00:00Votre réaction aux non-propositions de Sébastien Lecornu qui clairement ferme les portes ?
00:08La réponse est dans la question. J'ai envie de vous dire, on nous avait vanté un changement de méthode, une écoute, etc.
00:16Alors il y a un demi-bougé, c'est-à-dire qu'il fait semblant d'écouter, il convoque plein de monde,
00:20mais un, il n'a pas de feuille de route, donc pas de ligne politique.
00:23Deux, il n'entend toujours pas écouter ce que les Françaises et les Français lui ont dit lors des dernières élections,
00:28qui ont à peine plus d'un an, où ils ont dit massivement, nous ne voulons plus de la politique d'Emmanuel Macron.
00:34Vous voyez, je ne vous dis même pas que c'est le nouveau Front populaire qui est arrivé en tête,
00:39ce qui est réel pour autant. Je vous dis, le message principal des Françaises et des Français,
00:43c'était nous ne voulons plus de la politique d'Emmanuel Macron.
00:46Et donc ça, il ne l'entend toujours pas et il ne comprend pas pourquoi est-ce que personne ne veut le suivre.
00:52Je sais qu'on nous accuse souvent à gauche chez les écologistes d'être dogmatiques.
00:57Le dogmatisme, le chaos, ils viennent de cette incapacité à écouter, à discuter, à avancer.
01:04Et ça commence à bien faire.
01:06Alors Sandra Ragol, des consultations vont se poursuivre la semaine prochaine,
01:09mais le Premier ministre a dressé ses lignes rouges.
01:11Le cadre, on l'a.
01:13Les partis de gauche, notamment, estiment que le conteniait pas.
01:16Ça veut dire que la censure est incontournable désormais, c'est votre point de vue ?
01:21Il y a deux façons de voir cette censure.
01:23Un, le non-respect du vote des Françaises et des Français.
01:27On est dans une démocratie.
01:28Lorsqu'on vote, c'est pour avoir un résultat.
01:31Il n'est toujours pas là.
01:32Deux, on a quand même accepté de discuter.
01:35On est allé voir le Premier ministre à sa demande.
01:39Et en fait, en sortie, son analyse,
01:42après avoir vu les partis politiques et les syndicats,
01:46c'est de continuer toujours à proposer le même plan pour la France
01:50qui va droit dans le mur.
01:51Pourquoi est-ce que ça pose problème ?
01:53Parce qu'il y a une grogne sociale qui monte.
01:55Vous l'entendez dans la rue, dans les repas de famille,
01:58vous le voyez partout.
01:59Et la réponse de M. Lecornu en tant que Premier ministre,
02:02c'est de dire non, je ne ferai toujours rien
02:05pour que les personnes les plus riches de ce pays
02:07soient aussi, payent, enfin participent de la même façon,
02:12équitablement, de façon équilibrée,
02:15aux fonctions de l'État.
02:16Et par fonction de l'État, j'entends l'école, l'hôpital,
02:19la sécurité, tout ce que vous voulez.
02:21Bref, il y a toujours un deux poids deux mesures.
02:25Pour celles et ceux qui travaillent, trimer toujours plus.
02:28Et pour ceux qui ont hérité,
02:30ceux qui ont cumulé du capital sur plusieurs générations,
02:33ceux qui ont fait fortune sur le Covid,
02:36eh bien, pour ceux-là,
02:37toujours pas de participation au pot commun.
02:40Ça ne va pas aider d'avoir un Premier ministre
02:42qui continue à dire aux Français,
02:43« Je me contrefous totalement de ce que vous me dites
02:48et je vais continuer à avancer comme Emmanuel Macron l'a décidé ».
02:51Merci.
02:52Merci.
02:53Merci.
02:54Merci.
Commentaires