- il y a 6 mois
March LA.B conçoit des montres aux inspirations des années 1970, assemblées en France. Comment cette marque a-t-elle imposé son design dans le monde de l’horlogerie ? Tempo Luxe reçoit son fondateur, Alain Marhic, pour en parler.
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00:00Merci Sibyl. Pour ce premier numéro de Tempolux, on se retrouve dans l'univers d'une marque March Lab.
00:11Je suis avec Alain Maric, le fondateur et CEO de la marque. Merci Alain de nous recevoir.
00:16Avec grand plaisir. J'adore recevoir les gens, j'adore accueillir les gens.
00:20Et ça se sent ? J'espère.
00:22Merci beaucoup.
00:23Alors, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la marque, très rapidement,
00:28le pitch March Lab en une minute.
00:31En une minute ? On va essayer de faire moins même.
00:33Marque française, inspirée des années 70, à un prix aussi abordable que cela peut se faire,
00:41avec de la qualité à l'intérieur. Voilà.
00:44Simple, efficace. Merci. Alors, je vais reprendre chaque point.
00:47Marque française, quand on parle de March Lab, est une marque horlogère,
00:52puisqu'on ne l'a pas précisé depuis le début, mais oui, c'est une marque horlogère.
00:55Démontre.
00:55Démontre.
00:56Oui, exactement.
00:58On pense plutôt suisse.
00:59Oui, toujours.
01:00Comme ça, quand on dit luxe, montre, on pense plutôt suisse.
01:03Toujours.
01:03Toi, tu fabriques en France.
01:05March Lab est une marque française.
01:07Qu'est-ce que ça implique pour vous ?
01:08La manière, l'angle dont vous prenez ça ?
01:10Nous, on est trois Français à avoir fondé la marque.
01:12Et depuis le début, on voulait vraiment revendiquer notre savoir-faire français,
01:17enfin, notre culture française.
01:18Et donc, on a zigzagué.
01:20On n'a pas trouvé la solution tout de suite.
01:22On a démarré Swiss Made.
01:23Et puis après, on est venu en France.
01:25On a rassemblé nos montres avec des mouvements japonais.
01:28Et maintenant, on assemble avec des mouvements suisses.
01:30Mais ces mouvements suisses, on les importe en France en pièces détachées.
01:34C'est quasiment 220 à 250 pièces détachées.
01:37Et on assemble le mouvement suisse en France à Besançon.
01:40Et une fois qu'il est assemblé, on le règle et on le met dans nos montres.
01:44Donc, on essaie de faire travailler le plus possible les horlogers français
01:47qui sont dotés d'un savoir-faire centenaire, tu vois ?
01:52Oui, clairement.
01:53Qui sont tout aussi bons.
01:55Qui sont juste de l'autre côté de la frontière.
01:56Exactement.
01:56Il faut savoir qu'aujourd'hui, en Suisse, il y a 12 000 horlogers français
01:59tous les matins qui passent la frontière pour aller travailler chez les horlogers suisses.
02:02Ça, c'est pour la petite partie économique.
02:04Oui, mais qui a son importance.
02:05Qui a son importance.
02:06Parce que j'aimerais savoir combien d'horlogers au total en Suisse.
02:09Bah, sûrement pas le double, en tout cas.
02:12Donc, tu vois, voilà.
02:13Clairement.
02:14Donc, on a le savoir-faire.
02:15Est-ce que, alors, le fait d'assembler en France, de régler, d'emboîter, donne le Made in France ?
02:22Alors, le Made in France, en fait, il est beaucoup plus simple que ça.
02:26Aujourd'hui, il n'est pas réglementé assez.
02:28C'est juste un code douanier pour être vraiment factuel.
02:32Et en fait, il se dit que c'est, il est écrit que c'est la dernière opération substantielle qui était effectuée sur la montre qui permet d'avoir le Made in France.
02:40La dernière opération faite en France.
