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  • il y a 4 mois
Ce vendredi 12 septembre, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, Patrice Gautry, chef économiste de l'Union Bancaire Privée, Pascale Seivy, directrice commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, et Sébastien Lalevée, directeur général de Financière Arbevel, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Oui je sais, je sais, la France est déjà déclassée, mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle parce qu'on va revivre ensemble tous les événements de la semaine sur l'économie, sur la finance, sur les marchés, sur vos placements, on va les décrypter, on va essayer d'expliquer, de sortir du bruit environnant pour essayer de comprendre réellement ce qui se passe.
00:24Allez, au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, évidemment vous avez compris, c'est déclassement, on va parler de la France, ça fait mal, mais il faut en parler quand même, la question macro, l'économie américaine, c'est pas clair en fait, c'est pour ça que je suis content d'avoir nos experts autour de nous, parce qu'on a des mauvaises nouvelles, on a des révisions de l'emploi, on a une croissance qui a l'air de se tenir, Donald Trump flingue tous les gens qui donnent des chiffres, on sait pas très bien où on en est.
00:51Le chiffre de la semaine, j'avais envie de me faire plaisir, c'était ce truc complètement dingue qu'on va vous raconter, qui s'est passé sur Oracle en une seule journée, en une seule journée, en quelques minutes même, la valorisation de ce groupe, qui est un vieux de la vieille, c'est pas une start-up, c'est pas OpenAI, ça a été introduit en bourse en 1986, qui a progressé de 250 milliards de dollars en quelques minutes.
01:14250 milliards de dollars, c'est à peu près la capitalisation de LVMH, en quelques minutes. En deuxième partie de l'émission, où va la bourse ? En général, le CAC en particulier, les questions d'argent,
01:23évidemment dans ce contexte-là, qu'est-ce qu'on fait ? Quelle allocation d'actifs ? Quel placement privilégié ? Le top ou le flop de la semaine ? Le top 3 des gérants et des actions à acheter ou vendre ?
01:33Mais vous le savez maintenant, pour une émission exceptionnelle, c'est mon moment préféré d'émission, j'ai le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance,
01:41il sait tout faire, de l'économie au culturisme, en passant par l'élevage des chats, et maintenant, et maintenant, il anime une émission tous les vendredis sur BFM Business,
01:52c'est tout pour investir, c'est ça ?
01:53Oui, la masterclass à 11h chaque vendredi.
01:55La masterclass ?
01:57Franchement, bravo.
01:59Merci beaucoup, vous êtes mon mentor, vous le savez.
02:02Il paraît que la première, ouais, mais tu sais, c'est ce qu'on dit à la personne qu'on essaye de vous remplacer.
02:06Non, personne ne peut vous remplacer, c'est ça.
02:08Non, donc tu vois, j'ai très peur, quand j'ai vu que tu faisais ça, je me suis dit, bon, c'est foutu, quoi, bon, enfin, de toute façon, je sais qu'avec toi, j'en ai plus que pour un an, mais c'est pas grave.
02:19Christopher Nembig, en attendant, tu es toujours conseiller en stratégie d'investissement chez PIT, et ça se passe bien.
02:25Excellent, ouais.
02:25Alors, lui, il a caracolé en tête du classement des gérants sur 2025, depuis le début de l'année.
02:31J'ai dit, il a, il a, parce que peut-être qu'il n'est plus en tête du classement, on saura tout à l'heure.
02:36Bon, bravo déjà pour la performance passée, qui ne préjuge pas de la performance future.
02:40Mais c'est déjà ça de pris.
02:42C'est déjà ça de pris.
02:43Vous êtes le cofondateur, enfin, on va se tutoyer, c'est plus simple, parce qu'on se connaît, tu es le cofondateur d'une belle success story de la gestion, donc Sébastien Lalevé, de mon pensier Arbevel.
02:55Il n'y a rien à dire, c'est tout.
02:56C'était très clair.
02:57C'était très clair.
02:57Elle conseille les plus grandes fortunes, malheureusement, je ne suis pas dedans.
03:02Celle dont la France veut couper la tête, je ne parle pas d'elle, je parle de grandes fortunes.
03:07C'est une as de, je ne sais pas si on dit un as, c'est plutôt un as, de l'allocation d'actifs.
03:11Pascal Sébib, vous êtes directrice commerciale de Lombard-Rodier France, c'est bien ça ?
03:14Tout à fait.
03:15C'était plus long, le titre, parce que c'est encore plus compliqué.
03:17Gestion privée de Lombard-France, de Lombard-Rodier.
03:20C'est très bien, je pense que tout le monde a compris.
03:22Oui, je n'avais pas...
03:23Alors, PIC-TAM, vous avez compris.
03:26Lombard-Rodier, il nous manquait qui ?
03:28Il nous manquait Union Bancaire Privée.
03:29Face au chaos français, en fait, j'étais tellement déprimé.
03:32Je me suis réfugié en Suisse, avec des gens qui incarnent bien la pertinence et le professionnalisent.
03:40Notamment Patrice Gautry, vous êtes chef économiste de l'Union Bancaire Privée.
03:43C'est quand vous voyez le bordel, excusez-moi l'expression qu'on a en France, et que vous sortez dans la rue à Genève, et que tout est calme, et qu'on attend la prochaine votation, et que tout le monde sourit, vous dites quoi ?
03:58Il y a des débats, il y a des débats en Suisse.
04:00Pas des débats sur le ramassage des poubelles ?
04:02Sur le pont du Mont-Blanc, sur la taxation des grandes fortunes, ça fait débat aussi dans les cantons.
04:10Mais après, ça se calme tout de suite, après, tout rentre dans l'ordre.
04:13Exactement, vous n'avez pas la taxe Zuckman, vous n'avez pas...
04:16Non, non, non, on négocie, en fait.
04:18Si vous êtes très riche, vous allez négocier avec l'État directement.
04:21Thomas Piketty, quand il a une conférence là-bas, il y a deux personnes.
04:24Il est plutôt du côté de Londres que...
04:25Oui, c'est ça, chez vous, il n'y a personne.
04:27Il a le droit d'entrer en Suisse, ou pas ?
04:29Mais on est à une terre de débats et d'échanges.
04:33Allez, on commence tout de suite avec le mot de la semaine.
04:36Le mot de la semaine, c'est déclassement.
04:37Bon, vous rappelez les bronzés ?
04:42Vous rappelez Club Med ?
04:43Moi, je me rappelle de l'époque où on disait que les pays allés du sud de l'Europe,
04:49on les appelait les pays du Club Med.
04:50Les Américains les ont appelés après les pics.
04:52Ce n'était pas très sympa.
04:53Le Portugal, l'Italie, la Grèce et l'Espagne.
04:58Eh bien, nous, on n'en faisait pas partie.
05:00Alors, on avait inventé le Club Med, mais on ne faisait pas partie des pays du Club Med.
05:03On était dans le groupe corps de la zone euro, c'est-à-dire les pays solides.
05:08On était avec l'Allemagne, on était avec les Pays-Bas.
05:11Et puis, cette semaine, patatras, on a vu que le FT, le Financial Times,
05:17nous a mis directement dans les pays périphériques.
05:20c'est-à-dire qu'on a rejoint la Ligue 2, on était en Ligue 1, on a rejoint la Ligue 2.
05:25Et alors, le pire, c'est que dans la Ligue 2, on n'est pas tombé en étant le premier de la Ligue 2,
05:30on est en bas de peloton de la Ligue 2, puisque le déclassement a déjà eu lieu sur les marchés.
05:36Est-ce qu'on peut dire que, finalement, ces histoires d'agences de notation, on s'en fout un peu,
05:40le marché a déjà tranché, non, Christopher Dembig ?
05:43Oui, complètement.
05:44Ça fait d'ailleurs, depuis la crise de 2012, à peu près, que les agences de notation ont moins de poids
05:49sur les marchés financiers, et c'est déjà intégré, on l'a vu.
05:52Si on regarde même, avec pas le petit bout de la lorgnette,
05:55on a un décrochage au niveau des marchés financiers de la France,
05:58depuis à peu près début de Covid, 2000-2020,
06:00on voyait que l'écart de taux se faisait déjà à l'égard de l'Allemagne.
06:03Donc, en termes d'égo, c'est compliqué aujourd'hui de se comparer à l'Allemagne.
06:06Et on voit qu'on se rapproche, effectivement, d'un pays comme l'Italie.
06:10L'Italie, qui, en plus, a quelques avantages à court terme,
06:12c'est-à-dire qu'au moins, ils ont une trajectoire budgétaire crédible.
06:15Nous, on est sur, en tout cas, un déficit public attendu à 5,4% du PIB,
06:20juste pour donner un ordre de...
06:21Si on y est.
06:22Si on y est, exactement, ce qui est déjà énorme.
06:24On est mal barrés.
06:25Au niveau de l'Union européenne, vous avez un seul autre pays qui est pire que nous,
06:29c'est la Roumanie.
06:30Mais eux, au mois de juillet, ils ont adopté un plan d'austérité,
06:34et j'insiste sur le terme, c'est vraiment de l'austérité, eux,
06:36pas de consolidation budgétaire, qui fait que l'an prochain,
06:38nous, on ne sera que du peloton, du point de vue, en tout cas, du déficit.
06:41Et avec une croissance qui reste très faible,
06:43le gouvernement à 0,7%, très clairement, quand vous discutez avec des chefs d'entreprise,
06:46où on fait des simulations, ce ne sera pas à 0,7% cette année.
06:48Vous parlez de 2000...
06:502025, en termes de croissance.
06:52On est passé de...
06:53Parce que la BCE, je me trompe, ou la BCE a révisé son taux à 1,2% pour la France,
06:58ou pas du tout, non ?
06:59J'ai eu l'impression que c'est l'INSEE.
07:00L'INSEE qui a révisé.
07:02Donc vous vous dites, ça ne sera pas ça ?
07:031,2%, ça paraît quand même extrêmement ambitieux,
07:06vu la situation, et surtout le fait que vous avez,
07:09en termes d'investissement, qui en berne,
07:10les perspectives d'embauche sont en berne.
