- il y a 4 mois
Pour commencer ce soir, le budget en débat à la commission des Finances. Alors que l’exécutif est en quête d’austérité, le coup de pouce vient de l’agence Standard & Poor’s qui vient de dégrader la note de la France.
Également dans l’actualité, ce cambriolage incroyable au musée du Louvres. En 7 minutes, 4 hommes sont parvenus à s’emparer de 8 joyaux du patrimoine français. Une affaire qui fait tache.
Et puis nous reviendrons enfin sur le conflit qui oppose Donald Trump au Vénézuela et à d’autres États du continent sud-américain, sur fond de lutte contre le narcotrafic.
Également dans l’actualité, ce cambriolage incroyable au musée du Louvres. En 7 minutes, 4 hommes sont parvenus à s’emparer de 8 joyaux du patrimoine français. Une affaire qui fait tache.
Et puis nous reviendrons enfin sur le conflit qui oppose Donald Trump au Vénézuela et à d’autres États du continent sud-américain, sur fond de lutte contre le narcotrafic.
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00:25Pour commencer ce soir, le budget en débat à la commission des finances de l'Assemblée nationale.
00:30Alors que l'exécutif est en quête d'austérité, le coup de pouce vient finalement de l'agence Standard & Poor's qui vient de dégrader la note de la France.
00:39Également dans l'actualité, ce cambriolage incroyable au musée du Louvre dimanche.
00:44En 7 minutes, 4 hommes sont parvenus à s'emparer de 8 joyaux du patrimoine français.
00:50Une affaire qui fait tâche.
00:51Et puis pour terminer, nous reviendrons sur le conflit qui oppose Donald Trump au Venezuela et d'autres états du continent sud-américain sur fond de lutte contre le narcotrafic.
01:05Mal noté par Standard & Poor's, la France d'Emmanuel Macron se trouve une nouvelle fois déclassée.
01:11Le gouvernement pourrait toutefois en profiter pour faire passer sa pilule budgétaire.
01:15Les explications d'Olivier Frère Jacques.
01:16En temps habituel, cela aurait été une petite secousse.
01:20Mais avec l'interminable crise politique, la nouvelle est passée au second plan.
01:24Samedi, l'agence Standard & Poor's a dégradé la note souveraine de la France, passant celle-ci de A à moins à A+.
01:31Un nouveau désaveu économique international pour Paris, alors que le contexte budgétaire est déjà tendu,
01:36marqué par une instabilité politique et une assemblée nationale fragmentée.
01:39Les oppositions RN en tête ont immédiatement pointé du doigt la responsabilité de ceux qui sont au pouvoir.
01:47Oui, soyons responsables, plus que ne l'est M. Lescure et ses amis qui, depuis 8 ans, ont ruiné la France.
01:52En réalité, ces gens viennent donner des leçons, alors que la situation que nous vivons,
01:55la situation qui est dégradée par cette note, elle résulte des politiques qui ont été menées.
02:01On la dégrade parce que c'est le résultat des politiques et des choix politiques qui ont été menés.
02:05Un échec politique et économique face auquel les macronistes ne peuvent pas se dérober
02:10après plus de 8 ans aux manettes avec près de 7 ans et demi avec Bruno Le Maire comme chef d'orchestre.
02:15Et pourtant, cette décision motivée par une incertitude élevée sur les finances publiques
02:20pourrait paradoxalement offrir une opportunité au gouvernement d'Emmanuel Macron
02:23et à son Premier ministre Sébastien Lecornu pour justifier et accélérer la mise en œuvre de mesures d'austérité
02:29et surtout contraindre une partie des forces politiques hostiles à ne pas tenter de renverser l'exécutif.
02:35C'est la petite musique que l'on peut entendre derrière l'analyse du président du Sénat, Gérard Larcher.
02:40De l'instabilité politique mais aussi de notre incapacité à maîtriser la dépense publique
02:47et c'est la première des incapacités, à notre incapacité à nous réformer.
02:54L'incapacité à réformer et l'instabilité politique.
02:57Il s'agira donc de stabiliser les institutions et les républicains ne devraient donc pas se diriger vers une censure
03:03et pourquoi pas même largement collaborer à l'élaboration du budget.
03:07Les six ministres issus de leur rang n'ont d'ailleurs finalement pas été renvoyés
03:10mais un sursis leur a été donné le temps des débats budgétaires.
