- il y a 5 mois
La France insoumise prévoit de déposer une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou dès "le premier" jour de la rentrée parlementaire, prévue fin septembre. Le parti politique s'oppose notamment au plan d'austérité du Premier ministre pour le budget 2026. Le Premier ministre est-il prêt à renoncer à la suppression des deux jours fériés ? On en parle avec : Charles Sapin, journaliste politique au Point. Paul Vannier, député "La France insoumise" du Val-d'Oise. Aurore Malval, rédactrice du site du magazine Marianne. Éléonore Caroit, députée Renaissance des Français établis hors de France. Et Michaël Taverne, député Rassemblement national du Nord.
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00:00On va évoquer aussi la situation internationale avec les Etats-Unis, les droits de douane et des conséquences très concrètes sur nous les Français,
00:06puisque vous le verrez, d'ici lundi vous ne pourrez plus renvoyer de colis aux Etats-Unis.
00:09C'est terminé, la Poste l'a décidé, on en reparle dans quelques instants.
00:14Mais avant cela, cette déclaration de François Bayrou, le Premier ministre, est-il prêt à renoncer à la suppression de deux jours fériés ?
00:22Et dès qu'il avait mis en avant justement dans son grand plan d'économie présenté à la mi-juillet,
00:27mais en tout cas, il fait des confidences à nos confrères de l'agence France Presse.
00:32Toutes les mesures peuvent être discutées, dit-il, notamment au sujet de la suppression des jours fériés.
00:39C'est d'ailleurs la fonction du débat parlementaire comme des négociations sociales.
00:45Déclaration donc du Premier ministre, alors que se profile la journée de mobilisation du 10 septembre prochain,
00:51journée de mobilisation à laquelle s'associent désormais un certain nombre de partis de gauche,
00:55le Premier ministre qui dit aussi qu'il était prêt à entendre d'autres propositions sur les jours fériés, par exemple,
01:02peut-être aussi d'autres.
01:04La seule chose, dit-il pour moi, qui n'est pas possible, c'est qu'on renonce à la prise de conscience de sortir du piège infernal,
01:11celui du sur-endettement.
01:14Voilà pour ces déclarations de François Bayrou dans des confidences faites à l'agence France Presse.
01:20Plusieurs invités m'ont rejoint, l'honneur Carroi, merci d'être avec nous.
01:23Vous êtes député de ce groupe majoritaire Renaissance.
01:26Merci d'être présent avec nous.
01:27Charles Sapin, éditorialiste, journaliste au point, merci d'être présent également.
01:31Ces déclarations, justement, de François Bayrou, c'est quoi ?
01:34C'est une crainte, quand même, de ce qui va se passer le 10 septembre, peut-être ?
01:38C'est une façon d'essayer de désamoncer tout cela ?
01:40Oui, il essaye.
01:41En tout cas, il est très, très vigilant.
01:42C'est vrai que le gouvernement a une peur, c'est une récidive du mouvement des Gilets jaunes.
01:49Il y a beaucoup de parallèles qu'on peut dresser entre cette nébuleuse du 10 septembre et les Gilets jaunes.
01:53C'est un mouvement, un début de mouvement, qui est né hors des syndicats, hors des partis politiques,
02:00qui est foncièrement anti-élite, donc anti-gouvernement, et, somme toute, assez hétérogène.
02:06Puisque quand on regarde dans les différents messageries, groupes de discussion,
02:11on voit des revendications qui vont, des revendications finalement anti-fiscales,
02:15un peu d'obédience poujadiste, des revendications environnementalistes, parfois,
02:20et des revendications, des demandes à la grève générale, un peu plus d'obédience marxiste.
02:26Donc, le gouvernement ne sait pas trop encore à quoi s'attendre.
02:29C'est vrai que, quand on regarde le volume des messages échangés,
02:33c'est bien moindre que ce qu'étaient au début les Gilets jaunes.
02:36Maintenant, prudence, on ne peut pas prévoir l'ampleur d'un incendie
02:40en fonction de la taille de l'étincelle qui en est à l'origine.
02:44Ça, le gouvernement le sait.
02:46En tout cas, les services de l'État, actuellement, sont en train d'éplucher les messages
02:49pour voir aussi s'il n'y a pas un petit peu d'ingérence étrangère
02:52qui viendrait gonfiler à l'hélium ces menaces de mobilisation le 10 septembre.
02:56Et le honneur Caron, je vous donne la parole dans un instant.
02:58Je présente nos deux autres invités qui sont avec nous, justement, en vidéoconférence.
03:02Il s'agit effectivement de Michael Taverne, qui est député du Rassemblement national du Nord.
03:06Merci d'être avec nous.
03:07Et puis, Paul Vannier.
03:08On vous voit à votre tour.
03:10Vous êtes député de la France insoumise.
03:12On va commencer avec Paul Vannier, qui est présent, justement,
03:14à ce qui sont les universités d'été, en quelque sorte, des insoumis,
03:17qui font aussi leur rentrée.
