c'est vrai
00:56:38Sandrine Mouret
00:56:39que sur les retours
00:56:40qu'on a
00:56:41les remontées
00:56:42on a l'impression
00:56:43qu'il y aura beaucoup
00:56:43moins de monde demain
00:56:44que lors du 18 septembre
00:56:46est-ce que vous
00:56:46d'abord
00:56:47est-ce que vous
00:56:47vous serez dans la rue
00:56:48est-ce que vous irez manifester
00:56:49ou pas ?
00:56:49Bien évidemment
00:56:50vous êtes obligée ?
00:56:51Non
00:56:52j'irai bien évidemment
00:56:54manifester dans mon département
00:56:56à Dijon
00:56:56comme dans
00:56:58comme tous les secrétaires
00:56:59confédéraux
00:57:00et les syndiqués CGT
00:57:02iront manifester
00:57:03dans les 250
00:57:04lieux de manifestation
00:57:05et rassemblement
00:57:06qui sont identifiés
00:57:07aujourd'hui
00:57:07donc c'est identique
00:57:09au 18
00:57:10donc non
00:57:10c'est pas une manifestation
00:57:11qui s'essouffle
00:57:12il y a autant lieu
00:57:12de rassemblement
00:57:13de manifestation
00:57:14qu'au 18
00:57:15je crois qu'on aura
00:57:16une manifestation
00:57:17massive encore demain
00:57:19C'est ce que vous ressentez aussi
00:57:20Benoît Perrin
00:57:20ou bien vous dites
00:57:21demain ça sent quand même
00:57:21plutôt la démobilisation
00:57:23par rapport au 18 ?
00:57:24Moi je pense que ça sent
00:57:25plutôt la démobilisation
00:57:26pour une raison très simple
00:57:27c'est parce que je pense
00:57:28que ces revendications
00:57:29ne sont pas du tout celles
00:57:30de la classe moyenne
00:57:31qui travaille
00:57:32et qu'on n'entend jamais
00:57:33très concrètement
00:57:34je crois que les attentes
00:57:35de cette classe moyenne
00:57:36c'est un
00:57:37une augmentation du pouvoir d'achat
00:57:38c'est une certitude
00:57:392. avoir un service public
00:57:41plus efficace et optimisé
00:57:42et 3. avoir moins d'agitateurs
00:57:45justement
00:57:45qui n'ont qu'un objectif
00:57:46c'est boire au robinet
00:57:48de la dépense publique
00:57:49je pense que les français
00:57:50ont bien compris
00:57:51qu'il y a deux choses
00:57:51la première chose
00:57:52c'est qu'il y a trop
00:57:53de dépenses publiques
00:57:53et donc il faut absolument
00:57:54les réduire
00:57:55et ça c'est un vrai sujet français
00:57:56et deuxième sujet
00:57:58c'est qu'on ne travaille pas assez
00:57:59et donc il faut produire davantage
00:58:01donc autrement dit
00:58:02les deux revendications de demain
00:58:03ça va être plus d'argent public
00:58:05et qu'on travaille moins
00:58:05je pense que ça va aggraver
00:58:07le problème de la France
00:58:08et des français
00:58:08est-ce que vous pensez
00:58:09Sandrine Mouret
00:58:10que ce que nous dit
00:58:11Benoît Perrin
00:58:11ça infuse dans l'opinion
00:58:12et ça expliquerait
00:58:13en tout cas c'est ce qu'il nous dit
00:58:14qu'il y a éventuellement
00:58:15moins de monde dans les cortèges demain
00:58:16je ne sais pas
00:58:17où est le thermomètre
00:58:18mais nous ce que l'on dit
00:58:19c'est effectivement
00:58:20première revendication
00:58:21les salaires
00:58:22et pouvoir vivre dignement
00:58:23de son salaire
00:58:24c'est une des premières revendications
00:58:25deuxièmement
00:58:26plus et mieux de services publics
00:58:28nous sommes d'accord
00:58:28mais pour cela
00:58:29pour cela
00:58:30il faut des moyens
00:58:32pour pouvoir investir
00:58:33dans nos hôpitaux
00:58:34pour pouvoir investir
00:58:35dans nos écoles
00:58:36et si je me réfère
00:58:37effectivement à parler
00:58:39de dépenses
00:58:39le budget de l'Etat
00:58:40il ne souffre pas
00:58:41de trop de dépenses
00:58:42mais de manque de recettes
00:58:43et puisque vous êtes accroché
00:58:45à la dépense publique
00:58:46et que je lis
00:58:47que M. Lecornu
00:58:49dit que l'argent public
00:58:50est rare
00:58:50dont acte
00:58:52et bien regardez du côté
00:58:53du premier poste
00:58:54de dépense
00:58:54de l'Etat
00:58:55le premier budget de l'Etat
00:58:56ce sont les 211 milliards
00:58:58d'aides publiques
00:58:58aux entreprises
00:58:59données
00:59:00sans contrepartie
00:59:01notamment aux entreprises
00:59:02du 440
00:59:03parce qu'elles bénéficient
00:59:04beaucoup moins
00:59:05aux petites entreprises
00:59:07aux moyennes entreprises
00:59:08donc de tact
00:59:09on regarde
00:59:09il y a un budget
00:59:10une commission sénatoriale
00:59:12qui a sorti un rapport
00:59:13sur lequel on peut se baser
00:59:14et regardons
00:59:15comment sont utilisés
00:59:16ces 211 milliards
00:59:17d'aides publiques
00:59:18qui bénéficient
00:59:19aux grands groupes
00:59:20alors que parallèlement
00:59:21ils n'investissent peu
00:59:22et surtout
00:59:23ils licencient plus
00:59:24il faut être transparent
00:59:24avec les français
00:59:25les 211 milliards
00:59:26dont vous parlez
00:59:27il faut tout dire
