00:00Nous sommes dans une confrontation avec la Russie, qui depuis plusieurs années est un acteur très agressif dans notre espace informationnel, on l'a vu, dans le cadre des élections comme ailleurs,
00:10qui multiplie les attaques cyber, qui évidemment a lancé une guerre d'agression en Ukraine, qui utilise la menace nucléaire et qui aujourd'hui, on le voit bien, provoque dans des espaces aériens.
00:21Tout ça est un ensemble hybride qui est dans le champ de la confrontation.
00:25Depuis le début de cette émission, on dit qu'effectivement, avec Poutine, il faut utiliser la force. Est-ce que vous pensez qu'effectivement, il faut hausser le ton face à Vladimir Poutine ?
00:35Ce qui est certain, c'est qu'il y a une menace russe. Cette menace, elle est là. Encore une fois, nos armées nous le disent, que ce soit nos services secrets ou nos militaires.
00:43Encore une fois, il faut tenir tête. Mais j'écoutais aussi tout à l'heure les gens sur votre plateau dire qu'on avait l'arme nucléaire, ce qui est quand même censé aussi nous protéger en cas de confrontation.
00:52Il y a une grammaire nucléaire, vous savez, à l'école de guerre, au CHEM, même nos officiers sont tout à fait formés à cette grammaire.
00:59La façon dont vous parlez à l'adversaire fait que vous collez une saine pression et que ça ne dégénère jamais.
01:04Encore une fois, voilà, bien sûr qu'il faut tenir tête. Après, nous n'aimons pas de temps en temps le côté « va-t'en-guerre » qu'a pu avoir Emmanuel Macron.
01:11Ah, vous pensez qu'il a un côté « va-t'en-guerre » encore aujourd'hui ?
01:14On sent quand même qu'il a tellement perdu pied sur la scène nationale qu'il essaye de redorer un peu son blason sur la scène internationale.
01:20Mais on n'invente pas la mode, c'est ce qu'il fait depuis trois ans.
01:23Donc c'est de l'opportunisme politique pour vous ?
01:25Sur l'Ukraine, par exemple, oui, ça l'a été. Nous l'avons évidemment dénoncé.
01:28Vous ne pensez pas qu'il y a une menace comme ça aux portes de l'Ukraine ?
01:30Bien sûr, je viens de vous dire que vous ne m'avez peut-être pas très bien compris, mais d'accord.
01:33Donc vous avez bien vu que je n'ai absolument pas nié cette menace.
01:36Je la connais, et encore une fois, en tant que Toulonais, je peux vous dire que je discute souvent avec les haut-gradés de la marine.
01:42Et cette menace, elle est encore une fois existentielle.
01:44Elle est là, on la connaît, on s'y prépare, que ce soit dans les drones, que ce soit au niveau de nos systèmes informatiques, évidemment.
01:52Néanmoins, voilà, souvenez-vous, nous ne voulions pas devenir co-belligérants de l'Ukraine,
01:56parce que c'est la guerre de l'Ukraine, pour l'instant, ça n'est pas notre guerre.
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