03:19Paul Vannier, ces annonces, finalement, ces déclarations du Premier ministre,
03:23qui dit que tout peut être discuté, toutes les mesures peuvent être discutées,
03:27et que, finalement, cela relève du débat parlementaire.
03:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:31Pourquoi est-ce que vous ne saisiriez pas cette main tendue ?
03:35Parce que François Bayrou est un menteur,
03:39et que ce menteur paraît fébrile à l'approche d'un mois de septembre
03:43qui s'annonce décisif, celui d'une grande confrontation
03:46avec le pouvoir minoritaire, illégitime, de la Macronie,
03:52et deux rendez-vous décisifs, le 10 septembre,
03:54cette mobilisation citoyenne à laquelle nous appelons à participer massivement,
04:00à nous mettre au service de celles et ceux qui agiront ce jour-là,
04:05avec d'autres organisations politiques,
04:07avec un nombre grandissant d'organisations syndicales,
04:10et une rentrée parlementaire qui prolongera ce mouvement
04:13avec une motion de censure que la France Insoumise, son groupe,
04:17déposera au premier jour de l'ouverture de cette session
04:20pour faire tomber tout de suite un gouvernement et un projet de budget
04:25qui, s'il était appliqué, provoquerait un désastre
04:29pour le quotidien de nos compatriotes,
04:32portant des coûts décisifs à nos services publics,
04:35conduisant à la baisse du remboursement des médicaments,
04:39et au pire et au pire.
04:41L'occasion est donc donnée au peuple de notre pays,
04:44à la condition de sa mobilisation,
04:46une mobilisation prolongée par le parlementaire,
04:49et les Insoumis seront au rendez-vous,
04:51de reprendre la main, au fond, sur notre destin commun,
04:55et de nous épargner du temps perdu, du temps inutile,
04:59pour répondre enfin aux grands besoins sociaux, écologiques, démocratiques,
05:04auxquels une majorité des Françaises et des Français aspirent.
05:06– Les socialistes ont dit que sur le principe, en l'État,
05:11Olivier Faure nous l'avait dit mi-juillet,
05:13François Bayrou était sur le chemin de l'ascension,
05:14mais que néanmoins, début septembre,
05:16ils mettraient leurs propres propositions sur la table
05:18pour voir si finalement elles pouvaient être prises par le Premier ministre.
05:21Qu'est-ce que vous dites aux socialistes ?
05:23– Eh bien de tirer les conséquences de la duperie,
05:27de la tromperie dans laquelle ils sont entrés il y a quelques mois.
05:32Les socialistes ont été roulés dans la farine,
05:34et roulant ainsi les Français dans le même pétrin,
05:37en participant à ces négociations,
05:39qui n'ont, nous le savons, abouti à rien d'autre
05:42qu'au maintien de l'illégitime gouvernement de François Bayrou au pouvoir.
05:46J'appelle donc les parlementaires socialistes,
05:48et tous les parlementaires, à signer, à voter notre motion de censure
05:53tout de suite, dès le mois de septembre,
05:56pour que nous puissions enfin préparer un véritable budget d'alternative
06:00qui corresponde aux aspirations des Français.
06:03Je veux rappeler que la principale coalition parlementaire à l'Assemblée nationale,
06:07elle est à gauche, c'est là que se trouve le centre de gravité du pays,
06:11et c'est sur les bases d'un projet radicalement différent
06:14que notre pays doit demain être gouverné.
06:16Et attention donc au fond semblant, à ces magouilles,
06:20à ces discussions dans la coulisse,
06:22qui ne produisent que du désespoir et de la colère.
06:25Aurore Malval nous a rejoint, vous êtes rédactrice en chef du site Marianne.
06:28On voit que les différents partis de gauche se rassemblent d'une certaine façon
06:33et s'associent justement à ce mouvement.
06:35On voyait il y a un instant les déclarations d'Olivier Faure,
06:38qui dit qu'il accompagnera et qu'il faut accompagner ce mouvement.
06:41C'est vraiment accompagné, mais en même temps avec une grande prudence.
06:45C'est ce qu'on ressent. Pourquoi ?
06:46En fait, parce que ce mouvement, et d'ailleurs c'est bien normal,
06:49puisque c'est une mobilisation sociale qui n'a pas encore eu lieu,
06:51et on peine à en cerner tout à fait les contours.
06:54Il y a plusieurs groupes qui s'organisent en parallèle.
06:56Ça se passe aussi beaucoup de façon numérique,
06:59mais aussi physique à certains endroits.
07:00On voit qu'il y a des réseaux des Gilets jaunes justement qui sont réactivés.
07:04Et c'est bien là toute la question pour les forces de gauche
07:07qui étaient passées à côté du mouvement des Gilets jaunes en 2018
07:10et qui se disent un petit peu, on ne va pas refaire deux fois la même erreur.
07:14Donc évidemment, comme la France insoumise a réagi, si je puis dire les premiers,
07:19les autres rejoignent derrière aussi pour ne pas laisser la place,
07:24tout en essayant en tout cas au maximum que ça n'ait pas l'air d'une récupération politique.