03:15Que si dans deux mois la politique budgétaire, et j'en reviens à la première partie de notre échange,
03:22ne s'inscrit pas, j'allais dire, dans l'essentiel de nos valeurs,
03:25et alors se posera pour eux la question, quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement.
03:33Alors que le projet de loi de finances 2026 entre dans une phase décisive à l'Assemblée,
03:38cette dégradation agit comme un signal d'alarme renforçant l'argumentaire de l'exécutif
03:42pour imposer une discipline budgétaire stricte.
03:44Les républicains qui obéissent à la formule politique imposée par le narratif macroniste en responsabilité
03:50devraient donc suivre les macronistes dans leurs travaux budgétaires,
03:54même si ceux-ci sont désormais sous influence socialiste.
03:57Le gouvernement Lecornu II ambitionne de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026
04:03contre 5,4% en 2025 grâce à un effort de 30 milliards d'euros
04:07combinant 14 milliards de nouveaux prélèvements et 17 milliards d'économies.
04:11LR se plie donc à des hausses d'impôts et risque de valider la suppression de niches fiscales,
04:16notamment à destination des familles.
04:18Une attitude politique qui peut paraître cohérente pour LR mais qui peut lui goûter électoralement très cher.
04:25L'avenir du pays semble en tout cas s'assombrir et récupérer le bébé en 2027 ne sera pas un cadeau.
04:30Standard & Poor's, sceptique sur la capacité de la France à atteindre ses objectifs sans mesure supplémentaire,
04:36prévoit une dette publique à 121% du PIB en 2028 contre 112% fin 2024.
04:43Dans ce contexte, l'exécutif peut tirer parti de la situation pour rallier les modérés et les droits
04:49autour de l'urgence d'une rigueur budgétaire.
04:51La dégradation de la note pourrait servir de levier pour convaincre les réticents,
04:55y compris au sein du Centre et des Républicains, que des sacrifices sont inévitables.
04:59Une situation ubuesque alors que les macronistes ont s'abordé leur propre réforme des retraites.
05:05Le pari reste risqué, la fragmentation de l'Assemblée avec des partis qui voudront tous obtenir des concessions
05:10compliquent les négociations.
05:12Le spectre d'un budget Frankenstein incohérent et invotable plane,
05:16tout comme celui d'un recours aux ordonnances si les délais constitutionnels ne sont pas respectés.
05:21A l'aggravation de la crise institutionnelle pourrait ainsi s'ajouter l'aggravation de la crise financière et budgétaire
05:26avant que se détériore encore plus la situation sécuritaire.
05:29Plus c'est gros, plus ça passe.
05:35C'est un peu ce qu'on pourrait se dire après le cambriolage du musée du Louvre dimanche.
05:39En quelques minutes, des trésors de l'histoire et du patrimoine français ont été enlevés,
05:44jetant le discrédit sur la sécurité d'un des musées les plus connus du monde,
05:48sinon le plus connu.
05:49Le point tout de suite.
05:50Se faire voler des bijoux au Louvre de façon aussi rocambolesque,
05:54c'est effectivement...
05:56Ça affiche mal.
05:57Ça l'affiche mal, effectivement.
05:59Comme le dit le ministre de la Justice Gérald Darmanin,
06:02le rocambolesque mais non moins dramatique cambriolage du musée du Louvre
06:05jette une nouvelle fois le discrédit sur la France à l'international.
06:10C'est aussi ce que déclarait le philosophe Michel Onfray.
06:13Ce qui me paraît le plus étonnant, c'est qu'aujourd'hui, en gros,
06:15avec une échelle, une mobilette, une disqueuse,
06:17vous pouvez repartir avec la joconde sous le bras.
06:19Et ça, ça renseigne un peu sur l'état de la France.
06:21Mais au-delà du symbole, c'est bien le patrimoine français
06:24qui a été pillé par quatre cambrioleurs en à peine sept minutes, dimanche matin.
06:29Le mode opératoire dit aussi beaucoup de l'état du pays et de la capitale.
06:34En effet, les individus n'ont pas cherché à être discrets.
06:36Au contraire, vers 9h30, heure d'ouverture du musée,
06:40ils sont arrivés qu'est François Mitterrand, côté Seine donc,
06:43avec un petit camion doté d'un monte-charge et d'une nacelle.
06:47Ils ont tranquillement installé leur périmètre avec des cônes de chantier.
06:51Eux-mêmes étaient d'ailleurs vêtus comme des ouvriers.
06:54Il faut dire qu'à Paris, rien ne passe plus inaperçu que des travaux.
