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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos.
00:04Bonjour Vincent Jeanbrun.
00:05Bonjour.
00:05C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes ministre de la Ville et du Logement.
00:09Comment réagit le ministre que vous êtes à ce qui s'est passé vendredi soir à la mairie de Fresnes,
00:14tir de mortier sur la façade d'une vingtaine d'individus encagoulés,
00:17saccageant les lieux dans cette mairie remportée par un candidat LR ?
00:21Comment réagit le ministre que vous êtes quand des maires LFI fraîchement élus,
00:25comme Bali Bagayoko à Saint-Denis demande aux agents municipaux de prêter allégeance
00:30ou annonce le désarmement progressif de la police et veulent supprimer les caméras de vidéosurveillance ?
00:37Comment réagit le maire de Laële et Rose que vous avez été pendant de longues années
00:41avec le traumatisme que vous avez vous-même subi, votre famille aussi,
00:45en 2023 lorsque des maires ont dû être escortées de leur défaite,
00:49après leur défaite au second tour des municipales,
00:51des maires injuriés, invectivés, menacés, parfois chahutés.
00:55Le maire de Montcontour, comme on vient de le voir dans les Côtes-de-Ramort,
00:59lui préfère jeter l'éponge, il a peur pour sa famille.
01:01Nous parlerons aussi de votre famille politique, les LR,
01:04quelle stratégie pour le parti et pour la présidentielle.
01:07Vous co-signez avec Maude Brejon et 90 responsables du Bloc Central,
01:11une tribune ce matin pour un candidat unique de la droite et du centre.
01:15Et puis de votre mission également, Vincent Jambrun,
01:17protégeant les propriétaires de logements contre les impayés et les squatteurs.
01:22Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
01:25Bonjour.
01:25Et Mathieu Beaucoté, bonjour Mathieu.
01:27Bonjour.
01:27Commençons cette émission d'abord par cette tentative d'attentat à la Bank of America à Paris la nuit dernière,
01:33attentat déjoué alors qu'un homme qui s'avère être un petit trafiquant,
01:37payé quelques centaines d'euros, s'apprêtait à enclencher le dispositif de mise à feu.
01:41Il était 3h30 du matin, on imagine bien sûr que cet homme était engagé par d'autres personnes,
01:47peut-être en relation avec le conflit au Moyen-Orient.
01:51Je remarque que Laurent Nunez salue les équipes de police,
01:54je remarque qu'il fait aussi le lien avec ce conflit en Iran.
01:59Écoutez, moi j'attends que tous les éléments soient mis à jour,
02:03mais effectivement d'abord je peux féliciter toutes les forces de l'ordre
02:05qui ont permis de déjouer cet attentat qui aurait pu être extrêmement grave.
02:09Il fallait s'y attendre, le conflit en Iran pose beaucoup de questions
02:13et amène effectivement une volonté de vengeance de certains groupes et de certains pays
02:18et cet attentat peut-être est lié, on le saura dans l'état qui vient.
02:22Donc peut-être que nous ne sommes pas en sécurité,
02:24peut-être que ce genre d'attentat va se reproduire parce que c'est l'exemple d'une importation du
02:28conflit.
02:28Peut-être Pierre de Villeneuve que nous sommes sous la menace,
02:32mais preuve en est que nous avons été en sécurité puisque les forces de l'ordre,
02:35et je veux encore une fois les saluer et les remercier, nous ont protégés de cet attentat.
02:39Et Stéphane ?
02:40Oui, ce conflit là au prochain lieu nous impacte parce qu'il y a des répercussions économiques.
02:46On a vu les prix des carburants qui sont en train de flamber, les engrais,
02:49on se dit qu'il y aura peut-être des pénuries de plastique, tout ce qui dérive du pétrole.
02:53Votre gouvernement a annoncé vendredi soir 70 millions d'aides
02:57pour quelques personnes, quelques professions très ciblées pour une période d'un an,
03:04on a l'impression que votre gouvernement est démuni.
03:09Il n'y a plus d'argent, on ne peut plus rien faire.
03:11On va laisser les Français se débrouiller tout seuls face à la hausse des...
03:15Il y a deux réalités.
03:16La première réalité c'est qu'effectivement notre pays a beaucoup trop dépensé
03:18pendant des dizaines d'années et qu'aujourd'hui nos moyens se sont limités
03:21de manière générale pour tous les sujets.
03:23Et c'est pour ça qu'il faut absolument redescendre sous le taux du déficit.
03:26Ça c'est une chose.
03:27Et ensuite vous avez cette crise qui effectivement a une répercussion extrêmement forte
03:31sur un certain nombre de professions.
03:32Et là le gouvernement prend ses responsabilités avec cette première mesure.
03:37La première chose c'est que mes collègues ministres et en particulier le ministre de l'économie
03:41Roland Lescure réunit quasiment de manière quotidienne différents groupes de travail
03:46pour suivre l'évolution de la crise et ses impacts sur l'économie de notre pays.
03:49Et propose cet amortisseur, ces premiers 70 millions...
03:53Mais qui est très limité, vous en conviendrez.
03:56Si c'est sur un an, effectivement c'est limité.
03:58Là c'est 70 millions sur un mois pour permettre aux entreprises les plus fragiles d'être accompagnées.
04:03Et encore une fois, comme on ne connaît pas l'évolution de ce conflit et l'évolution de ses répercussions,
04:07on suit au jour le jour pour pouvoir apporter les meilleures solutions au jour le jour.
04:11Les professionnels sont en contact permanent avec le ministère de l'économie, du budget et la ministre de l'énergie.
04:19Et évidemment qu'on est dans un dialogue permanent pour faire en sorte que personne ne fasse faillite à cause
04:23de ce...
04:24Mais est-ce qu'on a cramé la caisse comme le disait Valérie Pécresse qui est de votre parti lors
04:27de la dernière campagne présidentielle ?
04:28Il n'y a plus d'argent.
04:29On a fait le quoi qu'il en coûte.
04:31C'est un fait.
04:32Ça a été dit, ça a été annoncé.
04:33Vous le regrettez ?
04:34Effectivement, aujourd'hui...
04:35Vous le regrettez Vincent Jean-Marc ?
04:36Il faut qu'on puisse revenir.
04:37Les circonstances étaient un peu particulières, vous vous en souvenez.
04:39Donc vous le regrettez pas ?
04:40Mais aujourd'hui, nous n'avons plus, c'est ce qu'a dit très clairement Maude Bréjon,
04:43par ailleurs ministre de l'énergie et porte-parole du gouvernement,
04:45nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte.
04:46Donc on ajuste et on fait au plus précis, de façon, j'allais presque dire chirurgicale.
04:50Alors l'autre grand élément de l'actualité, c'est ce qu'on pourrait appeler la séquence post-municipale,
04:54avec des violences qui accompagnent quelquefois,
04:57presque des séances d'humiliation qui accompagnent le départ de certains maires
05:02qui sont traités comme des pariards dans leur propre ville.
05:05Il y a aussi le saccage de la mairie de Fresnes dans votre circonscription.
05:10Que comprenez-vous de la présente séquence qui, soit sur le mode de l'humiliation, de la violence,
05:15nous fait passer un cap dans la brutalisation de la vie politique ?
05:18Je ne peux être que d'accord avec l'expression que vous avez.
05:20Il y a une brutalisation de la vie politique qui est sidérante, qui est effrayante
05:24et qui va nécessiter une réponse extrêmement forte de la part, non pas juste de l'État,
05:28mais de 100% de notre société.
05:29On ne peut plus tolérer cette violence qui devient une violence naturelle.
05:32C'est-à-dire qu'on a l'impression que c'est concomitant à la vie politique.
05:36Vous savez, ça me rappelle ce qui s'est passé à l'époque dans le foot,
05:39avec un sport qui réunissait et qui rassemblait,
05:42et puis petit à petit qui est devenu parfois un lieu de conflit avec des hooligans
05:45et on ne pouvait plus avoir un match de foot de grands clubs
05:47sans que derrière il y ait des violences inouïes.
05:49On a l'impression que c'est en train de toucher la vie politique.
05:52Vous imaginez que quand moi je vois ces images-là,
05:55parce qu'il y a quelque chose d'animal dans cette façon de saccager, de brutaliser.
06:00On parlait d'ensauvagement, mais là il y a quelque chose de sauvage
06:02dans cette façon d'exprimer une haine, une violence.
06:05On ne peut pas le tolérer.
06:07La mairie de Fresnes, elle est à moins de 2000 mètres à vol d'oiseau de chez moi.
06:11Vous imaginez ce que ça peut représenter pour un territoire comme le nôtre
06:14qui avait été tant meurtri par les émeutes de 2023 ?
06:17On se dit qu'au fond, on n'a pas encore apporté le remède.
06:21Il va falloir le faire de manière urgente.
06:22Est-ce que la référence à la violence n'est pas une référence incomplète,
06:26relevant presque de l'euphémisme ?
06:27Est-ce qu'on ne peut pas avoir des violences qu'il faut caractériser ?
06:30Par exemple des violences politiques, des violences qu'on pourrait associer à certains courants,
06:33des violences d'intimidation ?
06:35Autrement dit, est-ce qu'il n'y a pas une étape nécessaire de plus à mener dans l'analyse
06:38?
06:39Écoutez, moi je suis prêt évidemment à en débattre
06:41parce qu'il va falloir qu'on creuse les causes de tout ça pour justement apporter les réponses.
06:45Peut-être qu'il y a quand même deux sujets.
06:47Ce que vous évoquez sur ces espèces de scènes d'humiliation publique,
06:50on se croirait dans un mauvais épisode de Game of Thrones.
