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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Antonin André et Victor Hérault, Sébastien Lecornu se dit au travail et échappe à la censure sans parvenir à établir un véritable pacte de gouvernement.
00:13Écoutez la présidente de l'Assemblée Nationale, Yael Brown-Pivet, qui était satisfaite que le gouvernement ne soit pas renversé.
00:19Je pense que c'est important pour tous nos compatriotes que nous ayons une stabilité gouvernementale qui puisse s'installer
00:26et que nous puissions enfin démarrer les discussions du budget.
00:30Comme vous le savez, nos commissions travaillent.
00:32Nous serons dans l'hémicycle sur le budget dès la semaine prochaine.
00:35Et donc c'est important que nous puissions avancer et que nous puissions avoir les débats dans l'hémicycle sans vouloir être désagréable avec vous.
00:42Je vois beaucoup de débats sur les plateaux de télé.
00:44Moi, j'ai envie de voir des débats à l'Assemblée Nationale.
00:46C'est ce que cela va permettre et c'est fondamental pour moi.
00:49C'est toujours la faute des journalistes, on a l'habitude.
00:51Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, estime que le gouvernement est en sursis.
00:56Maintenant, la bataille du budget, ça va consister à faire en sorte que ce qui est sur le papier se concrétise
01:01et qu'on arrive à battre ces deux budgets qui sont absolument catastrophiques pour le pays,
01:06pour les Français, pour les assurés sociaux, pour les salariés, pour tous les travailleurs en général.
01:11Et de faire en sorte que ce soit le plus vite possible pour que de nouveau se pose la question de la survie de ce gouvernement
01:18et donc une autre motion de censure.
01:20Autrement dit, j'estime qu'après le résultat de ce matin, ce gouvernement est en sursis,
01:25un sursis très court et que la bataille finalement ne fait que commencer.
01:30Alors résumons les choses, à 19h33 sur Europe 1, on a André et Victor Hérault.
01:34On a trois couloirs de nage, comme j'ai l'habitude de dire, trois blocs qui s'opposent.
01:38On a une partie, et notamment la partie exécutive, le gouvernement, etc., qui disent
01:43« Bon, maintenant on se met au travail. »
01:45Et puis on a les oppositions qui n'arrêtent pas de dire
01:48« Le gouvernement est en sursis, de toute façon il faut la dissolution. »
01:52C'est ce que vous disiez à l'instant, Antonin, à Guillaume Bigot.
01:55Ils le disent moins.
01:57Oui, oui, ils le disent moins.
01:58Mais donc en fait, on a quand même...
02:00Au problème s'ajoute un autre problème, c'est-à-dire qu'on a trois blocs qui ne s'entendent pas.
02:05Et dans ces trois blocs qui ne s'entendent pas, on a deux équipes,
02:07il y a ceux qui veulent bosser, mutatis, mutandis, avec ce qu'on a.
02:10C'est toujours pareil, vous faites les courses et puis vous n'avez pas ce que vous voulez dans votre recette,
02:16donc on fait quand même avec ce qu'on a.
02:18Et puis une autre partie qui vous dit « Non, parce que nous on a un autre dogme. »
02:21Victor Hérault.
02:22D'ailleurs, les éléments de langage sont écriants là-dessus.
02:25Il y a ceux qui disent « L'impératif, c'est que la France ait un budget. »
02:29Ils ne précisent pas quel budget d'ailleurs.
02:30Mais ce qu'il faut, c'est que la France ait un budget en décembre.
02:33Ensuite, il y a ceux qui disent « Non, non, mais ce qu'il faut, c'est rebattre les cartes,
02:36c'est une dissolution. »
02:37Et puis il y a ceux qui vont encore plus loin et qui disent « Soit démission, soit destitution. »
02:40Ce n'est pas exactement la même chose, mais en tous les cas, ils disent
02:42« Emmanuel Macron doit quitter le poste. »
02:44C'est trois visions différentes.
02:45Maintenant, la seule chose qui a changé dans ces trois couloirs de nage que vous évoquez,
02:48c'est que le Parti Socialiste est sorti du sien
02:50et tombé dans le couloir de nage du centre, si on peut l'appeler comme ça.
02:53Mais en tous les cas, de ceux qui veulent travailler à un budget.
02:58Sébastien Lecornu, si vous voulez, il a réussi à trouver la majorité qu'il cherchait,
03:00il l'avait dit dans son 20h, la majorité de la non-censure.
03:03Enfin, c'est tout.
03:04C'est tout ce qu'on a.
03:04Là, vous parlez des socialistes, mais qu'est-ce que vous diriez des LR ?
03:07Est-ce qu'ils sont eux-mêmes tombés, plus ou moins, dans ce socle qu'ils avaient tenté de quitter ?