06:58Les hommes sont donc montés par leurs propres moyens
07:01jusqu'au niveau des fenêtres du premier étage,
07:03ouvrant les vitres avec une disqueuse.
07:05Ils ont ensuite brisé et vidé deux vitrines du secteur de Nons
07:09où se trouve la galerie d'Apollon, non loin de la joconde.
07:14La couronne de l'impératrice Eugénie a quant à elle été dérobée,
07:16mais abandonnée non loin des lieux, bien détériorée,
07:20alors qu'elle porte 1354 diamants et 56 émeraudes.
07:24Des analyses sont en cours pour évaluer les dégâts,
07:27mais le butin parti avec les cambrioleurs renferme huit bijoux inestimables.
07:32Un diadème, un collier et des boucles d'oreilles de la reine Marie-Amélie
07:35et de la reine Hortense, un collier et des boucles d'oreilles de Marie-Louise,
07:39la broche dite reliquaire, ainsi que le diadème et le grand nœud de corsage
07:44de l'impératrice Eugénie, qui eux ont bel et bien été emmenés.
07:49Les cambrioleurs, en plus de la couronne abandonnée,
07:52ont laissé un petit camion sur place, ainsi qu'un gilet jaune,
07:55fuyant en scooter.
07:56Il n'aura fallu que sept petites minutes pour réaliser ce triste exploit,
08:01un exploit d'autant plus triste qu'il est fort à parier que ces bijoux chargés d'histoire
08:05sont promis à un démantèlement pour être vendus en pièces,
08:09si ce n'est pas déjà fait, surtout au vu des cours actuels de l'or.
08:12Emmanuel Macron a annoncé dès dimanche que tout serait mis en œuvre
08:16pour retrouver ces pièces de l'histoire de France
08:18et que les auteurs seraient traduits en justice.
08:22Des propos virulents pour un président qui aimait rappeler pourtant
08:24qu'il n'y avait pas de culture française.
08:26De quoi douter de la suite, donc.
08:28A plus forte raison que le ministre de la Culture, Rachida Dati,
08:31a quant à elle fait un choix étonnant, quelques heures après les faits,
08:35de féliciter la sécurité du musée.
08:38Il faut dire que les agents du Louvre n'y sont finalement pas pour grand-chose.
08:41En effet, un tiers des salles de cet incroyable musée
08:45ne disposent d'aucune caméra de surveillance.
08:48Pourtant, en janvier dernier, Emmanuel Macron avait lancé de grandes promesses.
08:52Cette nouvelle renaissance du Louvre
08:53permettra également d'améliorer les infrastructures du palais.
08:57Rien ne sera oublié.
08:59Sécurité et sûreté des collections.
09:01Pas de doute, encore un truc qui n'aura pas marché.
09:04A plus forte raison que la nouvelle directrice du musée,
09:07Laurence Descartes, avait tiré la sonnette d'alarme.
09:09Une alerte qui a toutefois du mal à convaincre,
09:11puisque selon plusieurs commentateurs,
09:13la direction du musée aurait fait le choix de consacrer près de 500 000 euros
09:18pour refaire une salle à manger.
09:20La précédente, installée sous la fameuse pyramide,
09:23étant jugée trop bruyante.
09:25Et oui, manger en toute intimité ou renforcer la sécurité,
09:28il fallait choisir.
09:29Toujours est-il que ce cambriolage intervient à un étonnant moment.
09:33En effet, hasard du calendrier,
09:34la Cour des comptes s'apprêtait à publier un rapport le mois prochain
09:37sur la sécurité du musée du Louvre,
09:39qui laissait à désirer.
09:41Les sages ne se sont donc pas trompés.
09:47Donald Trump retrouve les vieux réflexes impérialistes
09:50et part à l'assaut du continent sud-américain.
09:52Sous prétexte de lutte contre le narcotrafic,
09:55le président américain s'attaque militairement au Venezuela
09:58et menace aussi maintenant la Colombie,
10:00le décryptage de Nicolas Delambertory avec Pierre-Yves Rougeron.
10:04Après avoir fait les poches des Européens cet été,
10:08Donald Trump s'attaque désormais à l'autre proie facile
10:11qu'il a sous la main, le continent sud-américain.
10:14Poursuivant en cela une doctrine Monroe vieille de deux siècles,
10:18le président des États-Unis entend remettre l'Amérique du Sud
10:21en coupe réglée, conformément à sa volonté d'assurer à son pays
10:25les moyens de sa subsistance dans un contexte de recul global
10:29face à la montée en puissance de l'Asie.