00:59:27il faut dire que quand même
00:59:29à 97%
00:59:30ce sont des allègements
00:59:31de charges sociales
00:59:32ce sont des réductions
00:59:34d'impôts
00:59:34et c'est de l'argent
00:59:35prêté par la banque
00:59:36d'investissement française
00:59:38donc la BPI
00:59:38pour justement aider
00:59:40des entreprises
00:59:40à se développer
00:59:41les subventions
00:59:42c'est seulement 3%
00:59:43des 211 milliards
00:59:44dont vous parlez
00:59:45donc l'enjeu
00:59:46c'est pas
00:59:46vous avez raison
00:59:47l'enjeu il est
00:59:48finalement entre ceux
00:59:49qui considèrent qu'en France
00:59:50le problème ce sont les recettes
00:59:51alors qu'on est champion
00:59:52d'Europe des impôts
00:59:53ou alors ceux qui considèrent
00:59:54comme moi
00:59:55que le problème de la France
00:59:56c'est qu'on a un problème
00:59:56de dépense
00:59:57aujourd'hui on a 7 points
00:59:59de plus de dépense
01:00:00que nos voisins européens
01:00:017 points de plus
01:00:02c'est 200 milliards
01:00:03est-ce que vous avez
01:00:04l'impression madame
01:00:04que l'Allemagne
01:00:06est sous-administrée
01:00:07que l'Espagne
01:00:07est sous-administrée
01:00:08ou que l'Italie
01:00:09est sous-administrée
01:00:10vous voyez le problème
01:00:11c'est qu'aujourd'hui
01:00:11les français en ont marre
01:00:13de payer pour des services
01:00:14publics qui ne rendent pas
01:00:15les bons services
01:00:16et c'est pas une question
01:00:17d'argent madame
01:00:17ce n'est pas qu'une question
01:00:18d'argent
01:00:19on passe son temps
01:00:20ça fait 50 ans
01:00:21que la dépense publique
01:00:22augmente tous les ans
01:00:23dans le projet
01:00:24de monsieur Béroud
01:00:26la dépense publique
01:00:27malgré l'effort budgétaire
01:00:28de 44 milliards
01:00:29devait augmenter
01:00:30de 30 milliards
01:00:31donc je veux dire
01:00:32il y a un moment
01:00:32où il faut quand même
01:00:33se poser la question
01:00:33à quoi sert l'argent
01:00:34des français
01:00:35et c'est ça qui exaspère
01:00:36les gens
01:00:37c'est que les gens
01:00:37ont l'impression
01:00:38qu'il y a trop de personnes
01:00:39aujourd'hui
01:00:40qui n'ont qu'un objectif
01:00:41c'est encore une fois
01:00:42de s'abreuver
01:00:43à de l'argent public
01:00:43et de quasiment
01:00:44comme si l'argent public
01:00:45c'était une espèce
01:00:47de poche de bonbons
01:00:47dans laquelle les gens
01:00:48pouvaient servir
01:00:49mais le problème
01:00:49c'est que les producteurs
01:00:50de bonbons
01:00:51ils en ont marre
01:00:51donc autrement dit
01:00:52ceux qui triment
01:00:53en ont marre
01:00:53d'avoir des gens
01:00:54qui effectivement
01:00:54demandent toujours plus
01:00:55alors qu'encore une fois
01:00:56la France est un pays
01:00:58des plus redistributifs
01:00:59pour l'argent
01:00:59les producteurs de bonbons
01:01:01ce sont les salariés
01:01:02qui travaillent
01:01:02dans les entreprises
01:01:03c'est eux qui créent
01:01:05les richesses
01:01:05et eux effectivement
01:01:06ils en ont marre
01:01:07que de ne pas pouvoir
01:01:08vivre de leur salaire
01:01:09et d'eux
01:01:10que ça finisse le 10
01:01:11du mois
01:01:11mais pourquoi ils sont mal payés
01:01:12les gens
01:01:12laissez-moi finir
01:01:14et deuxièmement
01:01:15que de voir de l'autre côté
01:01:17alors que le budget Bérou
01:01:18qui est encore dans les cartons
01:01:20on attend le budget
01:01:21Retailleau
01:01:21le budget Le Cornu
01:01:23pardon
01:01:23excusez-moi
01:01:24on attend le budget
01:01:25mais qui est toujours
01:01:26dans les cartons
01:01:27c'est à eux
01:01:27qu'on va demander
01:01:28encore des efforts
01:01:29alors que de l'autre côté
01:01:30et j'y viens
01:01:31les plus grandes entreprises
01:01:32paient moins d'impôts
01:01:33que les TPE et les PME
01:01:35les petites entreprises
01:01:36et les plus fortunés
01:01:37perdent moins d'impôts
01:01:38proportionnellement
01:01:39à ceux qui travaillent
01:01:40donc c'est pour ça
01:01:41que dans le budget
01:01:42il est demandé
01:01:43dans les revendications
01:01:44que les plus fortunés
01:01:46puissent participer
01:01:47à l'effort national
01:01:48et n'est-il pas
01:01:49indécent
01:01:50que les plus fortunés
01:01:51que les grandes entreprises
01:01:52paient moins parallèlement
01:01:53que les PME
01:01:54et ceux qui travaillent
01:01:55et dernier point
01:01:57et je pense
01:01:58qu'il est important
01:01:59de dire que
01:02:00les salariés
01:02:01eux ce qu'ils veulent
01:02:01c'est plus de justice sociale
01:02:03plus de justice fiscale
01:02:05et c'est ça
01:02:05qui les met dans la rue
01:02:06c'est la première fois
01:02:08c'est la première fois
01:02:09que des salariés
01:02:09se mobilisent
01:02:10sur trois manifestations
01:02:12sur un projet
01:02:13de loi de finances
01:02:13pourquoi ?
