- il y a 5 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:07Un socialiste à Matignon, est-ce la bonne solution ?
00:10A 4 jours du vote de confiance, François Bayrou a reçu ce matin à Matignon les socialistes.
00:14Selon lui, Olivier Faure souhaite abattre le gouvernement et devenir Premier ministre.
00:18Et pour Mickaël, auditeur des GG, la gauche au gouvernement, c'est inéluctable.
00:23C'est la seule solution. On a essayé la droite, on a essayé le centre.
00:26Il ne reste plus que la gauche, tout simplement.
00:28Par contre, la condition, c'est d'avoir, et ça m'arrache les tripes de le dire,
00:34c'est d'avoir des ministres de tous bords.
00:37Donc un ministre de droite à l'intérieur, un ministre de gauche à l'économie, et tous bords.
00:44Mais malheureusement, l'avidité des patrons de partis politiques,
00:48donc tout ça, sans aucune exception, fera que ça ne marchera jamais.
00:53Alors un socialiste à Matignon, est-ce la bonne solution Jean-Philippe Doux ?
00:56Ah bah oui, parce que là, on a un gloubi-boulga, donc là, on aurait un maxi-gloubi-boulga.
01:00En fait, les choses sont tellement, c'est tellement flou, en fait.
01:04Comment, il y en a un qui veut à la gauche, l'autre qui veut à la droite, l'autre qui veut à l'incente, l'autre qui veut reculer.
01:07Comment on peut diriger un pays avec des gens qui ne sont absolument pas d'accord les uns avec les autres,
01:12avec une majorité qui ne sera de toute façon obtenue par personne ?
01:16Moi, je pense qu'on en parle...
01:17On peut peut-être faire des compromis, si chacun fait des compromis...
01:19Mais on n'est pas du tout à l'heure des compromis, on est à l'heure des calculs politiques pour la présidentielle dans deux ans,
01:25pour les municipales aussi, parce qu'évidemment, tous ces gens-là, ils appartiennent à un territoire,
01:30et dans les territoires, en ce moment, on est en train de se battre pour savoir qui va être le candidat.
01:35Donc là, en ce moment, personne ne peut faire de compromis et de toute façon, la politique, ça ne doit pas être que des compromis.
01:40Et on ne fait que des compromis depuis le début.
01:42Alors, on met qui à Matignon ?
01:43Eh bien, moi, je le disais hier, moi, je suis pour une dissolution, pour qu'on ait quelque chose de franc
01:47et demander aux Français de voter selon leur opinion et pas selon ce qu'on leur dit de voter, en fait,
01:54et de dire, voilà, gauche ou droite, et puis qu'on y aille pendant au moins deux ans.
01:57– Les socialistes, à Matignon, est-ce que ce serait la bonne solution, Jacques Legros ?
02:02Parce que le NFP est arrivé en tête, finalement, des dernières élections législatives.
02:06– On voit, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, c'est-à-dire qu'on va changer l'emballage,
02:10et puis la France sera, une fois de plus, en totale insécurité politique,
02:14et pour moi, c'est ça qui est gênant, parce qu'on va changer, on va mettre Olivier Faure, peut-être, peut-être,
02:21un autre après, parce qu'il ne va pas tenir, et ainsi de suite,
02:24et jusqu'à ce que la France soit déclassée, définitivement déclassée,
02:28l'anterne rouge de l'Europe, et on arrête quand cette connerie ?
02:34– Au moins, les Français, là, aujourd'hui, disent qu'on est déboussolés,
02:37on ne sait pas du tout, finalement, ce qu'il y a au gouvernement,
02:41il y a un peu de droite, il y a un peu de gauche, il y a un peu de sang,
02:43alors que là, la gauche est claire.
02:44– Mais c'est eux qui ont voté.
02:45– Oui, mais là, la gauche est claire, on sait ce qui va arriver.
02:48– Ils sont éparpillés, alors que le régime ne prévoit pas ça,
02:53enfin, la Ve République ne prévoit pas ça,
02:55mais du coup, ben voilà, ça a fait un pays totalement ingouvernable,
03:00c'est le général de Gaulle qui disait, un pays où il y a autant de fromage,
03:03je ne sais plus combien, ne peut pas être sérieusement gouverné,
03:07je dis ça approximativement, et c'est vrai.
