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Transcription
00:00Nous sommes désormais avec celle qui a fourni les fontaines à eau dans certains villages,
00:04là où il y avait aussi des épreuves sportives.
00:06Cette entreprise s'appelle Twid, T-W-Y-D-I.
00:11Europe 1, la France bouge, la pépite.
00:14Entreprise lyonnaise avec vous, Diane Roubert.
00:18Vous avez fondé Twid il y a très peu de temps, c'était à peine en 2021.
00:23Vous m'en retrouvez comme ça propulsé au JO ?
00:25Oui.
00:27Allez, vous allez pitcher.
00:28Ok, Twid en une minute et puis ensuite on se retrouve, vous allez nous dire comment ça s'est passé.
00:32Surtout, aujourd'hui, y a-t-il eu un avant et un après JO ?
00:36Mais on vous écoute d'abord, Twid c'est quoi ?
00:37Alors Twid, déjà c'est l'acronyme de The Way You Drink.
00:40C'est une entreprise que j'ai fondée avec l'ambition vraiment de promouvoir la gourde dans le quotidien des Français.
00:47Aujourd'hui, alors on n'a vraiment pas du tout inventé la fontaine à eau, il y a plein de choses qui existaient.
00:50Mais il y a encore énormément de fontaines aujourd'hui qui permettent de remplir des petits gobelets en plastique
00:54qui ne sont pas calibrés pour des gourdes, qui ne sont pas calibrés en termes de robustesse, etc.
00:58pour être installés dans des lieux publics.
01:00En fait, la fontaine à eau a été un peu pensée pour équiper la salle d'attente de votre dentiste,
01:04mais pas vraiment un stade, d'autres types, un palais des sports, etc.
01:09Donc nous, on a repensé avec un design complètement différent les fontaines à eau.
01:13Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, en fait, on a été retenus parce qu'on a équipé, par exemple, le village olympique.
01:18Ils nous ont choisi parce qu'on a des fontaines qui sont personnalisables,
01:21qui sont hyper adaptées au remplissage des gourdes, qui sont très adaptables et qui sont hyper robustes.
01:25On a équipé des sites comme, par exemple, la Porte de Versailles,
01:28qui a, je crois, hébergé le badminton, le ping-pong, le volet, il me semble.
01:33Ville peinte, on a équipé aussi des sites comme, typiquement, le palais des sports de Nanterre,
01:40qui hébergé des équipes, qui recevait des fédérations.
01:43Et donc aujourd'hui, typiquement, un exemple très concret, le palais des sports de Nanterre,
01:47on les a équipés grâce à Paris 2024.
01:49Et aujourd'hui, on est en train d'équiper l'intégralité des lieux sportifs de Nanterre.
01:54Donc voilà, en termes de rebond...
01:56Il y a eu un rebond.
01:56Merci pour votre pitch, Diane Robert, fondatrice de Tweed.
02:00Moi, j'admire aussi beaucoup votre parcours,
02:03parce que vous êtes la preuve vivante qu'on peut rebondir,
02:07que l'on peut se relancer dans un projet entrepreneurial,
02:10où, vous l'avez dit, vous n'avez rien inventé, la Fontanao existe depuis toujours.
02:13Mais vous, vous avez fait une école de commerce,
02:16vous avez travaillé dans des grosses entreprises comme Bouygues ou encore BNP,
02:21et vous avez monté une première entreprise que vous avez fermée.
02:25En gros, c'est ça l'histoire avant.
02:26Oui, exactement, que ça fait positive note, absolument.
02:28Donc, vous avez avancé, vous avez échoué, vous avez même fait un burn-out.
02:35Et qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes lancée sur ce concept de Fontanao,
02:39et comment vous arrivez à Paris 2024 ?
02:41Moi, je trouve ça extraordinaire.
02:42C'est beau, ça.
02:44Alors, ce qui fait déjà que j'ai rebondi sur un...
02:46Déjà, comme vous l'avez dit, j'avais déjà monté une première boîte en 2014,
02:51qui était plutôt une boîte de conseils,
02:52et donc elle s'appelait Positive Nudge.
02:54Et donc, pour ceux qui ont déjà entendu ce mot de Nudge, vous allez comprendre,
02:57ça a été un peu fondateur par rapport à ce que j'ai créé ensuite avec Tweed.
