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Motions de censure rejetées : une dissolution «aurait semé le chaos», affirme Jean-Didier Berger, député LR
Europe 1
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il y a 3 mois
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00:00
Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:05
Avec pour cette deuxième heure, Raphaël Steinville, bonsoir.
00:08
Bonsoir Pierre.
00:08
Directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche.
00:10
Bonsoir Jean-Michel Salvatore.
00:12
Bonsoir Pierre.
00:12
Conniqueur politique et communicant.
00:14
Bonsoir Jean-Didier Berger.
00:16
Bonsoir à tous.
00:17
Invité politique d'Europe 1 Soir, député LR des Hauts-de-Seine.
00:20
Est-ce que vous avez pris votre carte du Parti Socialiste ?
00:23
Oh non, il n'en est pas question.
00:25
Vous savez, les députés de la droite républicaine ont les idées claires.
00:27
Nous avons préservé l'essentiel en ne votant pas cette motion de censure,
00:32
en n'allant pas dans le sens de la France Insoumise et du Rassemblement National
00:35
qui, une fois de plus, main dans la main,
00:38
essaient de semer le chaos dans notre pays au détriment des Françaises et des Français.
00:41
La dissolution, ça aurait été le chaos, Jean-Didier Berger ?
00:44
Jean-Didier Berger, oui.
00:47
Je savais que j'allais l'affaire, ça fait trois jours que je n'arrive pas à vous appeler Jean-Didier Berger.
00:51
Excusez-moi, c'est totalement ma faute.
00:53
Ça va venir, vous inquiétez pas.
00:53
Oui, ça va venir, j'espère.
00:55
Oui, je pense que ça aurait été le chaos.
00:56
Vous savez, c'est la signature de la France, c'est sa crédibilité qui sont en jeu.
01:00
Si demain, les taux d'intérêt augmentent, qui va aller payer les traites des Français ?
01:04
Qui va aller consoler ceux qui auront perdu leur emploi
01:07
parce qu'il aura été supprimé ou parce qu'il n'aura pas été créé,
01:10
faute de visibilité pour les investisseurs ?
01:13
Qui ira expliquer aux usagers des services publics
01:16
qu'ils ont été amoindris ou fermés,
01:19
plus ou moins simplement, par les villes, les départements et les régions
01:21
lorsque leur dette aura un poids beaucoup trop lourd à supporter ?
01:26
Ça n'est certainement pas ni les élus de la France insoumise,
01:29
ni les élus du Rassemblement national, parce qu'aucun d'eux n'aura ce courage.
01:33
Quand on regarde dans votre propre camp,
01:35
on sait qu'il y a eu une visioconférence avec l'ensemble des protagonistes
01:39
des LR le week-end dernier.
01:41
Et vous avez dit lors de cette visio, parce que je suis assez renseigné,
01:46
arrêtons de parler d'exigence, ouvrons-nous à toutes les concessions possibles
01:51
pour éviter la dissolution, y compris celles qui font plaisir à la gauche.
01:57
C'est la raison pour laquelle je vous ai demandé si vous aviez pris votre carte du PS.
02:01
Ce n'est pas pour l'histoire de la motion de censure.
02:04
Vous savez, c'est très simple.
02:05
Quand on dit qu'on fait une concession,
02:07
ce n'est certainement pas une concession qui fait plaisir à celui qui l'a fait.
02:10
Évidemment, quand on fait une concession, on se fait mal.
02:13
Et c'est justement pour ça qu'on ne change pas d'avis sur la question de la réforme des retraites.
02:17
Vous vous rendez compte, vos électeurs LR, Jean-Didier Berger,
02:20
vous vous rendez compte ce qu'ils doivent penser de vous lorsque vous dites...
02:23
Je sais ce qu'ils pensent de nous.
02:24
Je sais ce qu'ils pensent de nous.
02:25
75% des électeurs LR...
02:27
Pas de vous, de vous individuellement, monsieur.
02:30
Oui, bien sûr, mais je pense que 75% de nos électeurs,
02:33
c'est le sondage des labs BFM qui est paru hier,
02:36
soutiennent les députés de la droite républicaine
02:38
lorsqu'ils pensent qu'il vaut mieux éviter la censure dans l'intérêt du pays.
02:42
Et moi, je pense que, vous savez, c'est très français, ça.
02:44
Dans une négociation, lorsqu'il n'y a pas de majorité,
02:47
d'habitude, on pense que celui qui cède,
02:49
que celui qui fait un pas pour obtenir davantage de stabilité,
02:55
que c'est celui qui perd, que c'est le loser.