03:09– Mais alors, pourquoi on dissout ?
03:10C'est ce que dit Nicolas Sarkozy, il dit, c'est la seule solution, c'est la dissolution.
03:13– Et pour avoir la même Assemblée ?
03:15– Ben pas forcément.
03:16– Ben pas forcément, à peu de choses près, on aura la même,
03:19à moins que les Français soient des jouettes,
03:21et qu'ils changent d'opinion politique,
03:23tous les six mois, ça c'est possible aussi.
03:27– Après, on peut aussi essayer les socialistes,
03:29parce qu'effectivement, comme le disait cet auditeur,
03:32Michael, oui, on n'a pas essayé depuis longtemps, oui.
03:35– Non, mais pendant longtemps, on a essayé.
03:36– Non, mais ça j'entends, mais là, effectivement,
03:39on a eu des centristes, des macronistes,
03:42est-ce qu'il ne faudrait pas essayer les socialistes ?
03:43– Juliette Briens.
03:44– Après, si vous me demandez si le socialisme est une solution pour la France,
03:48oui, je suis tentée de vous répondre non.
03:51Après, est-ce que le NFP,
03:52alors oui, le NFP a gagné les dernières législatives,
03:55il a gagné parce que l'entièreté des forces politiques,
03:58qui ne s'appelaient pas le RN,
03:59se sont alliées entre eux,
04:01pour faire en sorte que le RN ne gagne pas.
04:04Mais si on additionne, et qu'on a un peu d'honnêteté intellectuelle,
04:08la France n'est pas à gauche, loin de là.
04:11La France est à droite, à droite toute,
04:13si on additionne de LR, au RN, à reconquête et toutes ces choses,
04:18la France est largement à droite,
04:20plus le centre-droit du côté Macron.
04:21De toute manière, ça n'a aucune importance.
04:23– Mais c'est ce qu'on a eu au gouvernement et ça n'a pas marché.
04:25– Ça n'a aucune importance qu'on mette un socialiste ou qu'on mette un LR,
04:28qu'il faut un négociateur, que ce soit centre-droit ou centre-gauche,
04:31ça n'a aucun type d'importance.
04:33Il a les mains liées.
04:35Donc c'est plutôt le profil de l'homme qui a son importance.
04:39Et encore, effectivement, il n'y a que la dissolution qui, pour moi, est une solution.
04:43Pas vraiment d'accord avec chaque.
04:44Honnêtement, ce qui a fait...
04:48L'important des dernières législatives, c'est qu'il y avait beaucoup de triangulaires.
04:51Ce qui a permis ce front républicain,
04:53ce qui a permis une alliance de toutes les forces,
04:55et ce qui a permis de faire basculer l'élection.
04:57Là, les sondages montrent qu'il y aurait beaucoup moins de triangulaires,
05:01parce que le camp politique macroniste a perdu encore plus de points dans les sondages.
05:07Donc on serait sur des duels gauche-extrême droite.
05:11Et donc, ce ne seraient sûrement pas les mêmes résultats.
05:14On a Olivier Faure, ou non, excusez-moi,
05:16Raphaël Glucksmann aussi, qui a dit que l'alliance avec les filles,
05:19c'était terminé, qu'en Ontario, on referait le front républicain et tout.
05:24Donc bon, est-ce qu'on les croit ou pas ? Je ne sais pas.
05:26Mais non, en fait, une dissolution, ça pourrait tout changer.
05:29Et je vous rappelle que vous militez pour Jean Castex.
05:32Non, je ne milite pas, mais je le dis à choisir.
05:34Pour quelqu'un qui ne sert à rien, enfin, qui va servir à ne pas faire grand-chose,
05:37je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas.
05:39Voilà, il a ce côté un peu sympathique.
05:41Il a un boulot quand même.
05:42Moi, si j'étais lui, je ne quitterais pas la RATP pour aller à Matignon.
05:46Franchement, bon.
05:48Apolline Matin, ce matin sur RMC.
05:50Faut-il s'inquiéter de la consommation en baisse en France ?
05:53C'est un chiffre exclusif que RMC vous dévoilait ce matin.
05:56Le nombre de produits vendus par la grande distribution a reculé de 0,9% sur un an.
