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  • il y a 11 mois
Les autorités françaises ont ouvert, ce mercredi, une enquête sur un pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe, et soupçonné d'être impliqué dans un survol récent de drones au Danemark. Le bateau, long de 244m, est immobilisé au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) depuis quelques jours.

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Transcription
00:00Il y a quelques minutes, on évoquait le navire fantôme, le Pouchpac, qui est au large de Saint-Nazaire.
00:04On l'évoquait avec Clémence Dibout, Didier-François.
00:06Didier-François est avec nous parce qu'on a une dernière minute dans l'actualité.
00:09Les militaires français sont à bord et on l'avait évoqué dans le scénario.
00:12Absolument, c'était exactement le scénario qui avait été envisagé par la Marine nationale
00:16qui a demandé l'application de l'article 110 du Code des Nations Unies du droit maritime
00:22qui fait qu'un navire suspect au comportement potentiellement criminel
00:29puisqu'il est sur un détournement d'embargo.
00:32Ne répondons pas aux sommations d'usage et aux demandes de donner les papiers
00:38qu'avait fait le commandant du patrouilleur français qu'il avait suivi
00:44et qu'il avait à la radio qui lui avait demandé des interrogations.
00:48Il y avait donc suspicion que son pavillon, qui est un pavillon soi-disant béninois, soit faux.
00:52D'autant que les Estoniens avaient déjà vérifié ce navire et que les Béninois
00:55avaient dit aux Estoniens qu'il n'était pas sous pavillon béninois.
00:58Donc le juge, je m'excuse, c'était un peu technique mais c'est important de rester...
01:02On peut intervenir même si le bateau est dans les eaux territoires internationales.
01:04Ça permet justement de faire que nos commandos marines, enfin notre équipage
01:08avec le commandant de bord qui a des pouvoirs de police judiciaire
01:11soit en ce moment fasse ce qu'on appelle un droit de visite,
01:14donc une perquisition sur le bateau.
01:15Mais pour chercher quoi en fait ?
01:16Pour chercher plusieurs choses.
01:17Un, d'abord les papiers, c'est-à-dire voir quelle est la nationalité réelle de ce bateau
01:22puisqu'il dit qu'il est béninois, les Béninois disent qu'il n'est pas à nous.
01:26Et on voit bien qu'il vient de Russie avec du pétrole qui est sous embargo à destination de l'Inde.
01:30On va vérifier ce qu'il y a à l'intérieur.
01:32On va vérifier ce qu'il y a à l'intérieur.
01:33On va vérifier la nature de l'équipage qu'il y a.
01:35Et si on trouve des petits bonhommes un peu musclés qui font des pompes que sur un bras...
01:39Et qu'ils parlent russe ?
01:41Mais alors qu'ils parlent russe, on aura peut-être des indications sur la question du gouvernement.
01:45Est-ce qu'on peut être Marc ?
01:46D'accord, mais dans ces cas-là, admettons qu'ils trouvent quelque chose de suspect.
01:49Est-ce que la marine française peut intimer l'ordre au navire
01:52de venir sur Saint-Nazaire, de se dérouter et d'être à Saint-Nazaire ?
01:56Et d'immobiliser à Saint-Nazaire ?
01:58À ce stade, la seule chose que j'ai, c'est qu'ils ont eu le feu vert pour aller investiguer,
02:01c'est-à-dire pour faire ce qu'on appelle le droit de visite à bord en haute mer.
02:04Une sorte de perquisition.
02:05C'est un peu une perquisition dans les eaux internationales, pour faire simple.
02:09Et donc, ça je le sais, et on le sait maintenant,
02:12je n'ai pas l'ensemble de la décision judiciaire du tribunal de Brest,
02:16et je pense que là aussi, fonction de ce qu'ils vont trouver à bord,
02:19ils vont se retourner vers les justes, parce que nous on est dans un état de droit.
02:22Il faut simplement rappeler Didier qu'on soupçonne ce navire
02:25de faire partie de cette flotte fantôme russe qui navigue
02:29et qui veut court-tourner l'interdiction de vente de pétrole.
02:32Ça permet d'ailleurs de financer la guerre de Poutine en Ukraine.
02:35Parce qu'il a changé trois fois de nom en deux ans,
02:37mais il a un numéro sur sa coque qui est un numéro IMO
02:41qu'ont tous les navires commerciaux,
02:44et ce bateau-là, qui est spécifique,
02:47est depuis 2014 puis 2015,
02:49sur les listes d'interdiction, de contournement,
02:53des sanctions internationales américaines, européennes et britanniques.
02:58Là, c'est un sacré signal qui est envoyé à Vladimir Poutine.
03:00Je pense que ce qu'on appelle le signalement stratégique,
03:02le fait qu'il y ait une décision française et européenne
03:06au moment du sommet de Copenhague,
03:07pour dire « bon, maintenant ça commence à bien faire vos affaires »,
03:10est assez clair.
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