01:02:14parce que l'injustice sociale
01:02:15ils n'en veulent plus
01:02:16et ils veulent pouvoir
01:02:17vivre de leur travail
01:02:18et que chacun
01:02:19grosse entreprise
01:02:21alors qu'elle licencie
01:02:22et plus gros patrimoine
01:02:23paye leur dû
01:02:24justement
01:02:25pour investir
01:02:26dans les services publics
01:02:27et justement
01:02:27pour investir
01:02:28dans les hôpitaux
01:02:29et les écoles
01:02:29que ce soit
01:02:29les plus fortunés
01:02:30ou les grosses entreprises
01:02:31ils sont déjà
01:02:32assommés d'impôts
01:02:34et si vous continuez
01:02:35à leur taper dessus
01:02:35ils vont partir
01:02:36et comme justement
01:02:37vous refusez
01:02:38de baisser la dépense publique
01:02:39c'est vous et moi
01:02:40qui allons devoir payer
01:02:41l'objectif premier
01:02:43d'une politique économique
01:02:44madame
01:02:45ça doit être
01:02:45de créer plus de richesses
01:02:46c'est pas de se dire
01:02:47on a un gâteau
01:02:48et on se partage
01:02:48les miettes
01:02:49la seule objectif
01:02:50qui doit vraiment
01:02:51j'espère en tout cas
01:02:52présider aux décisions
01:02:54du nouveau Premier ministre
01:02:55c'est de se dire
01:02:55comment on fait
01:02:56pour augmenter le gâteau
01:02:57et pour augmenter le gâteau
01:02:57il faut gagner en productivité
01:02:59il faut gagner en production
01:03:00c'est le seul moyen
01:03:01pour que les français
01:03:02puissent vivre dignement
01:03:04de leur travail
01:03:04la raison numéro un
01:03:06de l'augmentation des salaires
01:03:07madame
01:03:07c'est évidemment
01:03:08avoir des entreprises
01:03:08qui se portent bien
01:03:09et des salariés
01:03:11qui travaillent bien
01:03:11également
01:03:12qui puissent travailler
01:03:13dans de bonnes conditions
01:03:13et bien rémunérés
01:03:14l'échange et la confrontation
01:03:15c'est dans Arnaud Direct
01:03:16merci beaucoup à tous les deux
01:03:17pour avoir joué le jeu
01:03:18et puis on verra demain
01:03:19l'importance de la mobilisation
01:03:20dans les rues
01:03:21dans quelques instants
01:03:22Gérard Miller
01:03:22toujours en garde à vue
01:03:24la journaliste
01:03:24qui avait été la première
01:03:26à révéler les témoignages
01:03:28sera avec nous
01:03:29dans quelques instants
01:03:29c'est Cécile Olivier
01:03:31à tout de suite
01:03:31il est toujours en garde à vue
01:03:33le célèbre psychanalyste
01:03:35Gérard Miller
01:03:36entendu pour des accusations
01:03:37de viol
01:03:38et d'agression sexuelle
01:03:40l'enquête a été ouverte
01:03:41il y a un peu plus d'un an
01:03:43à la suite de plaintes
01:03:44déposées par plusieurs femmes
01:03:45dont des femmes
01:03:46qui étaient mineures
01:03:46à l'époque des faits
01:03:47nous avons pu
01:03:48justement recueillir
01:03:49le témoignage
01:03:49de l'une d'elles
01:03:50écoutez
01:03:51il m'a servi une boisson
01:03:55rapidement
01:03:56j'étais pas
01:03:56j'étais pas très bien
01:03:58mais j'étais pas mal
01:03:59non plus
01:03:59et je me suis retrouvée
01:04:00déshabillée
01:04:01sur un lit
01:04:03qu'il était sur moi
01:04:04et que du coup
01:04:04je ne pouvais pas
01:04:05je pouvais pas bouger
01:04:07il m'a dit
01:04:07ça va bien se passer
01:04:08détends-toi
01:04:09sauf que
01:04:10c'était pas du tout le cas
01:04:11il me touchait
01:04:12je savais pas quoi faire
01:04:14en fait
01:04:14c'est vrai qu'à 15 ans
01:04:15franchement
01:04:16on s'imagine pas tellement
01:04:17ce genre de choses
01:04:19c'est cette personne
01:04:20quand même
01:04:21à l'âge de mon père
01:04:22donc j'avais
01:04:23on est très naïf
01:04:25je pense aussi
01:04:25face à une figure
01:04:26médiatique
01:04:28on n'est pas grand chose
01:04:30témoignage glaçant
01:04:31des témoignages comme ça
01:04:32Cécile Olivier
01:04:33vous en avez entendu
01:04:34beaucoup
01:04:34c'est vous
01:04:35qui avez la première
01:04:36écrit un article
01:04:37dans Elle
01:04:38à l'époque
01:04:38avec 6 témoignages de femmes
01:04:40et ensuite
01:04:41il y a eu
01:04:41des tas et des tas
01:04:42d'autres témoignages
01:04:43qui sont intervenus
01:04:44vous allez nous le raconter
01:04:44d'abord
01:04:45Alexandra Gonzales
01:04:47du service police justice
01:04:48de PFM TV
01:04:49vous nous dites
01:04:50qu'au delà de la garde vue
01:04:50il y a une perquisition
01:04:51qui a eu lieu hier
01:04:52oui selon nos informations
01:04:54hier matin
01:04:55des enquêteurs
01:04:56de la police judiciaire
01:04:57se sont rendus
01:04:57à son domicile
01:04:58c'est un hôtel particulier
01:05:00du 11ème arrondissement
01:05:01au sein duquel
01:05:03des femmes
01:05:03disent avoir subi
01:05:05des viols
01:05:05ou des agressions sexuelles
01:05:06cette perquisition
01:05:07a eu lieu
01:05:08en sa présence
01:05:09selon nos informations
01:05:10et par ailleurs
01:05:12ces enquêteurs
01:05:13ont également
01:05:13contacté des plaignantes
01:05:15pour leur demander
01:05:16de fournir
01:05:17des photos
01:05:18d'elle
01:05:18au moment
01:05:19des faits
01:05:19qu'elle dénonce
01:05:20c'est parfois
01:05:20il y a plusieurs années
01:05:21et des photos
01:05:23actuelles
01:05:23afin de confronter
01:05:24Gérard Miller
01:05:25à ses clichés
01:05:26voir si cela
01:05:27déclenche des souvenirs
01:05:28s'il souhaite
01:05:29en parler
01:05:30ou non
01:05:31éclairer nous
01:05:32Cécile Olivier
01:05:32il y a combien
01:05:32de plaintes
01:05:33exactement
01:05:33dans ce dossier
01:05:34alors le parquet
01:05:35de Paris
01:05:36reste assez discret
01:05:37sur le nombre
01:05:38de plaintes
01:05:39nous on a pu compter
01:05:40d'après nos contacts
01:05:41avec les témoins
01:05:43qui ont témoigné
01:05:43notamment
01:05:44dans notre livre
01:05:45que j'ai écrit
01:05:45avec Alice Augustin
01:05:46ma collègue
01:05:47on a compté
01:05:48nous
01:05:4811 plaintes
01:05:49dont 8
01:05:50pour des viols
01:05:52présumés
01:05:53et 3
01:05:53pour agression sexuelle
01:05:55mais en réalité
01:05:56il y en a sans doute
01:05:57plus
01:05:57puisque parfois
01:05:58au cours
01:05:59de notre travail
01:06:00de nos échanges
01:06:01on croise des avocates
01:06:01qui nous disent
01:06:02mais moi aussi
01:06:03j'en ai une
01:06:03donc il y a les 11
01:06:05que nous on a pu compter
01:06:06mais donc on dit
01:06:07dans nos articles
01:06:07une dizaine
01:06:08mais en réalité
01:06:09il y en a sans doute plus
01:06:10et votre livre
01:06:11s'appelle
01:06:11Anatomie d'une prédation
01:06:13Lorraine Anna
01:06:13est également avec nous
01:06:15vous êtes avocate
01:06:16pour nous aider
01:06:17à comprendre aussi
01:06:17ce qui est en train
01:06:18de se passer
01:06:19d'abord pourquoi
01:06:19cette garde à vue
01:06:20intervient un an et demi
01:06:21après le début de l'enquête
01:06:22ça paraît long comme délai
01:06:24ça peut arriver
01:06:25ça peut arriver
01:06:26alors soit
01:06:26qu'une instruction
01:06:27est déjà ouverte
01:06:28depuis un an
01:06:29ce qui m'étonnerait quand même
01:06:30soit il y a eu
01:06:31une enquête préliminaire
01:06:32qui a eu lieu avant
01:06:33et donc la garde à vue
01:06:34est l'aboutissement
01:06:35de l'enquête
01:06:35donc c'est possible
01:06:37c'est probable
01:06:37ce qui est plus inquiétant
01:06:38c'est les plaintes
01:06:39qui ont eu lieu
01:06:40un peu vraiment avant
01:06:41et qui n'ont pas été
01:06:42peut-être pas prises au sérieux
01:06:44Quelle est la règle
01:06:45sur la prescription ?