03:13Je veux dire, le problème des Républicains, c'est que l'intégralité du parti,
03:16de la base, des militants,
03:17parce qu'il y en a beaucoup qui sont en train de déchirer leur carte,
03:20je suis ça de très près,
03:21des militants jusqu'au sommet, c'est-à-dire Bruno Rotaillot,
03:23en passant par tout l'état-major qui ont appelé à voter la censure,
03:26en passant par les responsables de fédération qui ont les pressions militantes,
03:29tous ces gens-là disent qu'il faut quitter ce navire, il ne faut pas participer à ça.
03:33Les seuls, je dis bien les seuls, qui veulent participer à tout ça,
03:36ce sont les députés.
03:38Or, les seuls qui peuvent appuyer sur le bouton de la motion de censure,
03:40la vitrine, encore, des LR, c'est les députés.
03:44La seule chose que verront les Français,
03:46et en premier lieu les électeurs ou anciens électeurs des Républicains,
03:50ce sont les votes des députés.
03:51C'est la seule chose qui compte aujourd'hui.
03:53J'ajoute qu'à mon avis, c'est la grossière erreur de Bruno Rotaillot
03:56lorsqu'il a pris la présidence du parti à 75%.
03:58Il aurait peut-être dû, à ce moment-là,
04:00tuer Laurent Wauquiez lorsqu'il était à terre.
04:03Parce qu'en réalité, celui qui détient l'image des Républicains aujourd'hui,
04:06c'est Laurent Wauquiez.
04:07On ne peut pas tuer Laurent Wauquiez.
04:10Il a beaucoup de défauts, mais il a une qualité,
04:13c'est que c'est un homme qui se relève d'à peu près toutes les défaites et toutes les débats.
04:17Mais en tous les cas, ne pas lui laisser la présidence du groupe.
04:19Ce qui est vrai, c'est que pour les LR,
04:21une partie des LR disent aux députés qu'ils ont raison peut-être à court terme,
04:28mais qu'ils ont tort sur le long terme.
04:29C'est-à-dire qu'il ne reste au bout d'un moment dans le combat politique
04:32et dans les choix tactiques que les convictions.
04:35Et que se défaire de cette conviction du report de l'âge de la retraite
04:40se paiera tôt ou tard.
04:42Donc même si les députés LR sauvent leur siège à court terme,
04:44c'est un argument qui peut s'entendre.
04:45Vous avez tout un tas de maires et d'élus et d'anciens qui leur disent
04:49« Les gars, ce vote-là, on vous le rappellera au moment de la présidentielle. »
04:52C'est l'esprit de Munich.
04:53On est à tout pour éviter les dissolutions,
04:54mais le jour où il y a une dissolution, vous allez perdre.
04:56Or, parmi les LR qui essayent d'alerter leurs amis députés,
05:00il y a des gens qui vont se présenter aux municipales.
05:02Et après les municipales, il y a les sénatoriales.
05:04Ce qui explique aussi que les sénateurs LR soient extrêmement remontés
05:07contre cette idée de s'asseoir sur cette réforme des retraites.
05:11Donc il est vrai que dans toute façon,
05:12dans le paysage que vous décrivez Pierre,
05:14ceux qui sont dans la situation la plus compliquée
05:16et qui risquent d'en payer très lourdement le tribut,
05:19c'est quand même les Républicains,
05:20alors même qu'ils avaient réussi à capitaliser jusqu'ici
05:22avec la présence de Retailleau au gouvernement.
05:24Donc il y aura forcément une recomposition politique derrière
05:26et des conséquences à ce qui se passe aujourd'hui.
05:29Ensuite, pour le reste,
05:30je suis un spectateur attentif
05:33et j'ai du mal à faire des prévisions
05:36parce que Sébastien Lecornu ouvre quand même
05:39une pratique du pouvoir qui est un peu un saut dans l'inconnu.
05:42Et c'est vrai que les députés, on sent,
05:43qu'ils sont un peu déstabilisés
05:44par cette idée d'être forcés finalement
05:48d'étudier les objets budgétaires,
05:50de se prononcer dessus en toute liberté.
05:53Mais ils sont intrigués aussi.
05:54Je pense qu'ils sont assez intrigués.
05:55D'ailleurs, le Rassemblement National qui disait
05:57dissolution, dissolution, dissolution,
05:59on l'a entendu, Guillaume Bigot dit
06:00maintenant le travail budgétaire commence,
06:03on ne va pas répéter dissolution matin, midi et soir,
06:05on va bien être obligé de se saisir des objets politiques
06:07et puis d'essayer d'amender le budget.
06:10Où tout cela mènera ?
06:11Est-ce qu'il y aura un budget le 31 décembre ?
06:12Moi, vraiment, je ne me risque d'avoir aucune prédiction
06:14parce que ce moment politique que l'on vit,
06:17au moins, j'irais, au moins, il y a du mouvement.