07:30Parce qu'on voit bien aussi que ce mouvement-là, en tout cas dans la façon dont il est construit,
07:34ce n'est pas un mouvement qui se réclame de parti,
07:37c'est quelque chose qui s'organise de façon citoyenne.
07:40Et on sait aussi que, vu les relations entre les citoyens et les partis politiques,
07:46la récupération du mouvement est souvent assez mal vue.
07:50D'ailleurs, là on voit que justement du côté du Bloc central de Renaissance,
07:54je vous regarde, on accuse le mouvement d'être mélanchonisé en se disant
07:58que plus on va mettre l'accent sur la façon dont la France insoumise le suit,
08:02et bien plus éventuellement ça peut en dissuader certains d'y participer.
08:06Alors Honoré Carrois, je sens que vous êtes député Renaissance,
08:08quand vous voyez François Bayrou qui dit donc à nos confrères de l'AFP
08:11qu'il est prêt, dit-il, à entendre d'autres propositions d'économie sur les jours fériés par exemple,
08:17peut-être d'autres dates sont-elles possibles ?
08:19On a évoqué au moment de la présentation de son plan l'idée que peut-être en fait François Bayrou
08:23a mis cette proposition sur la table, sachant qu'elle allait être particulièrement urtiquante,
08:27c'est vrai que s'il y a un sujet dont nous ont parlé les Français cet été,
08:29c'est cette suppression des jours fériés, parce qu'elle nous concerne tous.
08:33Est-ce que c'est une façon finalement d'agiter un chiffon rouge,
08:35d'y renoncer pour faire accepter le reste du plan ?
08:38En tout cas, il se dit prêt au dialogue, il l'a toujours été,
08:41parce qu'il faut rappeler qu'on est dans une composition de l'Assemblée nationale
08:44et des forces politiques qui est inédite.
08:46On a eu déjà une surprise, quelque chose qu'on n'avait jamais vécu,
08:50avec la censure du gouvernement il y a quelques mois.
08:53On a un nouveau gouvernement qui est un gouvernement de coalition,
08:56on aime bien dire c'est la même chose, ce sont tous les mêmes, etc.
09:00Rien n'a changé, ce n'est pas vrai.
09:02Il y a les Républicains qui font partie de ce gouvernement,
09:05il y a des personnalités de gauche, des anciens du Parti Socialiste,
09:08qui font partie de ce gouvernement.
09:10Et ce que l'on voit, c'est que ce n'est pas évident,
09:12parce que c'est une situation qui est inédite dans la Ve République,
09:15mais que la main est toujours tendue.
09:17Alors moi, quand je vois la France insoumise,
09:20qui avant même que nous ayons repris le chemin de l'Assemblée nationale,
09:23avant même que nous ayons eu la copie du budget dit
09:26« nous allons tout bloquer, tout détruire et nous emparer de ce mouvement citoyen »,
09:31ça ne me surprend pas parce que c'est comme ça tous les ans,
09:34mais j'ai envie de vous dire, on en a tous un peu marre.
09:36Vous, député Renaissance, est-ce qu'après les propos de François Bayot,
09:39vous appelez le Premier ministre à renoncer à la suppression de ces deux jours fériés ?
09:43Moi, j'appelle le Premier ministre à faire ce qu'il nous dit qu'il va faire,
09:47c'est-à-dire à discuter avec chacun des groupes,
09:49à discuter pour trouver une solution, une solution pour faire des économies,
09:52parce qu'il a raison de le souligner,
09:55on ne peut pas continuer à dépenser beaucoup plus que ce que l'on produit,
09:58et puis il faut à un moment donné réduire la dépense publique.
10:02On est le pays, en France, en Europe, qui impose le plus,
10:07et donc moi je pense qu'il faut rester sur cette ligne-là,
10:10c'est-à-dire ne pas augmenter les impôts des Français,
10:12et en particulier ces deux classes moyennes,
10:14mais au contraire réduire la dépense publique.
10:16– Michael Taverne, vous êtes député Rassemblement National du Nord,
10:19vous êtes avec nous.
10:20Est-ce que le Rassemblement National trouve finalement
10:23que les propositions de François Bayrou sont intéressantes ?
10:27– En tout cas, ce qui est certain, c'est que nous avons toujours été constructifs,
10:32et ce n'est pas du genre du Rassemblement National d'évacuer ses responsabilités,
10:36nous avons toujours fait des propositions.
10:38D'ailleurs, nous avons une nouvelle fois fait des propositions à François Bayrou,
10:41puisque je rappelle qu'à l'issue du 15 juillet,
10:44Marine Le Pen lui avait écrit, nous avons demandé également
10:46une session extraordinaire pour pouvoir évoquer le budget,
10:49qui est la priorité de la rentrée parlementaire,
10:53mais aussi puisque la situation est grave.
