00:00Tout ce qu'on a dit et qui justifiait la réforme des retraites n'a pas changé.
00:06On a une démographie malheureusement déclinante et il faudrait travailler plus.
00:12Et on a un système qui est défaillant.
00:14Donc si on commence à détricoter cette réforme,
00:19vous serez contre.
00:20Écoutez, en tous les cas, nous, pour le groupe centriste,
00:22nous sommes hostiles à cette réforme.
00:25Elle se fait déjà sans nous.
00:26Oui. Donc qu'est-ce qui peut se passer désormais ?
00:28Est-ce que, par exemple, la rumeur qu'on a pu entendre,
00:31qui a été démentie par les proches de Le Cornu, d'un Le Cornu 2,
00:34renommé par le président de la République,
00:36c'est quelque chose qui aurait vos faveurs ou qui même serait dans les tuyaux ?
00:39Qu'est-ce que vous en savez ?
00:40D'abord, je n'en sais rien.
00:41Je ne sais pas ce que décidera le président de la République.
00:44C'est sa prérogative.
00:46Voilà, c'est sa prérogative et sa responsabilité.
00:49Mais je trouve que ce n'est pas un bon signal.
00:51Après tout ce qui s'est passé, que vont penser les Français
00:54s'ils vont penser qu'il y a eu une thérapie de couple pendant 2-3 jours
00:57et qu'on met à la porte M. Bruno Le Maire qui repart en Suisse.
01:03On remet un ministre centriste.
01:05On va repeindre les murs, changer les fenêtres et on dit
01:06« Allez hop, maintenant c'est reparti ».
01:09Ce n'est pas comme ça qu'on va faire tourner les choses,
01:12surtout avec une réforme de retraite qui serait la pierre angulaire
01:15et qui justifierait que tout le monde dise
01:18« Paris vaut bien une messe ».
01:19Retour à la caisse départ, quelle sortie de crise ?
01:22Comment sortir de l'impasse politique ?
01:23Il appartient au Président de la République de prendre ses responsabilités.
01:27Il a dit qu'il le ferait.
01:28Dissolution.
01:30Soit il dissout, soit il nomme quelqu'un d'autre
01:32sur la base des consultations menées par Sébastien.
01:36Quelqu'un de gauche ? Il faut essayer la gauche à Matignon ?
01:38Écoutez, le Président choisit qui veut.
01:41Si c'est la gauche, ça sera sans nous.
01:42Mais il y aura un gouvernement de gauche et puis on verra ce que ça donnera.
01:45Et Edouard Philippe qui parle du fait qu'il pourrait démissionner
01:48le Président de la République des élections présidentielles anticipées.
01:50Comment vous avez vécu cette déclaration hier ?
01:52Écoutez, parmi les hypothèses, on sait très bien qu'il peut y avoir
01:57un nouveau gouvernement, sinon une dissolution, ou le départ du Président.
02:00Quelque chose me dit que le Président, il n'a pas franchement envie de partir
02:05uniquement parce qu'il y a un communiqué de presse
02:07et qu'on lui dit « ça serait bien que vous ne restiez pas là ».
02:10Et surtout que vous attendiez qu'on vous le demande
02:12parce qu'il faudrait qu'on fasse des débats en attendant.
02:14Donc voilà, je veux dire, je pense que le Président, ce soir,
02:19il doit choisir entre dissolution ou un gouvernement.
02:22– Donc vous n'attendez rien de la prise de parole de M. Lecornu au 20h ?
02:26Pour lui ?
02:26– Le 20h, il y a des prises de position tous les jours,
02:30donc il y en aura une de plus ce soir, on va bien voir.
02:33Et donc, en tous les cas, moi, je n'avais pas cru comprendre
02:36que le but ultime de tout ça, c'était de suspendre la réforme des retraites.
02:42On ne parle plus d'économie, on ne parle plus du budget,
02:44on ne parle plus de rien, on ne parle plus que de la suspension
02:47de la réforme des retraites.
02:50C'est quand même lunaire, c'est quand même lunaire.
02:52– Oui, on entend.
02:52– Sous-titrage ST' 501
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