06:01La consommation marque le pas en France.
06:03Alors que dans le même temps, les Français épargnent.
06:05Et pour Yves Puget, directeur de la rédaction du magazine LSA,
06:08c'est toute l'économie qui risque de subir un coup d'arrêt.
06:11Là, depuis quand même quelques jours ou quelques semaines, il y a quand même des inquiétudes.
06:15Et on l'a vu en 2024 lors de la dissolution,
06:18ça a créé un petit trou d'air, léger, mais un petit trou d'air en consommation.
06:22La consommation, c'est d'avoir de la confiance.
06:24S'il n'y a pas de confiance, effectivement, ça ne va pas aller.
06:27L'alimentaire, c'est très résilient.
06:29Il faut bien manger.
06:30Les Français arbitrent, effectivement, entre
06:32est-ce qu'on ne va pas reporter tel achat en un alimentaire,
06:35une machine à laver, un lave-linge, etc.
06:37pour se faire un petit peu plus plaisir dans l'alimentaire.
06:40C'est pour ça que le bio reprend des couleurs.
06:42C'est pour ça que les produits locaux marchent plutôt bien.
06:44Et qu'il y a un retour de ce que les distributeurs appellent de la valorisation.
06:48Les marques de distributeurs plafonnent actuellement.
06:51Donc ça, c'est plutôt bon pour la consommation.
06:54Jacques Legros, vous êtes inquiet de cette consommation en baisse en France ?
06:58Honnêtement, je n'en sais strictement rien.
07:01Parce que ce que je viens d'entendre,
07:03c'est certaines consommations qui repartent,
07:06d'autres qui stagnent.
07:08Et le total, je ne le connais pas.
07:11Mais de toute façon, la consommation a toujours été le moteur de l'économie.
07:16Et une consommation en berne,
07:18ça veut dire que le pays ne va pas bien.
07:20Ça fait moins de rentrées de TVA.
07:22Ça fait donc moins d'argent dans les caisses
07:25pour renflouer cet énorme abysse de la dette.
07:31Donc oui, ça m'inquiète un peu,
07:33mais tout change tellement vite
07:34que peut-être qu'elle peut repartir pour une raison X ou Y.
07:38Après, la consommation, c'est la confiance.
07:39Et ce n'est pas l'image qu'on a du politique
07:43qui va redonner confiance aux Français.
07:45Je ne connais pas beaucoup d'entrepreneurs
07:47qui ont envie d'investir en ce moment
07:49en se demandant où va-t-on ?
07:52Mais où va-t-on ?
07:54Juliette Briens, c'est la faute des politiques aussi,
07:55cette baisse de la consommation ?
07:56Parce que justement, les Français sont inquiets,
07:59donc ils préfèrent épargner plutôt que d'acheter ?
08:00C'est la faute d'une instabilité générale,
08:04qu'elle soit politique, économique ou même géopolitique.
08:07Voilà, il se passe des choses dans le monde,
08:09aujourd'hui, qui sont inquiétantes.
08:11On se sent un peu menacées de tous bords.
08:13On a l'impression qu'on est à l'aube de quelque chose.
08:15Vous savez, moi, j'ai cette sensation,
08:17en tout cas depuis à peu près 5 ans,
08:19on a l'impression qu'on est à l'aube du nouvel ère
08:21ou quelque chose.
08:22On ne sait pas trop ce qui va advenir de nous.
08:24Pour moi, je ne la vois pas très positive,
08:26mais on a l'impression qu'il y a un temps qui se termine,
08:29on ne sait pas où on va.
08:30Il y a de l'instabilité politique, évidemment,
08:32depuis la dissolution d'Emmanuel Macron,
08:34qui n'aide pas, effectivement, à se sentir en confiance.
08:39Et sur la consommation,
08:41je pense qu'effectivement, la confiance a un énorme impact.
08:44Et on parle évidemment de consommation qui n'est pas alimentaire.
08:47Est-ce qu'on ne serait pas, d'une certaine manière,
08:50un paradoxe,
08:51arrivé au bout de cette société de consommation
08:54ou de surconsommation
08:55où on achetait, évidemment,
08:58effectivement, beaucoup de choses de mauvaise qualité
09:00et qu'aujourd'hui, on revient, effectivement,
09:02on veut une bonne machine à laver
09:03qui va durer dans le temps,
09:04qu'on va pouvoir réparer.