06:53Vous savez, honte, honte, honte.
06:55C'est terriblement humiliant.
06:57Et là, on est clairement sur du militant qui vient essayer d'humilier son adversaire.
07:01Mais on ne connaissait pas ça auparavant ?
07:02On ne connaissait pas ça.
07:05Et probablement que l'hystérisation du débat politique
07:07et avec notamment une force politique qui est la LFI
07:09qui vient traiter tout ce qui n'est pas elle d'extrémiste, de fasciste, de raciste,
07:15ça vient presque légitimer le fait qu'il faut humilier l'adversaire
07:19puisque de toute façon, il est démoniaque.
07:19Vous avez les images là au Blanc-Ménil par exemple.
07:21C'est terrible.
07:22Pour les téléspectateurs de Séni.
07:23Mon soutien.
07:24Avec ce maire Thierry Meignan qui se fait invectiver
07:27et pourchasser pratiquement par ses électeurs.
07:29C'est absolument on peut.
07:31Et je veux lui adresser évidemment toute mon amitié et tout mon soutien.
07:34On voit bien qu'il y a cette volonté d'aller au-delà du débat démocratique
07:37pour humilier et meurtrir en réalité.
07:41Et vous avez l'air de dire qu'à Frenz il y aura une enquête.
07:45Mais simplement, on a l'impression que c'est moins des militants
07:48que des petits délinquants.
07:50Ou des narcotraficants.
07:52Ou des criminels liés au narcotrafic.
07:54qui, eux là, ont plutôt un message à envoyer de
07:57on est sur un territoire qui est le nôtre.
07:59Et vous, monsieur le maire et votre équipe qui est arrivée
08:02en promettant des caméras de vidéoprotection,
08:04en promettant d'armer la police,
08:06en promettant plus de sécurité, bref,
08:08venir lutter sur notre territoire,
08:10eh bien on essaye de vous intimider.
08:12C'est peut-être...
08:13Oui, c'est ça où ils réussissent.
08:14Tout ça a créé...
08:15Moi, je pense que pour connaître le maire de Frenz,
08:18le nouveau maire qui est un ami,
08:19et son équipe qui est extrêmement courageuse,
08:21il ne va pas se laisser intimider.
08:23C'est un vrai serviteur de l'État.
08:25Parce qu'hier, devant les caméras,
08:25il avait l'air quand même assez prudent.
08:28Est-ce que...
08:29Pardonnez-moi, vous avez parlé de la référence de 2023.
08:32Vous-même, vous avez été attaqué.
08:34Votre famille a été attaquée.
08:36Je rappelle les faits.
08:37Voiture bélier contre votre domicile.
08:39Vous, vous étiez justement en cellule de crise à la mairie
08:42pour essayer de voir comment est-ce qu'on allait contraindre les émeutes.
08:45Votre femme et vos enfants ont dû faire le mur
08:48par-dessus la rambarde du voisin pour fuir.
08:52Et aujourd'hui, quand on voit ce qui se passe à Frenz,
08:55c'est à deux kilomètres de chez vous.
08:57J'imagine le traumatisme encore pour vous,
08:59pour votre famille, pour vos enfants.
09:01Quand le maire de Frenz, Christophe Carlier,
09:04apparaît devant les caméras en disant
09:06« Oui, vous savez, il était très très prudent.
09:09Il n'a pas condamné ces violences.
09:11Ça veut dire quoi ?
09:12Ça veut dire qu'il a peur lui-même ?
09:14Il a peur des représailles ?
09:15Il a peur pour sa famille ? »
09:17Ce qu'on peut comprendre, Vincent Jambrun.
09:19On peut distinguer deux choses.
09:20Je ne suis pas du tout en train de mettre une situation délicate sur le tapis.
09:22Quand il a ouvert son conseil municipal,
09:23il a condamné avec la plus grande fermeté
09:25ces actes de violence.
09:27Et il a été extrêmement clair dans son propos en tant que maire.
09:30Ensuite, aux caméras,
09:31il a été mesuré dans la mesure
09:33où il a essayé de montrer que Frenz,
09:35ce n'était pas ça.
09:36Que la jeunesse de Frenz ne se résumait pas
09:38à ces voyous qui viennent saccager.
09:39Maintenant, vous posez une autre question.
09:41C'est est-ce qu'en tant qu'élu
09:42qui nous mettons au service de l'intérêt général,
09:45chacun avec nos convictions, nos partis pris,
09:48est-ce qu'on le fait aujourd'hui
09:50avec un peu d'inquiétude ?
09:52Avec le fait de se dire,
09:54parce qu'il y a un précédent,
09:55et notamment avec ce qui nous est arrivé
09:56pendant les émeutes,
09:57mais c'est arrivé à des centaines de maires
09:59partout sur le territoire
10:00qui se sont fait caillasser,
10:01leurs maisons incendiées,
10:03ce maire courageux dans les côtes d'Amore
10:05et qui jette l'éponge.
10:07C'est terrifiant comme message pour notre République.
10:11Effectivement, il y a une angoisse.
10:13J'ai discuté avec des élus hier
10:14qui me disaient,
10:16justement parce qu'il y a en plus
10:17cette proximité territoriale
10:18entre la île est Rose et Frênes,
10:20qui disaient,
10:20mais est-ce qu'il faut qu'on s'inquiète ?
10:22Est-ce que vous pensez que ma famille est en danger ?
10:25Donc bien sûr que ça génère de la peur,
10:26mais figurez-vous que c'est fait pour ça.
10:27Mais vous répondez quoi à cette question ?
10:29Mais moi je leur dis qu'il faut continuer à se battre.
10:31Non, non, est-ce que la famille est en danger ?
10:33Votre famille a été en danger ?
10:35Ma famille a été en danger.
10:35Est-ce que la sienne l'est aussi ?
10:38Votre famille a été en danger en 2023.
10:40Nous sommes en 2026.
10:41Ce que dit Mathieu est vrai.
10:42C'est-à-dire qu'il s'est passé trois ans
10:44et les mêmes faits se reproduisent.
10:47La même inquiétude est là.
10:48La famille de votre collègue est en danger ?
10:49Le fait qu'aujourd'hui,
10:52des délinquants, des voyous,
10:53n'hésitent pas à s'en prendre
10:55à des symboles de la République,
10:57un hôtel de ville
10:58et peut-être par extension
10:59à des représentants de la République,
11:02c'est un fait.
11:03Et il faut qu'on continue
11:04à aller beaucoup plus loin
11:05dans la réponse de l'État.
11:06Il y a eu une première avancée
11:07avec la loi narcotrafic
11:08qui était significative.
11:10La loi riposte
11:11que propose le ministre de l'Intérieur
11:12dans les prochains jours
11:13au débat au Parlement
11:14va être un élément complémentaire
11:15extrêmement important.
11:17Mais sincèrement,
11:18aujourd'hui,
11:19est-ce qu'on peut être inquiétés ?
11:21Est-ce qu'il faut qu'on soit
11:23aux côtés des élus
11:24beaucoup plus fortement
11:24pour qu'on les sécurise
11:26et qu'ils se disent
11:26qu'on peut être serein
11:28dans notre mandat ?
11:29C'est absolument nécessaire.
11:30Et c'est ce qu'on va voir
11:31juste après une première pause
11:33dans le Grand Rendez-vous.
11:33A tout de suite.
11:37Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous
11:39avec le ministre de la Ville
11:40et du Logement,
11:41Vincent Jean-Brun.
11:42Le diagnostic a été posé,
11:44je crois,
11:44dans cette première partie
11:45d'émission
11:46avec...
11:46Vous avez parlé
11:47de naturalisation
11:48de la violence.
11:49C'est extrêmement intéressant
11:50et on va y revenir
11:52dans un instant.
11:52Savoir si c'est la naturalisation
11:54de la violence
11:54au niveau politique
11:55ou est-ce que c'est
11:56la naturalisation
11:56de la violence
11:57sur les images qu'on a vues
11:58avec effectivement
11:59ces jeunes qui cassent
12:01pour le plaisir
12:02et avec une forme
12:04évidemment de...
12:06Ce sont des conquérants
12:07de territoires
12:08pour reprendre
12:09le livre de M. Bensoussan
12:11Les territoires perdus
12:12de la République.
12:13Juste quelques citations
12:14Vincent Jean-Brun
12:14de ministre.
12:16Le ministre de l'Intérieur
12:17dit
12:18c'est une atteinte
12:20à notre République.
12:22Je note donc
12:23atteinte à la République.
12:24Le ministre de la Justice
12:26M. Darmanin
12:27parle d'un climat
12:28pré-révolutionnaire.
12:31Tandis que
12:32Bruno Rotaillot
12:33lui estime
12:34qu'il ne suffit plus
12:36de s'indigner
12:38il convient maintenant
12:39de revoir
12:40le système
12:40en profondeur.
12:41Encore une fois
12:42et on le disait
12:43juste avant
12:43la pause publicitaire
12:44vous
12:46à la haine
12:46et les roses
12:46ce qui s'est passé
12:48c'était en 2023
12:49aujourd'hui
12:50on est en 2026
12:51on a beau avoir
12:52des citations
12:53qu'on a vues à l'écran
12:55et que j'ai citées
12:56pour les auditeurs
12:57d'Europe 1
12:58qu'est-ce qu'on fait ?
13:00Qu'est-ce que fait l'État ?
13:01Est-ce qu'au niveau
13:02de la justice
13:02au niveau pénal
13:04on peut poursuivre
13:05des jeunes comme ça ?