10:31C'est ainsi que depuis fin août 2025,
10:34Donald Trump a déclaré la guerre ouverte aux narcotraffics
10:38venus d'Amérique du Sud, en particulier du Venezuela,
10:41pays en confrontation avec les États-Unis
10:44depuis la présidence de Hugo Chavez en 1999
10:47et de Nicolas Maduro qui lui a succédé en 2013.
10:51Les forces armées américaines ont ainsi attaqué et détruit
10:54plusieurs embarcations accusées de transporter des stupéfiants
10:58en direction des États-Unis, y compris dans les eaux internationales,
11:01sans sommation ni arrestation, c'est-à-dire en toute illégalité.
11:06Ces opérations ont jusqu'à présent abouti à la mort
11:08de plus d'une vingtaine de personnes.
11:10La normalisation à la fois juridique, économique, politique et géopolitique
11:15des États de la région sous prétexte de lutte contre le narcotrafic
11:18est déjà une quelque chose d'ancien.
11:20Que Donald Trump veuille donner des gages sur une volonté réelle,
11:25ce dont on peut tout à fait douter pour ses au moins trois prédécesseurs immédiats
11:30de lutter contre le narcotrafic, nous pouvons en discuter.
11:33Il a fait mettre les chefs de cartel sur liste d'hommes à abattre
11:37vu qu'ils ont été élevés au rang de terroristes
11:39et donc peuvent être liquidés par l'armée américaine, certes.
11:43Mais néanmoins, je rappelle que la drogue qui tue le plus d'Américains,
11:48ça a été tout ce qui est sorti du scandale des opiacés de l'oxycodone
11:52qui a tué, je le rappelle, plus de 500 000 Américains, soit l'équivalent.
11:57Il y a eu 54 000 soldats américains tués au Vietnam.
12:00Nous avons dépassé les 10 Vietnams depuis l'ère Obama.
12:04Si vous voulez, il faut écraser le narcotrafic, je suis d'accord,
12:07mais le problème, c'est qu'on n'est pas capable d'écraser des entreprises américaines
12:12qui ont drogué des citoyens américains.
12:14Je ne suis pas certain qu'on soit totalement réglo sur le fait d'écraser le narcotrafic.
12:19Et depuis plusieurs jours, Trump a monté d'un cran la pression sur le Venezuela,
12:24autorisant la CIA à agir sur le sol vénézuélien,
12:27tout en refusant de préciser si cela pouvait inclure l'élimination physique
12:31du président vénézuélien Nicolas Maduro.
12:33Du côté de Caracas, on accuse donc les Etats-Unis de vouloir effectuer un changement de régime
12:38et de renverser Maduro.
12:40Une accusation également partagée par le président colombien Gustavo Petro.
12:44Il est vrai qu'à y regarder de plus près,
12:46le Venezuela dispose de ressources naturelles considérables,
12:49avec notamment des réserves pétrolières souvent estimées
12:52comme étant les plus importantes du monde.
12:55Selon Pierre-Yves Rougeron, le véritable enjeu derrière ce conflit
12:58doit donc être recherché dans les relations commerciales entre les Etats-Unis et le Venezuela.
13:03Se servir de l'existence de ces cartels,
13:05ou du moins de leur ligne d'approvisionnement,
13:08pour normaliser les pays, c'est là où se pose la question vénézuélienne,
13:11parce que c'est l'une des multiples accusations
13:14que l'Amérique a fait peser sur le Venezuela depuis l'époque Chavez.
13:17Pour éviter un débat qui est simple,
13:19c'est qu'on le veuille ou pas,
13:20le principal client de l'histoire du Venezuela,
13:23Chavez compris, c'est les Etats-Unis d'Amérique,
13:26et que les Américains ont toujours refusé
13:29que ce commerce se fasse au juste prix,
13:31car sinon, la loyauté, entre guillemets,
13:34du moins commerciale du Venezuela,
13:36leur serait acquise,
13:37sachant qu'il n'y a pas d'attaque au sol pensable.