02:42Donc, par exemple, quelqu'un qui reçoit une pièce de Chine avec tout fait de Chine et qui a son bracelet qui même arrive dans notre pays,
02:48s'il met son bracelet sur la montre en France, il peut de facto dire qu'il est Made in France.
02:54Donc, tu vois, c'est encore un peu léger.
02:57Alors, ce sens, on travaille, parce que je fais partie de la Fédération de l'horlogerie française et je pilote une commission France
03:04pour essayer justement d'essayer d'apporter un petit peu de transparence dans cette nébuleuse, parce qu'aujourd'hui, tout le monde est perdu.
03:10Et on aimerait bien, non pas fliquer, non pas légiférer, mais juste que tout le monde un peu fasse du déclaratif et qu'il y ait une espèce de transparence
03:17où on dise, voilà, moi en français, je fais ça, moi je fais ça, plus ça, moi je fais ça, plus ça, plus ça.
03:23Et après, il n'y a pas de honte à dire qu'on ne peut pas tout faire en France.
03:27Autrement, on aurait des produits beaucoup plus chers.
03:29Non, mais c'est ça.
03:29Et qu'on est obligé d'un moment de faire ce qu'on peut faire par rapport au prix qu'on veut atteindre.
03:33Oui, exactement.
03:33Donc après, dans le prix, tu retrouves la part de fait en France, en fait, quelque part, d'une certaine manière.
03:40Exactement.
03:40Moi, j'ai des montres aujourd'hui, tu vois, qui sont entre 1 000 et 2 000 euros.
03:43Si elle était française, ce serait le double minimum.
03:46Oui.
03:46Voilà, donc, est-ce que tu as envie un jour, est-ce que j'ai envie, est-ce que je me sens capable,
03:50est-ce qu'on se sent capable d'aller vendre des montres à ce prix-là ?
03:53Bah, pas forcément.
03:53Donc, tu vois, c'est un choix stratégique.
03:55Et moi, j'ai pris le parti depuis le début d'être très honnête et très transparent
03:59et de dire exactement ce qu'on faisait, ce qu'on ne faisait pas.
04:02Et voilà, en fait, les gens comprennent très bien, tu vois, il n'y a aucun souci.
04:06Alors après, on en a parlé un peu avant l'émission Ensemble, le design, super important pour MarchLab, évidemment.
04:13Toi, tu es un homme de design, tu comprends, c'est bien.
04:14Parce que, évidemment, faire du rétro-cool, l'année 70, quelque part, en 2025, c'était un pari d'arriver avec cette attitude, déjà.
04:26D'autant que nous, on a démarré en 2011, en fait.
04:28Donc, au début, quand on est arrivé avec ça, et on a démarré à faire ça en 2011,
04:34pourquoi ? Parce qu'on ne comprenait pas pourquoi les marques ancestrales, les vieilles marques
04:39qui avaient tant de beauté dans leur carton, dans les X-20, ne les remettaient pas au goût du jour,
04:44alors qu'on voyait plein de gens comme toi, comme moi, qui aimaient les vieilles mondes, pardon.
04:49Et on se disait, mais pourquoi personne ne fait cette tendance ?
04:52Et on est arrivé avec ça, en fait, il y a 14 ans.
04:55Et les gens étaient un peu surpris au début, parce qu'ils disaient, mais qu'est-ce qu'ils font,
04:58ces gens-là, qui ne sont pas de l'horlogerie, qui ne sont pas du Serail,
05:01et qui arrivent avec des montres hyper typées, petites, hyper raffinées, mais en même temps 70.
05:07Ils sont un peu, tu vois, en dehors du truc.
05:09Donc, ça a mis du temps à percer, parce qu'en fait, au début, c'était un peu surprenant.
05:14Et puis, il a fallu 3-4 années avant que cette tendance arrive dans l'horlogerie,
05:17et que, finalement, des belles marques ressortent leurs vieux modèles, qui sont très beaux,
05:21et que peut-être, il y a cette tendance générale, le 70, qui reviennent, en fait.
05:24Et après, ça a été carrément la déferlante.
05:25Ah oui.