01:06:47Alors la prescription
01:06:48sur les viols sur mineurs
01:06:49c'est plus 30 ans
01:06:50c'est plus 20 ans
01:06:51en revanche
01:06:52si jamais il y a des actes
01:06:53qui se sont faits
01:06:54ou d'autres plaintes
01:06:55qui ont eu lieu
01:06:55entre temps
01:06:57la prescription s'interrompt
01:06:58donc je pense
01:06:59que c'est plus trop un sujet
01:07:00sur ce
01:07:00Là en l'occurrence
01:07:02il y a des faits
01:07:03qui sont dénoncés
01:07:03notamment viols sur mineurs
01:07:05qui ne sont pas prescrits
01:07:06Les témoignages
01:07:07le témoignage qu'on a entendu
01:07:08Cécile Olivier
01:07:08est-ce qu'il ressemble
01:07:09à l'ensemble des témoignages
01:07:11que vous avez reçus
01:07:12parce qu'on a l'impression
01:07:12que dans cette affaire
01:07:13il y a quand même
01:07:14un modus operandi
01:07:14qui se répète
01:07:15Oui il y a un mode opératoire
01:07:17c'est certain
01:07:17puisque la grande majorité
01:07:19des plaignantes
01:07:20et des témoins
01:07:21parce qu'on a aussi
01:07:22des femmes
01:07:22qui rapportaient
01:07:23des faits très graves
01:07:24mais qui n'ont pas déposé plainte
01:07:25justement parce que
01:07:25c'était prescrit
01:07:26racontaient un peu
01:07:27tout le temps la même chose
01:07:28c'est-à-dire
01:07:28d'avoir été abordées
01:07:30très jeunes
01:07:31souvent lors d'émissions
01:07:33de télévision
01:07:34et puis voilà
01:07:35par ce personnage
01:07:36très sympathique
01:07:37qui leur proposait
01:07:38un restaurant
01:07:39un verre
01:07:40des places de théâtre
01:07:41et puis de venir chez lui
01:07:42de tester
01:07:44des séances
01:07:45d'hypnose
01:07:46ou alors de relaxation
01:07:47et là
01:07:47certaines affirment
01:07:49que ça aurait
01:07:50dérapé
01:07:51en agression sexuelle
01:07:52et parfois
01:07:53en viol
01:07:54ce que je voudrais
01:07:54rajouter
01:07:55pourquoi ça a pris
01:07:56tellement de temps
01:07:57cette enquête
01:07:58c'est que
01:07:58elle est vraiment
01:07:59tentaculaire
01:08:00c'est-à-dire que
01:08:01très souvent
01:08:02ils pensaient
01:08:03arriver au bout
01:08:04et puis il y avait
01:08:04une nouvelle plainte
01:08:05où à chaque fois
01:08:06il faut entendre
01:08:07l'entourage de la plaignante
01:08:08gratter les témoignages
01:08:10etc.
01:08:10et donc
01:08:11ils n'arrivaient pas
01:08:12au bout
01:08:13et par ailleurs
01:08:14c'est la brigade des mineurs
01:08:15qui a été saisie
01:08:16parce qu'il y a
01:08:16plusieurs victimes
01:08:18présumées mineures
01:08:19mais c'est un service
01:08:20qui est sous l'eau
01:08:22comme on dit
01:08:22c'est-à-dire qu'ils ont
01:08:23beaucoup
01:08:24beaucoup de dossiers
01:08:25Gérard Miller
01:08:25dont on rappelle
01:08:25qu'il dément ces accusations
01:08:27et qu'il est bien sûr
01:08:27présumé innocent
01:08:28vous avez eu des retours
01:08:30de certaines des plaignantes
01:08:30depuis l'annonce
01:08:31de cette garde à vue
01:08:32hier ou pas ?
01:08:33Pas depuis hier
01:08:35mais on savait
01:08:36qu'elles attendaient
01:08:37beaucoup
01:08:38il y en avait même une
01:08:39qui cet été
01:08:39avait appelé
01:08:40le service enquêteur
01:08:42en disant que
01:08:43où ça en est
01:08:44on n'en peut plus
01:08:46on attend
01:08:46c'est dur pour nous
01:08:47et le service enquêteur
01:08:48avait dit
01:08:49ça ne va plus trop tarder
01:08:50maintenant
01:08:51donc oui
01:08:53c'était un moment
01:08:53qu'elles attendaient
01:08:54et ça a été assez dur
01:08:55pour elles
01:08:56ces très longues
01:08:59investigations
01:09:00Ce qui donne une dimension
01:09:01particulière
01:09:01à cette affaire
01:09:03c'est ce que vient
01:09:03de nous dire
01:09:04Cécile Olivier
01:09:04sur l'hypnose
01:09:06à partir
01:09:06de quel seuil
01:09:07d'hypnose
01:09:08on sait
01:09:09si le consentement
01:09:10commence ou pas
01:09:11on est ici
01:09:11quand même dans des notions
01:09:12qui sont très très
01:09:13compliquées à définir
01:09:15ça c'est vrai
01:09:15que c'est délicat
01:09:16je sais qu'il y a
01:09:17la chambre criminelle
01:09:19la cour de cassation
01:09:19qui avait
01:09:20parlé
01:09:21de contraintes morales
01:09:23et qui avait dit
01:09:24que cette contrainte morale
01:09:25elle peut résulter
01:09:26d'un état psychologique
01:09:27particulier
01:09:28qui abolit
01:09:29les capacités
01:09:30de résistance
01:09:31alors après
01:09:32savoir à quel point
01:09:33est-ce que ces capacités
01:09:34de résistance
01:09:35étaient abolies
01:09:36je crois que c'est
01:09:36forcément nécessaire
01:09:37d'avoir un expert
01:09:38là-dessus
01:09:38qui établit
01:09:40à quel point
01:09:40et surtout
01:09:41quelles étaient
01:09:41les pratiques
01:09:42de ce monsieur
01:09:43alors c'est la clé
01:09:44Cécile Olivier
01:09:45parce que lui dit
01:09:46l'hypnose totale
01:09:47je ne l'ai fait qu'en public
01:09:48ces séances d'hypnose là
01:09:49elles étaient très limitées
01:09:51et n'allaient pas
01:09:51jusqu'à abolir
01:09:53le consentement
01:09:53mais de toute façon
01:09:55dans notre livre
01:09:56on a interrogé
01:09:58des experts
01:09:58de l'hypnose
01:09:59et qui nous ont
01:10:01dit que
01:10:02c'est quand même
01:10:03difficile