03:00Le Nudge, c'est un peu le design au service du changement de comportement.
03:03C'est une méthode.
03:04Je passe les détails.
03:06Quand en 2018, je fais un burn-out,
03:09comme pas mal de gens dans ces cas-là, on appuie un peu sur Isette,
03:12on se pose les questions de c'est quoi qui est vraiment important, etc. pour moi.
03:15Et moi, à ce moment-là, j'ai eu une prise de conscience,
03:17peut-être un peu sur le tard par rapport à d'autres,
03:18sur tous les enjeux écologiques qui nous entourent.
03:20Et je me dis, en fait, si je repars sur une nouvelle carrière,
03:23il faut que ce soit une carrière qui ait du sens,
03:24il faut que ce soit une carrière où vraiment je contribue à faire en sorte
03:27que quelque chose se passe.
03:28Et j'avais cette énergie,
03:29l'impression que j'étais capable d'être hyper créative,
03:31de faire quelque chose de chouette.
03:33Et en fait, c'est marrant,
03:34j'ai rejoint un parcours entrepreneurial,
03:35ça s'appelle Ticket for Change,
03:36pour ceux qui connaissent, c'est extraordinaire.
03:38Et un des tout premiers trucs, le premier jour,
03:40on nous dit, pour être un bon entrepreneur du changement,
03:42il faut qu'il y ait un sujet qui t'énerve.
03:44Si tu as vraiment un truc qui t'énerve,
03:45qui te prend au trip, tu vas être bon.
03:46Et moi, le truc qui m'énerve...
03:48C'est pas mal de prendre par ce biais-là.
03:51Mais parce que l'entrepreneuriat...
03:52Je vais ancrer des startups à l'heure.
03:53Bien ancrer, oui, moi aussi, j'envoie.
03:54Mais on peut faire un très le somme après, Benjamin.
03:57Il y en a des choses qui nous énervent.
03:59On va écouter Jim sur le sujet après,
04:00mais je pense que pareil,
04:01c'est tellement de boulot, en fait,
04:03de monter une boîte,
04:04et surtout une boîte industrielle, etc.
04:05Et c'est quoi qui vous énervez le plus ?
04:07Moi, ce qui m'énerve, c'est les bouteilles d'eau en plastique.
04:09Ce truc m'énerve,
04:10parce qu'on en consomme 10 milliards en France chaque année,
04:12on sait que c'est une calamité pour l'environnement.
04:14Maintenant, on sait que c'est une calamité pour la santé.
04:16Il y a vraiment ce truc.
04:17Donc, il faut qu'il soit un objet ou quelque chose qui vous énerve.
04:19Moi, si je vous dis que c'est les sensibilités,
04:20je ne vais rien changer.
04:21Ah oui, il y a des plus convaincés.
04:22Si je peux être créatif, on ne sait jamais.
04:23Non, mais je vais réfléchir.
04:25Mais sur la bouteille en plastique,
04:26pour moi, c'est vraiment un petit geste.
04:29Finalement, sortir de la bouteille en plastique
04:30du quotidien des Français,
04:31en vrai, ça ne va pas changer grand-chose.
04:32Mais pour l'environnement, c'est colossal.
04:3410 milliards de bouteilles de plastique en moins
04:35chaque année en France.
04:36En fait, c'est colossal.
04:37Donc, ce sujet m'énerve.
04:39Je me dis qu'en fait,
04:39on fait partie des pays qui ont l'eau du robinet
04:42la plus propre à la consommation,
04:44hyper contrôlée, etc.
04:45Pourquoi on est des surconsommateurs ?
04:47À ce point, on est dans le top 5
04:48des plus gros consommateurs mondiaux
04:49de bouteilles en plastique.
04:50Donc, ce truc m'énerve.
04:51Et puis, avec l'impulsion de Ticket for Change,
04:54à l'époque, je me flanche sur le sujet.
04:56Je me rends compte qu'en effet,
04:57il va y avoir un sujet avec la loi AJEC,
05:00une obligation d'équiper des établissements
05:01et des ressources publics de Fontaine Howe.
05:02Et qu'en France, on n'a rien qui est vraiment adapté.
05:05On est très en retard.
05:06Très, très en retard à l'époque.
05:07Je parle en 2020.
05:08Très en retard sur le sujet.
