00:00On est devant une crise financière, ça c'est pas se mentir que de se le dire, on est devant une crise politique également, vous savez il suffit d'aller à la rencontre des citoyens pour s'en rendre compte, on voit bien aujourd'hui combien l'économie est en panne, aujourd'hui les investisseurs, je n'en prenne pas, je n'investis pas, nos concitoyens pour certains thésaurisent ceux qui le peuvent parce qu'ils n'ont plus confiance non plus, des gens cet été me témoignaient à aller chercher de l'argent aux distributeurs pour le garder à la maison, il y a une perte de confiance, il y a aussi une crise de confiance qui est devant nous aussi,
00:26et donc c'est pour ça que je pense que la première réponse à apporter c'est de s'accorder sur un budget, aussi mauvais soit-il, ça je vous l'accorde, mais pour autant en 2025 nous avons su faire ce pas-là tous ensemble.
00:35Mais là est-ce qu'on y arrivera en 2026 donc à s'accorder sur un budget, parce que visiblement on a du mal.
00:40C'est un impératif, je pense que tout le monde a compris que les situations financières n'étaient pas bonnes, même les socialistes lorsqu'ils proposent un budget, proposent de rectifier le tir par rapport à un déficit, donc le premier point, peut-être le seul qu'on pourrait accorder à l'ancien Premier ministre,
00:53c'est que nous sommes d'accord sur le fait qu'il y a un déficit, et qu'il n'est pas neutre, et qu'il faut nous attacher à le résorber pour retrouver des marges financières.
00:59Maintenant c'est où mettons le curseur, et je pense qu'il est impératif, parce qu'il n'y a pas d'autre solution que de proposer un budget pour 2026.
01:06Donc je suis convaincu qu'on le passera.
01:07Mais c'est ce qui rend, votre déclaration fait ce qui rend la nomination de Bruno Le Maire, et d'une manière générale, l'étiquette politique et la couleur politique du gouvernement annoncé par Sébastien Lecornu,
01:19d'autant plus surprenante, c'est-à-dire qu'au moment où on avait l'impression qu'en effet peut-être que les socialistes pouvaient être convaincus,
01:26que les Républicains seraient prêts potentiellement à accepter quelques concessions sociales,
01:30à ce moment-là, la fameuse rupture qu'on promettait était peut-être en train d'arriver,
01:35et au moment où la rupture arrive, on nous nomme un gouvernement qui ressemble à un gouvernement de 2017,
01:40qui ressemble à un gouvernement macroniste, pur macroniste, avec une surreprésentation des ministres issus du socle commun,
01:46et notamment du groupe Ensemble, avec vous, Horizon, qui êtes sous-représentés,
01:50les Républicains qui ne gagnent pas de poste, Modem qui passe un petit peu à la trappe,
01:53donc on se demande, mais pourquoi avoir à nommer un gouvernement pareil,
01:58alors que les discussions, si on vous écoute, allaient dans le bon sens.
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