00:00Vous parlez des soins médicaux, pendant que la France quand même est confrontée, on vient d'en parler à des défis immenses et après ce qui s'est passé à Marseille, la ville s'est vraiment réveillée sous le choc et au-delà de Marseille d'ailleurs, c'est l'instabilité politique qui prime avec les consultations qui se poursuivent à Matignon et cette information selon laquelle le gouvernement veut désormais restreindre les soins pris en charge par l'aide médicale d'État, donc pour les étrangers sans papier, la fameuse AME, ce que vous demandez depuis des années, y compris le Rassemblement National.
00:27Comment vous réagissez ? Est-ce que vous y voyez une ultime tentative de la part de François Bayrou de se maintenir ? Un coup de poker ?
00:33Je n'y crois pas une seconde. Je verrai François Bayrou cet après-midi à 15h et je lui présenterai le plan de l'UDR de réduction de 100 milliards d'euros des dépenses publiques.
00:45Et dans ces 100 milliards d'euros de réduction publique, il y a autour de 20 milliards d'euros immédiatement de réduction des dépenses liées à l'immigration, notamment sur le fait qu'on verse les prestations sociales, les allocations familiales, les allocations logements aux personnes qui ne travaillent pas.
01:05Vous avez déjà sa réponse, vous l'avez entendu dimanche, M. Ciotti.
01:08Oui, mais il me l'a déjà donné.
01:09Il va vous dire que vous stigmatisez ces personnes-là ?
01:12Oui, vous savez, il me l'avait dit, c'est M. Lombard qui me l'avait dit avec lui, il y a un an, il m'avait dit, là-dessus on n'est pas d'accord, pour des raisons idéologiques.
01:21Voilà. Et cela veut tout dire parce que ceux qui nous gouvernent, depuis 2012, avec l'élection de M. Hollande, mais aussi depuis 2017, avec l'élection de M. Macron, qui était le ministre de M. Hollande, sont guidés, animés par une idéologie socialiste, de gauche.
01:41La réalité, elle est là. Et ce que je déplore, c'est que certains de mes anciens amis se soient ralliés à cette idéologie de gauche.
01:49Et quand je voyais hier M. Retailleau participer à un déjeuner à l'Élysée, autour de M. Macron, pour savoir si le Premier ministre doit être socialiste, les bras m'en tombent.
02:03Et voici ce qu'il aurait dit.
02:04Qu'est-ce qu'ils font là-dedans ?
02:05Il aurait dit, ce serait sans nous si tel était le cas.
02:07Oui, mais enfin, il veut voter la confiance. Donc, les bras m'en tombent.
02:11On verra si tous les députés LR, enfin, ce qu'ils vont faire.
02:14Et dans ce cas-là, sur ce sujet, puis on va revenir quand même à la confiance pour vous, est-ce que vous dites aux députés LR qui, aujourd'hui, se disent
02:22« Je ne peux pas voter la confiance pour d'État d'Organe », est-ce que vous leur dites « Rejoignez-moi ».
02:26Je les appelle naturellement à ne pas voter la confiance à M. Macron, parce que M. Bayrou, finalement, ce n'est qu'un énième avatar du Macronisme.
02:36Est-ce que M. Ciotti, M. Retailleau, explique qu'il la vote pour des raisons de stabilité ?
02:40Ça, c'est un alibi pour rester en poste et en place. Mais la confiance, moi, je ne la voterai pas à M. Macron et j'appelle...
02:47Quoi qu'il arrive ces prochains jours jusqu'à lundi.
02:50Absolument. Je ne voterai pas lundi prochain cette confiance pour l'ensemble de leur œuvre.
02:53Bien sûr, pour le fait qu'ils aient doublé la dette depuis 2012. Depuis 2012, la dette en 2012, quand Nicolas Sarkozy a été battu, était de 1 900 milliards d'euros.
03:05C'était beaucoup. Nous y avons pris notre part. J'en conviens. Je ne dis pas que c'est... Il y a une responsabilité collective.
03:10La question de la responsabilité est légitime. Chez les gouvernements, ce ne sont pas les Français.
03:14Mais depuis 2012, elle a doublé. On finira ce quinquennat à 3 800 milliards de dettes. Ça veut dire que ça a doublé. La responsabilité, elle est chez ceux qui ont gouverné.
03:28C'est une honte d'en accabler les Français, notamment d'accabler les retraités. C'est totalement scandaleux. Les retraités, ils ont travaillé toute leur vie.
03:35Ils ont payé des cotisations. Et aujourd'hui, on vient leur faire les poches. C'est totalement honteux, l'argument de Bayrou là-dessus, sur les boomers. Mais c'est ridicule.
03:44Mais qu'il balait devant sa porte.
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