13:05Est-ce qu'on peut
13:06stopper la violence
13:07ou est-ce que c'est devenu
13:08trop tard ?
13:10Le jour où je pense
13:10que c'est trop tard
13:11j'arrête la politique
13:12donc si je suis là
13:13sur votre plateau
13:13à répondre à vos questions
13:14c'est parce que je pense
13:14qu'il n'est jamais trop tard
13:15et qu'on doit toujours
13:18reprendre l'étendard
13:19et continuer le combat
13:20Comment dans ce cas-là ?
13:22Si de Gaulle
13:23s'était dit
13:23c'est trop tard
13:24parce que les chars allemands
13:25sont déjà dans le pays
13:27on ne serait pas là
13:27en train de parler français
13:28donc il y a un moment donné
13:29Je note que vous comparez
13:30les chars allemands
13:31avec les violences
13:32qu'on a connues
13:33C'est une forme de guerre
13:34C'était un climat
13:35de violence extrême
13:36et par définition
13:37c'est la guerre
13:37et là on voit effectivement
13:39je reprends les mots
13:39de tous ceux
13:40que vous avez cités
13:40y compris Gérald Darmanin
13:41qui parle de climat
13:43pré-insurrectionnel
13:44pré-révolutionnaire
13:45Ce qu'on voit
13:46sur ces images
13:47où finalement
13:48l'adversaire politique
13:49est battu
13:50et on va aller l'humilier
13:51on est à deux doigts
13:52d'avoir un acte
13:53de violence physique
13:54contre le battu
13:55c'est extrêmement inquiétant
13:57et les images
13:58qu'on a vues
13:59dans la mairie de Fresnes
13:59sont tout aussi inquiétantes
14:00parce qu'on voit bien
14:01qu'il y a des guerres
14:02de territoire
14:02au grand jour
14:03La petite différence
14:04d'ailleurs
14:05avec les émeutes de 2023
14:06c'est qu'en général
14:07il fallait attendre
14:08une heure du matin
14:09vraiment le cœur de la nuit
14:11pour que les mouvements
14:13de violence
14:13ces espèces de black blocks
14:15des cités
14:17viennent déferler
14:18sur les centres-villes
14:19et y attaquer
14:19les mairies
14:20les marchés
14:20les bibliothèques
14:21Là il est 22h et quelques
14:23c'est-à-dire qu'on est encore
14:24à une heure
14:26où en fait
14:26il y a des voitures qui passent
14:27Sentiment d'impunité
14:28Sentiment d'impunité
14:29qui est effrayant
14:31Ils prennent le temps
14:32sur le parvis de la mairie
14:33on le voit aussi
14:34avec leurs mortiers
14:35d'artificiers
14:36Donc il y a un côté
14:37vraiment
14:37on est chez nous
14:38Dans le saccage
14:40à l'intérieur
14:40de l'hôtel de ville
14:41ils prennent là aussi
14:41leur temps
14:42assez méthodiquement
14:43ils cassent
14:44ils essayent de casser
14:44Et donc qu'est-ce qu'on fait ?
14:46Pardonnez-moi de répondre
14:46de reprendre la question
14:48Déjà on riposte
14:49et ça tombe bien
14:49puisque c'est le nom
14:50du projet de loi
14:50du ministre de l'Intérieur
14:52qui va apporter
14:53un certain nombre de choses
14:54Par exemple là
14:54ils utilisent des mortiers
14:55d'artificiers
14:56Là enfin
14:57je dis enfin
14:58parce que
14:59j'étais maire
15:00j'étais député
15:00à venir sur vos plateaux
15:01à dire
15:02il se passe rien
15:03depuis les émeutes de 2023
15:05Ça y est
15:05enfin ça arrive
15:06Donc est-ce que c'est trop long ?
15:08Probablement
15:08Je ne peux pas vous dire l'inverse
15:09Mais au moins ça arrive
15:11et j'espère que les parlementaires
15:12vont pouvoir valider ce texte
15:13très vite
15:13parce que ça va permettre
15:14d'interdire
15:15ces mortiers d'artificiers
15:16et condamner très très fortement
15:19leur utilisation
15:19On va enfin
15:20dans les textes
15:21qui vont suivre
15:22donner des vrais prérogatives
15:23aux polices municipales
15:24pour qu'on puisse réagir
15:25beaucoup plus fortement
15:26Il y a des enjeux
15:27autour des caméras
15:28Je ne vais pas vous faire
15:28tout l'article
15:29de ce texte de loi
15:30mais il y a des choses
15:31qui arrivent
15:32pour qu'on puisse réagir
15:32Ça c'est le volet sécuritaire
15:34Je pense qu'il faut
15:35qu'on aille plus loin encore
15:36sur le volet répression
15:37pour que la justice
15:38se saisisse
15:39parce que la crainte
15:40finalement c'est que
15:41si ces individus
15:42et je le souhaite
15:43et je l'espère
15:44de tout mon cœur
15:45sont identifiés
15:47sont arrêtés
15:47il faut que derrière
15:48ils soient sanctionnés
15:49extrêmement durement
15:50Or la frustration
15:51qu'on avait eue
15:52après les émeutes
15:53c'est que vous aviez certains
15:53qui s'étaient filmés
15:55en train de brûler des mairies
15:55je pense à la mairie
15:56de Villeneuve-le-Roy
15:57ils se filmaient tout fièrement
15:59ils sont passés devant le juge
16:00et finalement
16:01ils ont été relâchés
16:01Vous considérez
16:02que la justice est laxiste
16:04monsieur le ministre ?
16:05Mon propos n'est pas celui-ci
16:06mais mon propos est de dire
16:07il faut que la justice
16:09puisse sanctionner
16:09des comportements
16:11aussi clairs
16:12c'est-à-dire
16:12des comportements
16:13qui agressent
16:14la République
16:14et ses représentants
16:15Est-ce que vous êtes en train
16:16de nous dire
16:16que la justice
16:16n'est pas son travail ?
16:17C'est ce que vous êtes
16:18en train de nous dire
16:19Je vous dis que
16:19les décisions de la justice
16:21ont pu interroger
16:22fortement nos concitoyens
16:23et y compris
16:24l'élu que j'étais
16:26Maintenant les juges
16:27ils jugent dans un cadre
16:27de la loi
16:28donc si ce cadre de la loi
16:29ne convient pas
16:30et bien c'est au gouvernement
16:31et au parlementaire
16:32de le faire évoluer
16:33Il y a l'appréciation du juge
16:35et on remarque
16:36qu'il y a une doctrine
16:36de la justice
16:37qui est différente
16:38qu'une doctrine
16:39des juges
16:39dans les années 70
16:40Charge à nous
16:41de nous interroger
16:42probablement que l'état
16:43de l'Assemblée nationale
16:45aujourd'hui
16:46dans son absence de majorité
16:47fait que ce ne sera pas
16:48le moment de la grande
16:49révolution de la justice
16:50des mineurs par exemple
16:51Mais vous l'acceptez
16:51cette révolution de la justice
16:52Je pense que le débat
16:55présidentiel qui s'annonce
16:56dans quasiment un an
16:58on va trancher
16:59sur la présidentielle
17:00il faudra que ce soit
17:01au cœur de notre société
17:02On ne peut pas dire
17:03à la fois
17:04qu'il y a une violence
17:04qui est en train
17:05de s'installer
17:05presque comme une violence
17:06naturelle
17:07qui est en train
17:08d'irriguer notre société
17:09et ne pas s'interroger
17:10sur la justice des mineurs
17:11Donc deux volets
17:13Les policiers qui disent
17:14nous on met en garde à vue
17:15mais après les gens
17:16sont relâchés
17:16donc le travail
17:17est fait pour rien
17:18Ce que je vous raconte
17:18sur l'incendie
17:19de la mairie de Villeneuve-Leroy
17:21à l'époque des émeutes
17:21c'est ça
17:22c'est-à-dire que l'individu
17:23est identifié
17:24il est mis devant la justice
17:25et la justice considère
17:27que comme c'est un mineur
17:28qui n'a pas activement
17:29participé à allumer le feu
17:31il repart dans sa cité
17:32et vous vous souvenez
17:33de l'image absolument folle
17:34le type se filme en selfie
17:36salut
17:36je suis connu dans la cité
17:37c'est génial
17:38etc
17:38un sentiment d'impunité totale
17:39c'est inacceptable
17:41les français ne le comprennent pas
17:42je ne le comprends pas non plus
17:43donc encore une fois
17:44il va falloir qu'on apporte
17:45des réponses d'une grande fermeté
17:46ça c'est pour le côté réactif
17:48et puis il faut anticiper
17:50pour changer en profondeur
17:52vous disiez
17:52est-ce que c'est trop tard
17:53c'est s'intéresser
17:54à la jeunesse d'aujourd'hui
17:55c'est-à-dire les gamins
17:56qui sont dès la maternelle
17:57soumis à énormément
17:58de violences
17:59dans leur quartier
17:59dans leur climat
18:00et qu'on puisse
18:02dès le plus jeune âge
18:02ça c'est le jeunesse
18:04pédagogique
18:05éducation
18:05ce que d'ailleurs dit
18:06Bruno Retailleau
18:06il dit il faut plus de fermeté
18:07en réaction
18:08et il faut aller
18:10s'assurer
18:11qu'on refasse
18:11de tous nos enfants français
18:13sur le sol français
18:15des citoyens français
18:16c'est-à-dire
18:16qui aiment la république
18:17qui aiment le drapeau français
18:18et qui soient fiers
18:19d'être dans ce pays
18:20et qui n'aient pas envie
18:21de se retourner
18:21je pense que quand on attaque
18:23comme on le voit
18:24sur les images
18:25de la ville de Fred
18:26mais on l'avait vu
18:26à l'époque
18:27comment on des émeutes
18:28quand on attaque spécifiquement
18:29le bâtiment pavoisé
18:30plutôt que celui
18:31qui ne l'est pas
18:31on veut envoyer un message
18:33aux institutions de ce pays
18:34et probablement
18:35qu'on ne se sent pas
18:36très très fiers
18:37d'appartenir à la république
18:38cherchons à comprendre le message
18:39vous nous dites
18:39qu'ils arrivent en suffisamment
18:40avec des comportements
18:44ils doivent se sentir
18:45à nouveau français
18:46ou se sentir français
18:47parce que pour l'instant
18:48il y a peut-être
18:49une forme de déficit
18:49d'identification
18:50quand on lit ça
18:51avec la question
18:52de l'échec
18:53de l'intégration
18:54ou de l'assimilation
18:55dans tant et tant
18:56de territoires
18:56quand on lit ça aussi
18:58peut-être avec une forme
18:58de poussée islamiste
19:00et ainsi de suite
19:00une délinquance
19:01quelquefois conquérante
19:02est-ce qu'il n'y a pas
19:03quelque chose
19:03comme un phénomène
19:04plus global qui s'affirme ?