01:10:04de complètement
01:10:05prendre le contrôle
01:10:06sur quelqu'un
01:10:07jusqu'à lui faire
01:10:09subir des viols
01:10:10ou des agressions
01:10:11nous notre hypothèse
01:10:12c'est que l'hypnose
01:10:13et les séances
01:10:14de relaxation
01:10:14comme il dit
01:10:15c'était plus un prétexte
01:10:17pour amener
01:10:18les jeunes femmes
01:10:19à s'allonger
01:10:20à dégraffer
01:10:21tel ou tel vêtement
01:10:22et les mettre
01:10:23en situation
01:10:24de subir
01:10:25un certain nombre
01:10:26de choses
01:10:26il y avait plutôt aussi
01:10:27son ascendant moral
01:10:29qu'il a pu avoir
01:10:30sur elle
01:10:30parce qu'on l'a entendu
01:10:32là c'était une jeune fille
01:10:33qui avait 15 ans
01:10:34à l'époque
01:10:34il y en a beaucoup
01:10:34des très jeunes
01:10:35qui étaient impressionnés
01:10:37par un homme
01:10:37célèbre
01:10:39qui est un soignant
01:10:39par ailleurs
01:10:40un psychanalyste
01:10:41donc qui avait vraiment
01:10:42un ascendant
01:10:43et elles étaient
01:10:44à un âge
01:10:44où c'est très dur
01:10:45de s'opposer
01:10:46à un adulte
01:10:47et qui en plus
01:10:47a un tel statut
01:10:48je me souviens
01:10:51d'une des plaignantes
01:10:52que j'avais rencontrée
01:10:54Cécile Olivier aussi
01:10:55qui disait
01:10:56qu'en fait
01:10:56ce qu'elle a vécu
01:10:58elle avait 17 ans
01:10:59à ce moment là
01:10:59a provoqué
01:11:00chez elle
01:11:01une amnésie immédiate
01:11:02j'ai repris ces mots
01:11:03elle dit
01:11:03voilà je me souvenais
01:11:04avoir rencontré
01:11:05Gérard Miller à l'époque
01:11:06elle avait 17 ans
01:11:07je l'ai souvent raconté
01:11:09autour de moi
01:11:09mais j'ai complètement
01:11:10refoulé la suite
01:11:11j'en ai parlé à personne
01:11:13parce que je n'en avais
01:11:13pas conscience
01:11:14et puis un jour
01:11:15elle tombe sur l'article
01:11:16de Cécile Olivier
01:11:17et Alice Augustin
01:11:17et là elle dit
01:11:18un voile s'est déchiré
01:11:20et d'un seul coup
01:11:21des souvenirs
01:11:22ont surgi dans ma mémoire
01:11:23et d'un seul coup
01:11:24je l'ai revu
01:11:25baisser son pantalon
01:11:27il sort son sexe
01:11:28il me demande
01:11:28si j'ai déjà couché
01:11:29avec un garçon
01:11:30je lui dis que non
01:11:31et là il me dit
01:11:32je ne serai pas ton premier
01:11:33il me met alors
01:11:34son sexe dans la main
01:11:35puis il le met dans ma bouche
01:11:36pour lui faire une fellation
01:11:37et j'ai été bloquée
01:11:38psychiquement
01:11:38voilà ce que cette femme raconte
01:11:40et elle fait partie
01:11:41des plaignantes
01:11:42qui accusent
01:11:42Gérard Miller
01:11:43mais comme vous l'avez dit
01:11:44lui conteste
01:11:45formellement tous ces faits
01:11:46témoignage
01:11:46évidemment encore une fois
01:11:48glaçant
01:11:48rappelez-nous
01:11:49Cécile Olivier
01:11:49le côté aussi
01:11:50entre un peu
01:11:51parce qu'il y a les plateaux télé
01:11:52mais il y a aussi
01:11:53chez lui
01:11:54un hôtel particulier
01:11:54avec une salle
01:11:55réservée à tout ça
01:11:56pour participer
01:11:57de cette ambiance
01:11:57oui parce que
01:11:59dans tous les témoignages
01:12:00qu'on a reçus
01:12:01donc c'était en plus
01:12:01avant que ça sorte
01:12:03dans la presse
01:12:04c'était des femmes
01:12:04qui venaient d'univers
01:12:05très différents
01:12:06donc de la meuse
01:12:07de Clermont-Ferrand
01:12:08des Yvelines
01:12:09de Ville
01:12:10Métier Milieu
01:12:10donc des femmes
01:12:11qui ne se connaissaient pas
01:12:12et qui toutes
01:12:13nous décrivaient
01:12:14à peu près la même chose
01:12:15donc cet hôtel particulier
01:12:16elle se rappelait parfois
01:12:18des noms des chats
01:12:19de Gérard Miller
01:12:20et elle décrivait
01:12:22effectivement
01:12:22alors ce qu'elles appelaient
01:12:23une salle japonaise
01:12:24ou une salle japonisante
01:12:26c'était une salle
01:12:27à l'étage
01:12:28avec un décor
01:12:29donc elles
01:12:30elles appelaient japonais
01:12:30c'est-à-dire
01:12:31avec des tentures
01:12:32une salle
01:12:33avec une lumière rouge
01:12:34des tatamis
01:12:35au sol
01:12:35où elles affirment
01:12:37qu'avaient lieu
01:12:38ces séances
01:12:39d'hypnose
01:12:40Merci beaucoup
01:12:41Cécile Olivier
01:12:42pour être venue
01:12:44nous en dire plus
01:12:46sur cette affaire
01:12:47et l'orénana
01:12:47avec Alexandra González
01:12:48pour vos éclairages
01:12:50on suit évidemment
01:12:51l'évolution de la garde à vue
01:12:52on verra ce qui va se passer
01:12:53à l'issue
01:12:53de cette garde à vue
01:12:54ça sera évidemment
01:12:55très très important
01:12:56de voir les suites judiciaires
01:12:58c'est l'heure
01:12:58de l'invité d'Arne Direct
01:13:00maintenant
01:13:00Alain Madeleine
01:13:00avec nous ce matin
01:13:01Alain Madeleine
01:13:04figure politique
01:13:05depuis longtemps
01:13:06maintenant
01:13:06ancien ministre
01:13:07merci d'être avec nous
01:13:08et de vous installer
01:13:09bonjour à vous
01:13:11il y a également
01:13:12François Clémenceau
01:13:13et Guillaume Daret
01:13:14qui sont là
01:13:15ainsi que Gaëtan Mélin
01:13:16la chef du service
01:13:17économie de BFM TV
01:13:19qui nous rejoint
01:13:20et qui nous rejoint