10:56Et malheureusement, François Bayrou essaye d'appliquer une politique
11:00qui ne fonctionne pas depuis 40 ans,
11:01c'est-à-dire qu'on va une nouvelle fois aller faire des économies
11:04et taxer ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé.
11:07Et cette politique qui a été menée depuis 40 ans ne fonctionne pas.
11:10Je rappelle qu'Emmanuel Macron était soi-disant le Mozart de la finance.
11:15On voit qu'aujourd'hui, nous avons le record de déficit,
11:17le record de dette, et malheureusement,
11:19ce gouvernement essaie toujours de s'attaquer,
11:21d'augmenter les impôts, d'essayer de trouver des économistes
11:24sur ceux qui travaillent, alors que nous avons été parfaitement clairs,
11:27il y a des économies à faire sur le train de vie de l'État,
11:29sur les opérateurs d'État.
11:31Je rappelle qu'il y a eu une loi sur la simplification de la vie économique
11:34où le Rassemblement National a formulé d'énormes propositions.
11:37Nous avons également, et c'est un sujet qui n'est pas tabou,
11:41je rappelle l'immigration, qui aujourd'hui coûte approximativement 60 milliards d'euros.
11:47C'est l'Observatoire de l'immigration qui le dit.
11:49Et nous avons effectivement proposé notamment à ce que les aides sociales non contributives
11:54se soient en fait attribuées après 5 ans de cotisation.
11:59Et beaucoup de pays européens le mettent en place, par exemple nos voisins allemands.
12:03Et cela permettrait notamment d'économiser approximativement 18 milliards.
12:08Mais avec ce gouvernement, il ne faut surtout pas parler d'immigration,
12:11sinon on est considéré comme un pays fasciste, comme un pays totalitaire,
12:14alors que la plupart des pays européens aujourd'hui
12:17appliquent une politique migratoire assez stricte, assez ferme,
12:20notamment au niveau budgétaire.
12:23Et il y a ensuite la contribution à l'Union Européenne.
12:26Je rappelle que le Rassemblement National demandait une baisse de la contribution.
12:29On nous a traité d'anti-européens, qu'on voulait sortir de l'Europe,
12:34alors que je rappelle juste que l'Allemagne et les Pays-Bas ont obtenu un rabais.
12:38Et aujourd'hui, nous demandons à ce que la contribution à l'Union Européenne
12:41soit de 20 milliards et pas plus, puisqu'aujourd'hui, il y a des économies à faire,
12:46notamment sur le train de vie de l'État.
12:48Et je pense qu'aujourd'hui, avec cette politique de François Bayrou,
12:51nous n'y arriverons pas.
12:51– Pourquoi, Michael Taverne, le RN semble avoir peur néanmoins
12:54de censurer le gouvernement de François Bayrou ?
12:56– En tout cas, nous n'avons pas peur de censurer François Bayrou.
13:00D'ailleurs, nous l'avons fait avec Michel Barnier.
13:03Mais je rappelle qu'au Rassemblement National, nous sommes constructifs.
13:06On n'utilise pas la censure comme un petit gadget.
13:09C'est malheureusement un dispositif de la Constitution qui est grave,
13:14puisque ça met de l'instabilité dans l'instabilité.
13:16Donc, en tout cas, nous, nous sommes constructifs.
13:19Nous allons faire des propositions sur ce budget.
13:22Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'en l'État actuel,
13:25nous l'avons dit clairement, Marine Le Pen et Jean-Denis Bardel l'ont dit,
13:28en l'État actuel, on ne peut pas, en tout cas, laisser ce gouvernement
13:32mettre en application un budget pareil, je rappelle,
13:35qui est un budget qui va une nouvelle fois s'attaquer à la croissance,
13:39qui va s'attaquer à ceux qui travaillent.
13:41Donc, en l'État actuel, le groupe Rassemblement National censurera.
13:45Mais en tout cas, nous sommes constructifs.
13:46Nous allons déposer des propositions.
13:49Nous allons voir la feuille de roue.
13:50En l'État, vous nous dites que le groupe RN censurera.
13:56Avec ce budget, cela a été dit,
13:58le groupe Rassemblement National censurera avec un budget pareil.
14:02Mais je le rappelle, nous sommes absolument constructifs.
14:04Nous n'allons pas censurer dès le premier jour,
14:07sans écouter et sans débattre avec ce gouvernement,
14:10puisque nous sommes responsables.
14:11Nous avons toujours été responsables.
14:13Dès qu'une mesure va dans le bon sens, nous la votons.
14:15Et quand ça va dans l'intérêt de la France, nous la votons, nous l'amendons.
14:20Mais en tout cas, quand ça va contre l'intérêt des Français,
14:22nous sommes toujours opposés.
14:23Mais en tout cas, nous sommes constructifs.
14:24Donc, en l'état actuel du budget, nous l'avons dit,
14:27le groupe Rassemblement National censurera ce gouvernement,
14:30mais non pas à la rentrée.
14:32Nous verrons lors des débats à l'Assemblée Nationale,
14:35est-ce que François Béroud fera des concessions.