19:06Vous savez moi
19:06je l'ai dit
19:07et d'ailleurs je crois
19:07que je l'ai dit à ce micro
19:08moi je n'aime pas
19:09la France McDo
19:10c'est-à-dire la France
19:11venez comme vous êtes
19:12j'aime la France
19:13qui dit
19:14il y a une histoire
19:15il y a un parcours
19:16vous avez le droit
19:17de venir de partout
19:18vous ne vous regardez pas
19:19en fonction de vos origines
19:20votre religion
19:21votre couleur de peau
19:22vos orientations sexuelles
19:24par contre
19:24on va vous regarder
19:25en fonction de votre comportement
19:26est-ce que quand vous venez
19:27dans notre pays
19:28vous avez envie
19:28de participer à l'effort collectif
19:30pour faire réussir ce pays
19:32c'est ça qu'on doit rappeler
19:33à ceux qui arrivent
19:35sur notre sol légalement
19:36est-ce qu'il y a quelquefois
19:36par exemple des cultures
19:38qui s'intègrent moins bien
19:39que d'autres
19:39et à l'école
19:40il faut qu'on puisse
19:40affirmer le fait
19:41qu'il y a une culture française
19:43et qu'il faut la rejoindre
19:45ça ne veut pas dire
19:46effacer ses origines
19:48et sa culture
19:49moi je suis d'origine italienne
19:50par ma maman
19:50je suis très fier
19:51d'avoir des origines italiennes
19:52je suis très fier
19:53que mes enfants
19:53mais vous êtes de culture européenne
19:55monsieur Jean-Brun
19:56oui mais ce n'est pas le sujet
19:56ce que je veux dire
19:57c'est qu'on n'efface pas
19:58là d'où on vient
20:00mais on accepte les règles
20:01du pays où on arrive
20:02en tout cas il y en a un qui
20:03et ça c'est quelque chose
20:04qui est fondamental
20:05le sujet qu'on a quand même
20:06est-ce qu'il faudrait
20:07prêter allégeance
20:08au pays où on arrive
20:08pour la formule de la sphère
20:09on a quand même un enjeu
20:11c'est que vous avez
20:12aujourd'hui
20:12même plus un problème
20:13d'intégration
20:14d'un flux migratoire
20:15c'est que vous avez des enfants
20:16qui naissent sur le sol français
20:17qui vont à l'école
20:18de la république française
20:19et qui malgré tout
20:21arrivés à 12, 13, 14 ans
20:23ont envie de prendre
20:23entre guillemets
20:24les armes
20:25contre le pays
20:25dans lequel ils ont grandi
20:26donc ça va même
20:27au-delà d'une culture
20:29X, Y ou Z
20:31c'est qu'à un moment donné
20:32notre système d'intégration
20:33n'arrive même pas
20:34à intégrer un gamin
20:34qui est né sur notre sol
20:35et donc collectivement
20:37oui il faut s'interroger
20:38et oui il va falloir
20:39changer la méthode
20:39parce que si on ne change pas
20:40la méthode
20:40on risque d'avoir
20:41des événements
20:42de la violence
20:43dont on parle
20:44depuis le début
20:44de cette émission
20:44qui vont se répéter
20:46et quand Gérald Darmanin
20:47à juste titre dit
20:48un climat pré-révolutionnaire
20:49moi je vous le répète
20:50depuis trois ans
20:51donc je ne vais pas changer
20:51de discours aujourd'hui
20:52on est en danger
20:53à l'échelle sociétaire
20:55mais Vincent Jean-Bruns
20:55un pays n'est pas
20:56qu'un territoire désincarné
20:58vous êtes nés sur notre sol
20:59j'entends
21:00mais sur ce sol
21:00il faut qu'il y ait un peuple
21:01si vous naissez
21:03dans un territoire
21:03où il y a une majorité
21:04de la population
21:05qui n'est déjà pas intégrée
21:06et si ça s'étale
21:07sur une, deux, trois générations
21:09le sol ne suffit pas
21:10à créer l'identité
21:11vous avez raison
21:12mais vous savez
21:12l'histoire de France
21:13vous la connaissez très bien
21:14vous aviez
21:15d'un régionalisme
21:16par exemple
21:17qui faisait que
21:18certains se sentaient
21:19de leur région
21:20plus que du pays
21:21et on a envoyé
21:23donc la Seine-Saint-Denis
21:24et les Nouveaux-Bretons
21:25les huissards noirs
21:26de la République
21:27s'il vous plaît
21:28les huissards noirs
21:29de la République
21:29qui ont été
21:30à travers l'école
21:32pardon pour l'expression
21:33mais francisés
21:35des peuples
21:36plus régionaux
21:37et en fait
21:37on a créé
21:38un État-nation
21:39grâce à ça
21:40et donc il faut
21:41qu'on se pose la question
21:42de comment on fait en sorte
21:42que l'école
21:43elle se soit
21:44vraiment une fabrique
21:45à citoyens français
21:47ouverts, éclairés
21:48mais heureux
21:50et amoureux
21:50de leur pays
21:50Notons également
21:51d'autres violences
21:52à Rieu-la-Pape
21:53depuis quatre jours
21:53voiture brûlée
21:54dégradation
21:55attaque contre les forces
21:56de l'ordre
21:56l'eurodéputé RN
21:57Mathieu Vallet
21:58a tweeté
21:59envoyé des images
22:00glaçantes
22:01confirmées par
22:02le syndicat
22:03de police
22:04unité
22:05prétextant la blessure
22:06d'un jeune
22:06par le chien
22:07voilà ce que dit
22:07Mathieu Vallet
22:08d'un policier municipal
22:09des hordes de voyous
22:10sème le chaos
22:11sème le chaos
22:11depuis quatre jours
22:12là aussi
22:13la population
22:14ne comprend pas
22:16et puis revenons
22:17également sur
22:17ce maire
22:18des Côtes d'Armor
22:19qu'on a évoqué
22:19monsieur Olivier Pelan
22:21deux semaines après avoir
22:23été élu au premier tour
22:24menace
22:24domicile tagué
22:25voiture rayée
22:26il dit avoir peur
22:27pour sa famille
22:28et il abandonne
22:29là encore
22:30Vincent Jeanbrun
22:30ça vous rappelle quelque chose
22:32bien sûr
22:32c'est effrayant
22:33mais vous
22:34vous n'avez pas jeté l'éponge
22:35lui il jette l'éponge
22:36est-ce qu'on peut lui en vouloir
22:37à ce monsieur Pelan ?