01:13:21avec une lettre
01:13:22Gaëtan
01:13:22une lettre que vous venez
01:13:23de recevoir
01:13:24que dit-elle
01:13:25cette lettre
01:13:25adressée par le Premier ministre
01:13:27Sébastien Lecornu
01:13:28au syndicat
01:13:28Oui tout à fait
01:13:29c'est une lettre
01:13:29qui fait suite à la rencontre
01:13:30qui a eu lieu
01:13:31la semaine dernière
01:13:32avec l'intersyndicale
01:13:33donc les 8 principales
01:13:35organisations syndicales
01:13:36avec des engagements
01:13:37de la part du Premier ministre
01:13:39puisque celui-ci
01:13:40indique aux partenaires sociaux
01:13:42qu'ils s'engagent
01:13:43donc à ce que le projet
01:13:44doit sur la transposition
01:13:46des 3 accords
01:13:47nationaux interprofessionnels
01:13:49qui avaient été conclus
01:13:50entre le patronat
01:13:51et les syndicats
01:13:52concernant l'emploi des seniors
01:13:54le dialogue social
01:13:55et la mobilité professionnelle
01:13:57et bien ce texte
01:13:58sera voté
01:13:59dès octobre prochain
01:14:01concernant les retraites
01:14:02enfin
01:14:03un point très important
01:14:04pour les organisations syndicales
01:14:06plusieurs mesures
01:14:07comme la pension des femmes
01:14:09seront inscrites
01:14:10au financement
01:14:11de la sécurité sociale
01:14:12pour 2026
01:14:13et la question
01:14:14de la pénibilité
01:14:15reste ouverte
01:14:15à la négociation
01:14:16dans ce courrier
01:14:18le Premier ministre
01:14:19rappelle aux partenaires sociaux
01:14:20l'importance
01:14:22du dialogue social
01:14:23il met en avant
01:14:24le fait que le taux
01:14:25de syndicalisation
01:14:26en France
01:14:26est très faible
01:14:27et qu'il aimerait
01:14:27revenir sur ce point
01:14:30par ailleurs
01:14:31il invite les syndicats
01:14:32à définir eux-mêmes
01:14:33le rythme
01:14:34et le périmètre
01:14:35des négociations
01:14:36dans un cadre
01:14:37de 5 grands thèmes
01:14:39notamment
01:14:40la protection sociale
01:14:41la réindustrialisation
01:14:42la condition
01:14:44et la qualité de vie
01:14:45au travail
01:14:46ou bien encore
01:14:46le paritarisme
01:14:48enfin dernier point
01:14:50et qui est très important
01:14:51le Premier ministre
01:14:52s'engage auprès
01:14:53des partenaires sociaux
01:14:54de ne pas intervenir
01:14:56donc il n'y aura pas
01:14:57de lettres de cadrage
01:14:58pour les prochaines négociations
01:15:00notamment
01:15:01celles portant
01:15:02sur l'assurance chômage
01:15:03et les ruptures conventionnelles
01:15:04Est-ce qu'il s'y prend bien
01:15:05Alain Madelin
01:15:06le nouveau Premier ministre
01:15:07avec les syndicats
01:15:08vu les contraintes
01:15:09qui sont les siennes ?
01:15:10Oui, très très bien
01:15:11le Premier ministre
01:15:13est décidé
01:15:15je crois
01:15:15à faire un vrai renouveau
01:15:18du paritarisme
01:15:19j'utilise ce mot
01:15:21dans son acceptation originelle
01:15:24le paritarisme
01:15:25c'est un ménage
01:15:26à deux
01:15:26les patrons
01:15:28et les syndicats
01:15:29ces dernières années
01:15:31de longues dernières années
01:15:33le paritarisme
01:15:34était un ménage
01:15:36à trois
01:15:36et bien ça ne marche pas
01:15:38très bien
01:15:39avec l'État
01:15:39avec l'État
01:15:40et donc
01:15:42grosso modo
01:15:43c'est un peu
01:15:44la direction
01:15:44qu'il donne
01:15:45et je crois que
01:15:47le fait de sortir
01:15:48l'État
01:15:49de ce paritarisme
01:15:51de refaire
01:15:52un paritarisme
01:15:53rénové
01:15:54c'est la bonne solution
01:15:56nous eussions fait ça
01:15:57en ce qui concerne
01:15:59la réforme
01:16:00des retraites
01:16:01je pense que
01:16:01nous aurions pu
01:16:02aller beaucoup plus loin
01:16:03c'est-à-dire
01:16:04attendez
01:16:05vous avez
01:16:06un paritarisme
01:16:07qui
01:16:07dans un ménage
01:16:09à trois
01:16:09est devenu
01:16:11au fond
01:16:11un paritarisme
01:16:12où on attend
01:16:13tout de l'État
01:16:13et à partir
01:16:15de ce moment-là
01:16:16vous n'avez plus
01:16:17la liberté
01:16:18responsable
01:16:19des partenaires sociaux
01:16:20le mot responsable
01:16:22est un mot essentiel
01:16:23parce que
01:16:24vous dites
01:16:24par exemple
01:16:24aux partenaires sociaux
01:16:25et bien
01:16:26pour les retraites
01:16:27faites vos affaires
01:16:29nous-mêmes
01:16:29essayez de trouver
01:16:31à la manière
01:16:32de la loi
01:16:32Rossignol
01:16:33la pente nécessaire
01:16:35avec laquelle
01:16:36nous ferons
01:16:37un ajustement
01:16:38automatique
01:16:39sauf qu'il n'arrivait
01:16:40pas à se mettre d'accord
01:16:41c'est pour ça
01:16:41que l'État
01:16:41s'en est mêlé
01:16:42à chaque fois
01:16:42oui
01:16:43c'est un peu
01:16:44l'histoire
01:16:44de la poule et de l'oeuf
01:16:45si vous aviez dit
01:16:46dès le départ
01:16:47et bien
01:16:48je vais
01:16:49je me retire de ça
01:16:50je vous donne
01:16:50la responsabilité
01:16:51comme la Gicarco
01:16:53et bien la Gicarco
01:16:55ça marche pas si mal
01:16:56c'est des retraites
01:16:56complémentaires
01:16:57c'est des retraites
01:16:57complémentaires
01:16:58au surplus
01:16:59calculé en point
01:17:00où ils font
01:17:01leurs affaires
01:17:02pour progressivement
01:17:03affaire l'ajustement
