00:00C'est Smart Ideas, notre rubrique start-up et innovation avec Jordaine de Villaret.
00:09Bonjour, vous êtes la fondatrice de Susti, vous l'avez créée en novembre 2024, c'est quoi Susti ?
00:16Susti, c'est une solution qu'on essaie de proposer aux éditeurs de la décoration pour revaloriser,
00:24recycler et redonner une deuxième vie à leur matière. Il y a tous les ans à peu près 20%
00:28de leurs collections qui sont renouvelées, donc des stocks très importants parce que des productions
00:33qui sont souvent, qui anticipent un certain nombre de besoins mais qui ne sont pas forcément
00:37calées sur la réalité et donc on essaie de leur donner une deuxième vie.
00:41Alors on parle de quoi ? De tissus, de tissus haut de gamme, c'est ça ?
00:44On parle d'éditeurs, oui, de grandes marques de la décoration qui ont depuis toujours travaillé,
00:51je dirais, de façon en partenariat avec les architectes et les grands éditeurs de meubles,
00:59mais aujourd'hui on a des nouvelles contraintes environnementales et voilà, on a un planning
01:04jusqu'à 2030 à tenir. On a un DPP qui est un passeport digital à mettre en place sur
01:10les produits. On a des réglementations qui leur demandent de changer un petit peu leur mode
01:15de production. Il y a un gisement très important, moi je ne me rends pas compte de ce que ça
01:20représente ces tissus haut de gamme.
01:24Il est difficile à te donner des chiffres très précis, cela dit, on a déjà la possibilité
01:31de se dire qu'on a à peu près, sur chaque marque, à peu près entre 15 et 20 000 mètres
01:35de tissus. On ne parle pas de chute de tissus, on parle de rouleaux de tissus, donc neuf
01:40prêts à l'emploi. Là aujourd'hui on a à peu près 20 marques et déjà 20 grands
01:45groupes avec lesquels on a signé, donc on peut se donner déjà une petite idée de
01:49centaines, de 200, de 300 000 mètres de tissus. À l'échelle d'à peu près d'un marché
01:55qu'on a identifié d'à peu près 60 grands groupes, on pourrait arriver à plus d'un
01:58million de mètres de tissus revalorisés et mis sur le marché.
02:02C'est quoi votre modèle économique ? A qui vous vous adressez ensuite ?
02:07On est une marketplace, le modèle est assez simple, nous on est metteurs sur marché, on
02:12ne porte pas les stocks, on ne porte pas la logistique, on est là pour valoriser et
02:15mettre en place ces matières. Donc on va s'appuyer sur la notoriété des marques, on
02:21va s'appuyer sur nos prescripteurs qui sont les architectes, les décorateurs, les designers,
02:27tous ces grands, je dirais, ces créatifs qui nous permettent à nous de vivre et de
02:31revaloriser toutes ces maisons.
02:33Donc vous mettez en relation les éditeurs, c'est ça ? C'est le terme que vous employez,
02:38de tissus haut de gamme et ceux qui vont pouvoir l'utiliser et qui n'avaient pas dans
02:43leur logiciel en quelque sorte le fait de pouvoir utiliser les tissus qui n'étaient
02:48plus vraiment proposés sur le marché.
02:50Les modes de consommation échangent. On a toutes ces nouvelles contraintes environnementales,
02:55les architectes notamment dans le tertiaire, tous les cabinets d'arché qui travaillent
03:00avec ces grandes foncières ont des nouveaux besoins et surtout de justifier d'un impact
03:05environnemental qui est inférieur à celui qu'ils avaient avant. Donc on va leur permettre
03:10grâce à notre modèle de leur délivrer un certificat d'impact environnemental et de
03:15diminuer cette empreinte. Et ça c'était la première démarche de ce type, parce que
03:19ce n'est pas qu'une marketplace pour vendre du tissu. L'idée principale est quand même
03:23d'accompagner cet écosystème et cette industrie vers une consommation un peu plus responsable.
03:28Donc on va pas changer les modèles, mais on va essayer de les aider à changer un peu
03:33leur façon de concevoir en leur permettant dans chaque projet d'avoir une partie de
03:37collection, je dirais, de l'année en cours et une partie de ces collections qui sont
03:42antérieures, mais qui pas pour autant ne sont pas dévalorisées par la qualité ni
03:46par les produits. Il suffit juste de les assembler et de refaire quelque chose d'aussi bien.
03:51Ce qui me surprend, c'est qu'on est un peu dans la même logique que la mode.
03:55C'est vraiment ça. J'ai le droit de parler de mon modèle et celui sur lequel je me suis
04:01appuyée. En 2020, un grand groupe, pour ne pas citer LVMH, avait monté un modèle
04:07similaire, Nonasource, justement pour revendre les matières de la haute couture, les surplus
04:13de matières de la haute couture du groupe. Aujourd'hui, c'est un modèle qui a fait ses
04:16preuves, qui fonctionne très bien, qui a des résultats très positifs. Et Nonasource
04:21m'a inspirée et venant moi-même d'un univers de la décoration, j'ai fait une étude de
04:26marché sur mon univers. Alors, j'étais en agence de communication à l'époque, mais
04:30voilà, je me suis interrogée sur toutes ces pratiques. J'ai été voir les maisons
04:33une par une et je me suis dit, OK, on a un vrai marché. On ne parle pas d'un épiphénomène.
04:38On parle de contraintes, de marché, de quantité et de, je dirais, de personnes qui ont besoin
04:43aussi de changer et leur mode de production et leur mode de consommation. Donc, on répondait
04:49complètement à des attentes. Merci beaucoup, Jordan de Villaret, d'être venu nous présenter
04:53Susti et bon vent à votre entreprise. Merci. Avec une ambition, quand même, de
04:58devenir la marketplace circulaire de la décoration. Et bien voilà, c'est placé. Merci beaucoup.
05:02Merci à vous. Je vous dis à demain pour un nouveau numéro de Smart Impact. Merci de
05:07votre fidélité à la chaîne des audacieuses et les audacieux. Salut.
05:10Merci.
05:11Merci.
05:12Merci.
05:13Merci.
05:14Merci.
05:15Merci.
05:16Merci.
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