07:12Donc le déclassement, il est financier, il est déjà bien ancré,
07:15et je pense qu'il est légitime dans le sens où ça reflète
07:17où on est aujourd'hui au niveau de la zone euro,
07:20et déclassement économique qui va se mettre en place,
07:22et qui vient juste de commencer.
07:24Patrice Gautry, on est passé en L2, d'accord ?
07:28Très clairement, ça y est.
07:31Qu'est-ce que ça change, en fait, pour nous, pour l'économie ?
07:36Parce que finalement, on a ce sentiment que, bon, et alors ?
07:40Ça change tout et rien.
07:42Tout, d'abord, parce que je pense qu'il y a une prise de conscience maintenant,
07:45et en dehors des discours alarmistes sur la dette,
07:47puisqu'on les a régulièrement,
07:49il y avait d'autres premiers ministres
07:50qui étaient à la tête d'un État surendetté,
07:53donc le terme n'est pas nouveau.
07:54Mais ça change, effectivement, je vois,
07:56quand on regarde d'un point de vue de l'étranger,
07:59on voit qu'il y a une prise de conscience.
08:01Cette comparaison avec l'Italie fait bouger les lignes,
08:04et peut-être amènera un petit peu plus de rigueur
08:07sur la gestion à moyen terme.
08:10Alors là, vous êtes seul à le croire.
08:11Là, vous avez dit votre phrase avec beaucoup de sérieux,
08:14mais alors, je vais dire, je pense que c'est pas ça qui...
08:18Comme l'a dit Christopher, la sanction, de toute façon,
08:19elle va être immédiate.
08:20C'est-à-dire que le spread avec l'Allemagne,
08:21il ne va pas rester à 80, il va passer à 90, voire à 100.
08:24Oui, si les taux, globalement, baissent un peu,
08:27bon, même pas mal, quoi.
08:28Je veux dire, OK, on sera à 3,5, 4%.
08:30Attention, c'est là, c'est dans le tout et dans le rien.
08:34Si ça change tout, il y a un facteur
08:37qui est dans la mécanique de la dette
08:39et de la charge de la dette
08:40qui est absolument dramatique
08:42et qui est un peu plus dramatique
08:43que les pays environnants.
08:46Si on rentre dans le détail,
08:47on voit que l'Italie, par exemple,
08:49génère un excédent primaire,
08:52c'est-à-dire, en fait, elle est capable
08:53de stabiliser à terme sa dette,
08:55alors que le déficit primaire français,
08:57lui, continue d'augmenter et n'est pas maîtrisé.
08:59Et donc là, ça veut dire que la trajectoire
09:01de la dette à moyen terme
09:02peut rester, malheureusement, sur la hausse,
09:05donc 110, 115, 120 pour les prochaines années.
09:10Ça, c'est dans le...
09:11Ça change tout.
09:12120, vous dites 110.
09:13120% du PIB.
09:14Du PIB, d'accord.
09:15Ça, c'est dans le...
09:16Parce que ça aurait pu être aussi 110, 120,
09:18un point de spread avec l'Allemagne,
09:20je veux dire, vous...
09:21Alors non, déjà, 90, 100,
09:24pour moi, c'est la zone qu'il faut surveiller
09:26et pour l'instant, on n'y est pas encore.
09:28Alors, ça voudrait dire que la crise politique
09:31que l'on connaît aujourd'hui,
09:32qu'on observe aujourd'hui en France,
09:34se transformerait en une crise financière.
09:36Et aujourd'hui, comme ça vient d'être dit,
09:38on n'est pas dans une crise financière.
09:39Donc, on a...
09:40Le gouvernement, les acteurs français
09:44ont encore le temps d'agir.
09:45Il n'est pas encore trop tard.
09:47Mais il faut agir.
09:48Ça ne change rien.
09:49Imaginons qu'à la suite des notations,
09:54puisqu'on a chaque mois,
09:55il y a un nouveau avec une agence.
09:56Donc, grosso modo, on voit bien
09:58que la trajectoire, de toute façon,
09:59elle reste négative.
10:00Le notion de déclassement
10:01est un terme qui est tout à fait justifié,
10:03puisque des pays,
10:04les anciens pays du Club Med,
10:06c'est-à-dire l'Espagne, la Grèce, le Portugal,
10:08sont dans une phase, en fait,
10:09de révision à la hausse de leur notation.
10:11Alors que...
10:11Pour rappeler qu'elles ont des notations
10:13qui sont entre un cran et quatre crans
10:15en dessous de nous,
10:16et que malgré ça,
10:18on a des taux qui sont plus mauvais que les leurs.
10:20Ils sont supérieurs.
10:21Ça veut dire que les marchés anticipent
10:22une dégradation significative
10:24de la dette à moyen terme.
10:25Ce qui fait qu'effectivement,
10:26ce n'est pas alarmant sur les marchés.
10:28Par contre, grosso modo,
10:29effectivement, c'est un signal d'alarme
10:30qui est très très fort.
10:32Alors, même si on passait en singulé,
10:33au travers de ces révisions de notation,
10:36ça changerait peu de choses dans les flux,
10:38puisque la dette française
10:39resterait globalement encore
10:41en relatif de bonne qualité.
10:44Donc, elle attirerait encore des investisseurs.
10:46Et quand on voit, en fait, la structure,
10:47l'élément le plus volatile,
10:49puisqu'il y a 55% de la dette
10:50qui est détendue à l'étranger,
10:51mais en fait, la partie la plus volatile,
10:53c'est la partie japonaise.
10:54C'est eux qui ont fait, d'ailleurs,
10:55cette année, des entrées et des sorties.
10:57Donc, ce qui veut dire qu'en plus,
10:59ils ont des taux qui sont plutôt faibles.
11:01Donc, si les taux montaient en France,
11:03eh bien, en fait, ils pourraient
11:04les ramener en tant que vici.
11:06On va parler tout à l'heure
11:07d'allocation d'actifs, Pascal Sévy.
11:08Est-ce que, dans l'allocation d'actifs,
11:12aujourd'hui, nous, on le voit,
11:14moi, je le vois,
11:15il y a des investisseurs américains
11:16qui ont vraiment posé le crayon
11:17sur la France.
11:18Est-ce que, je veux dire,
11:19aujourd'hui, on évacue la France
11:21d'une allocation d'actifs
11:22sans faire du French Bashing ?
11:23Juste dire, bon, ça ne sert à rien,
11:25il y a trop de problèmes,
11:26on va voir ailleurs, quoi.
11:27On n'évacue pas complètement la France
11:28parce que le CAC 40 n'est pas
11:30le reflet non plus
11:31de ce qui se passe localement en France.
11:32Ce qui est certain,
11:33c'est qu'il y a une défiance sur la dette.
11:35Et en effet, aujourd'hui,
11:36on est dans une crise politique
11:38et pas encore une crise financière,
11:39mais cette crise politique
11:40empêche de mener les réformes
11:42qui seraient nécessaires
11:43alors qu'en effet,
11:44le monde entier est en train
11:44de se réformer.
11:45Et ça, pour le coup,
11:46ça crée une vraie défiance
11:47sur la France,
11:48une défiance sur la trajectoire
11:49de la dette
11:50et sur l'utilisation de la dette.
11:52Donc, après, côté actions,
11:53en effet, dans le CAC,
11:54il y a encore des entreprises
11:55qui sont intéressantes.
11:56Pourquoi le CAC est en retard ?
11:57Il y a tout l'environnement politique,
11:59mais il y a aussi
11:59la composition de l'indice.
12:01Oui, ce que vous dites,
12:01en fait, le CAC,
12:02ce n'est pas la France
12:03puisqu'on sait que c'est quoi ?
12:04Les grandes entreprises
12:05internationales.
12:06D'accord.
12:07Donc, pour l'instant,
12:07on n'a pas évacué la France
12:09parce que le CAC n'est pas la France.
12:10Non.
12:11C'est ça ?
12:11C'est exactement ça
12:12et que les grandes entreprises françaises
12:13sont quand même à l'international
12:16et ce serait quand même dommage
12:17de les mettre de côté.
12:18Mais simplement,
12:19la composition de l'indice
12:21qui a fait nos beaux jours aussi,
12:22notamment avec les grandes valeurs du luxe,
12:24le luxe aujourd'hui est challengé,
12:26ce qui explique aussi le retard.
12:27Donc, il ne faut pas tout mélanger.
12:29Et d'ailleurs,
12:29les marchés financiers
12:30sont rarement le reflet complet
12:31de la situation interne d'un pays.
12:34Sébastien,
12:35quand on regarde
12:36donc la situation de la France,
12:38on est gérant,
12:40on doit faire des choix
12:41et finalement,
12:42le monde est ouvert.
12:43Vous pouvez vous balader
12:44dans les travées
12:45du supermarché
12:46des actions internationales.
12:48Est-ce qu'on continue quand même
12:50à s'intéresser à la France ?
12:52Ou est-ce qu'on se dit
12:52« Ben non, je vais aller regarder
12:54les boîtes suédoises,
12:55les boîtes norvégiennes,
12:56les boîtes allemandes ? »
12:57Déjà, on le sait déjà.
12:59Sauf que,
13:00parmi les questions des clients,
13:02c'est quelle est votre allocation France
13:03par rapport aux indices ?
13:05Vous l'avez, ça ?
13:05Évidemment.
13:06Donc,
13:07le poids dans les indices,
13:10par exemple,
13:11Small Limit Cap,
13:11le poids de la France,
13:13l'indice peut être
13:14aux alentours de 20-25%
13:15dans ces eaux-là,
13:16à peu près à la louche.
13:17Et vous sentez une réticence ?
13:19Évidemment.
13:19Pour les gens qui nous écoutent,
13:22il y a clairement une réticence.
13:25Et sur la partie...
13:27Factuellement,
13:28le jour où Bérou a annoncé
13:29son harakiri politique,
13:31où immédiatement,
13:33les marchés sont partis du principe
13:34qu'il allait perdre,
13:36les indices français ont fortement baissé.
13:40Ça, c'est des mouvements techniques.