13:41Je rappelle que la défense civile vénézuélienne,
13:44ce sont des milliers, des centaines de milliers
13:46de jeunes hommes et de jeunes femmes armés
13:48et entraînés par un phénomène de milice populaire,
13:52et que si l'armée américaine venait à débarquer,
13:55elle y perdrait des plumes, elle le sait,
13:57et tout ceci n'aurait pas de sens,
14:00mais nous restons dans l'application bête et méchante
14:03de la doctrine Monroe,
14:04qui pousse petit à petit tout le continent,
14:07Venezuela compris, dans les mains de la Chine,
14:09car je le rappelle que la Chine est en train de moderniser
14:11les infrastructures portuaires
14:13de la plupart des grandes nations latino-américaines,
14:17et qu'elle est en train de se faire une place au soleil,
14:19où elle est déjà le premier partenaire commercial
14:22du continent sud-américain et de la plupart des pays,
14:26là où l'Amérique ne fait que payer le fait
14:29d'utiliser la brutalité face à des pays
14:32qui ne lui sont pas hostiles,
14:33mais bon, pour qui n'a qu'un marteau,
14:35le monde entier est un clou.
14:36Et sans surprise, la Colombie est elle aussi
14:39maintenant visée par les accusations américaines
14:42d'être un État narco-trafiquant
14:43et subit elle aussi les mêmes menaces.
14:46Une stratégie de l'attention classique
14:48chez Donald Trump,
14:49afin sans doute d'obtenir par la force
14:51des accords commerciaux inégaux
14:53et plus avantageux pour les États-Unis.
14:55Trump a d'ailleurs d'ores et déjà déclaré
14:57que Maduro était disposé à négocier.
14:59Et à défaut d'avoir obtenu
15:01le prix Nobel de la paix pour lui-même,
15:03Donald Trump pourra au moins se réjouir
15:05qu'il soit revenu à Maria Machado,
15:07opposante vénézuélienne à Nicolas Maduro.
15:10Une nomination qu'a applaudi
15:11dès demain Ursula von der Leyen,
15:13jamais en retard
15:14pour agir en vallée des États-Unis d'Amérique.
15:16Et on part à présent en compagnie
15:21de Renaud de Bourleuf
15:22pour l'actualité en France.
15:23En bref.
15:27Un ancien président français en prison.
15:29Demain mardi, Nicolas Sarkozy
15:31sera incarcéré à la prison de la Santé
15:33pour association de malfaiteurs
15:35dans l'affaire des financements libyens.
15:37C'est ici que Nicolas Sarkozy
15:39dormira mardi soir.
15:41La justice lui a accordé un délai
15:43pour organiser sa vie professionnelle
15:45avant d'être emprisonné.
15:46Un mois, donc,
15:48après sa condamnation
15:49dans le procès libyen,
15:50l'ancien président va rejoindre
15:52la cellule préparée pour lui
15:53à la prison de la Santé à Paris.
15:56S'ils veulent absolument
15:57que je dorme en prison,
15:59je dormirai en prison.
16:01Mais la tête haute.
16:02La Santé possède ce qu'on appelle
16:10un quartier vulnérable,
16:12c'est-à-dire réservé aux personnalités
16:13dont la sécurité pourrait être menacée
16:16par le contact avec les autres détenus
16:18et qui sont donc seuls dans leurs cellules.
16:21Il a notamment vu passer
16:22Bernard Tapie, Jérôme Kerviel
16:24ou Patrick Balkany.
16:26Les cellules n'y sont pas plus grandes,
16:28elles font entre 9 et 12 mètres carrés,
16:30elles disposent de douches
16:31et toilettes à l'intérieur.
16:33Mais là encore,
16:34rien de spécifique.
16:35La prison de la Santé,
16:36qui date de 1867,
16:38a en effet été entièrement rénovée
16:40il y a quelques années
16:41et toutes ces cellules ont été agrandies
16:43et équipées de sanitaires intégrés.
16:46Il faut payer, en revanche,
16:48pour bénéficier en plus
16:49d'une télévision et d'un frigo.
16:52Nicolas Sarkozy sera enfermé
16:5423 heures sur 24.
16:56Il aura droit à trois parloirs par semaine
16:58et au même temps de promenade
17:00que les autres détenus,
17:02sauf qu'il bénéficiera
17:03d'une surveillance accrue.
17:05Le cas de l'ancien président
17:06est même si particulier
17:07qu'il pourrait être placé
17:09à l'isolement
17:10pour lui assurer
17:11un maximum de protection.
17:13Dans ce cas,
17:13il sera dans une cellule identique
17:15à celle du quartier vulnérable,
17:17mais il n'aura absolument
17:18aucun contact
17:19avec les autres détenus.
17:21L'inconnu réside encore
17:22dans la durée de détention
17:23de l'ancien président.