05:10Il y a énormément de choses à faire.
05:11C'est vrai qu'à part la tête de la tente,
05:12à l'époque, on n'en voyait nulle part.
05:13Non, puis c'est des fontaines en plastique.
05:14Il y a encore beaucoup les bonbonnes.
05:15C'est beaucoup fait pour les gobelets.
05:16Et vous, vous les avez designées ?
05:17Vous êtes allé faire quoi ?
05:18Exactement.
05:19L'histoire, elle commence au tout démarrage
05:21avec une école d'ingés.
05:22Moi, j'étais mentor pour leur programme
05:23d'accélération start-up à l'INSA.
05:26C'est une école à Lyon.
05:27Et donc, je fréquentais ces jeunes ingés
05:29qui étaient tous en génie mécanique.
05:30Et du coup, je leur ai passé un coup de lit.
05:31Je leur ai dit, écoutez, voilà,
05:32j'ai une idée de fontaine à eau.
05:34Ça vous paraît compliqué ?
05:35C'est quoi une fontaine à eau ?
05:36Et bref, ils m'ont dit,
05:37viens nous voir au bureau de la JIE.
05:39Donc, l'histoire commence au bureau de la JIE
05:41fin 2020.
05:42Le bureau des élèves.
05:43Oui, la junior entreprise de l'INSA.
05:45Exactement.
05:46Et donc, on a un premier petit croquis.
05:48On commence à discuter.
05:49Puis, il file en aiguille.
05:50Je me dis, tiens, le projet,
05:51il y a un truc derrière.
05:53Je contacte un designer.
05:55Voilà, la société Twiners.
05:56Je les salue avec qui on a bossé depuis
05:57sur tous les projets qu'on a faits.
05:59Qui est une boîte qui est installée
06:00pas très loin de chez nous, à Chambéry.
06:02Et le projet part comme ça.
06:03C'est formidable.
06:04C'est génial.
06:05Et comment, très rapidement,
06:07votre premier client,
06:08c'est juste Roland Garros ?
06:09Oui.
06:10Mais on arrive comment à Roland Garros ?
06:11Vous avez des contacts ?
06:12Vraiment, un génial concours de circonstances.
06:15À l'époque, ils finissent les gros, gros travaux
06:16qu'ils ont eus.
06:17Je crois qu'on est en 2021, 2022.
06:19Ils ont eu d'énormes travaux.
06:20Oui, ils ont tout refait.
06:22Oui, ils ont tout refait.
06:23Et puis, à la fin, fin, fin,
06:24en général, les fontaines,
06:25ça arrive à la fin.
06:26Il y a ce sujet fontaine.
06:27Ils savent que la loi AJEC
06:28leur impose d'équiper le stade.
06:30Et puis, la personne qui est en charge,
06:31regardez ce qui est sur le marché,
06:32il n'y a pas grand-chose
06:33qui correspond à son besoin.
06:35Et moi, par hasard,
06:36à ce moment-là,
06:36j'ai une copine qui habite
06:37en face de Roland Garros, à Boulogne,
06:38et qui me dit
06:38« Mais pourquoi tu ne les appelles pas ? »
06:41Ils sont en fin de travaux.
06:42C'est juste un concours de circonstances.
06:44C'est extraordinaire, l'entrepreneuriat.
06:46Le timing.
06:47Il faut en faire de chance, quand même, parfois.
06:49Il faut de la chance,
06:49mais il faut en parler.
06:50Si votre copine ne savait pas,
06:51il faut aussi dire ce qu'on fait,
06:53en parler.
06:53Exactement.
06:53Quand on cherche le client,
06:55il faut le faire savoir aussi,
06:56quand on est entrepreneur.
06:58Et il y a un appel à projet.
07:01Alors, ce n'est pas pour vous,
07:02c'est en janvier, Jérôme,
07:03pour la VASC,
07:03mais vous, c'est deux ans avant
07:04pour les Fontanao.
07:05Ce qui est fou, quand même.
07:06Ils pensent aux Fontanao,
07:07deux ans avant,
07:08mais la VASC,
07:08ils ont eu un éclair.
07:10La VASC, c'était un an et demi,
07:11mais on n'a eu la commande
07:12que six mois avant.
07:13Que six mois avant.
07:14Deux ans avant,
07:16un appel à projet
07:17dans la perspective de Paris 2024,
07:20vous êtes dedans.