02:57
Moi, je pense au contraire que les Français, ils ont la maturité politique
02:59
pour comprendre que quand il n'y a pas de majorité,
03:02
plutôt que de laisser la France Insoumise s'emparer du pouvoir,
03:06
parce que j'imagine que c'est peut-être ça que vous préférez.
03:08
Moi, pas.
03:09
Eh bien, oui, il faut trouver des solutions.
03:12
Et je vais vous dire un truc, si le Rassemblement National
03:14
n'avait pas décidé de faire comme la France Insoumise
03:17
et de censurer toutes et tout le temps, toutes a priori,
03:20
eh bien le PS n'aurait pas les clés de la négociation.
03:23
C'est Marine Le Pen qui a donné les clés du camion au Parti Socialiste.
03:26
Madame Diop du PS nous a dit à peu près 20 minutes
03:28
qu'elle n'hésiterait pas à censurer, avec le PS,
03:32
et pas avec la France Insoumise.
03:33
On imagine bien qu'il y aura le wagon de la France Insoumise derrière
03:35
si jamais il y avait quelque chose dans le budget qui ne lui convenait pas.
03:38
Raphaël Stainville.
03:39
Oui, maintenant que vous avez consenti à la suspension de la réforme des retraites,
03:43
il y a quand même une question qui se pose.
03:44
Désormais, quelles sont les lignes rouges pour les Républicains ?
03:49
Écoutez, si vous avez quand même, comme nous,
03:51
bien suivi ce qui s'est passé depuis le 7 juillet 2024,
03:53
personne n'est en mesure d'imposer des lignes rouges à personne.
03:57
Visiblement, le PS est parvenu.
04:00
Il est parvenu pour la raison que je vous ai indiqué tout à l'heure,
04:03
c'est que le Rassemblement National, en ayant décidé...
04:06
Avant, il y avait deux possibilités pour un gouvernement.
04:09
Écoutez, nous, nous avons obtenu le fait de pouvoir continuer,
04:12
démarrer l'examen de ce budget,
04:14
et en l'absence de 49-3, nous allons,
04:16
avec mes collègues de la droite républicaine,
04:18
déposer des amendements pour obtenir l'allocation sociale unique plafaudée,
04:22
pour obtenir la remise en cause de l'AME,
04:24
pour obtenir la suppression du titre de séjour pour soins,
04:27
pour obtenir que la baisse de la dépense publique soit la règle.
04:29
Vous savez, l'année dernière, j'étais déjà au sein de la Commission des finances,
04:33
et j'ai vu le Rassemblement National et la France Insoumise
04:35
voter main dans la main 60 milliards d'impôts supplémentaires.
04:38
Si vous avez envie que ça recommence, c'est votre droit.
04:40
Moi, ce n'est pas le cas.
04:41
Sur l'AME, on va voir si les socialistes sont d'accord avec vous.
04:44
Mais ils ne sont pas d'accord avec nous,
04:46
mais vous savez, il n'y a pas besoin d'avoir d'accord avec les socialistes.
04:48
Si le Rassemblement National est cohérent avec eux-mêmes...
04:50
Si tout le monde veut travailler ensemble,
04:51
et si on veut arriver à un budget cohérent,
04:53
il faut que tout le monde travaille ensemble.
04:55
Mais vous savez, les choses vont se faire,
04:56
puisqu'il n'y aura pas de 49-3,
04:58
les choses ne vont pas se faire d'un bloc.
05:01
Chaque vote sera différent.
05:02
Article par article, amendement par amendement,
05:06
il va y avoir des votes différents.
05:08
Moi, j'observe que si le Bloc Central et le Rassemblement National
05:11
décident de supprimer l'AME,
05:13
la gauche et le Parti Socialiste ne pourront pas s'y opposer.
05:16
Donc on verra si...
05:17
Vous savez, souvent, à chaque fois qu'on se pose des choses...
05:21
Parce qu'ils voulaient empêcher, a priori, le gouvernement,
05:23
vous savez, pour des raisons différentes.
05:25
Jean-Luc Mélenchon, lui, ce qu'il veut,
05:27
c'est avoir une dissolution rapide
05:29
pour essayer de prendre le pouvoir avec le nouveau Fonds Populaire.
05:32
Marine Le Pen, elle, ce qu'elle souhaite,
05:33
c'est avoir une dissolution rapide
05:35
pour faire en sorte de modifier son calendrier judiciaire.
05:38
Ce sont des intérêts différents,
05:40
mais en l'occurrence, des intérêts divergents.
