- il y a 12 minutes
Avec Ian Brossat, sénateur PCF de Paris et directeur de campagne de Fabien Roussel
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-28##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-28##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:05Il est 8h28, vous êtes bien sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique
00:10et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Yann Brossat, sénateur du Parti communiste français de Paris
00:15et directeur de campagne de Fabien Roussel.
00:18Bonjour Yann Brossat.
00:19Bonjour.
00:19L'actualité, ce sont les élections sénatoriales qui confirment la tendance et la poussée du RN.
00:24Le parti de Marine Le Pen sera en capacité de former un groupe avec 10 sénateurs au moins.
00:29Quelle est votre réaction ?
00:30D'abord, c'est le reflet du résultat des élections municipales
00:34puisque ce sont les élus qui votent aux élections sénatoriales.
00:38Donc, il y a une logique que les résultats des élections sénatoriales reflètent celui des résultats municipales.
00:43Pour le reste, moi, je me satisfais en tout cas que les communistes sont confortés au sein du Sénat
00:49puisque nous sommes le deuxième groupe de gauche au Sénat,
00:52que nos quatre sénateurs ont été brillamment réélus, tant mieux pour eux.
00:56Pour le reste, évidemment, la création d'un groupe du RN, c'est quelque chose qui est nouveau
01:01puisqu'il n'y en avait pas avant.
01:03Ça va changer le rapport de force ? Ça va changer les discussions ?
01:05Moi, je préfère le dire honnêtement.
01:07Ça fait longtemps qu'un certain nombre d'élus de droite, dits élus républicains,
01:13avaient épousé les thèses de l'extrême droite.
01:15Donc, d'une certaine manière, l'extrême droite, par les idées, était déjà présente au Sénat.
01:20Vous savez, moi, je suis membre de la Commission des lois.
01:22On avait déjà des propositions qui émanaient de Bruno Retailleau et de ses amis
01:26qui ressemblaient comme deux gouttes d'eau aux propositions de l'extrême droite.
01:30Donc, tout ça ne change pas fondamentalement la donne.
01:33En tout cas, ce qui est sûr, c'est que pour ce qui nous concerne...
01:35Ça ne nous inquiète pas.
01:36En tout cas, pour ce qui nous concerne, nous, le groupe communiste,
01:39nous nous battrons évidemment contre ces idées
01:42et nous ferons preuve d'une grande détermination, comme toujours.
01:45Alors, Yann Brossat, il y a également deux nouveaux sénateurs,
01:48la France Insoumise, qui vont donc faire leur entrée au Sénat.
01:53Est-ce que vous allez travailler avec eux ?
01:56C'est trop tôt pour le dire.
01:57Moi, ce que je souhaite globalement, c'est que les sénateurs de gauche puissent travailler ensemble.
02:01Il faut dire la vérité, c'est que le rapport de force est très défavorable à la gauche au sein
02:06du Sénat.
02:07Et nous ne serons pas de trop pour défendre le service public, la justice sociale, la justice fiscale.
02:12Il va bientôt y avoir un débat budgétaire.
02:14Moi, ce que je souhaite, c'est que l'ensemble des sénateurs de gauche puissent, de concert,
02:19refuser les régressions proposées par le gouvernement.
02:21Un gouvernement qui veut taper sur les retraités, qui veut taper sur les fonctionnaires.
02:24Ça veut dire que vous n'écartez pas la possibilité de travailler avec deux sénateurs et la fille ?
02:28Moi, je souhaite qu'on travaille avec l'ensemble des sénateurs de gauche, notamment eux.
02:32Ça ne veut pas dire...
02:33Et pour intégrer votre groupe ?
02:34Je crois que pour l'instant, ça n'est pas une demande qu'ils ont faite.
02:37Oui, parce que les écologistes disent non.
02:40J'ai vu, mais pour l'instant, aucune demande ne nous a été adressée.
02:43Mais quelle sera votre réaction, si c'est le cas ?
02:44Je les félicite pour leur élection.
02:46Je prends les échéances les unes après les autres.
02:48La constitution des groupes, c'est lundi prochain.
02:50Et s'ils en font la demande ?
02:51Il reste encore une semaine.
02:53On verra bien, on étudiera la demande, mais pour l'instant, elle n'a pas été faite.
02:56Alors, Yann Brossat, sénateur communiste de Paris et directeur de la campagne de Fabien Roussel,
03:00l'actualité, c'est également la visite du pape en France.
03:03Emmanuel Macron, finalement, a décidé d'assister à la messe.
03:07Il avait dit qu'il n'assisterait à aucune messe.
03:09Qu'est-ce que ça vous inspire, ce revirement ?
03:11Le président de la République fait ce qu'il veut.
03:13Moi, je n'étais pas à la messe.
03:15J'étais la veille devant le parvis de Notre-Dame avec le maire de Paris pour accueillir le pape.
03:20En l'occurrence, la ville de Paris a contribué aux travaux qui ont eu lieu à cet endroit.
03:27Et donc, il était important que nous soyons là.
03:30Moi, j'ai surtout été sensible au message du pape.