22:38je ne peux pas lui en vouloir
22:39je m'en désespère
22:41mais je ne peux pas lui en vouloir
22:43vous savez moi
22:44je suis passé
22:46sur l'occasion de le dire
22:47et de le raconter
22:47mais par ce moment
22:48où j'ai dit à ma femme
22:50qui était blessée à l'hôpital
22:51on arrête tout
22:52parce que
22:53évidemment que
22:54je n'ai pas fait de la politique
22:55je n'ai pas eu envie
22:56de me mettre au service
22:57d'intérêt général
22:57pour que mes enfants
22:58et ma famille soient attaqués
22:59et c'est elle qui
23:00encore une fois
23:01ce jour-là
23:02me dit
23:02cette nuit-là d'ailleurs
23:03c'était en pleine nuit
23:04après l'attaque
23:06me dit
23:06il est hors de question
23:07qu'on arrête
23:07parce que si on arrête
23:08ils ont gagné
23:09et ce n'est pas eux
23:10dans le sens les voyous
23:11les criminels
23:12les assaillants
23:13qui vont décider
23:14si oui ou non
23:14on continue à habiter
23:15dans la maison
23:16qui est la nôtre
23:16si oui ou non
23:17on arrête la politique
23:17notre engagement
23:18elle avait eu cette phrase
23:19elle m'avait dit
23:19si un jour on doit arrêter
23:20la politique
23:21c'est parce qu'on l'aura décidé
23:22et pas parce que
23:23quelqu'un nous intimidera
23:24et je dois vous dire
23:25que ce soir-là
23:26c'est elle qui a le courage
23:28plus que moi
23:29tellement je suis au fond du trou
23:30elle qui est passée
23:31par-dessus la rambarde
23:32par-dessus la barrière
23:33qui s'est blessée
23:34mais donc je ne peux
23:35à la fois pas en vouloir
23:36à cet élu des codes de la mort
23:38parce que je le comprends
23:39c'est ce sentiment
23:40mais moi je me suis mis
23:41au service d'eux
23:42et puis il y a des fous furieux
23:44qui viennent massacrer
23:45ma voiture etc
23:46c'est terrible
23:47et là pour le coup
23:48il y a une réponse
23:49de l'État
23:49qui doit être extrêmement ferme
23:50il faut qu'on mette
23:51beaucoup plus de moyens
23:52parce que ce n'est pas
23:53pour protéger un élu
23:54plus qu'un citoyen
23:55c'est vraiment pour dire
23:56la République ne peut pas
23:58rester sans réaction
23:59Bel hommage de Vincent Jambrun
24:00à Madame Jambrun
24:02qui a eu ce courage
24:02et on parle également
24:03de la mairie de Saint-Denis
24:05dans un instant
24:05dans le Grand Rendez-Vous
24:09Toujours avec le ministre
24:10de la Ville
24:10et du Logement
24:11Vincent Jambrun
24:12dans un instant
24:12on parlera
24:13de M. Bagayoko
24:14le maire de Saint-Denis
24:15et de ses décisions
24:17au lendemain
24:18de sa prise de fonction
24:19à la mairie de Saint-Denis
24:20mais d'abord
24:20vous voulez réagir
24:21d'un mot
24:22sur Rieux-la-Pape
24:23je parlais de Mathieu Vallée
24:24qui avait effectivement tweeté
24:26et vous connaissez bien
24:26ce territoire
24:27j'avais l'occasion
24:29de m'y rendre
24:29aux côtés de M. le maire
24:31qui porte un énorme projet
24:32de réhabilitation
24:33de son quartier
24:34il y a des gros enjeux
24:35il y a beaucoup
24:36beaucoup d'argent public
24:36qui est mis
24:37pour faire de la rénovation urbaine
24:38on casse les bars
24:39on casse les tours
24:40pour dessiner un quartier
24:41rempli d'espoir
24:42et de bien vivre
24:43et ça évidemment
24:45rend fou les délinquants
24:46et les criminels
24:46qui pensent être les rois
24:48de ces quartiers-là
24:48qui les tiennent
24:49et qui depuis des années maintenant
24:51des narcotrafiquants
24:52c'est clairement des narcotrafiquants
24:53donc là une fois de plus
24:54on dérange
24:54qui brûle systématiquement
24:56les engins de chantier
24:57parce qu'ils ne veulent pas
24:59qu'on améliore le quartier
25:00parce que si on améliore le quartier
25:01et que les habitants
25:02sont à nouveau heureux
25:03ils risquent de se détourner
25:04de leur mainmise
25:05et donc on a une guerre
25:06contre les narcotrafiquants
25:08permanente
25:08et on a aujourd'hui
25:09des forces de l'ordre
25:10qui sont mobilisées
25:10juste pour sécuriser
25:12des engins de chantier
25:13la nuit
25:13ou des ouvriers
25:14qui font leur travail le jour
25:16attendez, attendez
25:17il y a des policiers
25:18qui font le planton
25:20devant un engin de chantier
25:22on en est là
25:22alors policiers nationaux
25:23policiers municipaux
25:24mais évidemment
25:25parce que sinon
25:25n'en arrivons pas
25:26à rénover ces quartiers
25:27et ça justifie le fait
25:28justement de les rénover
25:29ce qu'on voit bien
25:30que si ça dérange
25:31ces délinquants
25:32et ces narcotrafiquants
25:33c'est qu'on va dans le bon sens
25:34et qu'il faut qu'on casse
25:35ces endroits
25:37paupérisés
25:37et ghettoisés
25:38alors l'homme
25:39qui s'est illustré
25:39le premier
25:40cette semaine
25:41dans ces violences
25:42post-municipales
25:43c'est monsieur Bagayoko
25:44le maire de Saint-Denis
25:45premier épisode
25:46le soir de sa victoire
25:47ses militants
25:48scandent
25:48nous sommes tous
25:49des enfants de Gaza
25:50je n'ai pas vu
25:51beaucoup de drapeaux français
25:53ce même soir
25:54où il dit que Saint-Denis
25:55ce n'est pas la ville des rois
25:56mais la ville du peuple
25:57avec 150 nationalités différentes
25:59épisode 2
26:00monsieur Bagayoko
26:01annonce qu'il va
26:02désarmer la police
26:03pourquoi ?
26:03parce que l'utilisation
26:04de l'arme des policiers
26:05à Saint-Denis
26:06c'est dit-il
26:070,00%
26:09donc ça ne sert à rien
26:10épisode 3
26:11les policiers
26:11apprenant cela
26:12se mobilisent
26:12demandent des mutations
26:14selon les informations
26:15d'Europe 1
26:15et de CNews
26:16la moitié de ses 50 policiers
26:18de Saint-Denis
26:19veulent partir
26:19épisode 4
26:20monsieur Bagayoko
26:21annonce à des élus
26:22et des sympathisants
26:23on le voit sur les images
26:24il annonce que
26:26si les agents municipaux
26:27ne prêtent pas
26:28allégeance
26:29et le mot a fait
26:29évidemment
26:30beaucoup de bruit
26:31à sa politique
26:33alors il n'aura pas
26:34d'autre choix
26:35que de se séparer
26:37de ces agents municipaux
26:39que dit ce matin
26:40le ministre de la ville
26:42et du logement
26:42à monsieur Bagayoko
26:43le ministre
26:44il dit exactement
26:45la même chose
26:46que ce qu'a dit
26:46le ministre du budget
26:48et de la fonction publique
26:48qui a écrit
26:49un courrier
26:50David Amiel
26:51évidemment
26:52au maire de Saint-Denis
26:53en lui rappelant
26:54les fondamentaux
26:55des règles de droit
26:56de notre république
26:56avec beaucoup de fermeté
26:58et il a bien fait
26:59et si vous me permettez
27:00l'ancien maire
27:01de l'Ailly Rose
27:01que j'ai été
27:02pendant plus de 10 ans
27:03met en garde
27:04ce monsieur
27:05sur le fait
27:06qu'il risque d'abîmer
27:07profondément
27:08le lien entre
27:09les fonctionnaires
27:10qui sont les serviteurs
27:11de l'intérêt général
27:12et la république française
27:13parce qu'avec des élus
27:15qui tiennent ce discours-là
27:16on a l'impression
27:17de revenir
27:17dans une forme
27:18de féodalisme
27:19où il y a effectivement
27:20le chef
27:21qui vient donner
27:23des règles
27:24le seigneur
27:25qui a servi
27:26finalement
27:27ces chevaliers
27:28ça ne marche pas comme ça
27:29c'est pas ça
27:44j'avais évidemment
27:46des cadres
27:47dans ma mairie
27:47qui politiquement
27:49je pense
27:49ne pensaient pas
27:50comme moi
27:50ce qui ne les empêchait pas
27:51de faire un travail
27:52extraordinaire
27:53dans les fonctions
27:53qui étaient les leurs
27:54et dans la fiche
27:55de poste
27:55qui étaient les leurs
27:56et j'ai été heureux
27:57de partager
27:58le mandat de la revécule
27:58mais juste sur la fonction
27:59du maire
28:00sur la fonction technique
28:01il a le pouvoir
28:01de police
28:02le maire
28:02donc il a le pouvoir
28:03sur sa police municipale
28:04en gros il fait ce qu'il veut
28:05c'est le premier magistrat
28:06de la ville
28:06fort heureusement
28:07il ne fait pas ce qu'il veut
28:08il y a des règles de droit
28:09et d'ailleurs
28:10un fonctionnaire
28:10a l'autorisation
28:11de refuser
28:12un ordre
28:13ce qui se passe d'ailleurs
28:14ils s'en vont
28:14alors là ils s'en vont
28:16mais un fonctionnaire
28:17pourrait dire
28:17non monsieur le maire
28:18ce que vous me demandez
28:19n'est pas possible
28:20n'est pas légal
28:21je le refuse
28:21c'est-à-dire que
28:22je vous demande
28:23d'arrêter les LBD
28:25et le fonctionnaire
28:25peut dire
28:26ben non moi
28:26je garde mon LBD
28:27non parce qu'il faut
28:28que ce soit effectivement
28:29quelque chose
28:30qui soit hors la loi
28:31donc un fonctionnaire
28:32a le droit de refuser
28:34un ordre
28:34qui ne serait pas
28:35dans le cadre légal
28:35par contre effectivement
28:37le maire a le droit
28:38de dire
28:38je désarme ma police
28:40à chaque fois
28:41que ça a été fait
28:41moi je me souviens
28:43de la ville voisine
28:43chez moi
28:44dans le Val-de-Marne
28:44de Villejuif
28:45où la nouvelle équipe
28:46municipale a dit
28:47on désarme les policiers
28:48effectivement
28:49tous les policiers
28:50municipaux sont partis
28:50est-ce que vous appelez
28:51monsieur Jean Brun
28:51les policiers municipaux
28:53de Saint-Denis
28:54à désobéir
28:54à monsieur Bagayoko
28:55alors non
28:56parce que justement
28:57comme ils sont fonctionnaires
28:57ils ne doivent pas désobéir
28:59en revanche
29:00je comprends
29:00qu'ils ont envie de partir
29:01ils peuvent refuser
29:02un ordre
29:02c'est ce que vous avez dit
29:04si l'ordre est illégal
29:05s'il est illégal
29:06qu'est-ce que c'est
29:07un ordre illégal par exemple
29:08donnez-moi un exemple
29:08si l'ordre c'est
29:10d'aller arrêter quelqu'un
29:12qui n'a rien fait
29:13par exemple
29:13un maire a le droit
29:14par exemple
29:14de faire ce qu'on appelle
29:15l'internement d'office
29:16si vous avez un fou
29:17qui se balade dans les rues
29:18vous avez le pouvoir
29:19c'est un pouvoir important
29:20en France
29:20de priver de la liberté
29:22cet individu
29:23et vous pouvez envoyer
29:23votre police municipale
29:24pour le faire
29:25c'est évidemment
29:26si vous faites ça
29:27pour des raisons
29:27politiques et partisanes
29:29j'espère que les fonctionnaires
29:30réagiront en disant
29:31bah non
29:31j'ai pas de motif
29:33pour le faire
29:34en revanche
29:35ce qu'il faut
29:36que nos concitoyens comprennent
29:37c'est que quand on arme
29:38un policier municipal
29:39c'est pas pour faire de lui
29:40un cow-boy
29:41c'est pour faire en sorte
29:42qu'il soit protégé
29:43pour qu'il soit en sécurité
29:44vous avez en face de vous
29:46des narcotrafiquants
29:48qui peuvent vous lancer
29:49des chiens dangereux
29:50des pitbulles
29:50qui vous foncent dessus
29:51vous arrêtez pas le pitbulles
29:53avec votre plaque
29:54en disant
29:55regardez je suis policier municipal
29:56arrêtez s'il vous plaît
29:57non
29:57il faut neutraliser la menace
29:59on pense tous
30:01à Clarissa Jean-Philippe
30:02qui est tristement décédée
30:03à Montrouge
30:04si elle ou son coéquipier
30:06avait été armée
30:07peut-être qu'elle serait
30:08toujours parmi nous
30:09aujourd'hui
30:09et donc on a
30:11besoin de protéger
30:12nos policiers municipaux
30:13c'est pour ça qu'on les arme
30:14et le message envoyé
30:16par le maire de Saint-Denis
30:17il est terrifiant
30:18à plein d'égards
30:19parce qu'il veut les désarmer
30:20mais il leur a demandé
30:21d'arrêter d'aller
30:22dans certains quartiers
30:23donc déjà ça dit
30:24une forme de tolérance
30:26pour pas dire de complicité
30:27avec
30:28ceux qui aujourd'hui
30:29sont en réalité
30:31à minima
30:32ça va au-delà de l'idéologie
30:33c'est ça que vous êtes
30:34en train de nous dire
30:35à minima complicité morale
30:35qui consiste à dire
30:36bon bah il y a des quartiers
30:37qui sont tenus par des narcotrafiquants
30:39quand on envoie
30:40la police municipale
30:41ça les gêne
30:42bon bah j'envoie plus
30:43la police municipale
30:43sinon pourquoi ?
