00:00La revue de presse comme chaque matin avec Olivier Delagarde. Bonjour Olivier.
00:04Bonjour Jacques, bonjour Anissa.
00:06Et l'on reparle ce matin dans les journaux de cette loi sur l'euthanasie.
00:10Oui, c'est un peu déprimant car on se disait pourtant qu'il y a des sujets qui devraient échapper
00:15à la petite polémique politicienne
00:17quand les parlementaires devraient parfois chercher l'apaisement, l'équilibre.
00:21Mais force est de constater que cette mandature n'est donc capable que du pire.
00:24Ce matin, la presse sonne donc le toxin, pas seulement La Croix ou Le Figaro qui sont particulièrement sensibles à
00:31ce sujet depuis des mois, non.
00:33Fin de vie à l'Assemblée, le doute s'installe, titre aussi l'opinion.
00:37Par exemple, l'éditorialiste politique des Echos, Cécile Candidé, en fait aussi le thème de son papier.
00:42Il faut dire que c'est un phénomène parlementaire curieux, écrit-elle.
00:45Plus les débats avancent à l'Assemblée, plus ils s'éloignent des intentions de leurs initiateurs.
00:51Emmanuel Macron promettait un texte équilibré, il ne l'est plus.
00:56Alors peut-être qu'en votre fort intérieur, vous êtes vous-même plutôt partisan d'une évolution de la législation.
01:01Tout cela est très entendable, néanmoins prenez quand même le temps de lire l'interview de Philippe Juvin dans Le
01:06Figaro.
01:07Ce député est médecin, chef des urgences à l'hôpital Pompidou.
01:10Et le problème pour ses détracteurs, c'est que lui sait de quoi il parle.
01:14Aujourd'hui, explique-t-il, la ministre de la Santé et le rapporteur ne lâchent rien.
01:17Ils ne font preuve d'aucune ouverture, le texte s'est radicalisé.
01:21Et à la une du même Figaro, Laurence de Charrette nous résume cela très bien.
01:25Le bon sens voudrait que l'on vérifie par exemple la régularité du geste létal avant plutôt qu'après son
01:30administration, dit-elle.
01:32Mais non, inutile, répondent les partisans de l'euthanasie.
01:34Quand vous prenez un abonnement à une plateforme de série, vous avez droit à 14 jours de rétractation.
01:39Pour votre fin de vie, ce sera 48 heures.
01:41Et j'en passe, ne légiférer sur la mort que la main tremblante et le cœur battant.
01:47N'est-ce pas le minimum qu'une démocratie doit à son peuple ?
01:50S'interroge-t-elle.
01:51Non, ce débat se déroule en réalité sous le signe de la démesure et du déchirement.
01:56Quoi d'autre dans les journaux ce matin, Olivier ?
01:58Des élus qui, eux, ne veulent pas mettre fin à leur vie politique.
02:02Ils sont une petite bande d'octogénaires en Ile-de-France et c'est Alain Pifarati, des Échos, qui les
02:07a débusqués.
02:08À leur tête, Laurent Catala, maire PS de Créteg.
02:12Il brigue, tenez-vous bien, un neuvième mandat.
02:16C'est probablement le record man toute catégorie et le symbole de ces maires qui ne souhaitent pas passer la
02:23main.
02:23Alors, neuf mandats.
02:24Bon, on va faire un petit blind test.
02:26Il n'y a pas que Pascal Praud qui a le droit de chanter ce matin.
02:28Donc, quand il s'est fait élire, voilà ce qu'on écoutait à la radio pour la première fois.
02:32Allez-vous le reconnaître.
02:34Ah bah oui, si on aime le rugby, en plus on reconnaît.
02:37C'est Jodassin ?
02:38Jodassin.
02:43Bon, peut-être un tout petit peu plus compliqué.
02:47Allez-y.
02:49Ça plaît pour moi.
02:50Ah, ça se plaît pour moi.
02:52Jacques, vous êtes enfoncés.
02:54Ah non, mais je l'ai dit.
02:56Troisième.
02:59Je peux le dire ou je laisse ?
03:01Magnolia Forever, c'est Claude François.
03:04Bon, c'est Anissa.
03:06Le dernier, on le laisse à Jacques.
03:07D'accord, je vous le laisse, Jacques.
03:12Lettre à France.
03:14Pas mal.
03:14De ?
03:15Michel Polnareff.
03:16Michel Polnareff.
03:19Bon, vous êtes très bons.
03:211977, hein.
03:22À l'époque, Giscard était à l'Elysée.
03:24Les vers de Saint-Etienne pleuraient encore sur les poutes au carré.
03:27Enquête étonnante, parce qu'a priori, aucun de ces édits lordages ne se pose la question de passer la main,
03:32raconte le journal.
03:34Ceux que nous avons interrogés affirment tous vouloir poursuivre leurs tâches et prendre le temps de bien préparer leurs successions.
03:41Mais en fait, leurs dauphins sont souvent déjà morts.
03:44Alors, elle n'aura pas eu un mandat très long.
03:46Et non.
03:47Quatre ans, Laurence Descartes, la présidente du Louvre, contrainte à la démission.
03:50Alors, elle paye évidemment pour les manquements qui ont permis le vol des bijoux de la couronne.
03:55Il y a quatre mois, elle accorde une longue interview au Figaro.
03:58« Quelle leçon tirez-vous de la crise ? » interroge Claire Bommelard et Françoise D'Argent.
04:03« J'ai beaucoup appris dans ce qui fut un moment de solitude. »
04:08« J'ai essayé de protéger l'institution, de lutter contre les fausses informations. »
04:13« Contre les voleurs, ça aurait été bien aussi. »
04:15« J'étais présidente, j'étais là pour prendre la foudre. »
04:18Mais parfois, les choses sont encore plus simples que cela.
04:20Et un sourire est aussi efficace qu'un paratonnerre.
04:23C'est triste à dire, mais elle tombe parce qu'elle ne disait jamais bonjour.
04:27« Bonjour », confie un membre du personnel de Louvre à Yves Géglet, du Parisien Aujourd'hui en France.
04:32Et oui, dire bonjour à ses collaborateurs le matin,
04:35c'était apparemment très compliqué pour cette femme
04:37dont la réputation était d'être aussi chaleureuse que ses momies dans l'aile sully.
04:41Et c'est malheureusement peut-être ce qui restera d'elle, Laurence Descartes,
04:45la présidente qui ne disait jamais bonjour.
04:48Vous me direz qu'il lui reste encore une chance,
04:50celle de réussir son au revoir.
04:59Des au revoir réussis, merci Olivier.
05:01Ça c'est avant 77, c'est avant l'élection du maire.
05:04Ah oui, c'est 10 ans avant.
05:05Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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