03:33J'étais d'ailleurs frappé par le décalage entre le contenu de ce que dit le pape sur la paix,
03:38sur l'accueil des réfugiés,
03:40et les personnes qui étaient devant lui et qui, pour une part, comme Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
03:46sont très, très éloignées de ces thèses-là.
03:48Moi, je suis heureux qu'une grande voix comme celle du pape puisse dire qu'on a besoin d'un
03:55monde qui soit plus pacifique
03:56et d'un monde dans lequel on tend de la main aux réfugiés.
03:58J'étais notamment très sensible au fait que le pape est venu dans le 18e arrondissement de Paris,
04:02qui est mon arrondissement, et il a visité la maison Bakhita,
04:05qui est un lieu d'accueil des réfugiés que la ville de Paris a d'ailleurs soutenu au moment de
04:09sa fondation.
04:10Donc, tout ça, c'est un propos qui, moi, m'intéresse, qui me touche,
04:14et qui, je trouve, est rafraîchissant dans une période où on entend trop peu ça.
04:18Votre candidat, Fabien Roussel, à la présidentielle, a préféré la marche pour le climat à la marche à la messe
04:24de samedi.
04:25C'était pas une erreur de tourner le dos à cette ferveur populaire ?
04:29Non, il n'y a pas tourné le dos.
04:31J'ai vu d'ailleurs qu'il a partagé sur ses réseaux sociaux un certain nombre de propos tenus par
04:35le pape,
04:36notamment sur cette question de la paix, dans un monde où on n'a jamais eu autant de guerres,
04:40autant de déplacés, autant de morts à cause des guerres.
04:43Et donc, non, non, nous avons été sensibles à ce discours.
04:45Après, je n'aime pas beaucoup la récupération politique à laquelle on a assisté,
04:51de la part d'un certain nombre de responsables politiques d'extrême droite,
04:54qui, une fois de plus, défendent des thèses qui sont aux antipodes de ce que dit le pape.
04:58Et donc, tout ça a quelque chose d'un peu ridicule, a fortiori, à quelques mois d'une élection présidentielle,
05:02et il ne s'en dégage pas une grande sincérité.
05:05Vous pensez à quoi, précisément ?
05:07Par exemple, lorsque le pape dit qu'il faut accueillir les réfugiés, les accueillir dignement,
05:12et que vous avez des responsables du Rassemblement National qui sont là, devant lui, à la messe,
05:16et qui en dressent les loges, il y a quelque chose d'un peu contradictoire ou d'un peu paradoxal.
05:20On pourrait vous opposer aussi qu'il a aussi un message sur l'affirmation catholique face à d'autres religions,
05:26et on pense évidemment à l'islam.
05:29Donc là, on pourrait imaginer que ce soit raccord avec, finalement, le discours de l'extrême droite.
05:35Il n'y a rien dans le discours du pape qui parle négativement,
05:40ou en des termes défavorables, des autres religions.
05:43Pas du tout !
05:44Et en l'occurrence, ce que j'ai trouvé positif dans la visite du pape,
05:47c'est précisément qu'il n'y a aucune haine contre les autres religions,
05:50et notamment contre la religion musulmane.
05:53Pas du tout, et tant mieux, et je pense qu'on a besoin de cette concorde-là en ce moment.
05:56Qu'avez-vous pensé du message de paix, précisément, porté par le pape ?
05:59Je pense à la citation des bruits de bottes.
06:02Est-ce que le président de la République devrait mieux tenir compte des messages papaux,
06:06et ne pas envoyer de troupes en Arabie Saoudite, par exemple, précisément ?
06:09En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on nous prépare, depuis maintenant des mois,
06:13un coup de discours belliciste à la guerre, partout.
06:18Et je pense que, oui, ce discours qui consiste à dire qu'il faut travailler à une perspective de paix,
06:23est un discours qui est positif, qui rejoint d'ailleurs ce que nous disons nous,
06:27ce que Fabien Roussel dit.
06:28Aujourd'hui, vous prononcez le mot paix, et vous êtes directement au banc des accusés.
06:33Aujourd'hui, lorsque vous dites qu'il faut travailler à une solution diplomatique,
06:36évidemment qu'il faut soutenir l'Ukraine, et pour ce qui nous concerne,
06:39ça ne nous a jamais posé de soucis.
06:41Moi, je le dis, il y a évidemment un agresseur, un agressé,
06:44les choses sont très claires.
06:46Simplement, au bout de cinq ans de guerres, de morts qui s'accumulent,
06:49travailler à une perspective diplomatique, à une perspective de paix,
06:53ça devrait s'imposer comme une évidence.
06:55C'est ce que Fabien Roussel a dit, certains l'ont d'ailleurs beaucoup critiqué pour ça,
06:59de mon point de vue, il a raison.
07:00La France doit dialoguer avec la Russie ?
07:02La France doit dialoguer avec tout le monde,
07:03et la force de la France, c'est d'être capable de dialoguer avec tout le monde.
