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  • il y a 5 mois

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00:00L'Assemblée Nationale, il dit en substance, c'est moi ou le chaos.
00:03Ça serait quoi le chaos selon vous si ce n'était pas lui ?
00:06Le chaos ? Ce ne serait pas le chaos parce qu'on a des institutions quand même solides,
00:11mais le Premier Ministre est le seul aujourd'hui qui peut assurer de la stabilité.
00:15Est-ce que ça serait s'il n'y avait plus le 8 de gouvernement ?
00:19Ce serait de l'impuissance publique, de l'impuissance de l'État. Pourquoi ?
00:23Parce que c'est des interruptions dans notre action.
00:25Ça veut dire que, tu vois, moi sur le terrain, dans la politique de la ville,
00:29ça veut dire qu'il y aurait moins d'interventions, il y aurait moins de soutien pour les forces de l'ordre.
00:33C'est difficile aussi d'avancer sans avoir de direction claire avec des ministres.
00:38Donc chaque fois que les ministres sont interrompus dans leur action,
00:41c'est les citoyens qui sont suspendus et qui voient l'action publique être ralentie, suspendue
00:47et d'une certaine manière moins puissante qu'elle ne peut l'être.
00:50Vous pensez vraiment qu'il peut obtenir la défense d'une majorité à l'Assemblée Nationale le 8 septembre,
00:55en l'état actuel des choses ?
00:56Mais je crois que rien n'est joué.
00:57Il ne faut pas jouer justement l'avenir de la France sur un coup de D,
01:02comme certains le font dans les appareils parisiens, politiciens.
01:05Là, ce qui se joue, ce n'est pas des histoires, des petites tactiques,
01:09loin de la réalité des Français.
01:11Ce qui se joue, c'est la stabilité du pays
01:13et c'est surtout une forme de confiance que nous devons inspirer,
01:17y compris à ceux qui nous financent.
01:19Parce que ceux qui nous financent, ceux qui nous prêtent de l'argent tous les jours
01:21pour faire fonctionner les écoles et les hôpitaux,
01:24quand ils voient que c'est instable, ils se disent « je vais peut-être un peu moins prêter
01:27ou je vais demander un peu plus d'argent pour faire un milliard. »
01:28Mais les oppositions disent que c'est vous qui nous avez mis dans cette situation.
01:31Ah mais c'est toujours...
01:323 000 milliards d'euros de dette, 3 300 milliards d'euros de dette.
01:35Mais évidemment, est-ce qu'on a bien été gérés depuis 45 ans ?
01:38Je ne vais pas vous dire oui.
01:40Est-ce qu'on peut se satisfaire que chaque seconde qui passe,
01:43on dépense 5 000 euros de plus pour payer la dette ?
01:46Moi, j'ai 4 enfants.
01:47Vous voyez, sur la tête de chacun de mes enfants,
01:49il y a déjà 48 000 euros de dette.
01:52Donc, c'est une catastrophe, oui.
01:55Mais en même temps, on a aussi dû faire face à des besoins
01:58qui ont été exprimés par nos concitoyens.
02:00Moi-même, j'étais satisfaite que mes enfants puissent retourner à l'école
02:05pendant la crise Covid.
02:06J'étais satisfaite qu'il y ait des primes pour le Ségur de la santé,
02:09pour les soignants.
02:10Donc, ce qu'il faut maintenant...
02:11Alors, ça veut dire que c'était complètement irresponsable
02:12de distribuer cet argent qu'on n'avait pas ?
02:14Non, parce qu'on n'avait pas comment rembourser ?
02:16On n'avait pas besoin.
02:16Heureusement, encore, comment rembourser ?
02:17Mais il faut combien de temps ?
02:18Voilà, la question, c'est les solutions.
02:19Mais c'était irresponsable ?
02:20Non, c'était nécessaire.
02:21Maintenant, il faut faire autrement.
02:22C'est-à-dire que maintenant, il faut mieux gérer l'argent public.
02:24Il faut que nos investissements soient productifs.
02:26On a mal dépensé notre argent.
02:28Par exemple, dans les quartiers dont je m'occupe,
02:31on aurait dû prévenir le mal.
02:32On va y venir.
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