01:17:04entre les recettes
01:17:06et ce qu'ils doivent verser
01:17:08donc c'est extrêmement
01:17:09important
01:17:10de revenir à ça
01:17:11je ne sais pas
01:17:11si le Premier ministre
01:17:13aura la marge de manœuvre
01:17:14et la compréhension
01:17:16des syndicats
01:17:17en ce moment
01:17:17pour aller aussi loin
01:17:20mais en tout cas
01:17:21c'est la bonne direction
01:17:22la bonne direction
01:17:23est-ce qu'il prend
01:17:23la bonne direction
01:17:24sur le plan fiscal
01:17:24également
01:17:25on a vu
01:17:26la semaine dernière
01:17:26il a écarté la taxe
01:17:27Zuckman
01:17:28il a écarté l'ISF
01:17:29et on imagine
01:17:29que ça
01:17:30ça a dû plutôt
01:17:31vous faire plaisir
01:17:32est-ce que sur ce plan-là
01:17:33vous dites
01:17:34il semble aller
01:17:34dans la bonne direction
01:17:35non
01:17:36pourquoi
01:17:37parce qu'on est à la recherche
01:17:41de taxation
01:17:43de revenus supplémentaires
01:17:46et on passe à côté
01:17:48de l'essentiel
01:17:49l'essentiel
01:17:50c'est de faire
01:17:51des économies
01:17:52et ça c'est pas du tout
01:17:53dans le débat aujourd'hui
01:17:54c'est pas le débat
01:17:55des économies
01:17:55et faire de la croissance
01:17:57il ne faut prendre
01:17:58aucune mesure
01:18:00qui puisse brider
01:18:01la croissance
01:18:02et même encore
01:18:02faudrait-il
01:18:03prendre des mesures
01:18:04qui libèrent la croissance
01:18:05c'est-à-dire baisser les impôts
01:18:07des entreprises
01:18:07pour lire entre les lignes
01:18:09je crois qu'on n'aura pas
01:18:10le culot de faire ça
01:18:11mais à l'extrême limite
01:18:13oui
01:18:13vous savez qu'il y a
01:18:15certains impôts
01:18:16qui pèsent sur les entreprises
01:18:17et si vous les diminuez
01:18:19c'est ce qu'on appelle
01:18:19les faits lafeurs
01:18:20souvent on constate
01:18:21qu'il y a plus de recettes
01:18:23pour l'État
01:18:24qu'avec un impôt
01:18:25à un taux extrêmement élevé
01:18:27les hauts taux
01:18:28tuent les totaux
01:18:28oui
01:18:29c'est ça
01:18:30alors ça c'est évidemment
01:18:31la thèse très libérale
01:18:33que vous défendez
01:18:33que vous incarnez ici
01:18:35mais c'est vrai que
01:18:35politiquement
01:18:36c'est très très compliqué
01:18:38à vendre
01:18:39si j'ose dire
01:18:39on entend parler également
01:18:41sur le plan fiscal
01:18:41d'une baisse de la CSG
01:18:43pour les bas salaires
01:18:45ça vous fait sourire
01:18:46j'éclate de rire
01:18:47pourquoi ?
01:18:47j'éclate de rire
01:18:48parce que ça
01:18:49c'est une sorte de Zutman de droite
01:18:50qui traîne dans les
01:18:52différents milieux
01:18:53et qui traîne
01:18:54si je suis bien informé
01:18:56qui traîne aussi
01:18:58dans les études
01:18:58que ce qu'on est en train
01:18:59de faire à Matignon
01:19:01ça c'est une grande blague
01:19:03aussi quand même
01:19:03nous avons eu
01:19:05pendant des années
01:19:06l'idée que
01:19:07les salaires
01:19:09étaient
01:19:10trop élevés
01:19:11et qu'il fallait
01:19:13aider le patronat
01:19:14à baisser
01:19:15ses salaires
01:19:16c'est quelque chose
01:19:18que j'ai combattu
01:19:19dès le début
01:19:19parce que si vous
01:19:21subventionnez
01:19:21les bas salaires
01:19:22ça vous venait à faire ça
01:19:23si vous subventionnez
01:19:24les bas salaires
01:19:25vous multipliez les bas salaires
01:19:26quand vous subventionnez
01:19:27quelque chose
01:19:27vous les multipliez
01:19:28donc on a multiplié
01:19:30les bas salaires
01:19:30le nombre de SMICAR
01:19:31a augmenté
01:19:32et puis en plus
01:19:32on a constaté
01:19:33ce qui était prévisible
01:19:34pour un économiste
01:19:35on a créé
01:19:36une trappe à pauvreté
01:19:37c'est-à-dire qu'au moment
01:19:39où vous avez 1,6 mic
01:19:40vous gardez les gens
01:19:41en dessous
01:19:42d'1,6 mic
01:19:43et vous ne passez pas
01:19:44au-dessus
01:19:44puisqu'au-dessus
01:19:45ce n'est plus subventionné
01:19:47j'ajoute aussi
01:19:48c'est l'effet de seuil
01:19:48oui vous avez un effet de seuil
01:19:50donc on a
01:19:50micardisé
01:19:51la société française
01:19:53et puis en plus
01:19:54les patrons disent
01:19:55puisque ces salaires
01:19:55sont aidés par ailleurs
01:19:56les augmentations de salaires
01:19:58on verra plus tard
01:19:59et puis encore
01:20:00si vous voulez
01:20:01à un moment donné
01:20:03on a fait croire
01:20:05aux français
01:20:05que la solution
01:20:07ça passait
01:20:08par subventionner
01:20:10les bas salaires
01:20:11et que la solution
01:20:12c'était des salaires
01:20:12toujours plus bas
01:20:13ben non
01:20:14on ne rejoindra jamais
01:20:15les salaires du Bangladesh
01:20:16ce n'est rigoureusement impossible
01:20:17et donc
01:20:18on a créé
01:20:19cette trappe à bas salaires
01:20:20qui est un drame
01:20:21aujourd'hui
01:20:21aujourd'hui
01:20:22les mêmes patrons
01:20:23ou du moins certains
01:20:24disent
01:20:25les salaires sont trop bas
01:20:26maintenant il faudrait
01:20:27que vous subventionnez
01:20:28pour que vous nous subventionnez
01:20:29pour qu'on puisse
01:20:30augmenter les salaires
01:20:31mais c'est une folie
01:20:32François
01:20:33j'aimerais avoir
01:20:34votre point de vue
01:20:35sur une économie européenne