05:27Pardon pour reprendre un terme de surf, mais vous avez bien surfé la vague, là.
05:30Parce que ce moment où vous commenciez juste, finalement, à être connu, quelque part,
05:35à installer la marque MarchLab, et là, la vague des modèles années 70,
05:40avec toute cette aura autour, arrive à fond, et bien portée aussi par les bracelets intégrés.
05:46Complètement.
05:47Et là, vous profitez aussi, certainement, de cet élan, à ce moment-là.
05:51Complètement, parce que nous, on y croyait, c'était dans notre cœur, tu vois, cette tendance.
05:59C'est ce qu'on aimait, en fait.
06:00Et quand on a démarré ça, on ne savait pas que 5 ans après, tout d'un coup,
06:04pour ne pas citer qu'elle, mais la Royal Oak ou la Donard Piguet ou la Nautilus de Patek
06:12seraient devenues les icônes de l'horlogerie.
06:14On ne l'avait pas vu venir.
06:15Ça, c'est arrivé en 2015, 2016, en 2010, 2011.
06:19Tout le monde, chez Patek Philippe, voulait acheter une Calatrava et pas une Nautilus.
06:23Et tout d'un coup, il y a eu cette tendance qui est arrivée.
06:25Donc oui, on a surfé dessus, bien malgré nous.
06:28On ne l'avait pas anticipé, mais tant mieux, parce qu'on en a profité.
06:30Et puis voilà, donc on adore ça.
06:33Moi, c'est marrant, il y a un jour, il y a un journaliste anglais qui m'a dit
06:35« Mais Alain, tu vas avoir un problème un jour. »
06:36Je dis « Ah ouais, lequel ? »
06:38Il dit « Le jour où la mode 70 sera passée, qu'est-ce que tu vas faire comme montre ? »
06:41Et je dis « Tu sais quoi, Robin ? Je ne sais pas ce que je vais faire,
06:44parce que je ne sais faire que ça, en fait.
06:45Moi, je fais ce que j'aime et donc on fera toujours des mondes des 70.
06:49Ce sera à nous d'être pertinent et d'être toujours différenciant
06:52et d'avoir notre petite touche qui fait que les gens embrassent notre univers,
06:56embrassent notre marque, parce qu'ils trouvent autre chose qu'ils ne trouvent pas ailleurs.
06:59Après, il y aura un vrai travail de recherche.
07:03Une somme incroyable de design des années 70 que vous n'avez pas encore exploité.
07:07Vous avez pris ça d'un côté, il y a tout le voyage à faire.
07:11Et je vois que vous avez sorti quand même pas mal de montres de forme récemment.
07:17Un public clairement plus féminin aussi.
07:20C'était une volonté d'aller féminiser le public de March Lab ?
07:26Il se trouve que oui, on a ressenti une demande de la part des femmes
07:32qui était un peu perdue parce qu'elle trouvait peu de choix.
07:36Avant d'accéder aux montres de luxe, qui sont très bien faites par les grandes marques de luxe pour femmes,
07:42elles n'avaient pas beaucoup de choix finalement raffinés, élégants.
07:45Et donc, c'est vrai que nous, on avait cette patte un peu française,
07:48ce côté chic et cool, on va dire le côté un peu français chic et cool.
07:52C'est ça en fait, le mélange du chic décontracté, comme on dit, comme la parisienne.
07:56Et on s'est mis à faire des montres comme ça et on a tout de suite rencontré une clientèle
07:59qui a répondu présente à ce qu'on a proposé comme création.
08:04Et la montre femme, c'est un vrai bonheur parce qu'on peut dérouler plein de choses.
08:09C'est moins fermé, moins rigide au niveau des codes que la montre homme.
08:15ou la montre homme, il faut toujours un peu rencontrer ses clients avec des codes un peu sans trop les perdre.
08:20C'est ça, j'ai l'impression qu'il faut toujours un peu rassurer.
08:22Exactement.
08:23Il faut qu'on soit pas trop loin d'avoir un modèle pas trop loin d'une plongeuse
08:27et puis un autre pas trop loin d'une GMT quand même.
08:30Exactement.
08:31Mais c'est bien ce que tu dis parce que l'esthétique, je pense que nous, on est une marque
08:35qui avons privilégié l'esthétisme et on n'a pas du tout honte de le dire.
08:45Puisqu'il y a des marques qui se revendiquent avant tout motoristes.
08:48Un motoriste, c'est donc des gens qui parlent avant tout du mouvement de la montre.
08:52Nous, notre principe de base, notre postulat, c'était faisons des très belles montres inspirées des années 70
08:58et dedans, mettons des bons matériaux et des bons mouvements.
09:02Donc des mouvements qui ont été français, suisse, japonais et puis maintenant suisse à nouveau.
09:07Et puis des bons bracelets.
09:08Les bracelets, on les fait en France aussi, on les fait à côté de Besançon.
09:10Donc des bons bracelets en cuir, en alligator ou en cuir ou en veau.
09:14Mais tu vois, c'était faire du beau et du bon.
09:17Et on n'avait pas du tout la prétention de réinventer les moteurs des montres
09:22ou de réinventer des choses dans l'horlogerie.
09:24Nous, notre volonté, c'était de créer de l'émotion
09:28et d'apporter quelque chose qu'on ne trouvait pas en fait,
09:30qu'on n'avait pas l'impression de trouver.
09:32L'angle était design avant d'être purement technique sur le mouvement.
09:36Exactement. Mais quand tu regardes aujourd'hui les icônes horlogères qu'on connaît tous,
09:42c'est avant tout des montres dont le design est rentré dans la tête des gens.
09:47Les gens se fichent un peu de savoir ce qu'il y a dans une Nautilus, pour revenir à elle.
09:51Ou les gens se fichent de savoir ce qu'il y a dans une tank de quartier.
09:54On porte une montre, pas son mouvement.
09:55Exactement, tu vois.
09:56C'est l'esthétique, voilà.
09:57Il y a des montres qui, à un moment,
10:00il y a un espèce de côté sublime où l'équilibre, il est parfait.
10:04Parce que tout marche, quoi.
10:05Les cornes marchent bien, la montre tombe bien,
10:08le volume est bien, le cadran est beau.
10:10Et à un moment, ça fait boum, ça marche.
10:12Et la montre est un produit très difficile à designer.
10:17Je dis ça parce que j'ai fait d'autres produits avant de faire des montres.
10:20J'ai fait de la lunette ou j'ai fait même des accessoires de surf.
10:22J'ai fait des choses qui n'ont rien à voir.
10:24Mais la montre, en fait, c'est vraiment un produit en 3D, en 3 dimensions.
10:32Parce qu'il y a un tombé, il y a des angles.
10:35Et ce n'est pas comme dans le textile,
10:37où c'est plutôt de la 2D le textile, même s'il y a 3D.
10:39Mais voilà, la montre, c'est très difficile.
10:42Et c'est vrai que c'est un vrai exercice de style.
10:46Et aussi parce qu'il y a des choses qui sont ancrées dans la tête des gens,
10:52des références, Rolex, compagnie, qui sont...
10:56Et donc, aujourd'hui, pour dessiner un style de montre
10:59et avoir une identité sans être du plagiat,
11:04mais avoir une vraie identité avec du caractère
11:06et pas être trop dessiné, pas être overdessiné, enfin surdessiné,
11:12tu vois, c'est très compliqué.
11:14C'est un équilibre qui doit être juste et qui n'est pas évident.
11:16Savoir s'exprimer dans la simplicité sans en faire des tonnes, très compliqué.
11:21Comme on dit, la simplicité, sophistication suprême,
11:23et Leonardo da Vinci, ce qu'il y a de plus dur à faire.
11:25Exactement.
11:26Une question, tu parlais des modèles iconiques.
11:29Ils sont iconiques parce que ça fait 50, 60 ans qu'on les voit
11:33et qu'on s'est construit notre propre prison mentale.
11:37Je pense.
11:37Ou est-ce que c'est vraiment la perfection du design
11:42qui, selon toi, provoque ça ?
11:46Alors, je pense qu'il y a un peu des deux.
11:48J'ai la réponse de Norman, mais oui, il y a vraiment,
11:51c'est évident qu'à un moment, il y a quand même un lavage de cerveau
11:53avec ces images qu'on voit et qui grandissent en nous.
11:58Et que tout d'un coup, il y a un phénomène d'amour
12:02qui se crée de masse autour d'un produit
12:04parce qu'on commence à le voir beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
12:06On le regarde différemment.
12:07Donc, oui, c'est un peu des deux quand même.
12:09Mais oui, c'est difficile à...
12:11Je ne sais pas où est la frontière, mais tu as raison.
12:13C'est vrai qu'une tank, elle est née en 1915.
12:17Donc, figure-toi que ça fait quand même 110 ans qu'on voit ce boîtier.
12:20Je pense qu'au bout de 110 ans, ça fait beaucoup, tu vois.
12:25L'Oyster, 56, je crois, un truc comme ça.
12:28Donc, ça fait 70 ans, un peu plus, qu'on voit l'Oyster.
12:32Donc, c'est des boîtiers qui sont rentrés dans la tête des gens.
12:34C'est vrai qu'avec le temps, c'est... Voilà.
12:35Mais la Nautilus et la Royal Oak, moi, je connais des collectionneurs de montres
12:40qui me disaient, mais Alain, il y a 15 ans, personne n'en voulait.
12:43Personne n'en voulait.
12:44C'est les montres qui ne partaient pas à la casse.
12:46Mais voilà, tout le monde ne jurait pas du tout que partent ces montres-là dans ces collections-là.
12:51Et aujourd'hui, tout d'un coup, parce qu'il y a eu un moment,
12:55l'image a été montrée différemment, les montres sont arrivées différemment,
12:58on les a vues plus, et puis elles ont été portées différemment.
13:01Et voilà, tout d'un coup, cette montre-là, et c'est vrai qu'elles sont belles.
13:03Il y a une belle réorientation marketing, alors qu'elle a été organique, d'ailleurs,
13:07ou poussée par les groupes, on ne le saura jamais.
13:10Mais c'est vraiment intéressant, ce phénomène de retournement,
13:13qui n'est pas unique dans le luxe, d'ailleurs,
13:15mais qu'on observe vraiment là de manière caractérisée.
13:19Toujours assez amusant.
13:20On finit sur la leçon de luxe.
13:25La leçon de luxe par Alain Maric.
13:28Moi, elle est facile pour moi, la leçon de luxe.
13:30Ton luxe, ta leçon de luxe, dis-nous tout.
13:33Ma leçon de luxe, c'est simple, alors je pourrais le citer,
13:35mais j'ai une idole absolue, c'est Antoine de Saint-Exupéry.
13:39Et pour lui, le luxe, ce sont les relations humaines.
13:41Il y a une phrase qui dit qu'il n'est qu'un luxe véritable,
13:46et ce sont les relations humaines.
13:47Pour moi, c'est ça d'avoir le luxe, c'est bien entouré,
13:50travailler avec des gens que j'aime tous les jours, au quotidien.
13:54Et ça, pour moi, c'est le luxe, avant tout.
13:58Après, si on parle de produit, je pense que c'est un mélange de simplicité et de qualité
14:08qui fait qu'à un moment, il y a un produit qui est tout simple,
14:11qui fait qu'on ressort un peu par une élégance qui est naturelle.
14:16Et pour moi, c'est ça, c'est vraiment la simplicité.
14:20Une montre, s'il ne fallait en garder qu'une ?
14:24Une marche lab.
14:25Une marche lab, évidemment.
14:26Une mansard.
14:27La mansard Goldeneur, là, on la sort avec un nouveau mouvement.
14:30Mais cette montre-là, elle est simple.
14:35Mais en même temps, elle a beaucoup de caractère parce qu'elle est très anguleuse.
14:38Et vraiment, elle représente bien la marque.
14:41Parce qu'on la met habillée en cravate, en chemise.
14:46On peut la mettre en t-shirt avec un jean.
14:48C'est l'élégance absolue.
14:49Et en même temps, c'est un produit qui est très simple et qui est juste.
14:53Et à un moment, l'équilibre, hop, ça marche.
14:55Et pour passer dans le plus ancien, la vintage que tu veux.
15:02La vintage que je veux ?
15:03J'en ai eu des vintage.
15:05J'en ai beaucoup aussi.
15:06Moi, j'aimais beaucoup les Seiko, certes.
15:10Mais j'aimais beaucoup les Bulovas.
15:14Alors moi, j'étais fan des Space View à Cutron.
15:17J'ai bien les Seiko à Cutron parce que c'était un bon 70 avec les bobines apparentes et tout.
15:22Ça, j'aimais bien.
15:24C'était une époque, ça.
15:25Voilà.
15:25Mais non, moi, j'ai été inspiré par, je dis toujours très honnêtement, par cinq marques
15:30qui sont Bulovas, parce que très créatifs dans les années 70.
15:35Seiko, qui a sorti des choses absolument folles.
15:37Pardon, mais Bulovas qui aurait pu devenir un grand concurrent d'Omega.
15:41Tout à fait.
15:43Aujourd'hui, on pourrait les avoir au même niveau.
15:45C'est clair.
15:45Bulovas était force de création, de créativité, homme-femme.
15:49En femme, c'est incroyable.
15:50Bulovas, en années 70, c'est incroyable.
15:53Seiko, incroyable.
15:54Hommes et femmes, ils mettent une leçon de dire, il y a tout le monde.
15:58Il y a des choses incroyables.
15:59Il y a des pépites partout.
16:01Évidemment, ta Goyer, enfin Hoyer à l'époque.
16:05Toutes les Hoyers étaient sublimes.
16:07Parce que c'est des montres, moi qui me parle, c'est des montres simples, élégantes et en même temps assez casual sport.
16:13Enfin, tu vois, c'est vraiment ça.
16:15Ils incarnaient bien leur époque.
16:16Ouais, ils incarnaient bien leur époque.
16:18C'était des belles montres, quoi.
16:19Un homme est chic, quoi.
16:20Tu vois.
16:21Feu Robert Redford qui a disparu.
16:23Tu vois bien un Robert Redford avec ça ou quand même un Paul Newman comme il l'avait.
16:26Enfin, Steve McQueen, évidemment.
16:27Mais bon.
16:29Mais voilà.
16:29Après, j'en ai oublié une.
16:32Après, Omega.
16:32Omega, ben oui, Omega parce que la Speedmaster, c'est la Speedmaster.
16:36On ne peut pas ne pas parler de la Speedmaster.
16:38Et puis même, il y en a eu d'autres qui sont très belles.
16:39Moi, j'ai eu Omega Montréal avec un double affichage digital et aiguille analogique que j'ai adoré, que j'ai toujours, qui est super.
16:47Omega fait des très belles montres.
16:49Et puis, les vieilles Rolex aussi.
16:50Les vieilles Rolex sont quand même une vieille Rolex, une vieille Harking ou une vieille...
16:54Enfin, un vieux Naito.
16:57Ça marche, c'est très joli, quoi.
16:58C'est fin, c'est élégant.
17:00C'est très beau.
17:01Il n'y a rien à dire.
17:02Il n'y a rien à dire.
17:03C'est la Tool Watch par excellence.
17:05Magnifique.
17:07Tous ces noms qui résonnent, magnifique.
17:10Que du luxe, à différents étages.
17:13Et c'est ça qui est beau.
17:14De l'artisanat au grand groupe.
17:16À tous les prix.
17:18Et chacun son luxe.
17:19Exactement.
17:20Merci beaucoup Alain d'avoir été avec nous aujourd'hui.
17:22Merci Laurent, avec plaisir.
17:23À très bientôt.
17:23À bientôt.
17:24Au revoir.
17:24Ciao.
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