Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Toujours avec Jean-Michel Salvatore et Ophélie Roch pour commenter l'actualité.
00:04Si vous le voulez bien les amis, on va mettre entre parenthèses Bayrou, le 8 septembre, la crise économique, le FMI.
00:15Je pense qu'on a fait le tour avec Marc et on sait que la situation est compliquée.
00:19Et bien sûr, dès demain, avec toutes les émissions, l'équipe d'Europe 1,
00:23et Stéphanie Demuru qui sera cette année, et je la salue, à la tête d'Europe 1 Soir Week-end dès demain,
00:31on reviendra bien sûr sur tous ces sujets.
00:33Je voudrais qu'on écoute Max Guasini qui a poussé un coup de colère sur ces news.
00:41Il y a effectivement de plus en plus d'églises vandalisées en France.
00:46Et ce n'est pas tous les jours qu'on entend un personnage comme Max Guasini sur le sujet, alors on l'écoute.
00:51Il y a une épidémie d'églises qui brûlent en France.
00:54Pourtant, il y a des siècles, parfois des dizaines d'années, qu'elles sont là,
00:58et tout d'un coup, ça brûle, ça brûle.
01:00Il y a des actes anti-chrétiens.
01:01Regardez que depuis le janvier, on dénote 401 actes anti-chrétiens.
01:06Je crois que les chrétiens sont la religion la plus stigmatisée en France et aussi dans le monde.
01:12Vous savez, de nos jours, il y a 300 millions de chrétiens dans le monde
01:16qui sont dans la peine et qui sont tout le temps ou assassinés, ou brûlés, ou tués.
01:23Alors, on connaît Max Guasini pour avoir dirigé des clubs sportifs, des chaînes de radio.
01:30Moins pour ce coup de gueule qu'il pousse.
01:38Et moi, je trouve ça très bien qu'il pousse ce coup de gueule, Jean-Michel Salvatore.
01:43Oui, parce que c'est vrai que ça passe vraiment sous les écrans radars.
01:46On est très sensibilisés aux actes antisémites, et on a bien raison.
01:51On est aussi assez sensibilisés aux actes anti-musulmans pour des raisons qui sont différentes,
01:58et parfois parce qu'il y a une certaine instrumentalisation de certains acteurs et de certains partis politiques.
02:04Mais c'est vrai que les catholiques passent sous les radars,
02:10parce qu'il y a une certaine inertie, il y a un certain mépris,
02:17il y a un certain anticléricalisme traditionnel dans le pays.
02:23Et donc, on considère que finalement, ce n'est pas si grave que ça.
02:26Mais on retrouve aussi la même chose lorsque, par exemple, vous avez des dessins de presse
02:32qui critiquent la religion catholique, qui se moquent ouvertement du pape,
02:37qui le tournent en dérision.
02:39On se souvient par exemple d'une de Charlie Hebdo qui était particulièrement malvenue.
02:44Et comme les catholiques, en général, ne crient pas au scandale,
02:48et finalement...
02:49Ils n'en voient pas les frères Kouachi.
02:50C'est plutôt la religion de l'amour.
02:53Donc, si vous voulez, on laisse filer.
02:54Mais c'est vrai que Guazzini dit quelque chose de tout à fait vrai.
03:00Il faut en parler, il faut le dire,
03:02parce que c'est un phénomène qui est récurrent et qui augmente.
03:06On le voit d'ailleurs à Paris, par exemple,
03:08mais on le voit aussi dans des profanations d'églises en province.
03:11Dans la dernière période, on a vu plusieurs paroisses être attaquées.
03:18Par exemple, Saint-Laurent, à côté de la Gare de l'Est.
03:22Il y a eu un certain nombre d'événements comme ça,
03:24mais qui passent toujours inaperçus,
03:26parce que c'est les cathos,
03:28et que parce que c'est les cathos, c'est moins grave.
03:29Parce que les cathos, c'est moins grave,
03:31et parce qu'ils ne se plaindront pas,
03:32et parce que c'est la religion de l'amour,
03:34et c'est la religion du pardon.
03:35On récite tous les dimanches à la messe à notre père,
03:38dans lequel il y a « Pardonne-nous nos offenses »
03:40comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
03:42Donc c'est le pardon dominical hebdomadaire.