17:24Si ce dernier a été condamné
17:25à cinq ans de prison
17:26avec exécution provisoire,
17:28ce qui explique son incarcération
17:29malgré l'appel,
17:30il y a une demande
17:31de mise en liberté.
17:32La cour d'appel aura alors
17:33deux mois pour statuer.
17:34Nicolas Sarkozy va donc
17:35devoir s'habituer un peu
17:36aux cellules de la santé,
17:38mais il sera autorisé
17:38à recevoir des visites.
17:40Gérald Darmanin,
17:41ministre de la Justice,
17:42a fait savoir
17:42qu'il irait voir
17:43l'ancien président de la santé
17:44pour lui témoigner son soutien.
17:47La riposte graduée
17:48qui n'avait pas gravi
17:49beaucoup d'échelons
17:50redescend à zéro.
17:51Dimanche,
17:52le nouveau ministre de l'Intérieur,
17:53Laurent Nunez,
17:53a appelé à la reprise
17:55du dialogue avec l'Algérie,
17:56autrement dit
17:57à la défaite
17:57du bras de fer avec Alger.
17:59Il constate qu'il y a
18:0040% d'Algériens
18:01dans les centres
18:01de rétention administrative
18:02et qu'il faut reprendre
18:04le dialogue
18:04pour la coopération
18:05antiterroriste.
18:06Évidemment, Alger refuse
18:07de reprendre ses ressortissants
18:08présents clandestinement
18:09sur notre territoire
18:10et nous renvoie par avion
18:11les rares individus expulsés.
18:13Une provocation
18:13qui n'a pas l'air
18:14de déranger Laurent Nunez,
18:15qui a aussi affirmé
18:16que la remise en cause
18:17de l'accord de 1968
18:18n'est plus à l'ordre du jour.
18:21Une déclaration
18:21qui tombe mal
18:22alors que quelques jours plus tôt,
18:23en commission des finances,
18:24les députés de son parti,
18:26Charles Rodouel
18:27et Mathieu Lefebvre,
18:28ont rendu un rapport avançant
18:29que l'accord offrant
18:30des facilités aux Algériens
18:31coûte plus de 2 milliards d'euros
18:33par an à la France.
18:35Par exemple,
18:35toutes les victimes
18:36doivent être prévenues
18:37quand leur agresseur
18:38sort de prison,
18:39ce qui n'est pas le cas
18:40aujourd'hui
18:41et parfois peut créer des drames
18:42mais aussi un sentiment
18:43très important
18:44d'être méprisé.
18:45Trop aimable,
18:46monsieur le ministre
18:46de la Justice.
18:47Des violeurs
18:48vont continuer
18:49de sortir de prison
18:50et récidiver
18:51mais au moins
18:52leurs victimes
18:52seront prévenues à l'avance.
18:54Cette instruction ministérielle
18:55entre en vigueur ce lundi
18:56et rend obligatoire
18:57une pratique
18:58qui existait déjà.
18:59Le choc
18:59d'une confrontation
19:00de la victime
19:01à son agresseur
19:02a été tragiquement illustré
19:03au cours des derniers mois.
19:04En mars,
19:05Yanis,
19:06âgé de 17 ans,
19:07s'était suicidé
19:08après avoir appris
19:09la libération
19:09de l'homme
19:09qu'il a agressé sexuellement
19:11quand il avait 12 ans.
19:12Ses parents
19:13étaient choqués
19:13de voir
19:14l'individu relâché
19:15dans la nature
19:16sans avoir été informé
19:17au préalable.
19:18Une session
19:19100% tricolore.
19:21Kering,
19:21le groupe français
19:22du luxe
19:22dans une passe difficile
19:23avec une baisse
19:24de 46%
19:25de ses bénéfices
19:25début 2025,
19:27devrait vendre
19:27sa division beauté
19:28à l'autre mastodonte,
19:30L'Oréal,
19:30pour quelques 4 milliards d'euros.
19:33L'opération devrait intervenir
19:34au premier semestre 2026.
19:36Elle devrait concerner
19:37la marque de parfum Creed
19:38mais également
19:39une cinquantaine de licences
19:40pour des marques phares
19:41du groupe
19:41comme Gucci
19:42qui rejoindront donc
19:43Yves Saint Laurent,
19:44déjà détenu par Kering
19:45depuis près de 20 ans.
19:46L'accord conclu
19:47prévoit également
19:48une collaboration
19:48entre les deux géants
19:49en matière d'innovation
19:50et de talent commercial.