07:06Ce que je trouve absurde, c'est que l'Ukraine, c'est en Europe,
07:08et aujourd'hui, les Européens sont complètement absents du paysage diplomatique.
07:13Il n'y a que les Etats-Unis pour discuter avec les deux camps,
07:16alors même que cette guerre, elle se déroule sous nos yeux, sur notre continent.
07:19Et donc oui, la question diplomatique, elle doit être posée,
07:22et tant mieux si le pape y contribue.
07:25Vous le dites pour des raisons stratégiques,
07:27ou vous le dites parce que, selon vous, on n'a plus les moyens d'aider l'Ukraine ?
07:31Non, ce n'est pas une question de moyens,
07:33c'est simplement que la guerre, c'est un désastre pour tout le monde.
07:37C'est un désastre pour les Russes, c'est un désastre pour les Ukrainiens,
07:40et à un moment donné, travailler une perspective de paix,
07:43oui, cela devrait s'imposer, parce qu'il n'y a pas de solution militaire.
07:47Il y a une solution diplomatique.
07:48Encore faut-il qu'on y travaille, et qu'on souhaite y travailler.
07:51Et par ailleurs, puisque vous posez la question des moyens,
07:53oui, il y a quand même une question à se poser.
07:55On a un budget qui est voté année après année,
07:58et au sein de ce budget, le seul qui augmente, c'est le budget militaire.
08:01Et on nous explique en permanence qu'il faut tout sacrifier,
08:04l'hôpital public, l'école,
08:05parce qu'on a la perspective d'augmenter sans cesse le budget militaire.
08:10À un moment donné, il y a des choix politiques.
08:12Est-ce que le seul budget qu'on souhaite augmenter dans ce pays,
08:15c'est le budget des armées ?
08:16Ou est-ce qu'on considère que l'hôpital, que l'école,
08:18ça doit aussi être des priorités ?
08:19Ça fait partie des débats dont on doit parler.
08:21Donc, vous rejoignez les positions de Marine Le Pen,
08:24qui estime qu'on n'a plus les mêmes moyens,
08:26et qu'on doit cesser cette guerre,
08:28et qu'on doit cesser d'aider les Ukrainiens et parler à Poutine ?
08:31Non, moi, je ne pose pas les termes de cette manière-là.
08:34Pour ce qui nous concerne, nous avons toujours été clairs.
08:36L'agresseur, en l'occurrence, c'est la Russie.
08:38L'agressé, c'est l'Ukraine.
08:40Il faut être capable de soutenir l'Ukraine.
08:41Mais ce que vous dites, par exemple, au président de la République,
08:43il faut prendre langue avec Vladimir Poutine et reparler avec lui.
08:46Il faudra, à un moment donné,
08:48oui, prendre des initiatives diplomatiques
08:50qui nous permettent de sortir de cette crise.
08:51Oui, ça, bien sûr.
08:52Alors, sur les carburants, Yann Brossard,
08:56lorsque Fabien Roussel dit que Total profite de la guerre
08:59pour gagner de l'argent,
09:00comme Renault pendant la Seconde Guerre mondiale,
09:02et qualifie même le patron de Total, de Collabo,
09:06faire ce comparatif avec la Seconde Guerre mondiale,
09:08ce n'est pas exagéré ?
09:09En tout cas, il y a une réalité que les Français constatent,
09:12c'est que Total, contrairement à ses allégations,
09:15voit ses marges, notamment sur le raffinage,
09:17littéralement exploser depuis le début de la crise.
09:20Et non, mais quand même,
09:21quand on se pose deux secondes,
09:23ils font des bénéfices records depuis six mois,
09:26puisque, en l'occurrence,
09:27les bénéfices de Total sur le premier semestre 2026,
09:30c'est 11 milliards d'euros.
09:32Ces gens ne payent pas d'impôts sur les sociétés en France.
09:34Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France.
09:37Pourquoi ?
09:38Pas parce qu'ils ne font pas de thunes en France,
09:40mais parce qu'ils se débrouillent pour faire de l'optimisation fiscale.
09:42Vous vous rendez compte qu'un quart des bénéfices de Total sont localisés à Singapour et en Suisse.
09:47Comme toutes les entreprises internationales.
09:49Oui, mais c'est une honte.
09:50Quand on est un groupe français,
09:52on doit faire preuve de solidarité à l'égard du pays dans lequel on se trouve.
09:56Total est d'ailleurs un groupe qui a été créé par l'État français dans les années 20
09:59pour assurer sa souveraineté.
10:01Et on a aujourd'hui une entreprise qui touche des aides publiques.
10:05Total touche chaque année plus de 400 millions d'euros d'aides publiques,
10:09fait des bénéfices records sur le dos de la guerre
10:11et ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France.
10:14C'est quand même scandaleux.
10:15Et donc oui, à un moment donné, c'est une forme de trahison.
10:18Vous savez, quand j'écoute M. Pouyanné,
10:19j'ai l'impression que c'est Judas qui veut se faire passer pour le bon samaritain.
10:22C'est-à-dire que vous avez quelqu'un qui vous fait croire
10:24qu'il rend service aux Français en bloquant les prix.