13:41Et ce qui est plus pénible dans ces cas-là,
13:43c'est que c'est les gros poids des indices
13:44que les banques françaises
13:47ont baissé de 5, 6, 7.
13:48Ce n'était pas lié à leur business.
13:50Et dans les mid-cap,
13:51c'est les gros poids des indices
13:52qui ont fortement baissé.
13:54Alors que ces boîtes-là,
13:55factuellement,
13:57allaient avoir un impact
13:58sur leurs chiffres
14:01assez faible, en réalité.
14:03Donc, il y a une question de perception.
14:04Il y a une partie mécanique
14:06liée à la gestion technique
14:07qui ne cherche pas à comprendre
14:09et qui va sous-pondérer
14:12la France massivement.
14:13Mais depuis la dissolution
14:15il y a un an,
14:16de toute façon,
14:17il y a factuellement
14:18une décote française
14:19en termes de valorisation,
14:20en termes de flux,
14:22qui est réel.
14:22Patrice, juste une seconde.
14:24Vous, vous avez beaucoup de...
14:25Comme toutes les banques suisses,
14:27vous avez beaucoup de fortune
14:27internationale.
14:29Vous avez ce côté...
14:30Est-ce qu'on vous dit
14:31éviter la France ?
14:33Non.
14:33Non.
14:34On est assez libre
14:35dans l'allocation.
14:37En fait, c'est beaucoup plus
14:38une allocation thématique
14:39de secteurs
14:40et de sélectionner,
14:42comme ça a été dit,
14:43des valeurs
14:43que d'avoir,
14:46je dirais,
14:47une fatwa sur un pays.
14:49Une fatwa sur un pays.
14:51Elle est pas mal, ça.
14:52Allez, on passe tout de suite
14:52à la ressortir.
14:53On passe tout de suite
14:54à la question macro.
14:55J'avais envie
14:55qu'on fasse le point avec vous,
14:57comme j'ai des talents
14:57autour de la table,
14:58sur l'économie américaine.
14:59Parce que franchement,
15:00je dois avouer
15:01que je n'y comprends pas grand-chose.
15:03On a eu quand même
15:03un truc spectaculaire.
15:05Pour les gens qui sont loin
15:05du marché de l'économie,
15:07ça peut paraître étonnant
15:08et anecdotique,
15:08mais on a eu une révision
15:10quand même à la baisse
15:11des chiffres de l'emploi américain
15:13de 911 000
15:14en un an.
15:16Ce qui est quand même gigantesque.
15:17Je rappelle que nous,
15:18on regarde tous les mois
15:19les chiffres de l'emploi
15:20en disant
15:20que ce n'était pas 23 000,
15:22c'était 28 000
15:24et les marchés réagissent.
15:25Et puis à la fin,
15:25on nous dit
15:25que ce n'est pas ni 23 000,
15:27ni 21 000,
15:27c'est moins de 911 000.
15:28Alors Trump veut virer,
15:30je pense qu'il a raison.
15:31Quand on a un mec
15:32qui nous dit
15:32bon finalement,
15:33je me suis trompé,
15:33ce n'était pas ça,
15:34c'était moins de 911 000 personnes.
15:37Tout le monde a critiqué,
15:37mais je me dis
15:38qu'il faut peut-être le virer.
15:39La question,
15:41c'est qu'on a d'un autre côté
15:43une croissance qui n'est pas mauvaise,
15:45une consommation qui se tient.
15:46C'est quoi la situation
15:47économique américaine ?
15:48On porte trop d'attention
15:50aux chiffres de l'emploi.
15:51Ce qu'il faut bien garder,
15:52c'est que les chiffres de l'emploi
15:53depuis quasiment 20, 25 ans
15:55sont extrêmement volatiles
15:57et très très fortement révisés.
15:58L'ampleur de la révision,
16:00il faut l'expliquer,
16:00elle n'est pas inhabituelle.
16:02Ah bon ?
16:02Oui, parce que concrètement,
16:03vous avez une remontée
16:04des données
16:05de l'assurance maladie
16:06de chaque État
16:07qui est remontée ensuite
16:09au gouvernement central,
16:10donc au département du travail
16:11et ces données-là,
16:12elles sont régulièrement retraitées.
16:14La seule différence...
16:15Il paraît quand même
16:15que c'est vraiment le chaos
16:17depuis le Covid.
16:18Ah oui, depuis le Covid,
16:19on a vraiment des données,
16:20y compris sur le marché de l'emploi,
16:22sur la confiance des consommateurs
16:24où c'est très compliqué
16:25d'y voir très clair.
16:26Je vous donne un exemple.
16:27La confiance du consommateur,
16:28en général,
16:28c'était un très très bon baromètre
16:29avant Covid,
16:30de l'évolution du PIB.
16:32Ça ne l'est plus aujourd'hui.
16:33Et donc là,
16:34peut-être le seul élément
16:35différenciant sur l'emploi,
16:36c'est que d'habitude,
16:37c'est très très forte révision,
16:38elles interviennent
16:39plusieurs années à posteriori,
16:41donc concrètement,
16:41personne n'y regarde.
16:42Là, c'est très fréquent
16:43parce que c'est jusqu'en mars 2025,
16:45un an précédent.
16:45Et puis mars 2025,
16:47c'était encore
16:47la présidence Biden,
16:49donc évidemment pour Trump...
16:50Voilà, il y a tout un discours politique.
16:51Bon, Trump était là
16:52depuis deux mois,
16:52mais il peut dire...
16:53C'est ça.
16:54Si on regarde de manière
16:55un peu plus objective,
16:56sans trop se concentrer
16:57juste sur ces chiffres-là,
16:59on a une économie américaine,
17:00vous l'avez dit,
17:01qui reste quand même
17:01très résiliente.
17:02Elle est proche de son potentiel,
17:04donc on peut en débattre,
17:05mais ça veut dire
17:05proche de 2% de croissance,
17:06ce qui est tout à fait honorable
17:07après avoir connu
17:08une forte hausse de l'économie.
17:10L'impact des tarifs douaniers,
17:12quand on regarde sur l'inflation,
17:14il est encore marginal.
17:15Il sera peut-être perceptible
17:16au quatrième trimestre,
17:17mais encore une fois,
17:17tous les tarifs douaniers
17:18ne sont pas réellement mis
17:19dans l'application.
17:19Il faut faire la distinction
17:20à cet égard.
17:21On voit qu'il y a des sujets
17:22dans l'inflation
17:23qui sont plus domestiques,
17:24qui sont liés à l'immobilier,
17:25qui sont liés notamment
17:25à la demande de l'électricité.
17:27Il y a un vrai problème
17:27d'accès à l'électricité,
17:29mais on reste sur une économie américaine
17:30qui est fondamentalement,
17:31en tout cas comparativement
17:32aux autres économies développées,
17:34encore très solide.
17:35Vous dites 2% ?
17:362% c'est honorable,
17:37on y est.
17:38On continue,
17:39il n'y a pas de...
17:40Bon évidemment,
17:40plus personne ne parle de récession,
17:42on en parlait il y a un an
17:43et demi, deux ans.
17:43Oui, quoi qu'il y ait eu encore
17:44cette année, comme d'habitude.
17:45Mais vous ne dites même pas
17:46plus de ralentissement que ça ?
17:48Je pense que si on est,
17:49cette année,
17:49typiquement entre 1, 7,
17:52c'est à peu près les prévisions,
17:532%,
17:53c'est au doigt mouillé,
17:54c'est tout à fait honorable.
17:56Oui, c'est tout à fait honorable.
17:57Et vous pensez que ça va continuer ?
17:59C'est-à-dire,
17:59vous ne pensez pas qu'on est en fin
18:00de 6, 2, 3 ?
18:01Non, je ne vois pas.
18:02Vous avez eu ces dernières années
18:03hard landing,
18:04soft landing, etc.
18:05Je pense qu'on est plutôt
18:06sur un plateau.
18:08Après, on verra les autres mesures
18:09qui sont mises en avant.
18:09Mais je vous donne juste
18:10un dernier point qui montre
18:11que c'est important
18:15pro-énergie fossile
18:17anti-énergie renouvelable.
18:18Il a néanmoins reconduit
18:19des crédits
18:20qui favorisent uniquement
18:22les entreprises américaines
18:23dans le solaire
18:24en mettant en place
18:24des barrières
18:25pour les entreprises internationales
18:26et des crédits
18:27qui courent jusqu'en 2033.
18:29Donc, il y a des subventions,
18:30il y a du stimulus
18:31qui peut venir aussi en 2026.
18:33Vous êtes d'accord avec ça ?
18:34L'économie américaine va bien,
18:36elle se tient,
18:37il n'y a pas besoin de s'inquiéter ?
18:38Je mettrais beaucoup plus de bémol.
18:39Au moins 3 bémols à la clé.
18:41Parce que si on était
18:42dans une aussi bonne situation,
18:43la Fed ne baisserait pas assez tôt.
18:44Alors, si on était
18:45dans cette bonne situation...
18:46Oui, mais la Fed est trop restrictive.
18:48Alors, elle est trop restrictive
18:49d'abord parce que le PIB
18:51est en train de décrocher.
18:53D'avoir une taux de croissance
18:55à 1,6, 1,7,
18:56c'est en deçà, pour moi,
18:58du potentiel.
18:59Quand on regarde la croissance
19:00aujourd'hui en deuxième trimestre,
19:02le dernier chiffre qu'on a,
19:03c'est 1,9.
19:04Si vous prenez la croissance espagnole,
19:07elle est à 2,7.
19:08L'Espagne, aujourd'hui,
19:09est beaucoup plus dynamique
19:10que la croissance américaine.
19:12Ce qui est...
19:12Alors, les tailles ne sont pas les mêmes.
19:14Mais ça veut dire
19:15en termes de dynamisme de l'activité.
19:17La consommation des ménages,
19:18elle est juste à 2%.
19:20Alors, si on prend
19:21les chiffres américains
19:22annualisés,
19:23le trimestre,
19:24il est 1,3, 1,4.
19:26Ce n'est pas glorieux.
