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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Ophélie Roch et avec Sébastien Ligné pour commenter l'actualité.
00:07En ce jour historique, évidemment, on est avec de tout cœur les familles des otages
00:14qui ont récupéré les leurs, les 20 vivants, et aussi ceux qui vont pouvoir faire le deuil
00:19avec, encore une fois, les 24 dépouilles qu'on attend toujours,
00:24puisque 4 ont été réceptionnées ce soir à Tel Aviv.
00:27La suite des événements, qu'est-ce que c'est ?
00:30Eh bien, c'est les conditions qui ont été posées aux accords de paix,
00:34notamment le désarmement du Hamas.
00:36Il y a beaucoup de zones d'ombre sur ce mouvement terroriste
00:39qui, pour l'instant, n'est pas tout à fait enclin à déposer les armes.
00:43Écoutez ce qu'en a pensé Donald Trump tout à l'heure sur ce désarmement du Hamas.
00:48C'est un grand succès, toute la région a soutenu le plan.
00:53Gaza sera démilitarisé, le Hamas désarmé,
00:58et la sécurité d'Israël ne sera plus menacée.
01:04Avec notre aide, Israël a gagné tout ce qu'elle pouvait gagner,
01:12par la force, par les armes.
01:14Maintenant, ils vont traduire ces victoires
01:17en termes de paix et de prospérité pour le Moyen-Orient.
01:24Les discours de Trump sont, bien sûr, toujours très emphatiques.
01:29On dirait presque de la promotion immobilière.
01:31Ça fonctionne en certaine manière.
01:33C'est quand même son métier principal.
01:35Mais vous voyez, ça fonctionne,
01:37en même temps, ça part un peu dans tous les sens.
01:38Et sur le désarmement, on était tout à l'heure avec le colonel Rafovitch,
01:43qui est le porte-parole de Tsahal,
01:45et c'était très difficile pour lui de se positionner.
01:50On sait qu'il y a, et on en parlait en première heure avec Jules Torres
01:53et avec Victor Hérault,
01:55il y a cette crainte que ces jeunes,
02:00les jeunes enfants qui sont devenus des adolescents
02:03et aujourd'hui des combattants palestiniens
02:05qui vont peut-être un jour rejoindre une armée régulière palestinienne
02:10qui sera sans doute sous le contrôle international.
02:14Il y a encore cette...
02:16Et on en parlait avec Caroline Yadant également,
02:19qui était en ligne de Tel Aviv.
02:20Il y a cette crainte qu'il soit encore...
02:23J'allais dire, j'utilisais le mot marabouté,
02:25mais c'est un peu ça,
02:26c'est-à-dire qu'ils ont cette haine du juif,
02:29cette haine de l'État d'Israël,
02:31c'est en eux depuis qu'ils sont enfants, Ophélie Roque.
02:34Non seulement c'est en eux depuis qu'ils sont enfants,
02:36et puis là, il ne faut pas oublier...
02:36Je sais que je suis pessimiste dans un jour historique
02:38où on devrait tous être...
02:41Mais bon voilà, on est un peu lucide sur Orpain,
02:42on dit toujours la vérité, quelle qu'elle soit.
02:44Disons que j'ai du mal à croire que des enfants
02:47qui, voilà, peut-être maintenant ont 10-11 ans,
02:50ont connu deux années de guerre,
02:53j'ai du mal à penser que ces enfants-là,
02:56qui ont été en plus sans doute endoctrinés
02:58bien avant que ça commence...
03:00Surtout qu'il y a la culture de la vengeance dans leur...
03:02Voilà, et j'ai du mal à croire en effet
03:03qu'ils deviennent tout simplement des adultes apaisés.
03:08Voilà.
03:09À mon avis, ils ne seront pas apaisés.
03:10Quant à récupérer toutes les armes...
03:11C'est presque un discours diplomatique.
