00:01Des militaires français montaient à bord d'un pétrolier de la flotte fantôme aux russes,
00:04deux membres d'équipage placés en garde à vue.
00:07Une enquête préliminaire a été ouverte pour des délits maritimes concernant ce navire,
00:10baptisé Pouchpa ou Boracay, et a résonné au large de Saint-Nazaire.
00:15Il y a eu des fautes très importantes qui ont été commises par cet équipage,
00:20ce qui justifie d'ailleurs que la procédure soit judiciarisée aujourd'hui,
00:23puisque vous avez vu qu'il y a une communication de la justice.
00:26En tout cas, les équipes d'intervention ont agi en temps et en heure.
00:30L'enquête concernant ce navire a donc été ouverte à la suite de délits maritimes,
00:33en l'occurrence un défaut de justification de la nationalité du navire et du pavillon,
00:37et un refus d'obtempérer.
00:39C'est pour ce dernier motif que le commandant du pétrolier de nationalité chinoise
00:42sera finalement jugé en février 2026.
00:45Le parquet de Brest précise dans un communiqué que d'autres aspects éventuels
00:48touchant à cette affaire ne relèvent pas de sa compétence,
00:51car le Boracay est aussi soupçonné d'avoir joué un rôle dans les récents survols de drones au Danemark,
00:55qui avaient notamment entraîné la fermeture de plusieurs aéroports,
00:57des drones non identifiés, mais les regards se tournent vers la Russie.
01:01J'espère que tout le monde reconnaît maintenant qu'il y a une guerre hybride.
01:09Et un jour c'est de la Pologne, l'autre jour c'est de la Danemark,
01:12et la prochaine semaine il va probablement être quelque part d'autre,
01:15où nous voyons un sabotage, ou nous voyons des drones flying.
01:19Il y a beaucoup de différents types d'episodes.
01:22Donc je vois ça d'une perspective européenne.
01:24Il n'y a qu'un pays qui est capable de nous traiter, et c'est la Russie,
01:30et donc nous avons besoin d'une réponse très forte.
01:32Selon le site The Maritime Executive, le Boracay a pu servir de plateforme de lancement des drones ou de leur.
01:38Il se trouvait en effet en mer Baltique au large du Danemark à ce moment-là,
01:41comme deux autres navires liés à la Russie et auxquels s'intéresse l'enquête danoise.
01:45Emmanuel Macron a lui appelé à rester très prudent concernant une éventuelle implication du bateau dans ses survols.
01:49Ce navire de 244 mètres de long est actuellement sous pavillon béninois,
01:54mais a très souvent changé de nom et de pavillon.
01:56Il est sous sanction européenne, à cause de son appartenance à la flotte utilisée par Moscou,
02:00pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole.
02:03D'après le site Veselfinder,
02:32il est parti de Primorsk en Russie le 20 septembre dernier
02:35et est supposé rallier Vadinard en Inde le 20 octobre prochain,
02:39en dehors de l'Union Européenne.
02:40Le navire est aussi sous sanction du Canada, de la Suisse, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.
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