06:19Et c'est quand même assez sain.
06:21Après des années de guerre de tranchées
06:24et Lucas, là, il y a du mouvement.
06:26Bon, ce n'est pas encore la panacée,
06:29et je ne sais pas où on arrivera,
06:30mais ça bouge.
06:31Ce n'est pas si mal.
06:32Comment est-ce que vous expliquez
06:33qu'en même temps,
06:35et c'était un débat que j'avais dans un grand rendez-vous
06:38avec François-Xavier Bellamy,
06:40où je lui disais,
06:41mais il y a cette espèce de spectre
06:44qui est toujours là de l'union des droites.
06:46Et comment est-ce qu'on arrive à faire l'union des droites ?
06:49Et on s'était...
06:52Une joute verbale entre Bellamy et moi
06:54en disant...
06:54Moi, je lui disais,
06:55mais en fait, il dit,
06:56on vote pour des idées.
06:57J'entends bien les idées,
06:58mais les gens votent pour des étiquettes,
07:00pour des électeurs.
07:01Ils arrivent dans l'urne
07:02et ils ont des petits bulletins de vote
07:03avec des noms dessus.
07:04Donc, il faut quand même mettre des noms.
07:06Là, comment est-ce que vous expliquez que...
07:08Et vous avez raison tout à fait,
07:09Antonin André,
07:10je vous suis à 100%
07:11sur le fait que maintenant,
07:12il faut avancer,
07:13faire avancer ce pays
07:14d'une manière ou d'une autre
07:15avec ce qu'on a.
07:16Mais, il y a cette espèce de...
07:18J'allais dire de culture française
07:20du nom, de l'étiquette,
07:23du nom du parti qui suit.
07:24Et vous avez Éric Ciotti
07:26qui maintenant tend la main aux Républicains
07:28en disant,
07:29venez rejoindre l'UDM,
07:31vous avez pour la première fois
07:33l'ERN par l'intermédiaire
07:34de Jean-Dane Bardella
07:35qui tend la main aux Républicains
07:36et qui se dit,
07:37tiens, on va peut-être
07:38s'organiser autour de ça.
07:40Victor Hérault,
07:40comment est-ce que vous regardez ceci ?
07:42C'est pour ça que vous vous souvenez
07:44du sondage
07:45l'IFOP pour Valeurs Actuelles
07:47qui dit que 80,
07:50je crois que c'est 3%,
07:5182% pour les sympathisants
07:53des Républicains
07:54et 88% pour les sympathisants
07:55du Rassemblement National
07:56appellent une coalition des droites.
07:59Et on a fait très attention
08:00en posant la question
08:01en voyant le sondage
08:02à l'IFOP,
08:03coalition et non pas union.
08:04Pourquoi ?
08:04Parce que l'union,
08:05ça sous-entendrait
08:06que tous les électeurs
08:07se mettent derrière.
08:07Il faudrait que dans tous
08:08les responsables politiques
08:09qui se mettent autour de la table,
08:10un seul porte le projet
08:12et que tous les autres
08:13acceptent de se ranger.
08:14Or, ils ne sont pas tout à fait
08:15d'accord sur l'intégralité du projet
08:16et encore plus,
08:17à plus forte raison,
08:18les égaux empêchent
08:19les uns et les autres
08:19de se retirer.
08:20Coalition des droites,
08:21ce n'est pas exactement la même chose.
08:22C'est-à-dire,
08:22s'il y a une élection législative
08:23et que le Rassemblement National
08:24l'emporte de loin,
08:25mais pas suffisamment,
08:26que les LR gardent des postes,
08:28que l'UDR existe encore,
08:29peut-être que Reconquête existe également,
08:31peut-être Identité Liberté
08:32de Marion Maréchal,
08:33tous ces gens-là
08:33seront peut-être amenés
08:34à gouverner ensemble.
08:36Et on a préféré justement
08:37prendre dans l'union
08:37le terme, justement,
08:39de coalition
08:40plutôt que d'union
08:40pour effacer
08:41le côté égaux.
08:43J'ajoute dans ce que vous dites,
08:44Pierre,
08:44que vous parliez des étiquettes
08:46et des partis
08:46qui recouvrent des programmes quand même,
08:48mais là,
08:48les Républicains perdent
08:49une très grosse plume.
08:51C'est que leur avantage comparatif
08:52sur la Rassemblement National,
08:53ils aimaient le rappeler
08:54à longueur de journée.
08:55C'était, selon leurs mots,
08:56le sérieux budgétaire.
08:57C'était cette réforme des retraites.
08:59C'était tout un temps.
09:00Là, l'électeur LR se dit
09:03qu'est-ce qui différencie
09:05l'électeur du RN de moi ?