03:46On est là pour pardonner,
03:48contrairement à d'autres religions,
03:49qui pour certaines demandent la vengeance aux mécréants, etc.
03:54Et donc voilà, on est effectivement,
03:56j'allais dire, les dindons de la farce,
03:58quand on est catholique,
03:59et ce coup de gueule de Max Guasini,
04:02Ophélie Roch, vous l'avez comment interprété ?
04:05Non, moi j'ai trouvé ça bien que ça soit justement
04:07quelqu'un qui ait pu tenir la radio énergie,
04:10qui passe ce message.
04:11C'est-à-dire que là, on voit bien que c'est pas,
04:13d'habitude, on est toujours que le discours catholique,
04:15c'est une certaine frange de droite,
04:16c'est souvent assimilé dans l'esprit de certaines personnes.
04:19C'est la jupe plissée, c'est le certain...
04:21Ils imaginent un peu le Versailles des années 70,
04:24qui n'a peut-être même jamais existé tel qu'ils se l'imaginent,
04:26mais bon, peu importe, c'est l'image qui dégage.
04:28Mais en fait, c'est vrai que la profondation des églises,
04:31c'est quand même une petite musique de fond
04:34qu'on entend de plus en plus.
04:35C'est vrai que quand on regarde, on entend une information...
04:37Mais c'est inquiétant, c'est très inquiétant.
04:39En plus, il y a deux types de profanation,
04:41c'est-à-dire qu'il y a la profanation, en effet,
04:43il y en a même trois.
04:44Il y a la première, c'est la profanation, en effet,
04:46des gens qui sont contre l'église,
04:49parce qu'ils sont d'une autre religion,
04:51parce qu'ils estiment en effet que l'église est le mal incarné.
04:53Il y a les profanations aussi dues à tout ce qui est vente,
04:58c'est-à-dire que beaucoup d'œuvres sont pillées dans les églises,
05:03parce qu'en effet, on ne se rend pas toujours compte,
05:05mais un retable, c'est souvent très ancien,
05:07ça peut se vendre très très cher,
05:08et 50% des dégradations qui ont lieu dans les églises...
05:12Vous allez donner des mauvaises idées, d'ailleurs,
05:14à ceux qui écoutent du Nord et du Distrait.
05:16Encore faut-il, enfin, tout le monde n'est pas capable,
05:18je pense, de partir avec un retable sous le bras,
05:21c'est quand même des certaines mesures,
05:22mais pourquoi aussi il y a autant de vols ?
05:23C'est parce que les églises sont des lieux
05:24qui ne sont pas protégés.
05:25Je crois qu'il y a moins de 10% des églises...
05:27Et parce que les églises sont ouverts,
05:29parce que c'est la maison de Dieu,
05:30on demande à tout le monde de venir
05:32et s'asseoir un instant,
05:35pour prier ou pas, pour être là.
05:38Les églises au Moyen-Âge étaient des lieux de vie,
05:40les gens mangeaient à l'intérieur,
05:41les toyers, je veux dire, c'est un lieu de vie.
05:44Maintenant, c'est un lieu qui est un peu plus sacralisé,
05:46c'est essentiellement le culte qui s'y déroule,
05:50mais c'est vrai que je trouve ça très très joli,
05:52en fait, ce message,
05:53parce qu'on n'a pas besoin d'être chrétien pour être offensé,
05:56en fait.
05:56On n'a pas besoin d'être catholique,
05:58pratiquant, pour être offensé par ce qui se passe.
06:01C'est une atteinte qui est inadmissible,
06:02parce qu'on touche à la fois de personnes
06:05qui n'ont rien fait de mal,
06:06et on touche au patrimoine français,
06:08qui est quand même un beau patrimoine.
06:09Il ne faut pas laisser ça se gangréner.
06:11Dans la même veine,
06:12l'ancien ministre de la Justice,
06:14Éric Dupond-Moretti, est apparu lui aussi,
06:17parce qu'il y a eu plusieurs tables rondes au MEDEF,
06:20tout à l'heure, à Paris,
06:21et à cette REF,
06:23la Réunion des Entrepreneurs de France.
06:25Éric Dupond-Moretti,
06:27qui s'en est pris une nouvelle fois.