07:21Oui et non.
07:23En fait, on me contacte.
07:24On me contacte en me disant
07:25des personnes qui travaillent
07:27sur plutôt la partie zéro déchet,
07:29parce qu'il y a quand même
07:29une grosse ambition zéro déchet
07:30sur Paris 2024,
07:31et qui disent,
07:32voilà, on est en train
07:32de faire un benchmark
07:33sur ce qu'on va pouvoir faire
07:35sur les Fontanao, etc.
07:37La vérité, je le dis,
07:38c'est que Coca-Cola
07:39étant le gros sponsor des Jeux,
07:41il y a un moment
07:41où ils ont quand même
07:42énormément verrouillé
07:43tout ce qui était
07:43distribution de boissons,
07:44eau y compris.
07:46Donc, le gros appel
07:46à projet Fontanao,
07:47finalement, n'a pas eu lieu.
07:49Le gros appel d'or.
07:50C'est fou.
07:50Oui, c'est assez fou.
07:52C'est assez fou,
07:52mais c'est comme ça.
07:53Et donc, on a eu en fait
07:55des opportunités
07:55que nous, on est allé
07:56un petit peu solliciter,
07:58mais qui n'ont pas été pilotées,
07:59on va dire,
08:00par un organe de Paris 2024,
08:02et qui est, voilà,
08:03on a été en contact
08:03avec la personne
08:04qui s'occupait
08:04du village olympique,
08:05et qu'on a été en contact
08:06avec la personne
08:06qui s'occupait
08:07de Paris-Port de Versailles.
08:09C'est-à-dire que la personne
08:10qui doit dire,
08:10tiens, il faut qu'on ait
08:11des stylos et des gourdes,
08:13tiens, il faut penser
08:14à la Fontanao.
08:15En gros, c'était ça.
08:15Ce n'était pas un organe central
08:17de Paris 2024.
08:18Non.
08:18D'accord.
08:19Et donc là,
08:19vous avez été choisie ?
08:22Et donc, bah ouais,
08:22on a travaillé avec,
08:24je ne sais pas,
08:25une dizaine de sites.
08:26Et ça allait, en fait,
08:27c'était assez large,
08:27parce que ça allait,
08:28je vous dis,
08:28du palais des sports
08:29au village olympique,
08:30à certains sites olympiques,
08:31mais aussi,
08:31on a équipé typiquement,
08:33je ne sais pas s'il faut
08:33que je les cite,
08:34vous ne me direz pas,
08:34mais une enseigne
08:35de supermarché
08:38qui voulait mettre
08:39des fontaines à disposition
08:40pendant les Jeux
08:41sur tout leur site parisien.
08:41Oui, évidemment,
08:42pour tous les visiteurs.
08:43Exactement.
08:43Donc, superbe été 2024
08:45pour cette jeune startup
08:47qui est weed.
08:48Aujourd'hui,
08:49qu'en reste-t-il ?
08:50Alors, c'est comme
08:51pour la VAS, etc.,
08:52en termes de notoriété,
08:53de visibilité,
08:55c'est hyper bénéfique.
08:56Mais en termes de business ?
08:58C'est ce que je vous disais
08:59tout à l'heure,
08:59par exemple,
09:00la ville de Nanterre
09:00aujourd'hui
09:00qui fait appel à nous
09:01pour équiper l'intégralité
09:02de ses sites sportifs
09:03parce qu'on a équipé
09:03le palais des sports
09:04à l'époque.
09:05Donc, on continue à avoir,
09:06même un an après,
09:07des commandes qui tombent
09:08parce qu'en fait,
09:09on s'est fait connaître
09:09via Paris 2024.
09:11Après, on a eu aussi,
09:12moi, ce que j'ai trouvé
09:12hyper sympa,
09:13ce qu'ils ont appelé
09:14« Old is the new gold ».
09:16En fait, ils ont organisé
09:16une espèce de braderie géante
09:18de tout ce qui avait servi
09:19pour les Jeux.
09:20C'était où, ça ?
09:22Dans Paris ?
09:22Dans Paris, oui.
09:24Et en fait,
09:24ils ont vendu,
09:25je ne sais pas,
09:25les uniformes des hôtesses,
09:27les oriflames,
09:29il y a eu une énorme
09:30braderie.