30:44j'aimerais qu'il me réponde
30:46pourquoi est-ce qu'il dit
30:47à sa police municipale
30:48de ne plus aller
30:50dans les quartiers
30:50et contentez-vous
30:51du centre-ville
30:52quel message est envoyé ?
30:54enfin on peut pas avoir
30:54démarré cette interview
30:56avec
30:57les images
30:58de la mairie de Fresnes
30:59qui est saccagée
30:59et accepter qu'en France
31:01il y a des élus qui disent
31:02bon on va désormais la police
31:03puis on va leur demander
31:04d'aller laisser tranquille
31:05certains quartiers
31:05c'est pas possible
31:06il reste la police nationale
31:08heureusement à Saint-Denis
31:09heureusement qu'il reste
31:10la police nationale
31:11vous avez raison de le dire
31:12et je pense qu'il va falloir
31:13qu'on soit extrêmement vigilants
31:14parce que
31:15je suis très inquiet
31:16de l'idéologie
31:17qui est diffusée
31:18justement
31:18au-delà des questions policières
31:20qui sont entretenues
31:20dans l'idéologie
31:21il y a une formule
31:22qui a percé cette semaine
31:23Nouvelle-France
31:24que vous inspire
31:25ce concept de Nouvelle-France
31:27qui est brandi
31:27pour définir
31:28non seulement le projet de LFI
31:29mais apparemment une transformation
31:31profonde du pays
31:31dont M. Bagayoko
31:33se veut l'incarnation
31:34C'est la suite logique
31:38de tout le discours
31:39de M. Mélenchon
31:40vous vous souvenez
31:40de sa créolisation
31:41là il inventait des termes
31:42pour expliquer
31:43qu'il faudrait qu'on oublie
31:45d'où on vient
31:46nos racines
31:47et qu'on soit
31:48dans une espèce
31:49de wokisme permanent
31:50où tout se mélange
31:51c'est un peu ce que je disais
31:52tout à l'heure
31:52avec la France
31:52McDo
31:53venez comme vous êtes
31:54chacun vit à côté de l'autre
31:56sans plus créer
31:57de destin commun
31:58c'est évidemment effrayant
32:00et puis
32:02de toute façon
32:02je le répète souvent
32:03je me souviens
32:04de cette interview
32:06de M. Bompard
32:08à qui à l'époque
32:09je crois que c'était
32:09Jean-Jacques Bourdin
32:10on lui dit
32:10mais au fond
32:11qu'est-ce que vous voulez
32:12vous voulez foutre en l'air
32:12la République
32:13vous voulez foutre en l'air
32:14la République
32:14et il finit par répondre
32:15oui
32:16et ça pour moi
32:17tout est dit ce jour-là
32:18c'est-à-dire qu'au fond
32:19il y a ce projet de société
32:21porté par les LFI
32:22qui consiste à dire
32:23on renverse complètement la table
32:25et tant pis si ça fait
32:25dépôt cassé
32:26et on va foutre en l'air
32:27la République
32:28mais quand on parle
32:28de Nouvelle France
32:29est-ce que vous sentez
32:29que vous êtes invité
32:30à y participer ?
32:32écoutez moi
32:32c'est pas mon sujet
32:33mais c'est le sujet
32:34de la semaine
32:35non mais moi
32:35j'aime notre pays
32:37j'aime la France
32:37je me bats pour qu'elle aille mieux
32:39parce qu'elle est face
32:40à de grandes difficultés
32:41notre belle nation
32:42et effectivement
32:43il va falloir recréer
32:44un creuset commun
32:46donc le sujet
32:47c'est qu'est-ce qu'on a
32:47en partage
32:48et pas qu'est-ce qui nous différencie
32:49ce qui m'a toujours gêné
32:50dans le discours
32:52walkiste LFI
32:53qui consiste à dire
32:54on va essentialiser les gens
32:56c'est-à-dire regarder
32:57qu'est-ce qu'ils sont par nature
32:59c'est un homme blanc
33:00donc il ne peut pas comprendre
33:02les problématiques
33:03des soi-disant racisés
33:04c'est pas la France
33:06ça pour moi
33:06la France elle est universaliste
33:08elle vous regarde
33:08dans votre envie
33:09de travailler ensemble
33:10et d'avoir un destin commun
33:12alors le destin
33:12c'est aussi
33:13la future présidentielle
33:14vous l'avez dit
33:15Vincent Jean-Brun
33:15ça arrive à grands pas
33:16et on en parle dans un instant
33:17au Grand Rendez-vous
33:18tout de suite
33:21dernière partie
33:22du Grand Rendez-vous
33:23Europe 1
33:24CNews les échos
33:24avec Vincent Jean-Brun
33:25qui d'ailleurs
33:26dans le cadre de la loi Riposte
33:27a tout un dispositif
33:29contre les squatteurs
33:30et on en parlera
33:31en toute fin d'émission
33:32d'abord la présidentielle
33:33elle arrive
33:34les sondages se multiplient
33:35dernière en date
33:36un sondage ce matin
33:37envisage un second tour
33:38Bardella Philippe
33:38avec une courte victoire
33:40du maire du Havre
33:40dans ce sondage
33:43vous co-signez
33:44ce dimanche
33:45une tribune
33:45chez nos confrères
33:46de la tribune dimanche
33:48aux côtés de 90 autres
33:49dont Maud Bréjon
33:50vous appelez
33:51un candidat unique
33:52alors deux questions
33:52est-ce que c'est la seule solution
33:54et est-ce que selon vous
33:55ça peut marcher ?
33:56Moi je suis convaincu
33:57que ça peut marcher
33:58parce que c'est au fond
33:59aussi un des enseignements
34:00de ce municipal
34:01c'est-à-dire que quand
34:02les gens responsables
34:03et profondément républicains
34:04s'unissent
34:06écoutez les français
34:07sont au rendez-vous
34:08et travaillent ensemble
34:09par contre
34:09quand on part diviser
34:10la sanction
34:11ne se fait pas attendre
34:12et donc oui
34:12ça peut marcher
34:13ensuite moi je suis convaincu
34:15comme tous les co-signataires
34:16de cette tribune
34:17que nous avons
34:18la nécessité
34:19de mettre
34:20les égaux
34:21de nos candidats
34:23putatifs
34:23et donc
34:24j'allais dire
34:24nos chapeaux à plumes
34:25de côté
34:26pour travailler
34:27un projet commun
34:27y compris ceux
34:28qui sont partis
34:28tout seuls
34:29sans primaire
34:30il y a déjà plein de candidats
34:31comment est-ce que vous allez
34:32les départager
34:33tous ces gens-là
34:34c'est bien un candidat unique
34:35mais comment on le choisit ?
