Alain Fontaine, gérant du Mesturet et président de l'association des maîtres Restaurateurs, était l'invité de BFMTV ce dimanche 28 septembre pour évoquer la désertion des Français des restaurants.
00:00Ça devient un luxe, oui et non. Ce qu'il y a, c'est qu'il y a une concurrence considérable d'une restauration de chaîne, d'une restauration bas de gamme, dans un moment de crise et de pouvoir d'achat.
00:13Donc effectivement, les clients sont très sollicités par une restauration qu'on peut considérer un peu, entre guillemets, de malbouffe, par rapport effectivement à une restauration qui est plutôt traditionnelle, qui effectivement entraîne des coûts, des coûts de personnel, parce qu'il y a la pertinence du geste en cuisine, et puis vous avez aussi des loyers qui, dans certaines grandes villes, sont assez chers.
00:36Donc évidemment, ça rend le prix du repas un peu plus cher que dans la fast food, mais pas beaucoup plus cher quand on regarde bien. Alors il faut bien sûr comparer ce qui est comparable, vous avez après la restauration haut de gamme, mais ça, elle a sa cible, et c'est pas elle qui souffre le plus, quoique, mais elle a sa cible la restauration haut de gamme.
00:53Par contre, la restauration middle gamme, oui, est en train de disparaître, au profit d'une concurrence, je dirais, déloyale, parce que devant, c'est une restauration de chaîne, et nous les indépendants, on a du mal à résister à une communication que l'on voit sur les télévisions, que l'on voit partout.
01:11Vraiment, c'est un vrai sujet de savoir ce que l'on veut pour demain, pour la restauration. La restauration traditionnelle, Blanquette, Tête-de-Veaux, Bourguignon, et autres, et autres, est en train de disparaître, au profit d'une restauration déstructurée.
01:26Et je vais le dire, une anglo-saxonisation, une américanisation, plus simple, de notre restauration. Un chiffre simple, 20% d'augmentation de l'obésité en plus, depuis 1997, c'est 20%, c'est 70% de jeunes qui sont touchés par ça.
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