19:27Ce n'est pas glorieux, Christophe.
19:28On vient de...
19:30Parlez-lui directement,
19:31vous ne regardez pas
19:32ce qu'il voulait lui dire
19:32qu'il s'est planté.
19:33Je m'en fous, moi.
19:34Ce n'est pas mon problème,
19:35réglez ça entre Suisses.
19:36Il a raison sur l'appréciation globale.
19:39Ça, c'est Suisse.
19:39Il a raison sur l'appréciation globale,
19:41mais il a fond sur chaque point.
19:42Ici, quelques bémols
19:43et quelques sujets d'inquiétude.
19:46Donc, effectivement,
19:46la consommation est
19:47en dessous de son potentiel.
19:49Et en fait,
19:50le pari de la politique économique américaine,
19:52c'est qu'il y a un prélèvement
19:54qui s'appelle les tarifs
19:55et qui va redistribuer,
19:57redistribuer en grande partie
19:58du côté des entreprises
19:59et du côté de l'investissement.
20:01Donc, on a en fait
20:02un sous-régime sur la consommation
20:04qui est en train de se mettre en place
20:06avec aussi dans certaines parties,
20:08on le voit avec l'immobilier,
20:09avec certains investissements
20:11qui avaient été effectivement favorisés
20:13par l'IRA,
20:14où là, on avait des implantations
20:15d'entreprises,
20:16des constructions d'entreprises.
20:17Là, on en a moins
20:18et on investit dans l'équipement
20:19et les nouvelles technologies.
20:21Donc, on voit bien
20:21qu'il y a un transfert de charge
20:23ou un transfert de moteur.
20:24Et dans ce transfert de moteur,
20:26je trouve qu'il y a une perte de substance
20:27quand même dans l'économie américaine.
20:29Le pouvoir d'achat va s'éroder.
20:30Le marché de l'emploi
20:31est en train de renvoyer un message
20:33dans lequel il y a des cassures.
20:34Vous n'êtes pas du tout d'accord, en fait.
20:36J'apporte des éléments de débat.
20:37C'est quand même incroyable.
20:38On serait en débat
20:39avec deux représentants
20:41de boîtes françaises.
20:42Ça s'écharperait, là.
20:43On est d'accord,
20:44mais on est d'accord sur rien.
20:46Sébastien Lalevé.
20:47Un autre bémol,
20:48c'est que le feedback
20:50que j'ai des entreprises
20:51quand je les écoute,
20:52c'est beaucoup moins du tir en bique
20:53sur les États-Unis
20:54dans les perspectives.
20:56Et c'est la première fois
20:57depuis longtemps.
20:57Vous parlez de quoi ?
20:58Entreprises américaines
20:59ou d'entreprises qui vendent aux...
21:00Oui, mais c'est pas les droits douanes.
21:02Par rapport au marché américain.
21:04Déjà, un, sur la croissance américaine,
21:06elle est encore plus subventionnée
21:07par le déficit budgétaire
21:08que la nôtre.
21:09Et ça, c'est un bémol.
21:11Et là, au moins,
21:13c'est un peu
21:14une discussion de comptoir,
21:15mais...
21:16Mais c'est un peu
21:16l'esprit de l'émission.
21:18Le seul truc qui marche
21:19avec les droits douanes,
21:19c'est que ça fait rentrer
21:21de l'argent
21:21dans le budget américain.
21:23C'est négatif
21:25pour l'investissement,
21:26c'est négatif
21:26pour l'investissement
21:27actuellement.
21:28Et moi, ce que je crois,
21:30fondamentalement,
21:31c'est que les électeurs de Trump,
21:33et en fait,
21:33budgétairement,
21:34ça permet de faire
21:35les coupes d'impôts.
21:37Donc, ils vont se rendre compte,
21:38les électeurs de Trump,
21:39qu'ils ont voté pour un gars
21:40qui a coupé les impôts
21:41pour les riches,
21:42et les gens moins riches
21:43vont constater
21:45une inflation massive
21:46liée aux droits de douane
21:47qu'on n'a pas encore vue
21:48parce que les produits,
21:50c'est parce qu'il y a toujours
21:51un effet lag
21:51d'au moins six mois.
21:53Et donc, je pense
21:53que ça ne va pas très bien se passer.
21:55Et par rapport à l'inflation,
21:56ça fait post-Covid,
21:58l'inflation des biens
21:59et services
22:00a été massive,
22:01que ce soit dans la tech
22:02et dans les produits manufacturiers.
22:04Donc, ça veut dire
22:05que les entreprises
22:05ont atteint
22:06une espèce d'effet
22:07d'élasticité sur les prix
22:08qui, aujourd'hui,
22:09va être compliqué.
22:10Donc, vous dites quoi ?
22:11Vous dites ça ralentit, déjà ?
22:12Un, ça ralentit.
22:14D'accord.
22:14Deux, ça va ralentir encore plus
22:16parce qu'ils vont avoir...
22:17Je pense que la place
22:18des États-Unis
22:19dans un environnement mouvant
22:20où n'importe qui
22:21peut être viré n'importe comment,
22:22où on peut mettre des taxes
22:23sur n'importe qui
22:24si ça ne plaît pas,
22:26crée de l'instabilité
22:27et donc, je pense
22:28que les investissements-là
22:29vont baisser.
22:30Donc, certes,
22:31il y a la tech
22:31et la tech,
22:32on en parlera après
22:33avec Oracle,
22:35est un oasis
22:37dans cette...
22:39Mais l'environnement macro
22:41n'est pas si bon du tout.
22:44Vous voulez répondre,
22:45Christopher Demick,
22:45parce que là,
22:46vous avez été mis en pièce.
22:47Complètement.
22:49Non, je pense que
22:50l'élément qu'il faut
22:51bien prendre en compte,
22:52c'est que malgré tout,
22:52vous avez une domination
22:53économique américaine
22:54qui est très importante.
22:55certes, on aura un déficit
22:56qui va être à 7-8%,
22:58mais ils trouvent des moyens
22:58de le financer finalement
23:00et vous avez toujours
23:01énormément de moyens
23:03de le faire
23:03et notamment en misant
23:04sur les stable coins,
23:05etc.
23:06Sur l'aspect Espagne,
23:08l'Espagne,
23:08effectivement,
23:09a très bien,
23:09en termes de dynamique
23:10et positive,
23:11mais c'est une hausse
23:11des dépenses publiques
23:12qui est magistrale
23:13et à un certain stade,
23:14ils vont le payer
23:14puisque eux,
23:15ils n'ont pas de gain
23:15de productivité.
23:16En fait,
23:16ils sont bizarres
23:20ces Suisses.
23:21Tout à fait,
23:21c'est une espèce particulière
23:22la Suisse.
23:22C'est une espèce,
23:23vous êtes vraiment
23:23un monde à part.
23:24Tout à fait.
23:26Et de l'autre côté,
23:26vous avez quand même,
23:28je suis d'accord
23:29que sur certains secteurs,
23:30on peut avoir
23:30une baisse des investissements,
23:31mais c'est vrai
23:32qu'aujourd'hui,
23:32l'attractivité de la tech,
23:34ça reste imparable
23:35du côté américain.
23:36Vous avez effectivement
23:37de la tech intéressante
23:38côté chinois,
23:39mais avec les risques
23:40qu'on connaît
23:40et ça reste très volatile.
23:42Il y a le réglementaire
23:43qui est plus compliqué
23:44que du côté américain.
23:45Donc, je reste convaincu
23:46que dans un oasis
23:47de croissance
23:48qui reste quand même
23:48très très molle,
23:49les Etats-Unis
23:50s'en sortent mieux
23:51que le reste du monde
23:51et auront toujours
23:52cet avantage compétitif.
23:54Pascal,
23:54vous avez quelques secondes.
23:56Je pense plutôt
23:56du côté de Christophe Farah.
23:58Je suis désolé, monsieur.
23:59On voit que ça ralentit
24:00en effet,
24:00mais il y a encore
24:01beaucoup de moteurs.
24:02On n'a pas parlé
24:03des résultats des entreprises
24:04qui étaient quand même
24:04très bons.
24:05Il y a ces grandes tendances
24:06dont l'IA, etc.,
24:08qui boostent quand même
24:08le marché.
24:09Il y a des rentrées fiscales
24:10et la marge de manœuvre
24:11de la Fed quand même.
24:12Nous, on est un peu
24:14en bout de course
24:14avec la BCE.
24:15C'est vrai.
24:15La Fed, elle a quand même
24:16un boulevard devant elle
24:17pour rebooster l'économie.
24:19Et regardez statistiquement
24:20ce qui se passe
24:20les années qui suivent
24:21des actions assez massives
24:23des banques centrales.
24:23On va en reparler
24:24parce que ça,
24:24c'est un point intéressant.
24:25On se retrouve
24:26en deuxième partie de l'émission
24:27pour la seule information
24:28qui vous intéresse
24:29et de savoir
24:29si Sébastien Lalevé
24:30est toujours en tête
24:31du classement.
24:32Vous le saurez
24:32dans quelques secondes.
24:41C'est votre argent.
24:44Marc Fiorentino.
24:45On se retrouve
24:45dans la deuxième partie
24:46de l'émission
24:46pour parler finance,
24:49pour parler placement,
24:50pour parler marché
24:51avec Patrice Gautry,
24:52avec Pascal Séville.
24:54On a un plateau
24:54très suisse.
24:55Vous avez pris
24:56votre résidence en Suisse
24:57pendant la pause
24:58Sébastien Lalevé ou pas ?
24:59Vous restez en France ?
25:00Ils ne vous ont pas convaincus
25:01les trois
25:01parce que je les ai vus
25:02autour de vous
25:03en train de vous dire
25:03mais viens, viens, allez.
25:05Je suis patriote, monsieur.
25:06Vous êtes patriote.
25:07Ah, Christopher Demik
25:08avec nous
25:10donc à la fois
25:11financier, économiste
25:14et maintenant présentateur.
25:17Allez, juste avant
25:19de l'animateur d'émission
25:21donc tous les vendredis
25:22à 11h
25:23tout pour investir.