01:20:37aujourd'hui
01:20:37qui marche très très fort
01:20:38et qui parfois
01:20:39l'impression sert de modèle
01:20:40à certains
01:20:41c'est l'économie espagnole
01:20:42avec une croissance forte
01:20:44et italienne
01:20:45et italienne
01:20:45alors italienne
01:20:46pour d'autres raisons
01:20:47mais en l'occurrence
01:20:49oui parce que c'est intéressant
01:20:50parce que vous avez
01:20:50un gouvernement de gauche
01:20:51aujourd'hui en Espagne
01:20:51et un gouvernement
01:20:52d'union des droites
01:20:53en Italie
01:20:54et ce sont deux économies
01:20:55qui pour l'instant
01:20:55donnent cette impression
01:20:56d'être à la fois vives
01:20:58dynamiques
01:20:58et de créatrices de richesse
01:21:00Alain Badelin
01:21:00la croissance
01:21:02est le truc essentiel
01:21:03essentiel
01:21:05à l'heure actuelle
01:21:05si nous avons des bas salaires
01:21:07c'est parce que nous n'avons pas
01:21:08assez de croissance
01:21:09et donc la vraie
01:21:11la vraie direction
01:21:12c'est comment avoir
01:21:13davantage de croissance
01:21:14alors bien évidemment
01:21:16cela passe par une diminution
01:21:17d'impôts
01:21:19si vous me permettez
01:21:20je m'arrête un instant
01:21:20sur la diminution
01:21:22des impôts
01:21:23c'est pas faisable
01:21:24tout de suite
01:21:25tout de suite
01:21:25mais quand même
01:21:26quand vous regardez
01:21:27la situation française
01:21:29on donne trop
01:21:30on ne donne pas
01:21:33assez de liberté
01:21:34et on prend trop
01:21:36d'impôts
01:21:37sur les entreprises
01:21:37mais en même temps
01:21:38on leur donne
01:21:39un paquet de subventions
01:21:40le moment est venu
01:21:42d'engager
01:21:42un grand truc
01:21:44j'y travaille
01:21:44parce que ça ne se fait pas
01:21:45comme ça du jour au lendemain
01:21:46ça se lisse
01:21:47sur plusieurs années
01:21:48sans doute sur un quinquennat
01:21:49mais il faut retrouver
01:21:51ces libertés essentielles
01:21:52c'est ce que vous trouvez
01:21:53d'ailleurs davantage
01:21:54dans un certain nombre
01:21:55de pays
01:21:55qui ont davantage
01:21:57de croissance
01:21:57donc là
01:21:58il y a une marge
01:21:59de manœuvre
01:22:00extrêmement intéressante
01:22:02pour l'avenir
01:22:03pour fabriquer
01:22:04de la croissance
01:22:05dans l'avenir
01:22:05on va difficilement
01:22:07la fabriquer
01:22:07beaucoup cette année
01:22:08mais au moins
01:22:09on peut éviter
01:22:10des trucs tout bêtes
01:22:11du style de la taxe
01:22:12Zuckman
01:22:12qui contribue quand même
01:22:13à casser la croissance
01:22:14Guillaume
01:22:15l'un des postes clés
01:22:16qui va être regardé
01:22:17dans le prochain gouvernement
01:22:17c'est le ministre
01:22:18de l'économie
01:22:19on dit qu'Éric Lombard
01:22:20pourrait être remplacé
01:22:21c'est quoi le bon profil
01:22:22dans le contexte actuel
01:22:23comme ministre de l'économie ?
01:22:25je n'en sais rien
01:22:27en tout cas
01:22:28c'est pas le profil
01:22:30de Lombard
01:22:30pourquoi ?
01:22:32il y a de multiples raisons
01:22:34mais il y en a une
01:22:35c'est que Bayrou
01:22:36avait donné
01:22:37une bonne direction
01:22:38il avait dit
01:22:40lors du budget 2025
01:22:42maintenant
01:22:43on va reprendre
01:22:44toutes les fonctions
01:22:45de l'État
01:22:45à zéro
01:22:47et on va regarder
01:22:48cette mission
01:22:48est-elle utile
01:22:49est-ce qu'on peut la faire
01:22:50exécuter autrement
01:22:51est-ce qu'elle doit être déléguée
01:22:52est-ce qu'elle doit être concédée
01:22:53est-ce qu'elle doit être privatisée
01:22:54c'est la bonne solution
01:22:56pour faire des économies
01:22:57juste au passage
01:22:58si nous avions
01:23:00le même taux
01:23:01de prélèvement obligatoire
01:23:02que l'Allemagne
01:23:03suivant les chiffres
01:23:04400 milliards
01:23:05bruit à mon avis
01:23:06plutôt 200 milliards
01:23:06il y a 200 milliards
01:23:07d'écarts de prélèvement
01:23:09obligatoire
01:23:10avec l'Allemagne
01:23:11ça signifie quoi ?
01:23:12ça signifie que
01:23:13il y a une réserve
01:23:14de productivité
01:23:16pour la France
01:23:17la France
01:23:18elle est en concurrence
01:23:19les entreprises françaises
01:23:21sont en concurrence
01:23:21mais aussi les États
01:23:22leur poids fiscal
01:23:24leur réglementation
01:23:25etc.
01:23:25sont en concurrence
01:23:26avec le monde entier
01:23:27donc il y a
01:23:27un énorme gisement
01:23:29de productivité
01:23:30sur ce point-là
01:23:32Bayrou avait indiqué
01:23:33la bonne direction
01:23:33ceci ne peut prospérer
01:23:36qu'avec l'appui
01:23:37de Bercy
01:23:38qu'avec un ministre
01:23:39ultra convaincu
01:23:40qu'il faut réinventer
01:23:42l'État
01:23:42j'ai fait un portrait
01:23:45un peu différent
01:23:46de M. Lombard
01:23:46d'où le choix
01:23:47dont on l'escure
01:23:48la parole libre
01:23:50d'Alain Madelin
01:23:51dans l'invité d'Arnaud Direct
01:23:52ce matin
01:23:53merci beaucoup
01:23:54d'être venu
01:23:55merci à tous
01:23:56tout de suite
01:23:56Christophe Delers
01:23:57Roselyne Dubois
01:23:57on se retrouve demain
01:23:58salut
01:23:58de M. Lombard
01:24:00de M. Lombard
01:24:00de M. Lombard
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