19:52Pour le patron de Kering,
19:53Lucas Dimeo,
19:54c'est une alliance
19:54stratégique décisive.
19:57À vélo dans Paris,
19:58toujours un danger mortel.
20:00Vendredi,
20:00une femme est morte
20:01percutée par un véhicule
20:02poids lourd
20:03alors qu'elle circulait à vélo
20:04dans le 15e arrondissement
20:05de la capitale.
20:06Le conducteur a été testé
20:07négatif
20:08au dépistage d'alcoolémie
20:09et de stupéfiants.
20:10Plus tôt dans la semaine,
20:11mercredi 15 octobre,
20:12un rapport de la ville de Paris
20:13présentait le bilan
20:14des victimes graves
20:15de la circulation
20:15sur son territoire en 2024.
20:17Près d'un quart
20:18des victimes d'accidents
20:19sont des cyclistes,
20:20dont 69 morts
20:21ou blessés graves
20:22sur une année.
20:26Et l'on poursuit
20:27avec l'actualité internationale.
20:32Le cessez-le-feu à Gaza
20:33a déjà du plomb dans l'aile.
20:35Une semaine après
20:36la signature de l'accord de paix
20:37façonné par Donald Trump,
20:38le feu a déjà refait surface
20:40sur la terre palestinienne.
20:42Dimanche,
20:43l'aviation et la marine
20:44de Tel Aviv
20:44ont bombardé
20:45le sud de la bande de Gaza
20:47après des tirs
20:48de militants du Hamas.
20:49Vendredi,
20:50déjà des civils palestiniens
20:51dont des enfants
20:52avaient été abattus
20:54par des soldats
20:54parce que le véhicule
20:55s'était trop rapproché
20:56des limites
20:57de la zone autorisée.
20:58Benjamin Netanyahou
20:59a également ordonné
21:00la fermeture
21:01du point de passage
21:02de Rafa
21:02entre Gaza et l'Egypte
21:04bloquant ainsi
21:05l'arrivée d'une partie
21:06de l'aide humanitaire.
21:07Depuis l'entrée en vigueur
21:08du cessez-le-feu,
21:09tout porte à croire
21:10que le premier ministre israélien
21:12exploite chaque occasion
21:13de reprendre les frappes.
21:15Après près de 50 morts
21:16en fin de semaine dernière,
21:17Israël a annoncé
21:18avoir terminé cette opération
21:19et respecter à nouveau
21:21le cessez-le-feu.
21:23La droite reprend le pouvoir
21:24en Bolivie
21:25après près de 20 ans
21:26de pouvoir
21:26sans partage
21:27de la gauche.
21:28C'est Rodrigo Paz,
21:29économiste de 58 ans
21:31qui a été élu président
21:32dimanche
21:32avec 54,6% des voix
21:34face à
21:35Georges Quiroga
21:3645,4%.
21:38Héritier d'une dynastie politique,
21:39le sénateur de centre-droit
21:40élu prône
21:41un capitalisme
21:42pour tous
21:43axé sur la décentralisation
21:45et la rigueur budgétaire.
21:46Confronté à une crise
21:47économique aiguë
21:48avec une inflation
21:49de 23%
21:49et des pénuries
21:50de carburant,
21:51il succédera
21:51le 8 novembre
21:52à Louis-Sarcé.
21:54Son majorité au Parlement
21:55Paz devra former
21:56des alliances,
21:57probablement avec son adversaire
21:58de dimanche
21:58et promet d'ouvrir
21:59la Bolivie au monde
22:00tandis que les Etats-Unis
22:01saluent une occasion
22:02de transformation.
22:03L'ancien président
22:04Evo Morales,
22:05marginalisé,
22:06dénonce les propositions
22:07des candidats.
22:08Au Japon,
22:09un accord de coalition
22:10entre le Parti libéral-démocrate
22:11et Sanae Takahishi
22:12et le Parti japonais
22:13de l'innovation
22:14ouvre la voie
22:15à la désignation
22:16de Takahishi
22:16comme première femme
22:18premier ministre
22:18lors d'un vote parlementaire.
22:20Ce lundi,
22:21cet accord annoncé dimanche
22:22fait suite au retrait
22:23de Komeito
22:24plongeant le PLD
22:25dans une crise politique.