25:24Avant la fin
25:26de la première partie
25:27vous nous avez dit
25:28un point intéressant
25:28que je voudrais réaborder
25:30avec les économistes.
25:32On sait qu'en mai
25:33Jérôme Powell
25:35va dégager
25:36qu'il va y avoir
25:37quelqu'un un peu
25:38aux ordres
25:39de Donald Trump
25:40que les taux d'intérêt
25:41ne vont pas baissoter
25:43mais ils vont baisser
25:43d'un coup
25:44c'est-à-dire qu'on va avoir
25:45des jumbo
25:46il parle de jumbo baisse
25:47d'accord ?
25:49Donc on va aller
25:50très rapidement
25:50je me mouille
25:51mais c'est mon anticipation
25:53vers des taux
25:53on est au-dessus de 4
25:54on va être à 1,5-2
25:56quel boost
25:57pour la croissance économique
25:59parce que ça
26:00c'est un boost formidable
26:01ou pas ?
26:02Alors oui
26:02c'est un boost
26:04et là
26:05je serai d'accord
26:06avec ce qui a été dit
26:06auparavant
26:07en disant
26:08la politique monétaire
26:09est en train de rentrer
26:10dans un régime
26:11qui est de plus en plus
26:13accommodant
26:13avec une politique budgétaire
26:14qui elle soutient
26:15l'activité
26:16pas sur tous les secteurs
26:18mais à destination
26:19effectivement
26:19de certains secteurs
26:20technologiques
26:21donc c'est un support
26:21d'activité
26:22mais pour moi
26:23c'est pas un support
26:23d'activité
26:24qui va
26:25surajouter
26:26au trend
26:27actuel
26:28ce qui va compenser
26:29le ralentissement
26:30actuel
26:30si on surajoute
26:31on va créer de l'inflation
26:32alors que là
26:33effectivement
26:34on a des secteurs
26:34comme par exemple
26:35l'immobilier
26:36je reviens sur la consommation
26:37des ménages
26:38que je trouve un petit peu
26:38triste ou net
26:39et là
26:40en fait c'est une façon
26:41d'avoir cette politique
26:42monétaire et budgétaire
26:44conjointe
26:44qui vont
26:45arrimer
26:46ancrer en fait
26:47le cycle
26:47vers quelque chose
26:48effectivement
26:49qui est à 2%
26:50mais pour l'instant
26:50c'est pas mal
26:52c'est pas suffisant
26:54c'est pas suffisant
26:55c'est pas suffisant
26:57parce que je pense
26:57que le potentiel
26:58le potentiel américain
26:59oui tout à fait
27:00mais l'Espagne là
27:01donc faisons
27:01l'économie espagnole
27:03et hop
27:03on est reparti
27:04mais
27:04c'est pas
27:06c'est pas nécessairement
27:07suffisant
27:07par rapport
27:08aux déficits extérieurs
27:09par rapport
27:10aux déficits budgétaires
27:11et par rapport
27:12à cette nouvelle
27:13orientation
27:14qui a été donnée
27:15insufflée
27:15par la politique économique
27:16de Trump
27:17dans lequel
27:17en fait
27:18la croissance
27:19se base maintenant
27:20sur la croissance
27:21domestique
27:21et moins
27:23sur le recyclage
27:24des excédents
27:25d'épargne
27:25venus outre-Atlantique
27:27allez on passe tout de suite
27:28au chiffre de la semaine
27:29parce que c'est quand même
27:29il faut qu'on vous raconte ça
27:30c'est quand même
27:31assez incroyable
27:31donc ce qui s'est passé
27:32c'est le paradis
27:35comme dit
27:35DJ Snake
27:36c'est un autre monde
27:37une autre planète
27:38la planète tech
27:39aux Etats-Unis
27:40c'est toujours hallucinant
27:41en fait ce qui s'est passé
27:42c'est Oracle
27:42donc Oracle
27:43c'est un éditeur de logiciel
27:44un spécialiste du cloud
27:45qui a été créé
27:47en 1977
27:48introduit en bourse
27:49en 1986
27:50j'ai retrouvé
27:51la valorisation
27:52à l'introduction
27:52270 millions de dollars
27:54270 millions de dollars
27:56on avait dit
27:57que c'était un succès
27:57phénoménal
27:591986
28:00un peu à la traîne
28:01depuis quelques années
28:03on n'en parle plus
28:04d'Oracle
28:04on parle de Microsoft
28:05on parle de Google
28:06on parle de toutes ces boîtes là
28:07et puis toujours à sa tête
28:09je trouve ça incroyable
28:10Larry Ellison
28:10son fondateur
28:11qui a encore 41% du capital
28:13qui a 81 ans
28:15alors j'ai découvert
28:15qu'il était patron de la boîte
28:16mais il est CTO de la boîte
28:18il est directeur technique
28:20de la boîte
28:21à 81 ans
28:22c'est quand même incroyable
28:23et le gars
28:24donc il y a 41%
28:26a annoncé des résultats
28:28alors des résultats
28:29relativement bons
28:30mais surtout
28:31des perspectives
28:32totalement dingues
28:33de progression
28:34du chiffre d'affaires
28:35grâce à
28:36son activité cloud
28:37pour des clients
28:38comme OpenAI
28:39qui va être son plus gros client
28:41notamment sur le cloud
28:42et on a vu en quelques secondes
28:46bondir le cours de 40%
28:48pour finir à plus 35%
28:50créer 250 milliards de dollars
28:53de valeur
28:53vous vous rendez pas compte
28:55mais 250 milliards
28:56c'est comme si on avait créé
28:57en quelques minutes
28:58LVMH
28:58c'est quand même dingue
29:00bon alors lui
29:01en passant
29:02il a pris 100 milliards
29:03sur papier
29:04il est devenu l'homme
29:05le plus riche du monde
29:06pendant quelques minutes
29:07devant Elon Musk
29:08je sais pas
29:09moi ça me
29:10je sais pas
29:11ça me peut vibrer
29:12quoi ça
29:12Sébastien Lalevé
29:14et quand j'entends
29:15alors je vais pas vous chauffer
29:16parce que je sais que vous allez
29:17en parler tout à l'heure
29:18mais quand j'entends
29:19des Piketty
29:19quand je vois par exemple
29:21un truc qui m'a rendu dingue
29:23c'est que la seule
29:24pauvre petite boîte
29:25qu'on a
29:26dans l'IA
29:27Mistral
29:28qui émerge
29:29et qui arrive à faire un deal
29:31et à lever de l'argent
29:32à une belle valo
29:32et qu'il y a déjà
29:33des gens qui expliquent
29:35comment on peut faire payer
29:36de l'impôt
29:37aux patrons
29:38aux actionnaires
29:40de Mistral
29:40parce que comme ils n'ont pas
29:42d'argent dans la boîte
29:43comment on fait payer
29:44une boîte
29:46qui ne génère pas
29:47de
29:47et on leur dit
29:48mais c'est pas grave
29:49vous avez qu'à vendre des actions
29:50pour payer vos impôts
29:51vous me piquez mon flop
29:52allez
29:52non
29:54sur Oracle
29:55en fait
29:56ça valait quand même
29:58800 milliards
29:58de valorisation
30:00oui d'accord
30:00mais aujourd'hui
30:01on est à 2000 milliards
30:023000 milliards
30:03et pour la petite
30:04enfin le jour
30:05où ça a été annoncé
30:06Amazon a perdu 3%
30:07parce qu'une
30:08en fait
30:08pourquoi ça a monté
30:09comme ça
30:10c'est que le carnet de commandes
30:11en fait
30:12a été annoncé
30:13quelque chose
30:14comme 4 fois plus
30:15que prévu
30:15en fait
30:15et donc la visibilité
30:18d'Oracle
30:18sur les années à venir
30:20est devenue massive
30:21et pourquoi
30:22parce qu'en fait
30:23c'est de la gestion
30:23de data center
30:24donc en fait
30:25on est toujours
30:25dans la même
30:26dans la même
30:27dans la même veine
30:28c'est à dire
30:29l'IA c'est joli
30:30il y a OpenAI
30:31mais derrière
30:31il y a toute une infrastructure
30:32à mettre en place
30:33à manager
30:34donc en fait
30:35on en parlera après
30:36sur Mistral
30:37et sur les tops
30:37et les flops
30:38mais la réalité
30:39c'est que
30:39la souveraineté
30:41par rapport
30:41à l'intelligence artificielle
30:43croire que
30:43parce que vous avez
30:44un LLM français
30:45vous avez la souveraineté
30:46c'est de la bêtise
30:46à l'état pur
30:47mais c'est bien
30:48qu'on l'ait quand même
30:49d'accord
30:49mais il faut des data center
30:51oui
30:52il faut des fondeurs
30:55oui mais tout ça
30:55prend 20 ans
30:56à mettre en place
30:57et donc en fait
30:58Oracle
30:59a monté en bourse
31:00parce que
31:01ces perspectives
31:02liées au data center
31:03à l'infrastructure
31:04d'intelligence artificielle
31:05liées à un contrat
31:06aussi avec OpenAI
31:07on s'est rendu compte
31:08et bien qu'on attendait
31:09100
31:10ils ont dit
31:10en fait non
31:11ça sera 300
31:12et donc le cours de bourse
31:13s'ajuste
31:14et donc ce n'est
31:15que de la logique
31:16Pascal
31:17moi j'ai trouvé ça
31:19extraordinaire aussi
31:20parce que c'est vrai
31:21que c'est un dinosaure
31:22et pour la petite anecdote
31:23mon papa de 91 ans
31:24a des actions Oracle
31:25depuis plusieurs décennies
31:27donc il était très heureux
31:28l'autre jour
31:28ah bah ouais
31:28donc il est bien