14:37Mais en tout cas, ce qui est certain,
14:38c'est qu'à partir du moment où on met plus d'impôts dans un pays,
14:42je rappelle, qui a le taux de prélèvement obligatoire,
14:45le plus important des pays de l'OCDE,
14:46c'est impossible aujourd'hui de rajouter un impôt dans l'impôt.
14:49Donc, si c'est le cas, nous censurons ce gouvernement.
14:51Mais en tout cas, nous sommes outils.
14:53Nous allons déposer des propositions, comme je l'ai dit,
14:55sur l'immigration, sur le train de vie de l'État,
14:57sur la constitution européenne.
14:59Ça suffit, ORN, pour ne pas censurer.
15:00Paul Vannier, député de la France Insoumise,
15:02vous avez entendu les paroles de ce député du Rassemblement National
15:05qui dit qu'on va censurer.
15:06Donc, à la fin du mois de septembre,
15:07ils voteront peut-être votre motion de censure.
15:11Il a dit précisément le contraire,
15:13que le Rassemblement National ne voterait pas de censure tout de suite.
15:17D'ailleurs, il faut rappeler que le Rassemblement National
15:19n'a voté aucune des huit dernières motions de censure.
15:23C'est un parti, aujourd'hui, de notables,
15:25une béquille du gouvernement
15:26et qui, on l'a entendu dans les propos de son représentant,
15:31se fait le défenseur des gros patrimoines,
15:33des grosses entreprises,
15:35de ceux qui touchent beaucoup,
15:37ceux de la bonne paie et du bon dividende,
15:39puisque, en effet, aujourd'hui,
15:41c'est la question de la justice fiscale qui est posée
15:43et que, oui, il faut augmenter les impôts de certains
15:46pour baisser ceux de tous les autres.
15:48Aujourd'hui, ce sont les catégories populaires
15:50qui payent, qui payent beaucoup, qui payent trop.
15:53Et vous le savez, Emmanuel Macron,
15:55depuis son arrivée au pouvoir,
15:56a exonéré les plus riches, les grandes entreprises.
15:59Deux milliards et deux milliards
16:00qui ont créé la situation sur le plan budgétaire
16:03et sur le plan de la dette que notre pays connaît aujourd'hui.
16:06Donc il faut de la justice.
16:07C'est d'ailleurs ce à quoi appelle
16:09ceux qui se préparent pour le 10 septembre
16:11à de profondes réformes sur le plan fiscal,
16:14au retour de l'impôt sur la fortune,
16:16à la taxation des hauts patrimoines,
16:19la baisse de la fiscalité sur les produits
16:21de première nécessité en même temps.
16:23C'est ce que nous, nous défendons.
16:25C'est la raison pour laquelle nous participerons au 10 septembre,
16:27une journée de mobilisation que le Rassemblement national
16:29a choisi d'attaquer, de remettre en cause,
16:33probablement parce qu'en cherchant à disqualifier
16:35la mobilisation des Françaises et des Français,
16:38il prépare la justification de sa non-censure demain
16:40et la poursuite de l'accompagnement qui est le sien
16:43depuis maintenant plusieurs mois
16:45de la politique délétère et détestable de François Bayrou.
16:49Merci Paul Vanier.
16:50Charles Sapin, on sait que le Premier ministre
16:51était hier soir au Fort Brigançon
16:53et a rencontré le Président de la République
16:54et a été invité par le chef de l'État
16:56dans cette résidence d'été des présidents de la République.
16:59La suppression des jours fériés,
17:01Emmanuel Macron, il n'en était pas fan il y a quelques années.
17:04Il avait même dit que ce n'était pas forcément
17:05une très bonne idée.
17:07Est-ce qu'il pousse pour que François Bayrou
17:08renonce à cette mesure extrêmement impopulaire ?
17:11C'est vrai que rien n'a filtré de ce dîner
17:13entre le Président de la République et le Premier ministre
17:15dans ce fort de Brigançon
17:16qui est censé incarner la continuité
17:19du pouvoir de l'État pendant l'été.
17:21L'Élysée à la mer.
17:22Exactement, l'Élysée à la mer
17:23qui permet à Emmanuel Macron
17:26de faire ce que ses conseillers appellent
17:27les tracances.
17:28Moitié travail, moitié vacances.
17:30Le mardi, on va voir Danny Boon.
17:31Le mercredi, on a une visio
17:33avec les autres leaders européens sur l'Ukraine.
17:34Et puis on reçoit le Premier ministre
17:36après avoir reçu Gérald Darmanin mercredi dernier.
17:38Ce qui est certain, c'est que
17:39alors que les relations entre Emmanuel Macron
17:42et François Bayrou
17:43n'ont pas toujours été au beau fixe.
17:45C'est vrai que François Bayrou
17:46a permis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.
17:49Depuis, François Bayrou
17:49a plusieurs fois joué
17:51les mauvaises consciences de la Macronie
17:53jusqu'à s'imposer à Emmanuel Macron,
17:55à Matignon.