34:37C'est justement la question
34:37qu'on pose
34:38et en fait
34:38c'est une invitation
34:39à leur adresse
34:40chacun étant légitime
34:42d'annoncer sa candidature
34:43chacun étant né légitime
34:44pour la construire
34:46mais on leur dit
34:47d'entrée de jeu
34:47attention
34:48nous qui sommes
34:49autour de vous
34:50qui vous soutenons
34:51naturellement
34:52parce qu'on veut
34:52la victoire de notre camp
34:53et bien
34:54il faut dès maintenant
34:56vous parler
34:58éviter le piège mortifère
34:59de
34:59on a une compétition
35:01on dit du mal de l'autre
35:02etc
35:03parce que ça
35:03ça empêche de se rassembler
35:05une finée
35:05et donc
35:06on les invite
35:06à se voir
35:08à se parler
35:08et à préparer
35:09parce qu'à la fin
35:10de la fin
35:11comme Shailander
35:12il ne doit en rester qu'un
35:13ok mais qui pourrait
35:14participer à la tribune
35:14j'adore votre référence
35:15Vincent Germain
35:16chacun sa rêve
35:17comme on dit
35:17pour vous
35:19c'est qui est le meilleur
35:20candidat
35:20vous avez une préférence
35:22vous comprenez
35:22que l'esprit de la tribune
35:23c'est justement
35:23l'inverse de votre question
35:25c'est qu'il ne s'agit pas
35:26d'en choisir un
35:27d'entrer de jeu
35:28et rentrer dans une écurie
35:29de l'un ou l'autre
35:30c'est dire
35:31nous on veut faire gagner
35:32parce que Pierre mentionnait
35:33le sondage
35:33Edouard Philippe
35:35a l'air quand même
35:35de se détacher aujourd'hui
35:36comme peut-être
35:37pas le candidat naturel
35:38mais celui qui a le plus
35:38de chances
35:39de l'emporter
35:40au second tour
35:41est-ce que c'est le bon
35:42candidat pour vous ?
35:43mais vous avez raison
35:44de dire que vous avez
35:44des candidats
35:45qui aujourd'hui
35:46sont mieux positionnés
35:47que d'autres
35:47à la condition
35:49d'être le candidat unique
35:50c'est tout le sujet
35:51c'est à dire que vous faites
35:52le même sondage
35:52en disant
35:53vous avez
35:53non c'est pas ce que je vous dis
35:55je vous dis que
35:56on doit trouver
35:57une candidature
35:58qui puisse rassembler
35:59toutes les autres
36:00parce que si vous avez
36:023-4 candidats
36:03au premier tour
36:04en fait
36:04il n'y a aucun candidat
36:05notre camp
36:06au second tour
36:07quel est le mécanisme
36:08de cette action ?
36:09écoutez
36:10pour l'instant
36:11ce qu'on veut
36:12c'est que les gens
36:12se réunissent
36:13et se parlent
36:13mais qui sont les gens ?
36:15les candidats putatifs
36:16mais il y en a plusieurs
36:17tout à fait
36:18donc on les invite
36:18à se parler
36:19puisque cette tribune
36:20que nous considérons
36:21oui parce que pour l'instant
36:21ils ne se parlent pas
36:22vous avez
36:22tous les groupes
36:24de ce qu'on appelle
36:25communément
36:26le socle commun
36:26qui sont représentés
36:29et donc
36:29tous les candidats
36:30potentiels du socle commun
36:31ont vocation
36:32à se parler
36:32et on leur met
36:34aimablement
36:35la pression
36:35leur disant
36:36attention
36:37nous ne soutiendrons pas
36:38les aventures individuelles
36:40donc maintenant
36:40quelle est la meilleure méthode
36:41de départage ?
36:42j'ai envie de dire
36:43c'est quand même à eux
36:43de le décider entre eux
36:44à titre personnel
36:46moi je trouve que la primaire
36:47c'est le pire projet
36:49à l'exception de tous les autres
36:49donc en fait
36:50à un moment donné
36:51c'est pas mal aussi
36:52d'avoir un moment de démocratie
36:54où on permet
36:55à notre candidat
36:56d'avoir un souffle
36:57moi je me souviens
36:58très très bien
36:58de celle
36:59qui avait conduit
37:00François Fillon
37:00à être le candidat
37:01ça l'avait plutôt porté
37:03et malgré toutes les affaires
37:05et ça c'est une primaire
37:06dans un parti
37:07pendant l'élection présidentielle
37:08non
37:08celle qui avait
37:10c'était une primaire élargie
37:12c'était une primaire élargie
37:13mais là aujourd'hui
37:14une primaire
37:14donc la question
37:15c'est la question du périmètre
37:16donc rappelez-vous
37:16les formules deviennent rituelles
37:18Laurent Wauquiez dit
37:18une primaire qui va
37:19de Darmanin à Knafau
37:20d'autres disent
37:21une primaire qui va plutôt
37:22de Darmanin à Wauquiez
37:24ou je sais pas trop qui
37:25donc à Édouard Philippe
37:26que sache
37:27donc jusqu'à qui
37:28qui est le bienvenu ?
37:29en fait
37:31la question moi je la pose pas comme ça
37:32je pense que c'est
37:34quelles sont les valeurs
37:35qui sont défendues
37:36dans le socle commun
37:37en disant
37:38voilà c'est ça le projet
37:39qu'on veut faire gagner
37:39parce qu'on veut le faire gagner
37:40parce qu'on pense
37:41qu'il apporte des solutions
37:42à la France
37:42et ensuite
37:43qui se reconnaît
37:44globalement
37:45dans ce projet là
37:46est-ce que c'est possible aujourd'hui
37:47parce que
37:47est-ce que Mme Knafau
37:48qui siège au Parlement européen
37:50avec des forces d'extrême droite
37:52se reconnaîtra dans un projet
37:55qui est aujourd'hui défendu
37:56par le socle commun
37:56j'en doute personnellement
37:58mais si elle dit
37:59je suis candidate
38:01elle me joindra à vous
38:02elle dit
38:02je me reconnais dans vos valeurs
38:03on les interprète
38:04on les interprète pas
38:05de la même manière
38:05mais je me reconnais dans vos valeurs
38:07elle est la bienvenue
38:07ça sera la même chose qu'à Paris
38:09ça me surprendrait beaucoup
38:10mais si tel est le cas
38:11et bien il faudra regarder
38:12comment ça
38:13elle a ouvert la porte cette semaine
38:14comment c'est organisé
38:15et de toute façon
38:16c'est les électeurs qui tranchent
38:17et quand Bruno Rotaio dit
38:20cette semaine dans le Figaro
38:22on pourra pas avoir
38:23un candidat macroniste
38:25comment est-ce que vous allez réussir
38:26à faire l'union avec ces jeunes
38:27est-ce que vous d'ailleurs
38:28d'étendant le gouvernement
38:29est-ce que vous êtes macroniste ?
38:31je suis de filiation gaullienne
38:33j'ai toujours été à droite
38:35depuis que j'ai une carte
38:36donc je n'ai pas changé
38:38en revanche dans l'intérieur de la France
38:39j'ai toujours travaillé
38:40à ce qu'on rassemble
38:41les forces intelligentes
38:43modérées républicaines
38:44c'est ce qu'on fait
38:45dans nos mairies
38:46depuis toujours
38:47et moi j'ai toujours eu
38:48dans ma majorité municipale
38:50des gens de droite
38:52classiques
38:53QMP à l'époque
38:53LR ensuite
38:54des gens du MoDem
38:55des gens d'Agir
38:57parce qu'on se parle
38:58dans l'intérêt du pays
38:59en fait il faut arrêter
39:00d'être sur le continent
39:00ce qu'on comprend
39:03c'est que lui il dit
39:04il faut qu'il y ait un candidat LR
39:05il faut que notre famille politique
39:06soit représentée
39:06il faut que votre famille politique
39:09soit représentée
39:09Bruno Rotaio légitimement
39:10il est dans sa séquence
39:11il a annoncé sa candidature
39:13il a fait des propositions
39:15pour que les militants
39:16du parti tranchent
39:17évidemment qu'aujourd'hui
39:18il parle au LR
39:19mais je suis sûr
39:20parce que c'est quelqu'un d'intelligent
39:21qu'il a bien compris
39:22qu'on n'irait pas
39:23dans une aventure solitaire
39:25chacun dans son coin
39:26donc il peut encore changer d'avis
39:27c'est ce que vous dites
39:27non je pense qu'il veut
39:28il veut être le leader
39:29à droite
39:31son droit
39:31il est président du parti
39:32il y en a d'autres
39:33qui le contestent
39:34mais en l'occurrence
39:35c'est son droit
39:35vous aussi vous le contestez ?
