00:00Votre réaction ? On a vu un Premier ministre qui ferme la porte finalement aux socialistes.
00:05Pas de taxe Zuckmann, pas de retour de l'ISF, pas de réforme ou en tout cas de suspension de la réforme des retraites.
00:11J'imagine que vous avez été plutôt rassuré ?
00:14Ce qui m'a rassuré c'est qu'on parle déjà du quoi avant du qui parce que c'était un peu la foire ces derniers temps
00:19à savoir qui intégrerait le gouvernement.
00:22Ce que je veux dire aussi c'est que le Parti Socialiste ne doit pas faire une politique en mettant le couteau sous la gorge du Premier ministre.
00:28La taxe Zuckmann, on en a beaucoup entendu parler.
00:33C'est une taxe qui a été promue dans le cadre du programme du NFP, le nouveau Front populaire.
00:37Le Parti Socialiste doit se rendre compte qu'il n'a pas la majorité et qu'il doit donc faire des efforts
00:42et ne pas se comporter en étant irresponsable.
00:44Deuxièmement, ce que je souligne aussi ça n'a pas été dit, c'est que le Premier ministre évoque le plan
00:49contre les fraudes à la fois fiscales mais à la fois les fraudes sociales.
00:53Et pour des gens qui sont socialistes par exemple, ça devrait les rassurer de se dire
00:57qu'on va lutter contre la fraude fiscale par exemple ou contre la fraude sociale.
01:01Et je pense qu'il faut être responsable dans ces moments-là.
01:04Je le dis parce que je suis beaucoup en contact avec des chefs d'entreprise
01:07qui nous regardent peut-être et qui sont très inquiets de la situation
01:10et qui ne nous demandent qu'une chose, c'est qu'à un moment on ait un budget, un cap
01:14et on ne continue pas en permanence à être prisonnier des petits calculs politiques.
01:18Encore une fois, plus le temps avance, plus nos concitoyens se disent.
01:23En haut, ils font des calculs politiques en disant « je ne veux pas de ci, je ne veux pas de ça »
01:27et en bas, ce sont les concitoyens qui payent l'addition de ces calculs politiques.
01:32Donc vite, mettons-nous en travail, ça existe dans notre pays.
01:36Vous dites vite, mais on est toujours avec un chef de gouvernement sans gouvernement,
01:41avec un record sous la Ve République, toujours pas de budget et en attendant une France qui patine.
01:46Vous avez raison sur le timing, mais la réalité c'est que avant de parler du qui,
01:52de composer un gouvernement et que ce soit la lutte des places,
01:56il faut déjà qu'on se mette d'accord sur un contrat de gouvernement.
01:59Pourquoi les autres gouvernements n'ont pas tenu ?
02:01Parce qu'on n'a pas été clair dès le départ.
02:02On n'a pas dit « voilà les 4 ou 5 points qu'on met sur la table
02:06pour faire en sorte de bâtir le fameux socle commun dont on a parlé ».
02:10Si certains veulent rejoindre cela, tant mieux.
02:13Si ce n'est pas le cas, j'ai peur quand même que la classe politique
02:16soit sanctionnée de plus en plus par ceux qui nous regardent
02:19et qui disent que finalement, il y a beaucoup de tambouilles là-dedans,
02:22alors qu'on leur demande de se mettre d'accord.
02:24Avant de répondre à votre question, je vous disais,
02:27quand même, en Allemagne, en Italie, dans plein de pays,
02:30ils y arrivent à créer des coalitions, à faire en sorte que,
02:33temporairement, on se mette d'accord sur l'essentiel.
02:36Pourquoi le PS se comporte de cette façon ?
02:38Je dois avouer que ça m'échappe un petit peu.
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