17:56Il faut rappeler que François Bayrou
17:59n'était pas le candidat pour Matignon
18:00d'Emmanuel Macron.
18:02Là, on voit dans cette invitation
18:04au fort de Brigançon
18:05et quelques jours auparavant
18:07lors d'une interview à Paris Match,
18:09le chef de l'État a beaucoup de mots
18:11agréables à l'endroit de son Premier ministre.
18:15Le qualifie comme son ami,
18:17son compagnon de route.
18:18C'est assez logique.
18:20Il essaye de renforcer son Premier ministre
18:21à la veille d'une rentrée
18:22qui s'annonce explosive.
18:24Pourquoi ?
18:25Parce que le président de la République,
18:27depuis la dissolution,
18:29a vu finalement son pouvoir amoindri.
18:32Il n'a pas de majorité.
18:33comme on l'a dit,
18:34le Premier ministre s'est imposé à lui.
18:36Et donc, finalement,
18:37les quelques leviers du pouvoir
18:38qui lui restent entre les mains
18:39sont à travers son Premier ministre.
18:42Il a tout intérêt à protéger
18:45François Bayrou,
18:47sachant que si François Bayrou tombait,
18:49ça ne réglerait rien
18:51à la fragmentation politique
18:52qu'on voit à l'Assemblée nationale.
18:52Mais surtout,
18:53on disait,
18:53cette suppression de jours fériés,
18:55on disait,
18:55il n'y était pas favorable.
18:56En 2019, le 25 avril,
18:58c'est une conférence de presse
18:59à l'Élysée.
19:00Il dit,
19:00est-ce qu'il faut revenir
19:01sur des jours fériés ?
19:02Moi, je ne suis pas favorable
19:03à cette méthode.
19:03On a déjà essayé.
19:04Ça n'a pas très bien marché.
19:06C'est d'une complexité abyssale
19:07pour tout le monde.
19:08Je ne crois pas
19:08que ce soit le plus efficace.
19:09Quand François Bayrou
19:10entre-ouvre la porte
19:11dans cet entretien,
19:12dans ses confidences
19:13à nos confrères de l'AFP
19:14en disant,
19:15tout est sur la table,
19:15y compris les jours fériés,
19:17est-ce que c'est aussi ça ?
19:18Alors, il l'a dit depuis le début.
19:20C'est quelque chose d'assez malin,
19:21François Bayrou,
19:22lorsqu'il a présenté cette mesure.
19:23Alors, il l'a dit d'ailleurs
19:24dans une formule
19:24un petit peu ambiguë
19:25où on ne sait pas
19:26si c'est le choix
19:27d'autres jours fériés
19:28qui est vraiment sur la table
19:29ou si c'est la mesure
19:30en elle-même
19:30qui peut être renégociée.
19:32Mais effectivement,
19:33on sait que cette mesure,
19:33le président de la République
19:34n'en était pas fan,
19:35vous l'avez dit,
19:36beaucoup de parlementaires,
19:38même Renaissance,
19:38j'entends,
19:39sur les plateaux ici,
19:42les gens s'exprimaient.
19:43C'est une mesure
19:44qui touche les actifs
19:45et qui n'est pas plébiscitée
19:48par un parti
19:48qui se veut être
19:49le défenseur
19:50de la France qui travaille,
19:51même si on sait aussi
19:51que son électorat
19:52est pour une grande part
19:54celle de celui des retraités.
19:56Donc effectivement,
19:56Emmanuel Macron,
19:57il a eu quand même
19:58dans cette interview
19:59à Paris Match,
20:00il a endossé un petit peu
20:01ce plan,
20:01ce plan qu'il ne connaissait pas
20:03d'ailleurs,
20:03dix jours avant,
20:05il avait dit
20:05à nos confrères de la presse
20:07je n'ai pas eu la connaissance,
20:09finalement il s'est dit
20:09ce plan de François Bayrou
20:10est plutôt sérieux
20:11et puis vous l'avez dit,
20:12Charles,
20:13pour des raisons pragmatiques,
20:14il n'a pas intérêt
20:15à saper actuellement
20:16l'autorité de son Premier ministre
20:17et à renverser la table
20:19comme on dit en Macronie,
20:21donc il l'assume.
20:21Et il assume en tout cas
20:23toutes ces mesures,
20:25alors à voir ce qui sera négocié
20:26effectivement,
20:27cette question des deux jours fériés,
20:29on voit bien que c'est là,
20:30en tout cas au début juillet,
20:31qu'on le considère
20:33un peu comme un chiffon rouge,
20:34comme quelque chose
20:35sur lequel il pourrait revenir.
20:37C'est le pari par exemple
20:37d'Olivier Faure
20:38qui nous avait dit sur ce plateau,
20:39vous verrez,
20:39il lâchera sur ces jours fériés
20:41pour faire accepter
20:42le reste du plan.