09:31Et donc, nous,
09:31on s'est un petit peu
09:32insérés là-dedans
09:32et on a eu, en fait,
09:33pas mal de fontaines
09:34qui étaient du coup
09:34des fontaines de seconde mois
09:35parce qu'évidemment,
09:36c'est un événement éphémère.
09:37Donc, c'est des fontaines
09:37qu'on a installées
09:37pendant 2-3 mois
09:39sur les différents sites
09:40qui ont pu être installées,
09:42du coup,
09:42qu'on a revendues
09:43mais du coup,
09:43à un prix moindre
09:45à, par exemple,
09:47des établissements scolaires,
09:48etc.,
09:48qui sont trop contents
09:49aujourd'hui d'avoir
09:49une fontaine
09:50qui a été la fontaine
09:51Paris 2024.
09:52Donc, ça rend hyper fière.
09:52Ça coûte combien
09:53une fontaine chez vous ?
09:54Alors, très souvent,
09:55c'est toute la location,
09:56c'est les fontaines à eau.
09:57On va être sur des prix
09:57qui démarrent à 50 euros par mois.
09:59Vous avez de la maintenance,
09:59des consommateurs, etc.
09:59Donc, votre modèle économique,
10:00c'est la location.
10:01Mais par exemple,
10:02pour les fontaines de seconde mois,
10:04on a pu les faire
10:05à 20-30% de moins
10:06qu'une fontaine neuve.
10:07Mais toujours en loque ?
10:08Loque ou vente.
10:10Mais après,
10:11pour l'entretien,
10:11parce que moi,
10:12c'est toujours...
10:18pas bien entretenu,
10:19enfin...
10:20Alors, en fait,
10:20c'est un terme barbare.
10:22On fait une sanitation.
10:24Donc, en fait,
10:24nous, on a des équipes
10:25qui vont sur place.
10:26Mais vous l'avez appris,
10:27tout ça, vous êtes...
10:28Oui.
10:28Mais comment ?
10:29Eh bien, sur le tas.
10:30Sur le tas.
10:31Oui.
10:31Donc, vous avez des équipes ?
10:32J'ai des équipes,
10:33aujourd'hui.
10:34Je pense que,
10:35pour moi,
10:35une des qualités
10:36pour être entrepreneur,
10:36il faut être hyper curieux.
10:38Surtout que moi,
10:38je me suis lancée,
10:39en effet, dans un univers
10:39qui n'avait strictement rien à voir
10:40avec ce que je faisais avant.
10:42Et au-delà,
10:42je n'avais jamais bossé
10:43dans l'industrie.
10:43Je n'avais toujours fait
10:44que du service.
10:44Donc, vraiment,
10:45j'ai tout découvert sur le tas.
10:46Et aujourd'hui,
10:47on a des équipes
10:47qui sont sur les aspects
10:49techniques, justement.
10:51Donc, les jeux terminés,
10:52certains ont gardé
10:53les fontaines.
10:54Ce qui est éphémère,
10:55vous l'avez vendu
10:56à certains établissements.
10:58Mais j'imagine
10:59que le chiffre d'affaires
11:00a augmenté.
11:01Ça va comment,
11:01là, pour 2025 ?
11:03Eh bien, ça va bien.
11:04C'est beaucoup plus important.
11:05Oui, oui.
11:05Donc, il y a un vrai
11:06impact des JO.
11:08Il y a un vrai impact des JO.
11:09Déjà, pendant la période
11:09des Jeunes,
11:12et puis, on est une boîte
11:14en croissance.
11:15Alors, il n'y a pas que les JO,
11:16ce n'est pas que grâce aux JO.
11:17Mais clairement, aujourd'hui,
11:18dans l'histoire qu'on raconte,
11:19évidemment, c'est ultra puissant.
11:21Et ça a permis, je vous dis,
11:22sur certains sites,
11:22de faire un peu
11:23effet boule de neige
11:24parce qu'on nous a vus.
11:25Du coup, on a fait appel
11:26à nos stars.
11:29Vous êtes...
11:31Tout est fabriqué en France.
11:32Oui.
11:32Ça aussi, c'est important.
11:33C'est indiqué.
11:34C'est dans votre...
11:36Ça fait partie de la fontaine,
11:37j'imagine.
11:37Oui.