10:26La réalité, c'est que le blocage des prix à 1,99,
10:31ça représente pour lui un effort qui représente 4% sur ses bénéfices.
10:35Il n'est pas obligé de le faire.
10:37Ça ne le met pas tout à fait sur la paille.
10:38Et par ailleurs, quand on touche des aides publiques
10:41et qu'on ne verse pas d'impôts dans le pays où l'on se trouve,
10:44c'est une honte absolue.
10:45Et donc oui, Fabien Roussel a raison de dire que ce groupe
10:48devrait être nationalisé et revenir dans le giron public.
10:50Ce serait quoi la solution ?
10:53La solution, c'est une nationalisation.
10:55C'est faire en sorte que ce groupe redevienne public,
10:57qu'au lieu d'être dans une logique qui est une logique de pure rapacité
11:00au service des actionnaires,
11:02soit un groupe au service de l'intérêt général.
11:04Ça nous changerait parce que le moins qu'on puisse dire,
11:06c'est qu'aujourd'hui, ça n'est pas le cas.
11:07Avec la nationalisation, ça veut dire aussi avec l'argent des Français ?
11:11Oui, bien sûr.
11:12Ça veut dire un effort.
11:13Ça veut dire un effort qui peut être lissé sur plusieurs années.
11:17Ça ne veut pas dire qu'on verse l'ensemble de la somme d'un seul coup.
11:20Mais en tout cas, ça me paraît indispensable
11:22si on souhaite sortir de cette logique
11:24qui, une fois de plus, prend les Français à la gorge.
11:26Je pense évidemment à ceux qui nous écoutent
11:28et sont aujourd'hui étranglés par l'évolution du prix des carburants.
11:31Emmanuel Macron a laissé entreouverte la porte
11:33d'une taxation des super profits des entreprises pétrolières.
11:36Vous aimeriez que ça devienne réalité ?
11:38Oui, mais il est président de la République depuis dix ans.
11:40Et surtout, il aurait la possibilité, là, tout de suite, immédiatement,
11:44de baisser les taxes sur les carburants.
11:46C'est ce que nous demandons.
11:47Oui, bien sûr.
11:47Il faut baisser les taxes sur les carburants.
11:49Il faut baisser la TVA.
11:50De combien ?
11:51Il faut supprimer le certificat d'économie d'énergie.
11:54Il faudrait revenir à un prix qui soit de 1,70.
11:581,60, 1,70.
11:59Mais qu'on n'en soit pas à cette situation-là.
12:01Vous vous rendez compte qu'au moment du mouvement des Gilets jaunes,
12:03on était à 1,50.
12:04Et qu'on a aujourd'hui, depuis, vu le prix des carburants exploser,
12:07la moitié du prix, c'est des taxes.
12:09Et donc, la première possibilité que l'État a, c'est de baisser les taxes.
12:12C'est pour ça que vous appelez toujours à la mobilisation sur les roues.
12:14Oui, bien sûr.
12:14Il faut une mobilisation parce que beaucoup de Français,
12:17notamment de travailleurs qui utilisent leur voiture pour aller au boulot,
12:19n'ont pas la possibilité d'attendre les élections présidentielles.
12:22Les élections présidentielles, c'est dans longtemps, c'est dans huit mois.
12:25Et donc, on a besoin de solutions tout de suite.
12:27Et tout ce qui permet de faire pression sur le gouvernement pour baisser les taxes,
12:30c'est bienvenu.
12:31Alors, à propos de la présidentielle, Yann Brossat,
12:34vous êtes sénateur communiste de Paris,
12:35mais aussi directeur de la campagne de Fabien Roussel.
12:40Avec les 2,28% de 2022,
12:44les insoumis vous considèrent responsables du fait que Jean-Luc Mélenchon
12:48ne soit pas retrouvé au second tour.
12:50Les mêmes insoumis qui, on s'en souvient, ont chanté à la fête de l'Huma,
12:53non, Roussel n'est pas un camarade.
12:56Est-ce que Fabien Roussel ira jusqu'au bout ?
12:58Ou bien est-ce que même à 2 ou 3%,
13:00il ne vaut pas mieux qu'il les donne à Jean-Luc Mélenchon ?
13:01D'abord, quand on est candidat, c'est pour aller au bout.
13:04Et pour le reste, j'ai entendu d'autres propos de Jean-Luc Mélenchon,
13:06qui a manifestement changé d'avis,
13:08puisque lors de son université d'été à Valence,
13:10il disait que le problème, ce n'est pas le nombre de candidats,
13:12c'est le nombre d'électeurs pour la gauche.
13:14La réalité, c'est qu'on a une gauche qui,
13:16ces dernières années, j'espère que ça va évoluer,
13:18mais qui, ces dernières années, était trop faible, globalement,
13:21puisque tout candidat confondu,
13:22elle était à 30-35% des voix.
13:24On ne gagne pas une élection présidentielle
13:26quand on est à 30-35% des voix.
13:28Et donc la question, c'est comment la gauche se renforce.