03:13Oui, mais disons que je ne comprends pas
03:16et puis moi, je vois par exemple,
03:17ne serait-ce qu'avec les jeunes qu'on a,
03:19c'est-à-dire que beaucoup, par exemple,
03:21pourtant, n'ont pas vécu ce conflit-là.
03:23Je veux dire, ils ne l'ont pas vécu,
03:24ils sont en France
03:25et pourtant, il y a une forme déjà de rancœur.
03:27C'est-à-dire que si vous avez une rancœur,
03:29alors même que vous êtes en France
03:30et que vous êtes éloigné a priori des conflits,
03:33qu'est-ce que doivent penser les gens sur place ?
03:35Et surtout, encore une fois, en effet,
03:37les armes ne seront sans doute...
03:38Alors, il y en a peut-être quelques-unes
03:38qui vont être redonnées, bien sûr,
03:40mais la majorité va continuer à circuler
03:42et je ne sais pas exactement
03:45dans quelle société ça va aller,
03:46mais à mon avis, il devrait y avoir
03:48dans les plans de reconstruction,
03:49en tout cas, je l'espère,
03:50une énorme attention focalisée
03:53au suivi psychologique
03:54parce que ces enfants-là
03:55sont des bombes à retardement.
03:56C'est intenable.
03:56C'est Bastien Ligné.
03:57Mais c'est intenable.
03:58Personne ne peut croire une seule seconde
03:59que le Hamas qui tient la bande de Gaza
04:02d'une main de fer depuis plus de 20 ans
04:04n'a pas infusé les esprits sur sa population.
04:08Et je parle de toute la population,
04:09pas seulement des enfants,
04:11parce que ceux qui sont amenés
04:12à diriger la future autorité transpartisane à Gaza,
04:17ce sont des gens qui ont 30, 40, 50, 60 ans,
04:20qui ont vécu sous la coupe du Hamas
04:23depuis plus de 20 ans
04:24et qui ont parfois fermé les yeux
04:26sur les agissements terroristes du Hamas,
04:29qui ont parfois accrédité la thèse du Hamas,
04:32qui n'ont peut-être pas participé ouvertement
04:34aux actions du Hamas,
04:36mais qui n'ont rien fait pour s'y opposer.
04:38Quand on a vu les quelques sondages
04:39qui étaient parus pendant le conflit
04:41sur la popularité du Hamas
04:43au sein de la bande de Gaza,
04:44une écrasante majorité de Gazaouis
04:46soutenaient l'action du Hamas.
04:48Ces gens-là, ils ne vont pas disparaître
04:49de la bande de Gaza.
04:50Ce sont eux les habitants Gazaouis.
04:53Qu'est-ce qu'on va faire avec ces gens-là ?
04:54Parce que je ne vois pas un monde
04:56où une partie d'entre eux
04:57refuse une entente cordiale avec Israël.
05:01Ça, c'est un monde parfait.
05:02Mais hélas, quand on connaît les relations
05:05extrêmement complexes depuis des décennies
05:07entre ces deux peuples,
05:08j'ai peur que ce soit beaucoup plus compliqué que cela.
05:11Avant de repartir en France,
05:12Emmanuel Macron s'est exprimé,
05:15lui aussi le président français,
05:16sur cette journée historique à Charme El-Shahir.
05:19C'est une journée historique.
05:21C'est une journée historique pour les otages,
05:23leur famille, pour le peuple israélien.
05:26C'est une journée historique parce que
05:27c'est celle d'un nouveau cessez-le-feu,
05:29du retour de l'aide humanitaire
05:30et donc pour le peuple palestinien.
05:33Mais on doit encore écrire l'histoire
05:34avec beaucoup d'étapes à finir.
05:35Donc, il faut beaucoup d'humilité.
05:37Alors, Capufine Patouillet,
05:38qui prépare cette émission avec moi,
05:40me dit dans l'oreillette que,
05:42et c'est vrai,
05:43Donald Trump aurait dit à Emmanuel Macron,
05:46surtout aujourd'hui, tu fais profil bas.
05:47C'est quand même incroyable.