05:42
Par contre, l'intérêt des Français,
05:44
ils n'en ont absolument rien à faire.
05:45
Donc nous, on est là pour défendre les Français.
05:47
Et vous savez...
05:48
Chaque partie dit ça, M. Berger.
05:50
Tout le monde dit ça.
05:51
Tous, tous.
05:51
Vous dites ça, le RN dit ça, le PS dit ça...
05:52
Oui, mais si vous voulez mettre tout le monde dans le même panier...
05:54
Non, je ne mets pas tout le monde dans le même panier.
05:56
Mais si vous voulez faire des populistes,
05:57
c'est pas moi, ce sont les Français.
05:58
Mais c'est pas moi, je vous pose les questions.
05:59
En l'occurrence, c'est vous qui le dites.
06:00
C'est moi, il dit.
06:01
Mais bien sûr, vous me posez des questions,
06:03
moi je vous apporte les réponses.
06:05
Vous me posez des questions,
06:06
moi je vous apporte les réponses.
06:07
Moi je vous dis, 75% de nos électeurs,
06:08
ils sont d'accord avec nous.
06:10
Et vous savez, l'année dernière,
06:11
la France-Ferre a coûté 12 milliards d'euros.
06:13
Et 90% des Français jugent
06:15
que les responsables politiques de tous bords,
06:17
d'ailleurs je ne parle pas que de vous,
06:18
sont inefficaces.
06:19
Jean-Michel Salvatore a une question pour vous.
06:20
Vous n'êtes pas obligé d'essayer d'y contribuer ?
06:24
Attendez, j'y contribue pas,
06:25
je pose des questions sur mon métier, monsieur.
06:28
Si c'est ça la concession de votre métier,
06:32
que de considérer que de faire du tous pourri
06:34
et du tous dans le même panier,
06:36
c'est votre droit,
06:36
mais moi j'ai le droit de vous répondre,
06:37
c'est ce que je fais.
06:38
Je pense que les auditeurs ont très bien compris
06:40
que ce n'était pas mon intention.
06:41
Jean-Michel Salvatore.
06:42
J'avais une question à vous poser
06:43
sur votre décision à propos des retraites.
06:48
Finalement, la grande différence qu'il y avait jusqu'à présent
06:51
entre les Républicains et le Rassemblement National,
06:54
c'était sans doute le sérieux budgétaire
06:57
et la bonne gestion.
06:59
En acceptant finalement de renoncer
07:02
à cette réforme des retraites,
07:04
on se dit que vous perdez un petit peu
07:05
l'originalité que vous pouviez avoir
07:07
par rapport au Rassemblement National.
07:10
J'observe par exemple que les socialistes espagnols
07:13
ont voté pour une retraite à 67 ans,
07:15
alors que vous, chez les Républicains,
07:18
vous vous rangez à la retraite à 62 ans.
07:21
est-ce qu'avec cette décision,
07:26
vous ne risquez pas de perdre toute une partie de vos électeurs
07:28
qui n'auront plus aucune raison de ne pas voter
07:31
pour le Rassemblement National ?
07:33
Écoutez, vous avez raison de poser la question.
07:35
Ça me permet de vous dire la différence
07:37
qu'il y a entre nous et les autres.
07:38
Les autres sont pour l'abrogation de la réforme des retraites.
07:41
Le Parti Socialiste demande la suspension
07:43
de la réforme des retraites.
07:44
Est-ce qu'on est d'accord avec cette solution ?
07:46
Est-ce qu'on est d'accord avec cette solution ?
07:48
Attendez que vous me posez la question,
07:50
laissez-moi au moins la possibilité de vous répondre.
07:52
On vous laisse.
07:53
Nous ne sommes pas d'accord avec cette solution.
07:55
Nous ne sommes pas d'accord avec cette solution
07:56
et ça nous permet de dire que quand on fait une concession,
07:59
ce n'est pas parce qu'on est d'accord avec la solution,
08:01
c'est au contraire parce qu'on n'est pas d'accord avec la solution.
08:03
Ça nous permet au contraire de dire que
08:05
lorsque nous reviendrons aux responsabilités,
08:07
lorsque nous aurons une majorité,
08:08
si les Français nous la donnent,
08:10
nous pourrons par exemple indexer le nombre de trimestres
08:13
sur l'espérance de vie.