06:29On se souvient de l'épisode du brainwashing
06:31d'Emmanuel Macron,
06:32qui disait qu'on en faisait un peu trop
06:34sur certaines antennes,
06:35« Suivez mon regard »,
06:37donc sans doute la nôtre
06:38et celle de nos camarades de CNews.
06:42Et bien là, c'est Éric Dupond-Moretti,
06:44ancien ministre de la Justice,
06:45qui a donc une responsabilité dans ses propos,
06:48qui dit ceci.
06:50« Il y a mille crimes par an dans notre pays.
06:52Donc vous avez pour les chaînes d'info continue,
06:55matière tous les jours,
06:56à nous parler d'un crime.
06:58Et 50 fois dans la journée,
07:00ce qui finit à la fois par,
07:03comment dirais-je,
07:04nous inquiéter légitimement,
07:07et ça nourrit l'insécurité,
07:08bien sûr pour ceux qui la vivent,
07:10pour les victimes,
07:11pour les témoins,
07:12mais aussi, mais aussi,
07:14le sentiment d'insécurité.
07:16Et ça, on ne peut pas le nier.
07:17C'est un fait.
07:18Il existe ce sentiment d'insécurité.
07:20Écoutez, allez dire ça à M. Pro et à ses amis,
07:23et vous verrez ce qu'il vous répondra.
07:24Il vous répondra,
07:25mais non, pas du tout.
07:26C'est vous qui êtes déconnecté.
07:28Ben, pardon, M. le ministre de la Justice,
07:33ex-ministre de la Justice,
07:34on a l'impression, M. Dupond-Moretti,
07:36que quand vous prenez la parole,
07:38vous dites, comprenez,
07:39il y a mille crimes par an,
07:41et alors ?
07:42On a l'impression qu'il dit,
07:43ben, finalement, c'est comme ça,
07:45et puis, on n'y changera rien.
07:46Est-ce que, si nous,
07:48nous considérons les faits divers
07:49comme, non pas des faits divers,
07:51parce que divers, ça ne veut rien dire,
07:53mais des faits de société
07:54auxquels il faut s'attacher,
07:56et pour certains,
07:57qui sont des faits totalement ignobles
07:59et injustes envers les victimes,
08:02qui sont les premières cibles
08:04de ces crimes,
08:05ben, c'est peut-être pour que ça baisse,
08:07M. Dupond-Moretti.
08:08Jean-Michel Salvatore.
08:10Ben, moi, ce qui me frappe,
08:11si vous voulez,
08:12c'est cette capacité des hommes politiques
08:13à être dans le déni.
08:15Alors, on...
08:17Mais dans le je m'en foutisme !
08:18Mais quand Dupond-Moretti dit
08:20il y a mille crimes par an...
08:21Attends, t'as bien.
08:21Et alors, ben, voilà,
08:23c'est comme ça,
08:23c'est pas le moment de...
08:24Donc, le déni...
08:25On a des hommes politiques
08:26qui sont dans le déni de la dette,
08:28dans le déni de la gravité
08:29de la situation financière du pays,
08:31mais on a aussi d'autres hommes politiques
08:32qui sont dans le déni de l'insécurité,
08:35et qui vous expliquent
08:36que, finalement,
08:37ben, des crimes,
08:37il y en a toujours eu.
08:38Oui, bien sûr qu'il y en a toujours eu,
08:39des crimes.
08:39Mais il se trouve quand même
08:41qu'il y a un climat dans le pays,
08:43qu'il y a un type d'agression
08:45et de crime
08:46qui se répète en permanence,
08:48que ce soit des règlements de compte,
08:50que ce soit des règlements de compte
08:51dans les banlieues,
08:53dans les banlieues
08:53ou dans les grandes villes.
08:54Dans les fameux territoires
08:55perdus de la ville.
08:56Ou regardez, par exemple,
08:57Clermont-Ferrand,
08:58qui est quand même une ville
08:59qui était plutôt paisible jusque-là,
09:01et on découvre que c'est une ville
09:02qui est totalement minée
09:03par le trafic de drogue.
09:04Et moi, ce qui me surprend,
09:06si vous voulez,
09:06c'est que, bon,
09:07ce sont toujours des réactions
09:08qui sont là pour minimiser,
09:10avec toujours le même argument.
09:12Si on dit ça,
09:12on fait le lit du Front National.