31:29il peut nous payer un pot
31:30absolument
31:31il l'offrait avec plaisir
31:32à tout le plateau
31:33non ce que j'ai trouvé
31:34aussi extrêmement intéressant
31:35et ça montre l'agilité
31:36des entreprises américaines
31:37et de l'état d'esprit
31:38c'est qu'ils sont venus
31:39très tard dans le clave
31:40et Larry Ellison lui-même
31:41disait qu'il n'y croyait pas du tout
31:43que c'était un effet de mode
31:43et ça date à peu près
31:45années 2010
31:472014
31:47où il s'est dit
31:48non en fait je me suis trompé
31:49il faut que j'y aille quand même
31:502014
31:51c'était il y a 10 ans
31:52et regardez où ils en sont aujourd'hui
31:53parce qu'ils ont investi massivement
31:55donc cet état d'esprit
31:56de pouvoir se remettre en question
31:58etc
31:58ça je trouve ça extraordinaire
32:00et ça dénote bien
32:01de l'exceptionnalisme américain
32:03quand même
32:03ce déclassement dont on parlait avant
32:05en fait
32:05il y a un déclassement intellectuel
32:08qui a lieu depuis des années
32:09c'est à dire
32:09la réalité c'est qu'Oracle
32:11annonce ce carnet de commandes
32:13parce qu'il y a le projet Stargate
32:15et parce qu'il y a une volonté étatique
32:17américaine
32:19et chinoise
32:20de mettre en place
32:21une infrastructure
32:22pour l'IA
32:22de faire
32:23de rendre une indépendance
32:24du pays
32:25et ça se traduit
32:26par des acteurs locaux
32:27nous on a
32:29un petit Torah
32:30qui s'appelle OVH
32:31ou un petit Amazon
32:31dont tout le monde se moque
32:33et qui a très peu
32:34de clés en français
32:35et quand tout le monde
32:36parle de souveraineté
32:37et vous demandez OVH
32:38ça y est
32:38vous en bénéficiez
32:40c'est comme ce RAN
32:42on attend en fait
32:42donc le vrai sujet
32:44il est là
32:44allez on passe tout de suite
32:45au marché
32:45avec une semaine
32:46qui était plutôt
32:47une semaine positive
32:48avec le Nasdaq
32:49qui a poussé
32:49par toutes ces bonnes nouvelles
32:51a encore fait
32:51un plus haut historique
32:53depuis le début de l'année
32:54on a quand même
32:55un cas qui est à 6%
32:56on a des marchés américains
32:58qui sont au-dessus
32:59de 10%
33:0012% pour le S&P
33:0114% pour le Nasdaq
33:03après si
33:03je le rappelle toujours
33:04parce que c'est important
33:05parce que vous allez gueuler
33:06contre votre gérant
33:07en lui disant
33:08mais je ne comprends pas
33:09les actions américaines
33:10on fait 14%
33:11et toi tu es à 0
33:12il y a l'effet de change
33:13le dollar qui a baissé
33:14de 12 à 13%
33:16finalement vous êtes à 0
33:18sur les marchés américains
33:19le MSCI World
33:21d'ailleurs
33:21Pascal Séby
33:23c'est très pénible ça
33:26quand on veut
33:27quand on gère de l'argent
33:30pour quelqu'un
33:30vous je vous entends
33:31vous êtes très enthousiastes
33:32a priori
33:33sur les actions américaines
33:34l'économie américaine
33:35mais d'un autre côté
33:36si le dollar continue à baisser
33:38on va perdre l'argent
33:41plus j'achète d'actions américaines
33:43plus je perds d'argent
33:44ça dépend à quel moment
33:45on l'achète
33:45parce que si vous achetez
33:46aujourd'hui un dollar à 1,17
33:47nous on a une vue
33:48sur un dollar à 1,22
33:49donc il peut encore
33:50se déprécier un peu
33:51mais le gros de la baisse
33:52je pense qu'il est quand même
33:53derrière nous
33:54on se prend quand même
33:544-5% dans la figure
33:55c'est pas mal
33:56oui on se prend 4-5%
33:56après on investit
33:57sur le long terme
33:58avec un dollar
33:59qui à un moment
33:59devrait quand même
34:00moi j'ai tout connu
34:01j'ai connu un dollar à 1,40
34:02j'ai connu un dollar à 1
34:03ça fluctue
34:04c'est vrai
34:04j'ai tout connu
34:05c'est du genre gamin
34:06j'ai tout vu
34:08il y a aussi des moyens
34:09de se couvrir
34:09en fonction du moment
34:11où l'on achète
34:12ça dépend des moments
34:12là également
34:13mais en fait
34:14c'est tout un historique
34:16et puis le dollar
34:17à mon sens
34:18il est pas à sa faire value
34:20pour moi il aurait dû être
34:21plus haut
34:22que ce qu'il est aujourd'hui
34:22un peu plus fort
34:23mais il y a eu
34:24tout le bruit
34:25autour des droits de douane
34:26la défiance
34:26les institutions américaines
34:28qui sont remises en question
34:29néanmoins
34:30vous avez raison
34:31il faut vivre avec
34:31donc en fait
34:32on calibre en fonction
34:33du moment où on achète
34:34nous aujourd'hui
34:35on a beaucoup de clients
34:36qui sont longs dollars
34:37parce qu'ils ont des actions américaines
34:38mais un dollar
34:39qui a peut-être été acheté
34:40à 1,40
34:40il y a quelques années
34:41donc oui
34:41sur l'année 2025
34:42c'est pénible
34:44on vit avec
34:45et on attend des bons moments
34:46et structurellement
34:48on a du dollar en portefeuille
34:49donc là où ça vous coûte
34:51c'est quand vous le reconvertissez
34:52en euros en fait
34:52Sébastien Lalevé
34:54les marchés en général
34:55quand vous regardez
34:56le Nasdaq
34:56qui est au plus haut
34:57vous intéressez beaucoup
34:58à la tech
34:58c'est une de vos passions
34:59vous vous dites
35:00bon tout ça est très normal
35:01il n'y a pas d'inquiétude
35:03on continue en avance
35:04en fait il y a une
35:06effectivement
35:08quand vous regardez
35:08la valorisation
35:09du marché américain
35:10par rapport à l'histoire
35:13je pense que même
35:13en excluant la tech
35:15on est sur
35:16peut-être le 90ème décile
35:18c'est à dire
35:18qu'on est vraiment
35:18dans des plus hauts historiques
35:20Christopher Demby
35:20en termes de valorisation
35:22donc là
35:23la différence
35:23c'est que les marches
35:24sont plus élevées
35:25il y a un effet
35:26déformant de l'IA
35:27et puis il y a un effet
35:29indiciel aussi
35:30parce que les boîtes
35:31les plus performantes
35:32du monde
35:33sont aussi les plus grosses
35:34du monde
35:34les 7 magnifiques
35:35c'est quoi
35:35c'est 40% du S&P
35:36donc en fait
35:37il y a un prisme
35:38aujourd'hui
35:39totalement biaisé
35:40par la technologie
35:41et quand vous regardez
35:42Nvidia
35:43aujourd'hui
35:44on doit être
35:44à 40 fois le PER
35:45et c'est à 30 fois
35:47en 2025
35:48c'est peut-être 30 fois
35:49celui de 2026
35:50donc en fait
35:50nous sommes sur
35:52des niveaux
35:52qui sont
35:53chers
35:54mais justifiés
35:55par la croissance
35:56donc le risque
35:58sur ces sociétés-là
35:59et ça arrivera
36:00c'est qu'il y aura
36:02en fait toutes ces sociétés
36:03depuis 4-5 ans
36:04ne font que réviser en hausse
36:05à la lumière des oracles
36:07et ainsi de suite
36:07on attend toujours plus
36:09elles arrivent toujours
36:10à délivrer plus
36:11et à un moment
36:12ça se calmera
36:12et là
36:13on aura un sujet
36:14mais est-ce que c'est demain
36:15dans 6 mois
36:16dans un an
36:17j'en sais rien
36:17mais tant que la croissance
36:19elle s'auto-alimente
36:20par des phénomènes
36:21à la oracle
36:22on sera ok
36:23on peut continuer
36:23allez on va aller très vite
36:25parce qu'on est à la bourre
36:26l'allocation d'actifs
36:27je voudrais quand même
36:27passer quelques minutes
36:28avec vous
36:29parce qu'à Stévy
36:30c'est une de vos spécialités
36:32qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
36:33aujourd'hui quelqu'un
36:34vient vous voir
36:35avec un milliard
36:36comme c'est le cas
36:36tous les jours chez vous
36:37qu'est-ce que vous lui dites ?
36:39je vous attends
36:39qu'est-ce que vous lui dites ?
36:40alors de nouveau
36:41l'allocation
36:42elle dépend toujours
36:43du diagnostic patrimonial
36:45c'est très personnalisé
36:46mais je me dois de le dire
36:47je vous donne quand même
36:48l'allocation
36:49pour un profil équilibré
36:50parce que ça parle à tout le monde
36:51aujourd'hui en action
36:52on est à 46%
36:53on est globalement positif
36:55néanmoins
36:56aujourd'hui
36:56on est
36:58neutre
36:59pardon
36:59sur les marchés développés
37:01et j'y reviendrai deux secondes
37:02si vous voulez bien
37:02on surpondère le Japon
37:04et les pays émergents
37:04donc dans l'allocation action
37:06sur les obligations
37:07on est également positif
37:08on en a 39% aujourd'hui
37:10quelle zone ?
