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  • il y a 4 mois
Selon le ministère de l'Intérieur, près de 200.000 personnes ont manifesté dans plusieurs villes en France ce mercredi dans le cadre du mouvement "Bloquons tout".

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Transcription
00:00C'est toujours navrant de voir un outil de travail qui va être dégradé, voire plus utilisable pendant plusieurs mois.
00:07Ça, c'est une inquiétude. C'est une inquiétude permanente pour ces restaurateurs et ces commerçants qui voient à chaque mouvement de manifestation
00:14la dégradation de leur outil de travail ou la non-exploitation de leur outil de travail.
00:19Donc c'est une vraie inquiétude. Et aujourd'hui, les assurances nous font signe qu'elles ne couvriront plus certains dégâts
00:25ou alors il va falloir payer des charges supplémentaires. Et ça, c'est très inquiétant pour nous, les restaurateurs, mais aussi l'ensemble des commerçants.
00:32Parce que là, on voit une façade en feu, même une vitrine cassée. C'est un restaurant qui ferme pendant plusieurs jours.
00:37C'est quoi les remontées de terrain que vous avez eues hier ?
00:39Les remontées, c'est l'inquiétude parce que là, on traverse quand même une crise qui est assez profonde dans l'hôtellerie et dans la restauration.
00:45On a vu que la saison d'été avait été quand même plutôt mauvaise. Et là, on attaque sur des mouvements sociaux avec des mouvements de foule
00:51qu'on ne sait plus contrôler depuis plusieurs années. Donc il est vrai qu'aujourd'hui, il y a une inquiétude pour les commerçants
00:57dans l'état général, pour les restaurateurs bien sûr, parce qu'un feu de poubelle au milieu d'une place, c'est tout le quartier qui est verrouillé
01:03et plus d'exploitation. L'annonce aussi de mouvements de foule dont on sait qu'ils ne sont plus quasiment maîtrisés
01:11ou qu'il y a une attente très longue pour les maîtriser, eh bien aujourd'hui, il y a une vraie inquiétude de ces restaurateurs.
01:17Et ce sont des clients qui ne veulent plus venir aussi ?
01:18Alors, c'est des clients qui annulent. Ce qui est clair, sur ce mouvement d'hier, par exemple, il y a eu deux jours avant
01:24des annulations sur l'établissement. Et après, vous ne savez pas où va se passer la manifestation.
01:30Donc vous ne pouvez pas anticiper. Quand vous montez des barricades, vous protégez vos vitrines.
01:35Et puis ensuite, le lendemain matin, il faut les redémonter pour réouvrir l'établissement.
01:40Tout ça, c'est du personnel qui est là et qui est payé. Et c'est normal. Mais vous n'exploitez pas.
01:45Donc c'est une vraie inquiétude.
01:46– Thierry Marc, si on dézoome un peu et qu'on regarde le climat social actuel en France,
01:50vous êtes un chef engagé. Vous avez ouvert des écoles gratuites pour des jeunes éloignés de l'emploi.
01:55Vous êtes au contact des difficultés des Français. Est-ce que vous la comprenez, cette colère qui s'exprime aujourd'hui dans la rue ?
02:00– Oui, je la comprends vraiment. Parce qu'effectivement, moi, je viens de ces quartiers.
02:06Nous avons des écoles dans ces quartiers et des personnes qui, le 10 du mois, est un problème.
02:10Cette fracture sociale, elle a 40 ans. Et aujourd'hui, pour un chef d'entreprise, je suis devenu chef d'entreprise,
02:16et bien j'ai le même problème que tout le monde. C'est-à-dire que les gens me disent, écoutez, mon salaire net, ça ne colle plus.
02:21Et nous, employeurs, le salaire brut, ça ne colle plus. Qu'est-ce qu'on fait ?
02:25Comment on déverrouille ces mécanismes de charge qui, aujourd'hui, obstruent la croissance ?
02:30Ce qu'on attend aujourd'hui, qu'on soit un simple citoyen, pas forcément chef d'entreprise ou un chef d'entreprise,
02:36c'est qu'on retrouve de la croissance, de la croissance partagée, en fait, que quelqu'un nous amène,
02:41et ce qu'on attend de ce gouvernement, une idée sur la croissance et la prospérité de ce pays.
02:46C'est ça qu'on attend. Ce n'est pas le casting final de qui va faire quoi ou qui va se fâcher contre telle ou telle chose.
02:52C'est de dire, il y a un cap, il y a une croissance, et pour deux ans, on se voit là dans deux ans.
02:56Mais aujourd'hui, ce qu'attend les chefs d'entreprise, comme les citoyens, c'est qu'au moment où un gouvernement prend une décision,
03:03qu'elle soit vue et appliquée dans les semaines, voire les mois qui suivent. Sinon, ça ne fonctionne pas.
03:09Aujourd'hui, quelqu'un qui a son salaire net qui ne lui permet pas un épanouissement normal de vie,
03:15il se dit, le travail, ce n'est pas une valeur, c'est juste un moyen. Et avec ce moyen, je ne m'épanouis plus dans la société.
03:22Donc, à un moment donné, les tensions montent. D'ailleurs, on a vu beaucoup de femmes dans la rue.
03:26Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je notais ça en écoutant vos plateaux.
03:30Beaucoup de femmes et de jeunes qui se disent, mais il est où le cap ? Qu'on nous donne un cap ?
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