13:31Et Fabien Roussel, il n'est pas candidat
13:32pour faire trébucher un autre candidat de gauche.
13:35Il n'est pas candidat pour fragiliser la gauche.
13:37Il est candidat pour faire en sorte
13:39que le socle électoral de la gauche augmente,
13:41qu'on ait plus de gens qui votent à gauche.
13:43Aujourd'hui, vous avez des tas de gens
13:44qui sont désespérés, et je les comprends,
13:46qui ne voient pas d'espoir du côté de la gauche.
13:49Et bien nous, notre rôle, c'est de les faire revenir aux urnes
13:51et de les faire voter pour la gauche.
13:53C'est ça, le sujet.
13:53Donc le travail de Fabien Roussel et le vôtre,
13:56Yann Brossat, c'est d'élargir l'assiette
13:58d'électeurs de gauche.
14:00Exactement.
14:00Et pour que la gauche puisse être victorieuse demain.
14:03Nous n'avons qu'un seul objectif,
14:04c'est que la gauche gagne.
14:05Aujourd'hui, on n'y est pas.
14:06Et donc, on a besoin de faire ce travail.
14:09Et que notamment, ceux qui travaillent,
14:11ceux qui produisent des richesses,
14:13qui se sont éloignés quand même de la gauche
14:15ces dernières années,
14:16puissent se dire, il y a au moins quelqu'un
14:17qui nous comprend et qui fait des propositions
14:19qui vont dans notre sens.
14:20Et donc, au final, vous estimez votre résultat à combien ?
14:24Plus que les 2,28 de 2022 ?
14:26Bien sûr, plus, beaucoup plus,
14:27le plus élevé possible.
14:30Et vous savez, chaque pourcentage de plus,
14:32chaque voix de plus pour le Parti communiste,
14:34ce sera utile pour faire grandir
14:36des idées de progrès social.
14:38Utile pour les donner ensuite à la France insoumise ?
14:40Utile pour faire gagner la gauche.
14:41On verra bien quel candidat de gauche est au second tour.
14:43Mais si c'est Jean-Luc Mélenchon,
14:44il est donné dans un sondage qualifié au second tour,
14:46à l'instant, ce matin.
14:47De toute façon, nous ferons toujours le choix de la gauche.
14:49Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus.
14:50Y compris avec Jean-Luc Mélenchon.
14:51Mais surtout...
14:52Y compris avec Jean-Luc Mélenchon.
14:53C'est ce qui me frappe, c'est que nous...
14:55Yann Brossat, y compris avec Jean-Luc Mélenchon.
14:57Avec le candidat de gauche qui sera au second tour
14:59parce que les électeurs de gauche l'auront choisi.
15:01Mais juste, je voudrais revenir sur un mot.
15:02Vous l'avez dit, je suis sénateur.
15:03Au sénateur, les communistes, ils sont minoritaires.
15:05Même si nous sommes minoritaires,
15:07nous réussissons à faire évoluer des choses.
15:09Vous savez, par exemple,
15:10c'est nous qui sommes à l'initiative
15:11de la commission d'enquête
15:12sur les aides publiques aux entreprises.
15:13C'est Fabien Guay, sénateur de Seine-Saint-Denis,
15:15qui l'a mis en oeuvre.
15:16C'est comme ça qu'on a appris
15:17que Total coûtent 400 millions d'euros
15:20d'aides publiques chaque année.
15:21Donc vous voyez, même minoritaires,
15:22les communistes arrivent à obtenir
15:24un certain nombre de choses.
15:26Et donc chaque voie de plus
15:27pour le candidat communiste,
15:28c'est une voie qui sera utile
15:29pour faire progresser des idées
15:31qui vont dans le sens de l'intérêt général.
15:33Yann Brossat, sénateur communiste
15:34et directeur de campagne de Fabien Roussel
15:36est notre invité ce matin
15:37dans la deuxième partie de cet entretien.
15:40Un auditeur vous interpellera sur le racisme anti-blanc.
15:43Il y aura le hashtag de Benjamin Gleize.
15:46Et puis vous aurez trois minutes pour nous convaincre
15:47de vos idées en matière de logement
15:49qui est l'un de vos sujets de prédilection.
15:51A tout de suite.
15:51Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
15:54Yann Brossat, sénateur communiste
15:56et directeur de campagne de Fabien Roussel
15:58est notre invité.
15:58Dans quelques secondes,
15:59un auditeur vous interrogera,
16:01M. Brossat, sur le racisme anti-blanc.
16:03Il y aura également l'actualité des réseaux sociaux
16:06qui nous emmènera du côté
16:08de la primaire socialiste avec vous,
16:09Benjamin Gleize, dans un instant.
16:10Mais d'abord,
16:11vous avez souhaité imposer une régulation
16:13sur le logement.
16:13Vous avez trois minutes pour nous convaincre
16:15du bien fondé de cette mesure
16:16parce que vous souhaitez qu'elle soit prolongée.
16:19Oui, bien sûr.
16:19À Paris, nous nous sommes battus
16:21pour encadrer les loyers.