09:05Je ne sais pas, je le dis comme ça.
09:08Et en même temps,
09:11on a les jeunes qui s'achètent des babioles.
09:14Les jeunes ?
09:15Oui.
09:15J'aime bien les blâmer.
09:18Non, mais qui s'achètent des babioles
09:21absolument insignifiantes
09:22sur des sites comme Tému, etc.
09:24Un milliard de t-shirts.
09:26Donc, j'avoue que je ne sais pas.
09:27C'est trop fluctuant
09:28pour avoir une vision claire
09:29de ce qui se passe réellement, en fait.
09:31Jean-Philippe Doubs ?
09:31Alors, moi, je suis un optimiste
09:33et je me dis qu'il y a peut-être
09:34une consommation qui passe sous les radars.
09:36C'est tout ce qui est seconde main.
09:37C'est tout ce qui est réparation.
09:38Cigarette de contrebande.
09:39Et non.
09:39Non, mais les Vinted, les Boncoins,
09:43les ateliers de réparation aussi,
09:45d'électroménagers,
09:46il y en a maintenant
09:46dans tous les quartiers.
09:47Oui, enfin, c'est quand même
09:48une niche, pardon.
09:48Mais non, ce n'est pas une niche.
09:49C'est-à-dire qu'au lieu d'acheter...
09:51Non, mais en plus,
09:52ça fait des gros volumes
09:53parce qu'une télé, un frigo,
09:56une machine à laver,
09:57quand c'est réparé,
09:58on ne l'achète pas,
09:58on ne la rachète pas,
09:59ou on la rachète moins cher.
10:00On la réparait plus cher que...
10:01Non, mais en tout cas,
10:02peut-être...
10:03On n'arrête pas de dire
10:03qu'il faut arrêter,
10:04on est en surconsommation.
10:05Peut-être qu'il y a aussi
10:06cette prise de conscience
10:07aidée évidemment
10:08par le manque de confiance
10:09générale,
10:11plutôt que de racheter,
10:12moi, je vais réparer,
10:13je vais faire réparer
10:14ma cafetière, etc.
10:15Peut-être qu'on est arrivé
10:16aussi à ce moment.
10:17Et en seconde main,
10:18on le sait tous,
10:19les Vinted, évidemment.
10:21Et pourquoi pas ?
10:21Pourquoi pas ?
10:22Je me disais,
10:22il y a peut-être
10:23eu une prise de conscience,
10:24on l'a assez dit ici,
10:25peut-être qu'on a été écouté.
10:26Tu ne serais pas
10:27un peu bobo, non ?
10:28Tu ne serais pas
10:29un peu bobo.
10:29Mais Vinted,
10:30ça affaiblit quand même
10:31nos magasins de vêtements
10:32parce qu'à un moment,
10:33si tout le monde achète
10:34de seconde main,
10:35de troisième main,
10:35de quatrième main,
10:36si on n'achète plus
10:38de vêtements neufs,
10:38ça va quand même
10:39devenir un souci.
10:40Apolline Matin,
10:41ce matin sur RMC,
10:42doubler les franchises médicales
10:44est-ce nécessaire
10:45ou scandaleux ?
10:45L'assurance maladie
10:46doit se prononcer aujourd'hui
10:48sur le doublement
10:48du reste à charge
10:49des patients
10:49sur les franchises médicales.
10:512 euros pour chaque boîte
10:52de médicaments,
10:534 euros pour une consultation
10:54chez un généraliste.
10:55Deux syndicats
10:56s'insurgent de cette mesure.
10:58Écoutez Frédéric Gallia,
10:59secrétaire national
11:00de l'INSA.
11:022 euros sur une boîte
11:03de médicaments,
11:03ça veut dire que demain,
11:05on ne vous rembourse plus
11:05la boîte de Doliprane
11:06parce qu'elle est inférieure
11:07à 2 euros.
11:08Demain,
11:09vous payez 4 euros
11:10sur une consultation
11:11chez le médecin
11:12quand dans le même temps,
11:14on a augmenté
11:15la consultation des médecins
11:16de 25 à 30 euros.