05:53On s'est beaucoup interrogés
05:54sur la présence d'Emmanuel Macron.
05:57C'est vrai.
05:58Dupont-Aignan hier,
05:59qui est quand même pas le premier des défenseurs
06:01du chef de l'État,
06:02a dit, mais c'est bien que la France y soit,
06:04quand même.
06:04C'est Charme El-Shahir,
06:05c'est des accords internationaux,
06:06tous les chefs d'État y sont, etc.
06:08Après, voilà, le premier artisan de cette paix,
06:11c'est Donald Trump.
06:12C'est Donald Trump.
06:13Et là, encore une fois,
06:14moi je crois que la prise de parole,
06:16il peut répéter le mot historique
06:17autant de fois qu'il le veut,
06:18c'est pas lui qui a fait l'histoire.
06:20Il peut toujours le dire,
06:21mais c'est pas lui qui l'a fait.
06:22Quand il est devant son avion
06:23et qu'il dit,
06:23nous devons encore écrire l'histoire,
06:26il y a encore ce côté chez lui
06:27extrêmement mégalo
06:28de cet homme qui veut toujours
06:30ramener la couverture à lui.
06:31C'est-à-dire que le plan de paix,
06:33vous vous souvenez,
06:33quand le plan de paix a été présenté
06:34par Donald Trump,
06:35vous avez Jean-Noël Barraud
06:37qui expliquait que finalement,
06:38ce plan de paix était presque
06:39une coproduction franco-américaine
06:42et que Donald Trump avait copié
06:43Emmanuel Macron.
06:44Pareil sur le terrain ukrainien,
06:46on a toujours l'impression
06:47qu'Emmanuel Macron
06:48bombe le torse
06:49pour survendre ses exploits géopolitiques
06:52alors que tous les experts vous disent
06:53que la France n'a plus aucune voix
06:54sur ces terrains de guerre
06:56quels qu'ils sont.
06:57On a retrouvé la quote exacte,
06:58donc la situation exacte.
07:01On n'a pas le temps malheureusement
07:02de diffuser le sonore,
07:03mais voilà ce que dit Trump.
07:04Il faut s'imaginer qu'il est
07:05devant un parterre de chefs d'État
07:08et il dit
07:10merci beaucoup Emmanuel.
07:11J'imaginais Emmanuel debout
07:13quelque part derrière moi.
07:14Je n'arrive pas à y croire
07:15que tu adoptes une approche discrète
07:17aujourd'hui.
07:19Allez hop.
07:20Il est fin psychologue.
07:22Et parfois,
07:23il est fin psychologue.
07:24Moi, j'ai honte,
07:25franchement.
07:25J'ai honte.
07:27Cet homme nous représente,
07:29honnêtement.
07:30Vous vous souvenez
07:31quand il était à la Maison Blanche
07:32et qu'au bout de 30 secondes,
07:33il lui épouste la veste
07:36comme ça parce qu'il avait
07:37soi-disant des pellicules.
07:38Mais Donald Trump
07:41ressemble beaucoup
07:42à un gorille
07:42ado-argentais,
07:43c'est-à-dire que c'est un mâle
07:44dominant et qui établit
07:45de toute façon sa supériorité
07:46sur les autres mâles.
07:47Alors, ce n'est pas
07:47le zoo de Beauval non plus.
07:49Non, mais un peu quand même,
07:50si vous regardez bien,
07:51même dans les mimiques
07:52et les expressions,
07:53on est tous du façons
07:53du règne animal.
07:55On est tous du règne animal.
07:56Enfin, tous les chefs d'État
07:57gouvernent comme ça.
07:58Vous allez voir Vladimir Poutine.
07:59Tous les chefs d'État
07:59ne vous enlèvent pas
08:00les pellicules que vous pouvez avoir.
08:02Il y a une action importante
08:03qui souhaite établir
08:04un rapport de force
08:05avec son interlocuteur.
08:06Il y a des gestes.