22:26La coalition
22:27à deux sièges
22:28de la majorité
22:28s'engage
22:29sur des réformes
22:30dont la suppression
22:30de la taxe à 10%
22:31sur les denrées alimentaires
22:33et une réduction
22:33des sièges au Parlement.
22:35Takahishi,
22:3564 ans,
22:36conservatrice,
22:37succéderait
22:38à Shigeru Ishiba.
22:39Ce vote intervient
22:40avant une visite
22:42de Donald Trump
22:42qui presse le Japon
22:43sur ses importations
22:44énergétiques russes
22:45et ses dépenses
22:46de défense.
22:47Et voilà,
22:52nous approchons de la fin
22:52de cette édition.
22:53Dès à présent,
22:54retrouvés Politique et Écho,
22:55Olivier Pichon reçoit
22:56Yves-Marie Adeline
22:57pour évoquer
22:57la géopolitique mondiale
22:59entre histoire,
23:00puissance montante
23:01et illusion occidentale.
23:03– Là, c'est intéressant aussi
23:05parce que, évidemment,
23:06vous évoquez
23:07l'American Dream,
23:09la démographie
23:10anglo-saxonne,
23:12les philistins,
23:13non, pardon,
23:13les indiens.
23:14– Ah ah ah !
23:15– Oui, c'est une habitude
23:18qu'on est puritain
23:19de…
23:20Mais là,
23:20il y a quelque chose
23:20d'un peu délirant,
23:21évidemment,
23:22c'est que,
23:23comme la guerre
23:24est un péché,
23:25si je fais la guerre,
23:27il faut que je puisse
23:27le justifier moralement.
23:28Donc, je fais la guerre
23:30du bien contre le mal.
23:31– Voilà.
23:31– Et j'ai devant moi
23:33un adversaire
23:34que je vais,
23:35de façon complètement,
23:36évidemment,
23:36irrationnelle,
23:37transformer en un monstre
23:39ou bien les amalécites
23:41de la Bible
23:42où j'ai le droit
23:43de les anéantir tous,
23:44etc.
23:45Mais c'était déjà le cas
23:47pendant la guerre
23:48de 7 ans,
23:49où la France était très présente
23:51en Amérique du Nord
23:52et les Anglais
23:53nous surnommaient
23:54les amalécites.
23:55Ça les aidait
23:56à nous massacrer.
23:57– Absolument, oui.
23:58– Demain mardi,
23:59à partir de 7h,
24:00découvrez un nouveau Zoom
24:02avec Stanislas Berton
24:04qui révèle les scandales
24:05de l'idéologie mondialiste
24:07avec l'ouvrage
24:08de Paul Furbert,
24:09Q,
24:09la plus grande opération
24:11de réinformation
24:11de l'histoire.
24:12– Est-ce que Q,
24:13la source Q,
24:14a avancé des preuves
24:16quant à l'existence
24:18de cette opération
24:19entre Nord-Coréen
24:20et Barack Obama ?
24:22– Alors non,
24:23par contre,
24:23ce qu'on sait,
24:24c'est qu'il y a
24:25des éléments
24:27que elle et la porte,
24:28c'est sur l'Iran en revanche,
24:29parce qu'on sait
24:29qu'elle parle aussi
24:30beaucoup de l'accord iranien,
24:33c'est-à-dire que Barack Obama
24:34a donné des sommes colossales,
24:35des milliards,
24:36dont une grosse partie
24:37en cash envoyée
24:39par des avions cargo
24:39à l'Iran.
24:41Donc,
24:41et ça c'est tout à fait
24:43vérifiable
24:43et Donald Trump
24:46d'ailleurs a mis fin
24:46à cet accord
24:47lorsqu'il est arrivé
24:48au pouvoir.
24:50Donc,
24:50il y a ces éléments
24:51sur la Corée du Nord,
24:52là je ne me prononce pas
24:53parce qu'on n'a que
24:54la parole de Q,
24:55alors ça fait un peu
24:56scénario un peu
24:57à la James Bond,
24:59mais en tout cas
25:00c'est de l'ordre du probable,
25:01en tout cas il y a
25:01les éléments géopolitiques
25:03autour
25:03ne permettent pas
25:04d'écarter totalement
25:05cette possibilité.
25:06– Et voilà,
25:06c'est à présent la fin
25:07de cette édition,
25:08merci à tous
25:09pour votre fidélité,
25:10rendez-vous demain,
25:11même lieu, même heure,
25:12en attendant,
25:13portez-vous bien,
25:14bonsoir.
25:14– Sous-titrage ST' 501
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