16:22Je sais que ça s'est fait
16:23dans d'autres grandes métropoles,
16:25notamment dans la métropole lyonnaise.
16:28L'objectif, c'est quoi ?
16:29L'objectif, c'est de dire
16:29qu'on ne peut pas avoir des prix délirants.
16:31Quand vous voyez que vous avez des studios
16:33parfois de 15 mètres carrés
16:34qui sont loués à 1 000 euros par mois,
16:36ça n'est pas acceptable.
16:37Et donc, le rôle des pouvoirs publics,
16:39à un moment donné,
16:40c'est de mettre un certain nombre de bornes,
16:42de mettre des règles,
16:43de dire qu'on n'a pas le droit
16:44de dépasser un certain niveau
16:45de prix au mètre carré.
16:46Et donc, nous avons mis en place
16:48effectivement l'encadrement des loyers
16:49depuis 2019.
16:50C'est une expérimentation
16:52qui doit prendre fin au mois de novembre,
16:54le mois prochain.
16:55Et moi, ce que je souhaite ardemment,
16:57c'est que le gouvernement,
16:58puisque ça relève de la loi,
17:00nous permette de poursuivre
17:01l'encadrement des loyers.
17:02Le risque, si l'encadrement des loyers
17:04s'arrête le mois prochain,
17:05c'est que le niveau des loyers dans nos villes,
17:07et il est déjà sacrément élevé,
17:09explose littéralement,
17:10puisqu'il n'y aura plus de bornes,
17:11il n'y aura plus de limites,
17:12et donc les propriétaires
17:13pourront appliquer des loyers
17:14complètement abusifs.
17:15Certains disent que ça n'a pas eu
17:16les effets escomptés,
17:17seulement une limitation de 2 à 3 %.
17:19D'abord, 2 à 3 %,
17:20c'est déjà ça de prix.
17:22Et par ailleurs,
17:23ce que je constate,
17:24c'est que beaucoup de locataires
17:25ont saisi la ville de Paris
17:27pour faire en sorte
17:28que leurs propriétaires
17:29respectent l'encadrement des loyers.
17:31C'est-à-dire qu'ils sont aperçus
17:32que leurs propriétaires abusaient,
17:33ils sont tournés vers la ville de Paris,
17:35il y a un dossier à remplir
17:36sur le site internet de la ville,
17:38et la ville de Paris fait tout ce qu'il faut
17:39pour que le propriétaire
17:41revienne dans les clous.
17:42Et il y a des milliers de locataires
17:43qui, de cette manière-là,
17:44se sont vus rembourser
17:45des sommes absolument considérables.
17:47Donc c'est un dispositif qui fonctionne,
17:48d'ailleurs je le dis,
17:49si un certain nombre d'auditeurs
17:51sont concernés,
17:52ou si leurs enfants
17:52ou leurs petits-enfants
17:53sont concernés,
17:54qu'ils n'hésitent pas
17:55à leur conseiller
17:56d'aller sur le site de la ville de Paris
17:58pour faire valoir leurs droits,
17:59ce que je dis surtout,
18:00c'est que si ça s'arrête,
18:01les loyers vont littéralement exploser
18:03et ce serait très très mauvais
18:04dans une période
18:05où il y a déjà beaucoup de difficultés
18:06de pouvoir d'achat.
18:07On dit aussi que cette loi
18:09a bloqué un certain nombre
18:11de propriétaires
18:12et à ne pas mettre
18:13d'une certaine façon
18:14leur logement sur le marché
18:16et que vous avez du coup
18:18contracté le marché
18:19avec cette loi.
18:20J'entends ça, c'est faux.
18:21Quand vous comparez par exemple
18:22la situation à Paris
18:24à la situation à Nice,
18:25vous savez à Paris
18:26il y a l'encadrement des loyers,
18:27à Nice il n'y a pas
18:28l'encadrement des loyers,
18:29il y a eu une raréfaction
18:30de l'offre locative
18:31plus élevée à Nice qu'à Paris
18:32donc on ne peut pas lier les deux.
18:33Et l'autre point
18:35qui frappe beaucoup
18:36ceux qui passent par la capitale
18:38c'est ces affiches
18:41qui disent qu'il faudrait
18:43réquisitionner un certain nombre
18:44de logements.
18:46Pas exactement,
18:47ce sont des affiches
18:47qui disent que les logements vides
18:49seront plus taxés
18:50à partir de l'année prochaine
18:51et moi ça me paraît juste
18:52si on est capable
18:53de laisser son logement vide
18:54depuis trois ans
18:55c'est normal qu'on soit taxé
18:56parce qu'on a aujourd'hui
18:57trop de logements vides
18:58et qu'on aurait besoin
18:59qu'ils soient remis en location
19:00ou remis à la vente d'ailleurs.
19:01C'est-à-dire ?
19:02Comment ça pourrait se traduire ?