11:38Tout est fabriqué en France.
11:39Vous avez un atelier,
11:40une usine.
11:40Comment vous avez un processus
11:41industriel qui est en cours ?
11:43Oui.
11:43Alors, ce n'est pas de nos usines.
11:44Pas encore.
11:44On se traite, évidemment.
11:45Pas encore.
11:46Donc, on bosse avec une usine
11:47de tôlerie qui est basée
11:49en Bretagne.
11:50On a un autre fabricant-assembleur
11:51qui est en Auvergne-Rhône-Alpes.
11:53Et pour nous, c'est essentiel
11:54d'être 100% français
11:55parce qu'on est une entreprise
11:56ultra engagée.
11:57On est une entreprise
11:57de l'économie sociale et solidaire
11:58qui a vocation, justement,
12:01à améliorer,
12:02à notre petite échelle malheureusement,
12:03mais à améliorer
12:04quand même l'état de la planète.
12:05Donc, ça passe évidemment
12:06pour nous par du Made in France
12:07et par des circuits courts.
12:09Et on a des fontaines
12:10qui sont relativement low-tech,
12:11qui sont très peu consommatrices d'énergie.
12:12Tout est ultra réparable.
12:14Enfin, voilà,
12:14on est vraiment dans cette logique.
12:15Et donc là, grâce à Paris 2024,
12:17on a eu un peu
12:17nos premières fontaines seconde main
12:19parce que, comme on est
12:19une jeune boîte,
12:20tout ce qu'on a déjà installé,
12:21en fait, c'est toujours
12:22chez nos clients, la plupart.
12:24Puis, en plus,
12:24on a fait un produit hyper robuste
12:25donc il a vocation
12:26à rester des années.
12:26Donc, on a très peu de fontaines
12:27qui reviennent
12:28et quand on nous demande
12:28de la seconde main,
12:29parfois, on n'a rien à proposer.
12:30Et donc là, grâce à Paris 2024,
12:31on a eu cette offre de seconde main
12:32qui était, pour nous,
12:33du coup, une première.
12:34On était hyper contents.
12:35La suite pour vous,
12:36je crois que c'est
12:37les Alpes 2030.
12:39De la suite olympique, oui.
12:41Oui, la suite
12:41des gros événements.
12:43Exactement.
12:44Vous êtes déjà dessus ?
12:45Les locaux de l'État
12:45puisqu'on est lyonnais
12:46donc sur la partie Alpes,
12:48on est évidemment
12:50particulièrement sensibilisés
12:51et pour le coup,
12:52on a commencé
12:52comme on sait
12:53que pour Paris 2024,
12:54on ne leur jette pas la pierre
12:55mais il y a beaucoup de choses
12:55qui sont faites
12:56un peu à la dernière minute
12:57de façon un peu anxiogène
13:00sur les dernières semaines
13:01avant les Jeux.
13:02Là, on se dit
13:02on va faire l'inverse.
13:04Donc, on a commencé
13:04à équiper des stations de ski.
13:05On est déjà en contact avec eux.
13:07C'est situé où
13:08dans les stations de ski,
13:09les Fontanao ?
13:11Alors, typiquement,
13:12on va être, par exemple,
13:13à l'Office du Tourisme.
13:14On va être dans les salles
13:15multisport type patinoire, etc.
13:17Et on va être aussi
13:18dans ce qu'ils appellent
13:18les salles hors sac.
13:19Donc ça, ça permet
13:20d'être vraiment plus
13:20un peu sur les pistes
13:21dans les points infos,
13:24syndicats initiatives, etc.
13:25Et là, vous êtes déjà dessus
13:26et là, on est déjà dessus.
13:27On a déjà équipé
13:28plusieurs stations.
13:30Et donc, ça y est, c'est parti.
13:32Avec un modèle économique
13:33qui repose sur l'abonnement ?
13:35Oui, principalement.
13:36Principalement.
13:36C'est bien, Jérôme.
13:38C'est très bien.
13:39C'est récurrent.
13:40Ça permet d'avoir
13:41un chiffre d'affaires
13:41sur une certaine durée.
13:43Donc, c'est un très bon modèle.
13:44Ça évite les investissements
13:45trop importants.
13:45Aussi côté client, en fait.
13:46Donc, tout le monde s'y retrouve.
13:47Ça veut dire.
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