39:36et ensuite
39:37de toute façon je suis suspendu
39:39je suis sur la corde à linge
39:40justement c'est peut-être
39:41une facilité pour contester
39:42mais en tout cas
39:43il y a une volonté
39:44d'avoir un leadership
39:44sur les LR
39:45et ensuite les LR
39:46se rendent bien compte
39:47que l'aventure
39:48ne pourra pas être solitaire
39:49c'est ce que dit très justement
39:49Gérard Larcher
39:50moi je ne vous dis pas
39:51autre chose aujourd'hui
39:51il y a un leadership
39:53à avoir sur les LR
39:55à la droite française classique
39:56et ensuite on va discuter
39:57avec des alliés potentiels
39:58il faudra qu'il se rallie
39:59à quelqu'un
39:59Edouard Philippe
40:00en tout cas 75% des français
40:02sont contre une primaire LRG
40:03c'est un sondage
40:04Odoxa-Backbone
40:05pour le Figaro
40:06qui irait donc
40:07cette primaire
40:08de Gabriel Attal
40:09à Éric Zemmour
40:13ce chiffre
40:14se met à 71%
40:16si on interroge
40:17uniquement les sympathisants LR
40:18donc c'est assez radical
40:21ce sondage
40:21ça veut dire qu'en fait
40:22les français sont pour
40:23la liberté de candidature
40:25en fait
40:26encore une fois
40:27le problème de ce sondage
40:28c'est qu'il est posé
40:28sur des personnalités
40:30c'est toujours le cas
40:31un sondage
40:32je le sais bien
40:32mais le sujet c'est
40:34voilà ce qu'on veut défendre
40:36voilà ce qu'on veut défendre
40:37et maintenant
40:37on va choisir
40:38l'équipe
40:39qui peut porter
40:40ce projet
40:41et est-ce que
40:43elle est dirigée
40:44par
40:44c'est pas très
40:445ème République ça
40:45j'ai toujours entendu dire
40:46depuis que la 5ème République
40:47c'est la rencontre
40:48entre un homme
40:49et son peuple
40:49dans le cadre
40:50de l'élection présidentielle
40:51qui est une forme
40:52de sacre républicain
40:52c'est vrai
40:53vous présentez
40:54les français
40:54comme des britanniques
40:55comme les autres
40:55mais vous savez
40:57j'aimerais beaucoup
40:58qu'on ait un candidat naturel
41:00j'ai un ADN de droit
41:01vous n'envoyez pas
41:02pour le moment
41:03on n'en a pas capable
41:04de se qualifier à coup sûr
41:06au second tour
41:07et de gagner à coup sûr
41:08au second tour
41:08donc ça nécessite forcément
41:10un autre moyen de départage
41:11alors Vincent Jean-Brun
41:13après le dispositif
41:14Jean-Brun
41:15qui après le Pinel
41:16laissera votre nom
41:17dans la postérité
41:18donc ça c'est quand même
41:18le sacro-saint
41:20des ministres du logement
41:21c'est que vous avez toujours
41:22votre nom
41:22qui vous suit quelque part
41:23pour un dispositif
41:24ça c'est pour autre chose
41:25vous vous attaquez
41:26aux squatteurs
41:28et aux loyers impayés
41:29dans le cadre
41:30du projet Riposte
41:32porté par le ministre
41:33de l'Intérieur
41:34juste une question
41:35mardi
41:36c'est la fin
41:36de la trêve hivernale
41:37combien d'expulsions
41:38cette année ?
41:39on va faire le calcul
41:40à la fin de la trêve
41:42les chiffres sont en augmentation
41:4324 000 l'année dernière
41:44je crois
41:44les chiffres sont en augmentation
41:45il y a beaucoup plus d'expulsions
41:47ce qui pose un double sujet
41:48il y a un vrai sujet
41:49de protection
41:50de nos locataires
41:52on a des familles françaises
41:53fragiles
41:54et là je parle de familles
41:56de bonne volonté
41:56qui essayent de s'en sortir
41:58qui aimeraient pouvoir payer
41:58leur loyer rubis sur l'ongle
42:00et là il faut poursuivre
42:01ce qu'avait d'ailleurs fait
42:02ma prédécesseure Valérie Belletard
42:03des mesures d'accompagnement
42:05pour qu'on mette en place
42:06tous les outils
42:07de la solidarité nationale
42:08je pense notamment
42:09à l'accompagnement
42:09par des assistantes sociales
42:10dès le départ
42:11mais en même temps
42:12protéger les propriétaires
42:13de l'autre côté
42:14on a un sujet
42:15parce qu'il y a aussi
42:15plein de propriétaires
42:17qui sont très très modestes
42:18vous avez des petits retraités
42:20qui vivent
42:22moyennement
42:23du mieux qu'ils peuvent
42:24avec ce petit appartement
42:27qu'ils avaient acheté
42:27quand ils étaient plus jeunes
42:28et qui leur sert
42:29de complément de retraite
42:30aujourd'hui
42:30et certains sont mis
42:31dans des difficultés majeures
42:33avec des exploiters
42:33quand ils ont des locataires
42:35qui ne payent pas
42:36ou pire évidemment
42:37des exploiters
42:38là je veux le dire
42:39très clairement
42:39parce que c'était
42:40un de mes engagements
42:40quand j'ai été nommé ministre
42:41en octobre
42:42on avait dit que
42:43la loi de mon prédécesseur
42:45monsieur Casbarian
42:46allait être
42:48corrigée d'un point de détail
42:49puisqu'il a permis
42:49des grandes avancées
42:50avec son texte
42:51monsieur Casbarian
42:52mais il y avait
42:53un petit point de détail
42:54dans la rédaction finale
42:55un angle mort
42:56c'est que quand vous rentriez
42:57dans un logement
42:58par Airbnb par exemple
42:59vous passez 48 heures
43:01dans le logement
43:01donc vous êtes rentré
43:02légalement
43:03on ne peut plus
43:04vous expulser derrière
43:05parce que ce n'est pas du squat
43:06dans le droit français
43:07on considère que ce n'est pas du squat
43:08il fallait le corriger
43:09grâce au texte
43:10que va proposer
43:11le ministre de l'Intérieur
43:12le texte de Riposte
43:13et bien nous allons pouvoir
43:14le corriger
43:15ça c'est le premier volet
43:16donc tous les Airbnb
43:17qui arrivent
43:18et qui changent les clés
43:19et qui ensuite
43:20narguent les propriétaires
43:21en disant
43:22je suis chez moi
43:23vous ne pouvez rien
43:24contre moi
43:24c'est fini
43:25une fois le texte adopté
43:26c'est fini
43:26voilà on s'y était engagé
43:27j'avais pris cet engagement
43:28il faut encore que le texte soit adopté
43:30on verra d'ailleurs
43:30la vérité à l'Assemblée Nationale
43:32de qui vote ce texte
43:33c'est ça
43:33vous comptez bien sûr
43:34sur les voix de la France Insoumise
43:36ce sera un beau révélateur
43:37vous avez raison
43:39bizarrement
43:39je fais un petit doute là-dessus
43:41ça c'est un premier volet
43:42et deuxièmement
43:43il y a un sujet
43:44beaucoup plus complexe
43:44c'est celui des impayés
43:45beaucoup plus complexe
43:46parce que comme je le disais
43:47il faut équilibrer la position
43:48est-ce qu'un mauvais payeur
43:49est un squatteur ?
43:50en fait
43:51tout dépend
43:52de la façon
43:53dont les choses sont faites
43:54vous avez aujourd'hui
43:55des spécialistes
43:57c'est ce qui nous remonte
43:57de partout du terrain
43:58qui justement
43:59à la veille de la trêve hivernale
44:00arrêtent de payer
44:02un mois avant
44:02la fin de la trêve hivernale
44:04s'en remettent à payer
44:05et globalement
44:06qui année après année
44:07ne payent pas
44:07l'intégralité de leur loyer
44:09mais quasiment
44:09une demi-année
44:10ou moins
44:11là on a quelque chose
44:12d'un peu industrialisé
44:13il y a quelque chose
44:14où on voit
44:14qu'il y a une forme
44:15de malveillance derrière
44:16et on n'est pas
44:17dans la situation
44:18d'une famille modeste
44:19qui a un coup dur
44:20et qu'il faut qu'on accompagne
44:22c'est pas du tout
44:23le même profil
44:23mais il ne faut pas
44:24restaurer le droit de propriété
44:25tout simplement
44:26vous êtes chez moi
44:27je voulais quelque chose
44:27vous ne payez pas
44:28vous dégagez
44:29justement
44:29c'est le sujet
44:30que je veux approfondir
44:32avec une mission
44:34c'est le nord-américain
44:34de spécialiste
44:35oui mais ça a des avantages
44:37je cite souvent
44:39je ne sais pas
44:39pour lui faire plaisir
44:40le modèle canadien
44:41parce que dans le modèle canadien
44:43il y a une espèce
44:43de gagnant-gagnant
44:44on a dit
44:45il faut dire modèle québécois
44:47il y a un gagnant-gagnant
44:49où en fait
44:49la sortie est facilitée
44:51effectivement
44:52vous ne payez pas
44:53c'est manifeste
44:53et vous sortez
44:55beaucoup plus rapidement
44:55du logement
44:56en revanche
44:57ça a facilité
44:57l'entrée dans le logement
44:58parce que
44:59moins de demandes de garantie
45:00moins de choses comme ça
45:01donc ça peut être
45:02du gagnant-gagnant
45:03bon les squats
45:04c'est réglé cette année
45:05avec on l'espère
45:06le parlement
45:07qui vote le texte
45:08et la question
45:09des impayés
45:09et sinon un 49,3 ?
45:11on verra
45:11je veux croire
45:14qu'un texte pareil
45:14trouve une majorité
45:15c'est beaucoup de cas
45:16ces trucs Airbnb
45:17dont vous parliez
45:18il y en a beaucoup ?
45:19en fait au-delà du Airbnb
45:21vous avez tout le système
45:22de rentrer légalement
45:23dans un bien
45:24vous perdez vos clés
45:25dans la rue
45:25on prend vos clés
45:26on rentre dans le logement
45:27comme il n'y a pas eu effraction
45:28aujourd'hui dans le droit
45:29vous n'êtes pas squatteur
45:29demain vous serez squatteur
45:30et on met ça derrière nous
45:32et sur les impayés
45:33je continue à travailler
45:33pour faire en sorte
45:34de protéger les propriétaires
45:35merci beaucoup Vincent Jambrun
45:36d'avoir été l'invité du Grand Rendez-vous
45:38très bon dimanche
45:39sur Europe 1
45:40et sur CNews
45:40et sur CNews
45:44on rentre dans l'invité du Grand Rendez-vous
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