08:06Et tout de suite,
08:07dans une posture,
08:08oui, presque animale.
08:09Quand vous allez voir
08:09Vladimir Poutine,
08:10il ne va pas vous taper la bise.
08:11Mais Ophélie a raison
08:13sur le fait que
08:14Trump fait des gestes
08:16qui sont des gestes
08:18peut-être parfois improvisés
08:19mais qui, de toute façon,
08:20resteront dans l'histoire.
08:22C'est-à-dire,
08:22dans 10 ans,
08:23dans 20 ans,
08:24dans 50 ans,
08:25on repassera la vidéo
08:26où tu as Donald Trump
08:27qui...
08:29Voilà, je fais ce geste,
08:30ça marche sur la flanelle.
08:31On l'entend.
08:32Il vous a marqué ce geste.
08:34Ah non, mais ça,
08:34c'est dément.
08:36Il est humiliant
08:36et c'est l'échange
08:37et un acte, en fait,
08:38finalement,
08:39de vassalité.
08:40L'humiliation de Zelensky
08:41dans le Rauval.
08:42Ça, c'est historique.
08:43Ça, c'est historique aussi.
08:44Ah, mais ça, je suis d'accord.
08:45Voilà.
08:45Mais ça, c'est pas animal,
08:46c'est juste grossier.
08:47Enfin, pardon.
08:48C'est un comportement grossier
08:50voire mafieux.
08:51Si on rembobine,
08:52parce que des petits extraits
08:53ont été passés,
08:55mais si on rembobine
08:55tout l'extrait,
08:57vous remarquerez que
08:57c'est Zelensky
09:00qui, au départ, dit
09:01oui, enfin, voilà,
09:03vous étiez président avant
09:05et puis, entre-temps,
09:05il y avait Biden
09:06et puis, il ne s'est pas passé
09:07grand-chose, etc.
09:08Et là, tu as J.D. Vance
09:10qui est assis sur le canapé.
09:11Donc, on ne le voit pas.
09:12Et il dit, attendez,
09:13vous êtes ici à la Maison Blanche.
09:15Vous pourriez quand même
09:15remercier le président, etc.
09:18Et là, en fait,
09:18Trump se réveille.
09:20Il est assis
09:20et il a dû se dire dans sa tête
09:22en fait, il a raison,
09:23J.D. Vance,
09:23pourquoi est-ce que je me fais
09:24marcher sur les pieds ?
09:25L'autre m'accuse, etc.
09:26Alors qu'en fait,
09:27on est en train d'essayer
09:28de faire la paix.
09:28Et là, il sort la sulfateuse.
09:30Vous êtes en train de dire
09:31que le vice-président
09:31est encore plus brutal
09:33que le président.
09:34Non, je dirais que
09:35le vice-président
09:36a fait remarquer à Trump
09:38que Zelensky
09:39était en train de le critiquer.
09:40Et s'il y a bien une chose
09:41à ne pas faire à la Maison Blanche,
09:42c'est de critiquer Donald Trump.
09:43Vous l'aurez remarqué.
09:44Clairement.
09:45Voilà.
09:46Mais il n'en reste pas moins
09:48qu'il y a un comportement
09:49parfois mafieux
09:50autour de Donald Trump.
09:51Et ça marche.
09:52C'est un comportement
09:52de businessman.
09:53Vous parliez de langage immobilier
09:55tout à l'heure.
09:56Mais dans le règne animal,
09:56c'est le plus fort aussi.
09:57Mais c'est comme ça
09:58qu'il fonctionne avec tout.
09:59C'est un rapport
10:00de domination
10:01qu'on retrouve
10:02dans les milieux économiques
10:03et il l'applique
10:04à tous les champs
10:05de sa politique.
10:06Voilà.
10:06Il faut regarder
10:08les gestes de Trump.
10:09Ça restera dans l'histoire.
10:10Merci beaucoup,
10:11Ophélie Roque.
10:12Merci à vous, Pierre.
10:12Merci, Sébastien Lignac.
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