09:14Mais en fait,
09:15c'est tout à fait le contraire.
09:16Je pense que plus on dit les problèmes,
09:18plus on dit que ça n'existe pas,
09:20plus on dit que ça n'est pas grave,
09:22plus finalement,
09:22on incite les gens
09:23à voter pour les extrêmes.
09:24Oui, et puis il y a une autre
09:25petite mélodie.
09:26Moi, derrière,
09:27on a l'impression
09:28que le ministre,
09:29enfin l'ancien ministre,
09:30veut sous-entendre
09:31que ces chaînes-là,
09:33en médiatisant les offenses,
09:36en médiatisant les attaques,
09:37on a presque le sentiment
09:39qu'ils me disent
09:39oui, mais c'est à cause
09:39de ces chaînes comme ça,
09:40ça donne des idées aux gens.
09:41On a presque le sentiment
09:42qu'ils pointent la responsabilité
09:44sur les chaînes.
09:45Moi, je trouve que c'est honteux.
09:46C'est honteux,
09:46mais en même temps,
09:47venant d'un ministre pareil,
09:49qui a été quand même plus
09:50le ministre des prisonniers
09:51que le ministre des...
09:52Bien sûr.
09:53...que le ministre, en fait,
09:54des...
09:55des peu-victimes,
09:56tout simplement,
09:57c'est pas très étonnant.
09:58Et encore une fois,
09:59c'est toujours...
10:00On en revient toujours là.
10:01C'est-à-dire qu'il y a un souci,
10:02des gens en parlent,
10:03du coup, c'est facile de se dire
10:05ah non, non, mais regardez,
10:06ils en parlent,
10:06c'est dans leur tête.
10:08C'est un bouc émissaire,
10:09ça n'a jamais...
10:10C'est vieux comme le monde.
10:11Oui, et puis je trouve qu'il y a aussi...
10:12Ça dénote aussi
10:13une certaine méconnaissance
10:14de ce qu'est la presse.
10:16Oui.
10:16Parce que la presse
10:18qui est presse depuis toujours,
10:20a tout...
10:20Enfin, la presse a toujours
10:22énormément couvert
10:24les faits divers
10:25ou les faits de société,
10:26que ce soit la télévision aujourd'hui
10:27avec CNews et d'autres,
10:29mais que ce soit surtout
10:30la presse régionale.
10:31Vous ouvrez un journal
10:32de la presse régionale,
10:34il y a énormément de faits divers,
10:36tout simplement parce que c'est...
10:37Des larcins, des cambriolages,
10:37des trucs de quartier,
10:39parce que c'est la vie des gens.
10:40C'est la vie des gens.
10:41Exactement.
10:42Et les gens s'identifient
10:43à ce qui se passe.
10:44Et donc dire,
10:45il y a trop de faits divers
10:46sur CNews,
10:47mais mon Dieu,
10:47il y en a toujours eu
10:48dans la presse,
10:49il y en a eu dans François
10:50pendant des années,
10:50il y en a eu dans le Parisien,
10:51etc.
10:52Et je trouve que ça dénote
10:53une certaine méconnaissance
10:54et un certain mépris
10:56des lecteurs
10:57qui consiste à dire,
10:58finalement,
10:59vous ne vous intéressez
11:00qu'à des faits divers,
11:01alors que moi,
11:01je suis dans la grande politique
11:02et je suis dans l'international,
11:04l'économie ou les institutions.
11:05Et en attendant,
11:07n'en déplaise à M. Dupond-Moretti,
11:08CNews est première chaîne d'info
11:10depuis de longs mois maintenant.
11:12Et de loin.
11:13Et de loin.
11:14Et donc,
11:15si on n'aime pas
11:16ce que dit une chaîne,
11:18on peut zapper.
11:20Et là,
11:20en l'occurrence,
11:21visiblement,
11:21les gens sont interpellés,
11:23intéressés,
11:24concernés
11:24par les problèmes
11:25que relatent CNews
11:27et Europe 1.
11:29Merci les amis.
11:30On se retrouve dans un instant
11:30avec vous.
11:31Ophélie Roque,
11:32Jean-Michel Salvatore,
11:33on parlera des boomers.
11:34Tiens,
11:35ok boomers,
11:35à tout de suite sur Europe 1.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations