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  • il y a 11 mois
Deux jeunes ingénieurs burkinabè, Miguel Bayala et Lauryn Dabiré, ont conçu Plant Care AI, une application capable d’identifier les maladies des plantes à partir d’une simple photo. Cette innovation technologique, pensée pour soutenir les agriculteurs, promet un diagnostic rapide et accessible face aux menaces qui pèsent sur les cultures. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, les concepteurs expliquent leur démarche et leurs ambitions.

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Technologie
Transcription
00:00Bonjour, moi c'est Miguel Bayala, je suis ingénieur logiciel, j'ai aussi une formation en data
00:19analyste et en intelligence artificielle. Bonjour, moi c'est Laurine Alegra Dabiré, je suis ingénieur agronome.
00:30La plante qui est AI, c'est une solution digitale qui a pour objectif de détecter les maladies des plantes à partir de simples photos prises.
00:42Généralement, des fois, il n'y a pas de spécialiste disponible rapidement pour pouvoir aider les agriculteurs sur place.
00:50Donc, juste à partir de l'application, en prenant une photo, il donne un diagnostic concis et précis à l'agriculteur,
00:56ce qui lui permet d'apporter une solution, un traitement rapide à la plante pour pouvoir limiter les pertes.
01:09La fonctionnalité actuellement présente sur plein CAI est basée en fait sur l'intelligence artificielle.
01:17Ça veut dire que nous avons différents modèles de plantes malades stockées en base de données.
01:24Et à partir de ces modèles-là, l'intelligence artificielle fait une correspondance entre la photo qui a été prise
01:30et celle qu'elle a en base de données pour faire un diagnostic et donner la maladie le plus précis possible.
01:38Plante CAI, c'est une nouvelle solution en fait.
01:49Et pour l'instant, nous n'avons pas encore eu à faire des tests avec des agriculteurs directement sur le terrain.
01:57C'est juste des tests, on va dire des tests faits maison en fait.
02:0280% des tests que nous avons faits, il s'avérait en fait que les maladies diagnostiquées par l'application étaient exactes.
02:12Dans notre base de données, nous avons comme plantes, la tomate, le manioc, le maïs, le gombo, le cacao.
02:28Maintenant, par rapport aux maladies, c'est plus les maladies phongiques, c'est-à-dire celles qui sont facilement détectables visuellement sur les feuilles
02:35que l'application peut arriver à reconnaître pour le moment.
02:40Au cours du développement de notre application, on a rencontré pas mal de défis.
02:54Mais le plus gros en fait, c'était d'entraîner notre modèle d'intelligence artificielle à reconnaître en fait les maladies des plantes à partir des feuilles.
03:06Parce qu'il y a certaines plantes qui ont des feuilles qui se ressemblaient.
03:10Donc ça a créé pas mal en fait de confusion au niveau du modèle d'intelligence artificielle.
03:17Mais au fur et à mesure qu'on a travaillé dessus, on a amélioré en fait la précision en fait de notre modèle.
03:26Actuellement, sur le côté web, la plateforme est disponible, mais elle n'est pas encore en ligne.
03:42Maintenant, nous sommes en train de travailler en fait à créer un modèle, une version mobile et hors ligne en fait pour faciliter aux agriculteurs qui se trouvent en zone rurale de pouvoir avoir accès à l'application en fait sans connexion Internet.
03:59Afin de rendre l'application beaucoup plus complète, on a pour objectif d'intégrer un système de traduction en langue locale.
04:13Parce que la majorité de nos agriculteurs au Burkina Faso ne sont pas très à l'aise avec le français.
04:19Et dans un futur encore, nous allons intégrer en fait le DULA, le Foufondé.
04:27Oui, oui, oui, oui.
04:29C'est le 3 principaux.
04:30C'est le 3 principaux.
04:30C'est le 3 principaux.
04:32Oui, nous avons envisagé des partenariats, beaucoup plus avec les coopératives, pour pouvoir toucher un maximum d'agriculteurs sur un large de temps assez réduit.
04:49Pour passer le prototype test au déploiement sur le marché, nous allons dans un premier temps organiser des sessions en fait de formation avec certaines coopératives afin de toucher pas mal d'agriculteurs.
05:14Et aussi, les formats en fait suivent les bénéfices de notre application.
05:24Et dans un second temps, on compte utiliser les ONG qui financent beaucoup en fait ces initiatives en fait au profit des agriculteurs.
05:34On a envisagé dans les 3 prochains mois, on a déjà lancé l'application et on a essayé de recueillir au moins une centaine d'utilisateurs.
05:50Mais avant tout, en fait, il faut que l'application soit assez complète avec les fonctionnalités dont on avait parlé, c'est-à-dire intégrer les langues locales en fait, pour pouvoir faciliter l'utilisation par les agriculteurs.
06:07Notre modèle économique se base en fait sur les abonnements prévus en fait par agriculteurs.
06:19Mais aussi, on a un pack pour coopératives en fait, qui va consister, lorsqu'une coopérative achète ce pack-là, il peut redistribuer l'application à l'ensemble des agriculteurs qui constituent sa coopérative.
06:33C'est une initiative toute jeune, donc actuellement, elle a besoin de soutien, que ce soit technique, mentorat et financier.
06:51Donc, nous espérons qu'on aura de bonnes volontés qui voudront bien appuyer en fait cette initiative la plus grande, merci.
07:03Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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