08:15
C'est une proposition que Valérie Pécresse avait faite
08:17
et que je reprends à mon compte
08:18
parce que je pense que c'est une solution
08:20
qui nous permet de faire,
08:21
de traiter les questions de pénibilité branche par branche,
08:24
une solution qui nous permet de ne pas avoir à revenir sans arrêt
08:27
et à remettre sans arrêt cette question des retraites sur le tapis.
08:31
Quand, vous savez, il y a 50 ans,
08:33
il y avait 4 cotisants par retraité.
08:35
Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisants par retraité,
08:38
bientôt un pour un,
08:39
et après, moins d'un cotisant par retraité.
08:42
Mais qui va payer ?
08:43
Qui va pouvoir assurer la soutenabilité
08:47
de notre modèle social
08:48
et du modèle des retraites en particulier ?
08:50
Donc non, nous n'avons pas changé d'avis,
08:52
mais nous tenons compte de la situation politique
08:54
et du vote des Français.
08:55
Si nous ne faisions pas cette concession,
08:58
c'était laisser la main à ceux qui veulent
08:59
l'abrogation pure et simple de la réforme.
09:02
Est-ce que par pureté,
09:03
il avait Laurent Wauquiez l'a dit,
09:04
il avait très bien dit,
09:06
il n'y a pas, jusqu'en 2027,
09:07
et de l'élection présidentielle prochaine,
09:09
il n'y a pas de solution chimiquement pure.
09:10
Et ceux qui ne l'ont pas compris,
09:12
ceux qui n'ont pas compris que depuis le 7 juillet 2024,
09:15
il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale,
09:17
sont dans l'intransigeance idéologique.
09:21
L'intransigeance idéologique, c'est facile,
09:22
l'opposition stérile, c'est très confortable.
09:25
Mais nous, nous sommes aux responsabilités
09:26
à l'Assemblée nationale,
09:27
nous avons le devoir de trouver des solutions concrètes
09:30
pour les Françaises et les Français,
09:31
et ça n'empêchera pas,
09:33
quelles que soient les solutions qui seront retenues
09:34
lors de cet examen budgétaire,
09:36
de promouvoir des solutions
09:37
pour pérenniser notre système de retraite.
09:39
M. Berger, vu l'ambiance aux Républicains,
09:43
vous venez de dire,
09:44
nous ferons, j'allais dire, mieux
09:45
et nous appliquerons le programme
09:47
que nous avons au LR
09:49
quand nous serons aux responsabilités.
09:51
Dans l'état actuel des choses,
09:52
expliquez-moi comment est-ce que
09:53
vous pouvez arriver aux responsabilités.
09:55
D'abord, parce que vous avez fait des concessions
09:57
et que sans doute,
09:58
certains militants vous en voudront.
09:59
On sait qu'il y a des militants LR aujourd'hui
10:01
qui déchirent leurs cartes.
10:02
On sait qu'il y a des militants LR
10:04
qui aujourd'hui vont rejoindre l'UDR d'Éric Ciotti,
10:06
qui était un micro-parti jusqu'à présent.
10:08
Comment, en l'état actuel des choses,
10:10
et c'est une question ouverte sans jugement,
10:12
M. Berger,
10:13
comment est-ce que vous comptez revenir aux responsabilités ?
10:17
Je vais vous le dire, c'est très simple.
10:19
Quand vous avez des électeurs
10:20
qui sont des électeurs raisonnables
10:23
et qui voient bien que confier les rênes du pouvoir
10:25
aux extrêmes, à la France insoumise
10:27
ou au Rassemblement national,
10:29
une fois que le macronisme est terminé
10:31
parce que le Président de la République
10:33
ne peut pas se représenter,
10:35
qui reste comme gens sérieux
10:36
pour faire les choses dans notre pays ?
10:38
Qui reste comme grand parti de gouvernement
10:39
pour faire les réformes de sérieux budgétaires ?
10:42
Les personnes qui s'inscrivent
10:43
dans la politique de M. Macron,
10:45
il y en a un en l'occurrence,
10:47
c'est Édouard Philippe.
10:48
Oui, mais moi je pense que les gens non plus
10:50
sont déçus du macronisme
10:51
et n'auront en aucun cas envie
10:53
de se retourner vers ce type de solution.
10:55
Et je pense que nous avons la responsabilité
10:58
d'assurer la suite des opérations
11:00
et de permettre à la France
11:01
d'enfin faire les grandes réformes
11:03
que personne n'a eu le courage de faire jusqu'à présent.
11:06
Raphaël Stainville pour le JDD.