20:43C'est possible,
20:44tout est possible,
20:45on voit bien d'ailleurs
20:45que les oppositions
20:46qui peuvent faire basculer le jeu,
20:48qui peuvent voter la censure,
20:49que ce soit du côté
20:50du Rassemblement national,
20:51ou du Parti socialiste,
20:53ne veulent pas annoncer
20:54qu'elles votent d'ores et déjà
20:55la censure
20:55pour essayer de peser,
20:57pour essayer d'être justement,
20:58de gratter
20:59des mesures
21:01qui puissent aller
21:01dans leur sens,
21:03pour le Parti socialiste
21:04vers plus de justice sociale
21:06et fiscale éventuellement,
21:07et pour le Rassemblement national
21:09avec des questions
21:10sur l'immigration.
21:11Et Léonore Carroi,
21:13il y a un sondage
21:13qui a été publié
21:14par nos confrères
21:15d'RTL
21:15sur cette mobilisation
21:17justement du 10 septembre
21:18après le blocage.
21:19Regardez ce qu'en pensent
21:20les Français,
21:21on va voir qu'effectivement,
21:23eh bien,
21:23il y a 63% des Français,
21:25d'après ce sondage
21:26à Risse Interactive,
21:27qui disent
21:27adhérer au mouvement
21:29Bloquons-Tout
21:30le 10 septembre,
21:3126% qui y sont opposés,
21:3311% qui sont indifférents.
21:35Est-ce que,
21:36vous êtes sinon inquiète,
21:37en tout cas,
21:37est-ce que vous entendez
21:39ce mécontentement ?
21:40Bien sûr qu'on l'entend
21:41et personne ne nie
21:42le fait qu'il y a
21:43une colère sociale
21:44et surtout,
21:45il faut la replacer
21:46dans le contexte
21:47dans lequel on est
21:47et rappeler aussi
21:48le contexte international.
21:50On n'en parle pas
21:50sur ce plateau,
21:51on n'en parle pas
21:52peut-être suffisamment.
21:53Vous, au sens de votre parti,
21:54êtes les comptables.
21:56Ça fait 7 ans
21:56qu'Emmanuel Macron
21:57ait une forme de majorité
21:59plus importante
22:00au cours du premier mandat
22:01mais aujourd'hui
22:02avec un Premier ministre
22:02quand même qui le soutient
22:03sont au pouvoir.
22:04Oui, mais vous n'êtes pas
22:05sans méconnaître
22:07la situation internationale,
22:09les différents aléas,
22:10tout ce qui s'est passé
22:10au cours de ces 7 ans.
22:11On ne va pas revenir
22:12sur les gilets jaunes,
22:13le Covid,
22:13la succession de crises
22:14et la question n'est pas
22:15aujourd'hui à la recherche
22:16de responsabilités
22:17mais à la recherche
22:17de solutions,
22:18à mon sens.
22:19On est dans une situation
22:20comme je vous le disais,
22:21inédite.
22:22On apprend à composer
22:24avec un gouvernement
22:24qui aujourd'hui
22:25n'est pas un gouvernement
22:26d'Emmanuel Macron
22:26mais d'un gouvernement
22:27de coalition
22:28avec différentes forces
22:30qui sont représentées
22:30et avec la nécessité
22:32de faire front,
22:33de faire bloc
22:34et d'être unis
22:34dans notre pays
22:35parce que le contexte
22:36économique à l'international
22:38n'est pas facile.
22:39On est quand même
22:40en train de voir
22:41les États-Unis
22:41qui vont nous imposer
22:42à minima 15%
22:44de droits de douane.
22:44Ça va avoir un impact
22:46sur un certain nombre
22:47de filières.
22:47Il faut qu'au niveau aussi
22:48de l'Europe,
22:49nous puissions peser
22:50donc pour cela,
22:51il faut que nous soyons forts.
22:52Je ne dis pas
22:52que les propositions
22:53qui sont faites
22:53par le Premier ministre
22:54sont toutes satisfaisantes
22:56ou qu'elles ont
22:57toute vocation à s'appliquer.
22:58Vous, aujourd'hui,
22:59députée Renaissance,
22:59vous votez l'ensemble
23:00de ces mesures ?
23:01Non, je pense qu'il faut
23:02débattre à l'Assemblée nationale
23:03et co-construire
23:05avec les différentes forces.
23:06Vous ne voteriez pas
23:06toutes ces mesures ?
23:06Pas toutes, évidemment que non,
23:08mais c'est pour cela
23:08que vous présentez
23:09un budget au Parlement.
23:10Laquelle, par exemple,
23:11vous ne voteriez pas aujourd'hui ?
23:12Mais toute une série de mesures.
23:13Je vous demande un exemple
23:14très concret.
23:15Je ne vais pas commencer
23:16à faire...
23:16Vous avez une idée.
23:17Je ne vais pas vous dire
23:18aujourd'hui...
23:19Les deux jours fériés,
23:20vous votez ou ne votez pas ?