11:17Moi, je ne connais aucun
11:18salarié du privé
11:19ou agent de la fonction publique
11:21qui a été augmenté
11:22de 20% en une seule fois.
11:23Donc, à un moment donné,
11:24on fait porter sur les malades
11:25et puis,
11:27on refuse le débat démocratique
11:28parce que de toute façon,
11:29que le Conseil
11:30donne un avis positif,
11:31négatif ou n'en donne pas,
11:33le gouvernement fera
11:33ce qu'il veut.
11:35Jacques Legros,
11:36est-ce qu'il faut doubler
11:37les franchises médicales ?
11:38On sait qu'aujourd'hui,
11:39le plafond,
11:40il est à 50 euros
11:41par Français et par an.
11:42Oui, je ne sais pas
11:42s'il faut les doubler
11:43mais les augmenter.
11:44Il faudrait qu'en France,
11:45il faudrait que les Français
11:46prennent conscience
11:47que quand ils font
11:49des choses quasiment gratuites
11:51dans ce seul pays au monde,
11:53avoir un système
11:53aussi bien fait,
11:56rien n'est gratuit.
11:59Combien de fois j'ai entendu
12:00« Oui, mais ce n'est pas moi
12:02qui paye, c'est l'État ».
12:03Mais l'État, c'est qui ?
12:04La santé.
12:06Qui est-ce qui la paye,
12:07la santé ?
12:07C'est nous tous.
12:09Et si on va voir le médecin
12:10parce qu'on a un rhume,
12:11on creuse le trou
12:12de la sécurité sociale
12:13parce que pour un rhume,
12:14on n'a pas besoin
12:15de voir un médecin
12:15et pour un petit bobo,
12:17on n'a pas besoin
12:17d'aller chez le médecin.
12:18Moi, j'en connais
12:19qui vont trois fois par semaine
12:20pour un oui,
12:21pour un non.
12:22Ces gens-là sont responsables.
12:26Oui, ils sont responsables.
12:28Il faut arrêter avec eux.
12:30Un, tout m'est dû.
12:31Deux, tout est gratos
12:32puisque c'est l'État qui paye.
12:34Et non, c'est nous qui payons.
12:36Juliette Briens ?
12:37Moi, je suis d'accord
12:38pour les problèmes de comportement
12:39mais moi, ce que je vois
12:41dans ce pays,
12:42c'est qu'on paye toujours plus
12:44pour toujours moins de services.
12:46Et donc, les impôts s'envolent,
12:48on paye, on paye, on paye
12:49et puis on rembourse un peu moins
12:51ainsi, on rembourse un peu moins ça.
12:54Moi, j'ai envie de savoir
12:54où va l'argent, en fait.
12:56Donc, ou on prend enfin
12:57des mesures courageuses
12:58et on regarde ce système
13:00dans les yeux.
13:00On dit, c'est plus possible.
13:02On ne tient plus.
13:04C'est plus viable.
13:05Mais on arrête, si vous voulez,
13:07les économies de bout de chandelle
13:09qui vont pénaliser
13:10pas seulement les gens
13:11qui se comportent mal
13:12mais ceux qui sont
13:13des payeurs d'impôts,
13:15actifs et qui,
13:16de temps en temps,
13:16vont avoir besoin
13:17qu'on leur rende
13:18un millième
13:19de ce qu'ils ont dépensé
13:21et ce qu'ils ont donné
13:21contribué au pays
13:23et on leur dit
13:24« Ah bah oui, mais le palier,
13:25vous avez dépassé ce palier
13:26et puis on a changé,
13:27maintenant c'est moins remboursé,
13:28la boîte de Doliprane
13:29c'est pas remboursé. »
13:30Je ne trouve pas ça normal.
13:32Donc, ou on change le système
13:33ou à un moment donné,
13:34on a le droit
13:34de récupérer notre dû
13:36et notre dû,
13:37il s'amenuise
13:38de jour en jour.
13:39Mais ce n'est pas un dû en fait.
13:40Si c'est un dû,
13:41tu n'es pas malade,
13:41ce n'est pas un dû,
13:42tu ne vas pas dire à la fin
13:42« Attendez,
13:43je n'ai pas été malade,
13:44mais j'ai cotisé tant,
13:45rendez-moi là. »
13:46Je paye des impôts
13:48pour un service public.