19:03C'est-à-dire que c'est une taxe
19:04qui est fixée par la collectivité
19:06et donc en l'occurrence
19:08oui tout à fait
19:09la mairie de Paris
19:09a décidé de taxer
19:10de manière plus forte
19:12les logements vacants
19:14une fois de plus
19:14ça me paraît juste
19:15si vous mettez votre logement
19:16en location
19:17pour permettre à des travailleurs
19:18de vivre à Paris
19:19vous devez payer moins cher en taxe
19:20que si vous laissez
19:21votre logement vide
19:22et qui ne sert à rien.
19:22Yann Brossat
19:23on passe à la question
19:24d'un de nos auditeurs
19:26qui a souhaité
19:26vous interroger
19:28à propos du renvoi
19:30pour meurtre aggravé
19:32concernant l'affaire
19:33de Crépaule
19:34des 11 accusés
19:35dans cette affaire
19:37et des propos
19:38portant atteinte
19:39à la race blanche
19:40selon lui
19:40et la nation française.
19:41On écoute.
19:42Bonjour monsieur Brossat
19:44moi j'avais une question
19:45à vous poser
19:46suite à l'assassinat
19:47du jeune Thomas Crépaule
19:49et bien j'aurais voulu savoir
19:50s'il considérait
19:51que le racisme anti-blanc
19:53en France existe réellement.
19:55Merci.
19:57En réalité
19:58il y a deux choses
19:59qui sont différentes
20:00vous avez
20:01des propos racistes
20:02qui peuvent être tenus
20:05des actes
20:07qui peuvent cibler
20:08des blancs
20:10évidemment ça doit
20:11nécessiter condamnation
20:13ce qu'il n'y a pas
20:14en revanche
20:15c'est dans notre pays
20:17une discrimination
20:19systémique
20:19liée au fait
20:20d'être blanc
20:20vous n'avez pas plus
20:21de difficulté
20:22à avoir un logement
20:23si vous êtes blanc
20:23vous n'avez pas plus
20:24de difficulté
20:25à avoir un emploi
20:26si vous êtes blanc
20:26en revanche
20:27quand on est noir
20:29ou qu'on est maghrébin
20:30ça a été prouvé
20:31on a plus de difficulté
20:32à accéder à un logement
20:33ou à un emploi
20:34donc il y a deux choses
20:34différentes
20:35et donc tout dépend
20:36de ce qu'on met
20:37derrière le terme
20:38de racisme anti-blanc
20:38Vous avez été surpris
20:40par cette décision de renvoi
20:44pour meurtre aggravé
20:45par des propos
20:46portant atteinte
20:47à la race blanche
20:48c'est le terme ?
20:48Il y a un principe fondamental
20:50dans notre république
20:50c'est la séparation des pouvoirs
20:52en l'occurrence
20:53ça relève du pouvoir judiciaire
20:54et il ne me revient pas
20:55à moi
20:55de contester
20:57Une partie de la gauche
20:58a largement contesté
20:59le fait qu'il pouvait y avoir
20:59une action anti-blanc
21:00Une fois que je vous dis
21:01il y a deux choses différentes
21:02ce qui est vrai
21:03c'est qu'en France
21:04on n'est pas discriminé
21:05à l'emploi ou au logement
21:06parce qu'on est blanc
21:07en revanche
21:07qu'il y ait des insultes
21:09ou qu'il y ait des actes
21:10qui puissent cibler des blancs
21:12en l'occurrence
21:13les juges ont statué ainsi
21:15ça oui
21:16ça peut exister
21:17et ça mérite condamnation
21:18Yann Brossat
21:19on passe à l'actualité
21:20des réseaux sociaux
21:21vus par Benjamin Glaze
21:22Bonjour Yann Brossat
21:23Benjamin nous a rejoint
21:25et vous avez bien sûr
21:26voulu nous parler
21:27de cette primaire socialiste
21:29qui fait beaucoup parler
21:30Oui le premier tour
21:31ce sera les 9 et 10 octobre prochain
21:34en attendant
21:34hier Raphaël Luxman
21:35a obtenu un soutien
21:37inattendu
21:37vous me voyez venir
21:38Yann Brossat
21:38un soutien dont il se serait
21:40en tout cas sans doute
21:41bien passé
21:41à savoir celui du vice-président
21:42à l'air
21:43François-Xavier Bellamy
21:44alors l'eurodéputé
21:45n'a pas viré à gauche
21:46il est toujours de droite
21:47soutien à Bruno Retailleau
21:48pour 2027
21:49mais il n'a pas hésité
21:50quand le journaliste
21:51Marc Fauvel
21:51lui a posé la question suivante
21:52si on vous obligeait
21:54de voter à la primaire socialiste
21:55vous voteriez pour qui ?
21:56Si on vous obligeait
21:57à voter à la primaire socialiste
21:59dans quelques jours
21:59vous voteriez pour qui ?