23:23Mais je ne sais pas
23:23combien ça rapporte,
23:24je ne sais pas
23:25de quel jour férié on parle,
23:26je ne sais pas dans quoi
23:27ça s'inscrit dans sa globalité.
23:28Donc non, je ne vais pas
23:29vous répondre sur cette question-là.
23:30C'est le grand fou.
23:31En l'occurrence,
23:32moi, je n'ai pas ces précisions.
23:33Et c'est pour cela
23:34que vous avez un Parlement
23:35qui devrait faire
23:36ce qu'il doit faire
23:37à chaque fois à la rentrée,
23:38c'est-à-dire débattre,
23:39amender, faire des propositions
23:40sur le budget.
23:41Et c'est pour ça
23:42que contrairement à mes collègues
23:43aussi bien de l'extrême droite,
23:46de l'extrême gauche,
23:47au lieu d'appeler au chaos,
23:48à la désorganisation,
23:49moi, j'appelle
23:50au débat parlementaire.
23:51Quand vous voyez effectivement
23:52ces propos de François Bayrou,
23:53est-ce que c'est assez malin ?
23:55On sait qu'il y a
23:56plusieurs semaines,
23:57voire plusieurs mois,
23:58on annonce un départ prochain
23:59du Premier ministre de Matignon.
24:01Il est toujours là
24:02et les plus fins connaisseurs
24:04de la politique,
24:05d'une certaine façon,
24:05disent qu'il réussit
24:06plutôt pas mal son coup.
24:08Attendons de voir le budget.
24:09Parce que pour l'instant,
24:10le scénario favori,
24:10ça reste un destin
24:12à la Michel Barnier
24:13avec une chute du gouvernement
24:14à l'automne.
24:16Ce qui est certain,
24:16il reste un chemin de crête
24:18pour François Bayrou.
24:19Là, à partir de lundi prochain,
24:21il va recevoir les syndicats,
24:22les groupes politiques
24:22pour essayer de négocier.
24:23D'ailleurs, oui,
24:24ça c'est une nouveauté,
24:24c'est une information du jour.
24:25Le gouvernement qui reçoit
24:26le syndicat,
24:27les groupes parlementaires.
24:28Qu'est-ce qu'il va faire ?
24:28Qu'est-ce qu'il en attend ?
24:29Alors, il va essayer
24:30d'écouter tout le monde.
24:31Parce que déjà,
24:32il faut se prémunir
24:32d'une attaque
24:33qui serait dévastatrice.
24:34C'est celui d'un Premier ministre
24:35rencontré dans son plan
24:36et qui ne veut rien écouter.
24:37Mais au bout du bout,
24:38à la fin des fins,
24:39puisque nous sommes face
24:41à une fracturation
24:49qui n'ont le soutien,
24:50du moins la bienveillance
24:51ou du Parti Socialiste
24:52ou du Rassemblement National.
24:53Quand on entend
24:54le député du RN,
24:55la bienveillance n'est pas loin
24:56quand même.
24:56Pour l'instant,
24:57il y a une motion de censure.
24:58C'est-à-dire,
24:58si le budget ne bouge pas.
24:59On attendra les propositions.
25:01En fait, François Bayrou
25:01va devoir faire un choix.
25:02Soit il garde
25:04ses 44 milliards d'euros
25:05d'économie,
25:06mais dans ce cas,
25:07il va dans un sens
25:08de préservation
25:09de dépenses publiques
25:10avec une augmentation
25:10des impôts.
25:11Et dans ce cas,
25:11il essaie de passer
25:13un accord
25:15avec le Parti Socialiste.
25:16Soit au contraire,
25:17il coupe dans les dépenses publiques
25:18de façon très importante.
25:20En revanche,
25:20il n'augmente pas les infos.
25:22Il abandonne
25:23cette année blanche
25:24fiscale et sociale
25:25et ses deux jours fériés
25:26qui sont en fait
25:26des augmentations
25:27d'impôts déguisés.
25:28Et dans ce cas,
25:28il peut négocier
25:30avec le RN
25:30l'abstention
25:32sur une censure.
25:33Mais si vous voulez,
25:34à la fin des fins,
25:35le Premier ministre
25:35va recevoir absolument
25:36tout le monde,
25:36les syndicats,
25:37les groupes politiques.
25:38Il faudra qu'il prenne
25:39cette décision.
25:40Merci d'être venu avec nous.
25:42On écoutera très attentivement
25:43d'ailleurs à ce sujet
25:44de la mobilisation
25:45du 10 septembre.
25:46Jean-Luc Mélenchon,
25:47il est l'invité exceptionnel
25:48de BFM.
25:48Ce sera demain soir,
25:50interview au micro
25:52d'Anthony Lebeau,
25:53Jean-Luc Mélenchon,
25:5519h.
25:55Demain sur BFM TV,
25:57une interview explosive.
25:59Il évoquera bien sûr
26:00la situation de LFI,
26:01la situation politique,
26:02la rentrée,
26:03la censure,
26:04les conséquences aussi
26:05de la politique internationale.
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