09:06Sauf qu'il y a quand même,
09:09on en revient toujours aux retraites,
09:10mais si vous faites
09:12l'union des droites,
09:14le programme des LR,
09:15historiquement,
09:16et d'ailleurs,
09:16c'est ce qu'on reproche aux députés,
09:18est orthogonal
09:19par rapport au projet du RN.
09:21C'est ce qu'on peut se dire
09:22avec l'électeur LR.
09:22Il y a quelques sujets structurants,
09:24c'est exactement,
09:24c'est le caillou dans la chaussure.
09:26D'ailleurs,
09:26Éric Ciotti,
09:26lors de son discours,
09:28a très peu mentionné
09:28le mot retraite.
09:29Parce qu'en fait,
09:30ce sujet des retraites,
09:31c'est quand même un peu
09:32l'ours dans l'éléphant
09:34dans le magasin de porcelaine,
09:36dont ni le RN,
09:37ni ses partenaires
09:37ne peuvent parler,
09:38parce qu'en réalité,
09:38il y a un antagonisme
09:39très fort sur ce sujet.
09:40Donc,
09:41l'union des droites,
09:42on voit bien
09:43que c'est un mouvement
09:44qui est porté par beaucoup,
09:46Éric Zemmour aussi.
09:48Après,
09:48il y a des sujets structurants
09:49qui vont quand même
09:50être compliqués
09:51à concilier
09:53entre les uns et les autres.
09:54Je ne dis pas
09:54que ça n'arrivera pas,
09:55mais ça passera
09:56par un agendamento
09:57assez sévère.
09:58On en saura peut-être
09:58plus le 30 octobre prochain,
10:00parce que c'est la niche
10:01parlementaire du RN.
10:02Et là,
10:03forcément,
10:04ils sont obligés
10:04de dévoiler un peu plus
10:05en détail
10:06quel est le programme
10:07ou le contre-programme.
10:08Ils annoncent
10:09un contre-projet de budget
10:10qu'on gardera de près.
10:12Et on gardera d'ailleurs
10:13la première ligne
10:14de ce contre-budget
10:15qui sera évidemment
10:16la ligne de la retraite.
10:17Est-ce qu'ils s'alignent
10:19sur la proposition
10:20avortée ou suspendue
10:21de 64 ans
10:22ou est-ce qu'ils calculent
10:23les annuités ?
10:24Je crois que c'est plutôt ça
10:25chez eux.
10:25Ils calculent les annuités
10:26quelles que soient.
10:27Je vais vous dire,
10:27on voit bien
10:28ce qu'il y a de mortifère
10:29dans cette réforme des retraites
10:30et dans ce dossier des retraites,
10:31c'est l'âge.
10:32On est arc-bouté
10:33sur l'âge.
10:35Alors qu'en fait,
10:35ce sont les annuités qui comptent.
10:36Alors que c'est les annuités
10:37qui comptent.
10:37Et d'ailleurs,
10:38les gens ne partent pas du tout
10:39à l'âge légal.
10:39Si vous commencez à bosser
10:40à 25 ans,
10:41ça va paraître.
10:41Pourquoi ne pas revenir
10:42à un système par points
10:43ou à un système d'annuités
10:44qui est clair pour tout le monde
10:45et à la limite,
10:46à la carte ?
10:46Mais peut-être que...
10:48On espère d'ailleurs.
10:49On pourrait poser un cierge
10:51pour que tout le monde
10:52se mette d'accord.
10:53À l'occasion de la campagne
10:55des présidentielles,
10:56je pense que ce sera...
10:57Mais oui,
10:58en mettant de la capitalisation dedans.
10:59Quand on parle
11:00d'élections,
11:01d'alliances,
11:02etc.,
11:02on voit toujours
11:02l'Assemblée nationale.
11:03Mais n'oublions pas
11:04que les Républicains
11:04sont quand même majoritaires
11:05par rapport à ce qu'ils représentent.
11:06Ils sont surreprésentés
11:07au Sénat.
11:08Et que le Sénat
11:08est très important également
11:10dans les discussions,
11:11que ce soit budgétaire
11:12ou de n'importe quelle loi d'ailleurs.
11:14C'est là que je ne comprenais pas
11:16pourquoi le Rassemblement National
11:16chargait autant
11:17Bruno Retailleau
11:17et les Républicains.
11:18Il y a un moment,
11:18il va falloir qu'ils pensent
11:19à une alliance
11:19notamment vis-à-vis du Sénat.
11:21Le Sénat,
11:21je rajoute une chose,
11:22c'est qu'on va bien
11:23se marrer avec le Sénat
11:24parce qu'entre ce que disent
11:25les députés LR
11:26et les sénateurs LR,
11:27alors là,
11:28c'est totalement abyssal.
11:28Et les sénateurs
11:28qui sont d'habitude
11:29assez planqués et discrets,
11:30là, sont sortis au fond
11:31pour dire qu'il faut s'ensurer.
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