13:50J'estime que ce service public
13:52doit m'être délivré.
13:54C'est tout à fait normal.
13:55Sinon, on change de système.
13:57Sinon, on change de système.
13:57Tout devient privé
13:58et chacun paye pour sa pomme.
14:00Ça ne me dérange pas moi.
14:01Franchement, ça ne me dérange pas.
14:01Mais j'en ai marre
14:03que les services publics
14:04s'amenuisent,
14:04se détruisent,
14:05se détériorent
14:06au fur et à mesure
14:08que nos impôts, eux,
14:09augmentent.
14:10Et là, ce n'est pas
14:10ce qu'on te demande.
14:11On te dit qu'en fait,
14:12effectivement,
14:13peut-être que ton plafond,
14:14normalement,
14:14tu ne peux pas payer
14:14plus de 50 euros
14:15de médicaments dans l'année.
14:18Peut-être que le plafond,
14:19il ne serait plus à 50,
14:20mais à 100, par exemple.
14:21Peut-être que les franchises médicales
14:23de 50 centimes par boîte,
14:24ça deviendrait 2 euros.
14:26Non seulement,
14:27ça ne va pas sauver la France,
14:28ça ne va pas bouger la dette.
14:30Et en plus,
14:30ça va me pénaliser
14:31d'une certaine manière
14:32ou pénaliser surtout
14:33les plus précaires.
14:33Allons voir ailleurs
14:36pour qu'on prenne la chance.
14:38Pour qu'on prenne la chance.
14:38On est conscients
14:40qu'on prenne conscience
14:41de la chance que nous avons.
14:43Je me souviens
14:43de cette petite Américaine
14:44qui me disait
14:46« Ah, j'aimerais bien
14:47avoir un bébé,
14:48mais je ne peux pas.
14:49Ça va me coûter 5000 dollars
14:50parce que rien n'est remboursé là-bas.
14:53Donc, elle ne faisait pas le bébé.
14:55C'est ça qu'on veut ? »
14:57Non, il y a une alternative
14:58comme il y a un juste milieu.
15:01Pour moi, c'est nécessaire.
15:02Je suis contre la gratuité totale
15:04et notamment au niveau des médicaments.
15:06Ma mère,
15:07qui était infirmière à domicile,
15:09elle revenait de chez les patients.
15:10Les patients ne savaient plus
15:11quoi faire de leurs médicaments
15:12en trop.
15:13Et notamment,
15:14moi, c'était le dafalgan.
15:15J'avais des boîtes de dafalgan
15:16partout chez moi
15:17parce que les patients
15:18en avaient beaucoup trop.
15:19Donc, je trouve ça nécessaire
15:21qu'on ait un peu plus à payer
15:25mais surtout qu'en contrepartie,
15:26on nous propose
15:27et là, pour 0 euros de plus
15:29d'acheter les médicaments
15:31à l'unité.
15:32Pourquoi est-ce qu'on continue
15:33à vendre des boîtes entières
15:35quand on sait,
15:36de toute façon,
15:37il suffit d'aller chez le pharmacien
15:38et il dit
15:39« Alors, vous avez besoin de 20 ? »
15:40« Bon, ben, c'est par 15.
15:41Je vous en donne deux boîtes. »
15:43« Et il en restera 10. »
15:44« Bon, voilà. »
15:45« Et ça reste. »
15:46Et au final, on les jette.
15:47Tout ça.
15:47Alors, évidemment,
15:48c'est très bien pour les laboratoires.
15:49Ils sont très contents.
15:49Normalement, il ne faut pas les jeter,
15:50il faut les rendre.
15:51Ben oui.
15:52Heureusement, il y a des associations maintenant
15:54mais les gens le font.
15:55Jamais jeter une boîte de médicaments.
15:56Personne ne...
15:57Enfin, on ne devrait pas jeter
15:58les boîtes de médicaments.
15:59Personne ne devrait,
15:59mais tout le monde le fait.
16:00Ben non, il faut les rapporter
16:01à la pharmacie.
16:02Tout le monde sait ça, j'espère.
16:03Oui, oui, mais bon,
16:04c'est plus facile de mettre à la poubelle.
16:06Donc, je suis sûr
16:06qu'il y en a plein, évidemment.
16:08Et donc, vraiment,
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