22:01Je voterais
22:02je ne sais pas
22:02si ça va l'aider
22:03si je dis ça
22:04Allez-y
22:04on verra
22:05Je voterais pour Raphaël Glucksmann
22:06parce que
22:07Raphaël Glucksmann
22:08on ne pense pas du tout
22:09la même chose
22:10sur la plupart des sujets
22:11il est de gauche
22:12je suis de droite
22:13on a des désaccords immenses
22:14mais je lui reconnais
22:16un courage
22:16qui me paraît fondamental
22:18c'est que lui
22:19a toujours refusé
22:20la soumission
22:21de la gauche
22:21à l'extrême gauche
22:22Yann Brossat
22:23même question
22:24peut-être pas forcément
22:25la même réponse
22:26si on vous obligeait
22:27à voter pour la primaire socialiste
22:28vous voteriez pour qui ?
22:29D'abord
22:29c'est vraiment
22:30le baiser de la mort
22:30je ne suis pas persuadé
22:31que ça rende vraiment
22:32service à Raphaël Glucksmann
22:33et j'ai le sentiment
22:34que quand François-Xavier Bellamy
22:35répond
22:36il en est conscient
22:38je ne répondrai pas
22:39la même chose que lui
22:40ça ne vous étonnera pas
22:41pour le reste
22:42comment dire
22:43je suis communiste
22:45je n'ai pas vocation
22:46je ne suis pas comme
22:47François-Xavier Bellamy
22:48je ne me mêle pas
22:48des affaires des autres
22:49il a été peut-être
22:51courageux de donner un nom
22:53il n'a pas proposé
22:55celui qui est le plus
22:55à gauche de la bande
22:56c'est pour ça que j'ai dit
22:57peut-être que vous n'auriez
22:58pas la même réponse
22:59sans doute
22:59en tout cas
23:00ce que je souhaite
23:01c'est que le Parti Socialiste
23:02puisse être un partenaire
23:03pour nous les communistes
23:04et ça suppose
23:04qu'il soit ancré à gauche
23:06voilà ça vous va
23:06comme réponse
23:07en tous les cas
23:07plus à gauche
23:08je traduis
23:08sans doute
23:09Olivier Faure
23:09je traduis
23:10enfin je ne dirais pas
23:11non
23:12mais en tout cas
23:14je ne souhaite pas
23:14que le Parti Socialiste
23:16tombe, retombe
23:17dans ses vieux travers
23:18et regarde du côté
23:19de la Macronie
23:20voilà ça vous va
23:21pas forcément
23:23il manque un nom
23:24je ne sais pas
23:25Ségolène Royal
23:27non mais en tout cas
23:30moi ce que je ne voudrais pas
23:31ce que je ne voudrais pas
23:33c'est que le Parti Socialiste
23:34regarde sur sa droite
23:35plutôt que de regarder
23:36sur sa gauche
23:37moi ce que je souhaite
23:37c'est
23:38moi je ne crois pas
23:38aux gauches irréconciliables
23:39voilà je réponds
23:40d'une certaine manière
23:41à votre question
23:41je ne crois pas
23:42aux gauches irréconciliables
23:43je ne crois pas
23:44qu'à gauche
23:44il y ait des frontières
23:46infranchissables entre nous
23:47et donc à un moment donné
23:48il va bien falloir
23:48qu'on travaille tous ensemble
23:49et donc ça suppose
23:51d'avoir
23:51y compris au Parti Socialiste
23:53des gens qui sont prêts
23:54à travailler avec tout le monde
23:54et pas des gens
23:55qui créent des frontières
23:56artificielles tous les jours
23:57donc n'importe qui
23:57sauf Raphaël Glucksmann
23:59non j'essaye de comprendre
24:01je traduis
24:02vous êtes seul responsable
24:03des propos que vous tenez
24:04Benjamin Glein
24:05ce sera une nouvelle nupesse
24:07d'une certaine façon
24:08non parce que
24:09je ne pense pas
24:10qu'à l'époque
24:11la recette a été bonne
24:12et de fait
24:13nous n'avons pas gagné
24:14avec la nupesse
24:14ce qu'il faut surtout
24:15une fois de plus
24:15c'est qu'il y ait plus de gens
24:17qui votent à gauche
24:18et donc en l'occurrence
24:19que le monde du travail
24:20revoit dans la gauche
24:21des gens qui les défendent
24:23et c'est ce que nous essayons
24:24de faire avec Fabien Roussel
24:25lors de cette élection présidentielle
24:27qu'est-ce qui se passera précisément
24:28si c'est Raphaël Glucksmann
24:29qui l'emporte
24:30et que ça n'est pas votre choix
24:31puisqu'il n'est pas suffisamment à gauche
24:32je soutiendrai Fabien Roussel
24:34mais de toute façon
24:34c'est ce qui se passera
24:35quoi qu'il arrive
24:36à la primaire socialiste
24:37il sera candidat
24:38quoi qu'il arrive
24:39Fabien Roussel
24:39il sera candidat jusqu'au bout
24:41il est candidat à l'élection présidentielle
24:42il aura les 500 parrainages
24:43qui permettent d'être candidat
24:45nous sommes en campagne
24:46et c'est mon candidat
24:47merci Yann Brossat
24:49d'avoir été notre invité
24:50ce matin
24:51sur Sud Radio
24:53Yann Brossat
24:55sénateur communiste
24:56et directeur de la campagne
24:57de Fabien Roussel
24:58très bonne journée à vous