11:07
Oui, le péché originel de cette Assemblée
11:09
telle que nous la connaissons,
11:11
est-ce qu'elle ne réside pas dans un flou
11:14
entretenu par LR lui-même
11:17
qui à la fois présentait une ligne indépendante,
11:20
indépendante du macronisme
11:21
et indépendante d'Éric Ciotti,
11:24
de l'alliance qu'elle avait formée
11:26
avec le Rassemblement National,
11:27
alors même qu'un certain nombre de députés,
11:30
et notamment vous,
11:31
avaient bénéficié d'accords
11:32
avec Renaissance
11:34
pour ne pas avoir de candidats face à vous.
11:37
Est-ce que finalement,
11:37
cette fusion du bloc central
11:40
n'existait pas déjà dès 2024 ?
11:43
Je suis très tranquille avec tout ça.
11:45
Si je suis élu,
11:46
c'est parce que j'étais le maire de Clamart
11:47
et que j'étais le maire de la ville
11:50
la plus importante de la circonscription.
11:51
Quand j'ai été désigné,
11:53
tout le monde voulait se présenter contre moi.
11:55
Il y avait des candidats macronistes
11:56
qui voulaient se présenter contre moi.
11:57
Le modem était furieux.
11:59
Le modem était furieux
12:00
parce que c'était le modem
12:01
qui précédemment avait la circonscription.
12:03
Et le parti Les Républicains
12:04
avait même menacé de m'exclure.
12:06
Donc, ce n'est pas parce qu'il y a eu des accords
12:09
et que les autres auraient bien aimé
12:10
qu'il y en ait que j'ai été élu.
12:12
J'ai été élu parce que j'ai pris mes responsabilités.
12:15
Et si demain, il y a des candidats contre moi,
12:17
je leur souhaite bonne chance.
12:19
Moi, je me bats pour les Françaises et les Français.
12:22
Je prends mes responsabilités
12:23
parce que je n'avais pas envie
12:24
qu'il y ait des candidats du NFP
12:26
et de la France Insoumise.
12:27
Si je ne m'étais pas présenté,
12:28
c'était un candidat du NFP qui gagnait.
12:30
Et moi, je vois bien,
12:31
à travers notamment le vote de la censure d'aujourd'hui,
12:34
que ça se joue à quelques voix près.
12:36
Et je vous ferais remarquer
12:37
que s'il n'y avait pas eu des gens comme moi,
12:38
eh bien, nous aurions, depuis 15 mois,
12:41
nous aurions la gauche au pouvoir.
12:43
Nous aurions la gauche aux responsabilités.
12:45
Nous aurions la France Insoumise
12:46
avec des ministres aux responsabilités.
12:48
Et moi, j'ai fait en sorte que cela n'arrive pas.
12:49
C'était un risque s'il y avait eu une dissolution,
12:51
là, en l'occurrence, dans votre circonscription ?
12:54
Vous voyez bien qu'en cas de censure,
12:57
d'abord, dans ma circonscription,
13:00
si ce n'est pas moi qui gagne,
13:00
bien sûr, ce sera la France Insoumise qui gagnera.
13:04
Le Rassemblement National n'est pas en mesure
13:06
de l'emporter dans des circonscriptions
13:08
des Hauts-de-Seine,
13:10
dans aucune circonscription des Hauts-de-Seine.
13:12
J'avais juste une dernière question à vous poser.
13:17
Il y a beaucoup de gens qui disent
13:17
que si vous avez voulu absolument éviter la dissolution,
13:20
c'est parce que vous aviez peur du suffrage universel.
13:23
Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
13:25
Écoutez, c'est très simple.
13:26
Je pense que les 50 députés de la droite républicaine
13:29
ont été élus dans les pires conditions
13:31
qui puissent exister pour notre formation politique.
13:34
On était vraiment au ras du plancher.
13:36
Tous ceux qui ont été élus, ils ont été élus sur leur nom
13:39
par rapport à leur implication locale
13:42
et dans des circonstances extrêmement difficiles.
13:44
Je peux vous dire qu'aucun de mes collègues,
13:46
et surtout pas moi,
13:48
nous n'avons peur de retourner devant les électeurs.
13:50
Mais j'observe que cette solution,
13:52
elle coûte beaucoup d'argent à la France et aux Français.
13:55
Et je pense que personne ici n'a envie d'avoir davantage d'instabilité,
14:00
de rajouter du chaos au chaos.
14:02
Merci Jean-Didier Berger.
14:04
Et on espère vous voir la prochaine fois dans le studio,
14:06
parce que finalement, Clamart s'est très loin.
14:08
Merci Monsieur Berger d'avoir été avec nous.
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