37:11alors on aime bien
37:12là aussi les émergentes
37:13mais qui sont libellées
37:14en devises fortes
37:15donc en euros
37:15en dollars etc
37:16et plutôt des obligations
37:18de bonne qualité
37:18puisque la prime d'oriste
37:19nous paraît plus intéressante
37:21on a toujours 10%
37:22de fonds alternatifs
37:23qui jouent une belle diversification
37:24dans un portefeuille
37:25donc Hedge Fund
37:26je vous explique en quelques secondes
37:27ce que c'est un fonds alternatif
37:28pour les gens
37:29donc typiquement Hedge Fund
37:30qui est censé être décorrélé
37:31des classes d'actifs traditionnelles
37:33et qui joue très bien son rôle
37:35quand les marchés justement
37:36sont moins directionnels
37:37parce qu'il peut faire
37:38des opérations intéressantes
37:39en tant que bonne Suisse
37:40on a encore 3% d'or
37:41dans les portefeuilles
37:42et puis le reste après
37:43c'est des liquidités
37:43c'est pas beaucoup
37:443% pour un Suisse
37:45alors on en a eu plus
37:46on a fait une prise de profit
37:48aussi vu le parcours
37:49parce que ça faisait un moment
37:50parce que nous
37:50quand Patrice Gautry
37:51il se balade dans les couloirs
37:52de BFM
37:53on entend du bruit dans ses poches
37:54et on se dit
37:54bon il se balade avec les lingots
37:55non c'est pas beaucoup
37:573% pour un Suisse
37:58alors nous
37:58nous travaillons avec des
38:00on est entre 8 et 10
38:01alors
38:02alors
38:03dans le nouveau
38:03on en avait plus avant
38:04on a pris des profits
38:05donc ça réduit un petit peu
38:06la location aussi
38:07l'or est quand même
38:08sur des plus hauts historiques
38:09et c'est un actif
38:10qui rapporte pas de rendement
38:10donc on essaye d'être
38:13un petit peu modéré
38:13oui
38:14si je peux
38:15oui oui bien sûr
38:15finissez pour qu'on arrive
38:17à 100%
38:17le Japon
38:17vous l'avez évoqué
38:19tout à l'heure
38:20nous on trouve que c'est intéressant
38:21parce que les droits de douane
38:22aujourd'hui
38:23aux alentours des 15%
38:24tous ces cours confondus
38:25c'est très bien
38:26et puis ce que vous avez mentionné
38:27les japonais sont des très grands
38:29acheteurs d'OAT française
38:30quand il y a de la défiance
38:32sur l'OAT
38:33ils ont tendance à vendre
38:34ce qui est favorable aussi
38:35pour le Yen
38:35et en plus on a aujourd'hui
38:37une croissance des salaires
38:38intéressantes
38:38et les émergents
38:39pourquoi on aime bien
38:41parce qu'ils bénéficient aussi
38:42de la faiblesse du dollar
38:43ils ont été plutôt
38:45pas trop malmenés
38:46dans les droits de douane
38:46et là c'est à la fois
38:47sur les actions
38:48avec des pays comme l'Inde
38:49ou la Corée du Sud
38:50mais aussi les obligations émergentes
38:52que j'ai mentionnées
38:53Patrice Gautry
38:54votre top ou votre flop ?
38:56alors les prix américains
38:57on en a parlé tout à l'heure
38:58les prix à la production
38:59qui ont légèrement baissé
39:00sur le mois
39:00qui ont légèrement baissé
39:01sur un an
39:02qui sont revenus
39:03juste en dessous des 3%
39:03et les prix à la consommation
39:05qui ont progressé
39:050,4% sur le mois
39:07et qui continuent
39:08leur petite trajectoire
39:09donc ça c'est les droits de douane
39:102,9% pardon
39:11c'est ce que disait tout à l'heure
39:12Sébastien
39:12c'est les droits de douane
39:13alors on a
39:14et les prix cœur
39:16dans l'indice des prix
39:17à la consommation
39:18qui est 3,1%
39:19une partie est liée
39:21par encore
39:22du pricing power
39:24on peut dire ça
39:25dans certains services
39:26on a vu
39:26le prix des billets d'avion
39:28qui augmentait
39:28on a le prix des réparations
39:30dans l'automobile
39:30qui augmente
39:31et il y a effectivement
39:32dans les prix des biens
39:33on le voit passer
39:35on l'a vu
39:35dans les prix à la production
39:37on le voit aussi
39:37dans les prix à la consommation
39:38donc les entreprises
39:40disent-ils au fil du mois
39:41effectivement au fil des mois
39:42en fait les hausses
39:43qui sont liées à des tarifs
39:44ça peut continuer
39:46et ça donne une inflation perçue
39:47qui peut être importante
39:48si vous changez
39:49les pneus de voiture
39:49vous allez payer 6% de plus
39:50sur un an
39:51si vous changez de canapé
39:52vous allez payer 10% de plus
39:54que le prix
39:55qui prévalait sur un an
39:56donc
39:58faites ce que vous voulez
39:59mais ça veut dire
40:00que l'inflation perçue
40:01au niveau des ménages
40:02elle va effectivement
40:03mordre un petit peu
40:04sur leur pouvoir d'achat
40:05Vous en avez parlé tout à l'heure
40:08pour moi c'est vraiment un top
40:09c'est justement le deal
40:10Mistral AI et SML
40:12donc il y a eu lieu cette semaine
40:13qui passe
40:14pour la première fois en France
40:15on a une décacorne
40:16donc pour une start-up
40:17qui passe les 10 milliards
40:18de valorisation
40:18et ce qui est intéressant
40:20c'est qu'il y a des synergies
40:21dans les deux sens
40:21parce que quelque part
40:22ça protège aussi Mistral AI
40:24des grands géants de la tech
40:25ça le rend plus fort
40:27et SML peut utiliser
40:28sa technologie
40:29et pour moi
40:29c'est vraiment un pas
40:30vers la souveraineté européenne
40:31dans ce domaine de l'IA
40:32où on a évidemment
40:34une énorme concurrence
40:35et ça a été très salué
40:36par la presse internationale
40:38donc pour une fois
40:39je trouve que
40:40Cocorico
40:40c'est un très beau deal
40:42et bravo à eux
40:43On va en reparler
40:43mais
40:44Christopher Demick
40:45Le top c'est l'or
40:46qui continue de battre
40:48des records
40:49à mon avis
40:49on atteindra
40:50les 4000 dollars l'once
40:52donc c'est 400 dollars
40:54de plus que le niveau actuel
40:55c'est certainement
40:56l'une des seules matières premières
40:57où on a de la visibilité
40:58alors il y a une myriade
40:59de facteurs
40:59juste les derniers records
41:01sur l'or
41:01c'est lié à la rotation
41:02on en parle beaucoup
41:03pour les actions
41:03mais ça vaut aussi
41:04pour les métaux précieux
41:05et vous avez eu
41:06pendant l'été
41:07beaucoup d'acheteurs d'argent
41:08parce que l'or et l'argent
41:09sont corrélés
41:10mais il y a un différentiel
41:11de temps en termes d'évolution
41:13et là on a vu
41:13que ces acheteurs d'argent
41:14finalement ils quittent le marché
41:16ils retournent au bercail
41:17ils achètent de l'or
41:17donc c'est vraiment
41:18les derniers mouvements haussiers
41:19qu'on commente
41:19ça va continuer
41:20chez vous
41:21on a quel pourcentage
41:22vous avez déçu
41:23alors sur la banque privée
41:24on doit être sur du 5%
41:25à peu près
41:25en tout cas sur la partie française
41:26d'accord
41:27on ferme l'allocation
41:28je finis par vous
41:29parce que je savais
41:30que je vous laisse un peu de temps
41:31allez-y
41:32Sébastien Lalevé
41:33je vous laisse gueuler
41:35parce que vous allez me faire plaisir
41:37non c'était sur le
41:39cette espèce de folie collective
41:41qui est en train d'expliquer
41:42que la taxe Zuckman
41:43serait peut-être une bonne idée
41:44et malheureusement
41:45les blocs centraux
41:46à l'Assemblée
41:46qui sont en train
41:47pour des raisons politiques
41:48de dire que ça serait pas si con
41:49parce que si on prend l'exemple
41:51de Mistral par exemple
41:53et qu'à la louche
41:54les trois fondateurs
41:55ont 10% de la société chacun
41:57ça veut dire que si
41:58leur société est valorisée
41:59alors un peu discuté de la valo
42:00tout ce que vous voulez
42:01mais c'est pas le sujet
42:01on va dire pour des raisons
42:03de simplification
42:04que c'est valorisé 10 milliards
42:05ils ont 10%
42:06ça veut dire que
42:07leur fortune personnelle
42:09fictive est d'un milliard
42:10la taxe Zuckman
42:11ferait qu'ils devraient
42:13payer chaque année
42:1420 millions d'euros
42:15en cash
42:16et ça c'est du net
42:17ça veut dire que
42:18pour qu'eux
42:18ils aient 20 millions d'euros
42:20en cash
42:20ça veut dire qu'ils fassent des ventes
42:21pourquoi ?
42:2235 millions à peu près
42:23parce qu'il faut quand même
42:24payer entre 35 et 40%
42:25d'impôts sur la plus-value
42:26donc ça veut dire
42:27qu'il faudrait qu'ils vendent
42:28à peu près
42:2835 à 40 millions par an
42:31pour payer les impôts
42:32juste pour payer les impôts
42:33d'une boîte
42:34je ne leur souhaite pas
42:35qui potentiellement
42:37dans 5 ans
42:37est morte
42:38parce qu'il n'y a pas
42:39de synergie opérationnelle
42:40avec ISML
42:41et que ça ne marchera pas
42:42non mais je prends un truc
42:44un peu
42:46un peu voilà
42:46donc s'ils meurent dans 5 ans
42:48ils auront payé
42:49je dis n'importe quoi
42:50en attendant
42:50donc c'est une valo fictive
42:52parce qu'elle n'est pas cash
42:53pour connaître un peu ce monde
42:54c'est une chose
42:55que les investisseurs déteste
42:57c'est donner de l'argent
42:58au fondateur
43:00plutôt qu'à la société
43:00qui est en croissance
43:01donc en réalité
43:03ils sont riches de papier
43:04mais ils ne sont pas riches
43:05de cash
43:05donc en fait
43:06c'est un moyen exceptionnel
43:08pour être certain
43:08que les gens partent
43:10et moi ce qui m'embête
43:11c'est que quand cet homme
43:12est invité
43:13c'est une fraude intellectuelle
43:15ce qu'il raconte
43:15quand il explique aux gens
43:17qu'il faut taxer
43:18parce que la part
43:19des fortunes 500 françaises
43:21dans Challenge
43:22est passée de 6% du PIB
43:24en 96
43:24à 40% du PIB
43:26en 2025
43:27on compare quoi ?
43:29on compare une donnée mondiale
43:30parce que qui sont
43:31les français les plus riches ?
43:33c'est notamment
43:33les actionnaires
43:34et fondateurs
43:34des boîtes de luxe
43:36pour la petite histoire
43:37entre 96
43:38et 2025
43:39la fortune
43:40des fondateurs
43:42de LVMH
43:43Kering
43:44et Hermès
43:45est passée
43:45de 7 milliards
43:46à 300 milliards
43:47pourquoi ?
43:49parce qu'en 30 ans
43:50cette industrie
43:50a explosé à la hausse
43:51donc on compare
43:52des chiffres mondiaux
43:53sur des industries mondiales
43:56à un PIB français
43:57donc intellectuellement
43:58ça ne tient pas
43:59ça ne marchera pas
44:01et si on le fait
44:03on n'aura peut-être pas
44:03ça que cela
44:04mais on va avoir
44:05de toute façon
44:06on va avoir
44:07une hausse des impôts
44:08donc n'importe quelle politique
44:09cautionne ça
44:10c'est une catastrophe
44:11allez on passe tout de suite
44:12au top 3
44:13et avec la bonne nouvelle
44:15Sébastien Laleué
44:16vous êtes
44:16mais largement
44:17en tête
44:18il sourit
44:19lui il ne sourit pas souvent
44:21mais là il sourit
44:2137,9% de hausse
44:24bravo
44:25alors vous qui m'expliquiez
44:26que finalement
44:27vous aviez des performances
44:28qui étaient moins bonnes
44:29parce que vous aviez
44:30trop de lignes
44:30dans votre portefeuille
44:31et que c'était biaisé
44:32vous voyez bien
44:33qu'on peut faire
44:33des très belles performances
44:34avec un portefeuille
44:35qui a beaucoup de lignes
44:36non mais c'est plus dur
44:37ça parce que ça marche
44:38que c'est pas
44:38Céline Picmal
44:40qui est à 30%
44:41à peu près
44:41Eric Blaine à 25%
44:43comment on fait
44:43pour faire du 38%
44:45depuis le début de l'année
44:46Sébastien Laleué
44:47donnez votre tuyau
44:48aux gens qui nous écoutent
44:49il y avait 2-3 sociétés
44:50qui ont très très bien marché
44:51allez on voit
44:52votre portefeuille ensemble
44:53et vous allez nous dire
44:54si on achète
44:55où on vend
44:56allez on démarre tout de suite
44:58avec du Selectis
44:59on garde
44:59avec du Reward Media
45:01on garde
45:01avec du Technip
45:03donc Selectis
45:04ça fait 71%
45:05depuis le début de l'année
45:05Technip
45:06on garde
45:07bien sûr
45:08SMCP
45:0973% de hausse
45:10ça va continuer
45:11on garde
45:12Valourec
45:12on garde
45:13Séché Environnement
45:14on vend
45:15ok
45:16Nexans
45:17on garde
45:18Soprasteria
45:19on garde
45:19j'espère que ça va monter
45:20la Française de l'énergie
45:22on garde aussi
45:23Idé Logistics
45:24on garde
45:24Medincelle
45:25on garde aussi
45:26Téléperformance
45:27on garde
45:28ça va pas marcher
45:29mais on garde
45:30parce que ça va pas marcher
45:31non on garde
45:31parce que c'est pas cher
45:32et que ça va
45:33ça va repartir
45:34Zalando
45:35on garde
45:36Infineo
45:37on garde aussi
45:37qu'est-ce qu'on achète ?
45:39on achète Ipsos
45:40donc le spécialiste
45:41de la recherche
45:43du market data
45:45c'est 2 milliards
45:46plus de 2 milliards
45:47de chiffre d'affaires
45:481,5 milliards
45:49de capitalisation boursière
45:50ça vaut 5 fois
45:51les bids
45:52on est sur des plus bas
45:53de l'année
45:54ça a été
45:55il y a eu un changement
45:56de président
45:56il y a eu des warnings
45:58on est sur des points
45:59très bas
45:59une valorisation très basse
46:01les trimestres
46:03arrivant seront plus faciles
46:04en termes de comparaison
46:05je pense qu'à ce prix là
46:07c'est cadeau
46:07d'accord
46:08donc leur activité principale
46:10c'est celle qu'on connait
46:11ou il y en a d'autres ?
46:12en fait on connait
46:13on connait Ipsos
46:14pour les sondages politiques
46:15mais en fait
46:16ils font de l'explication
46:17pour les entreprises
46:18c'est un business
46:19donc B2B
46:20pour les entreprises
46:21pour leur aider
46:22à comprendre
46:23leur marché
46:24leurs clients
46:25et est-ce que l'environnement
46:26en fait
46:27l'instabilité politique
46:28et économique
46:29favorise leur business
46:30c'est les sondages politiques
46:31donc c'est une partie
46:33c'est une petite partie
46:34oui mais même
46:34sur l'environnement économique
46:36je veux dire
46:36oui oui
46:36non mais de toute façon
46:37ils s'est aidés
46:38à comprendre le monde
46:39donc c'est mondial
46:41c'est un succès mondial
46:42donc leurs gros clients
46:44sont aux Etats-Unis
46:44en Chine
46:45en Europe
46:46donc c'est vraiment
46:47une belle société
46:48Pascal Sévy
46:49la France vous regarde
46:50Visa
46:51je garde
46:53Salesforce
46:54parcours compliqué
46:56cette année
46:56mais je garde
46:57ASML
46:58je garde
46:58carrément
46:59Adyen
47:00je garde aussi
47:01Sika
47:02pareil
47:03Belle Valeur Suisse
47:04Thermo Fischer
47:05scientifique
47:06on garde
47:07Microsoft
47:07aussi
47:08Infineon
47:09aussi
47:09Alphabet
47:10très beau parcours
47:11je garde aussi
47:13les Suisses également
47:14Chénière Énergie
47:15aussi
47:15Ferrari
47:16bon ça c'est par goût
47:17personnel
47:18c'est ça
47:18d'ailleurs si vous pouviez
47:19ne pas vous garer
47:20devant l'entrée du studio
47:21parce que c'est hyper gênant
47:23tout le monde croit
47:23que c'est ma voiture
47:24au contraire
47:24je suis en smart
47:25et donc je suis ridicule
47:27après
47:27Eton
47:28je garde aussi
47:29March
47:30et Marc Lennon
47:31je garde également
47:32qu'est-ce qu'on achète
47:32alors on achète
47:33aujourd'hui une valeur
47:34espagnole
47:35qui s'appelle
47:36Iberdrola
47:36vous allez faire plaisir
47:37vous voyez l'Espagne
47:38pour Patrice
47:39qui cite l'Espagne
47:40maintenant comme référence
47:41ça on aura tout vu
47:42donc Iberdrola
47:44déjà on aime bien le secteur
47:45parce que c'est dans le secteur
47:46des services publics
47:46qui se distingue
47:47par sa croissance
47:48notamment c'est plaisant
47:49quand on est en incertitude
47:50économique
47:51et au sein des valeurs
47:54c'est joliment dit
47:55c'est plaisant
47:56oui c'est plaisant
47:56cette valeur est plaisante
47:57au sein des valeurs défensives
47:58c'est le seul secteur
48:00en fait
48:00qui a annoncé
48:01des croissances
48:02des bénéfices par action
48:02donc ça ça nous plaît bien
48:04Iberdrola
48:05c'est un groupe
48:05qui a 170 ans
48:06c'est le leader mondial
48:08de l'énergie aujourd'hui
48:09j'aime pas quand vous me regardez
48:10quand vous dites
48:11c'est un groupe
48:11qui a 170 ans
48:12je me sens
48:13allez-y
48:14donc un groupe
48:15qui a 170 ans
48:16on parlait tout à l'heure
48:17d'électrification
48:18il y a un vrai besoin
48:19aujourd'hui
48:20d'électrification
48:20donc il travaille
48:22sur des activités
48:22réglementées
48:23pour la majorité
48:24et un peu moins
48:25réglementées
48:26pour le reste
48:26c'est un groupe
48:27qui est très international
48:28avec un chiffre d'affaires
48:29bien réparti
48:30les derniers résultats
48:31étaient très bons
48:32croissance solide
48:32bénéfices
48:33dividendes
48:34autour de 4%
48:35c'est cher
48:36non on a à peu près
48:3716 fois les bénéfices
48:38donc c'est un groupe
48:39qui nous semble
48:40à la fois
48:40on aime bien le secteur
48:41et ce groupe
48:42nous semble très bien
48:43positionné
48:44pour continuer
48:44en fait
48:45sur les grandes tendances
48:46et notamment
48:47tout ce qui est
48:48environnement
48:49extrêmement bien placé
48:50pour des solutions
48:51pour lutter contre
48:52le réchauffement climatique
48:53Sébastien Lalevé
48:54vous en avez
48:54dans les fonds
48:59en développement durable
48:59j'ai juste un truc
49:00sur Oracle
49:01pour vous donner
49:02les chiffres
49:02les objectifs
49:04sur le business
49:05infracloud d'Oracle
49:06c'était 10 milliards
49:08attendus en 2025
49:09une estimation
49:10pour 2030
49:11avant la publication
49:13qui était de 90 milliards
49:15et dans le plan
49:16qu'ils ont annoncé
49:16ils annonçaient
49:17que c'était 145 milliards
49:19vous voulez rajouter
49:20des trucs
49:20sur la première partie
49:21aussi de l'émission
49:22il reste 10 secondes
49:25il faut plus de temps
49:26merci de nous avoir suivis
49:27merci à ces invités
49:28même s'ils sont indisciplinés
49:30on se retrouve
49:30la semaine prochaine
49:30pour une émission
49:31dont je peux déjà vous dire
49:32qu'elle sera exceptionnelle
49:33surtout n'oubliez pas
49:34que vous pouvez nous écouter
49:35nous voir
49:35nous revoir
49:36nous réécouter
49:36en replay
49:37et en podcast
49:37sur toutes les bonnes
49:39plateformes
49:40pour combattre
49:40un nouveau record
49:41en 2025
49:42c'est votre argent
49:45sur BFM Business
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