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  • il y a 6 mois
Votre rendez-vous 100% direct, décryptage, débats. Pour tout savoir mais aussi tout comprendre de l’actualité. Aux côtés de Valentin Doyen et Marion Russell : les meilleurs experts et tous les acteurs qui font l’info

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00:00Un autre problème de l'été, c'est celui des noyades. Il faut savoir que près de 200 personnes sont mortes noyées en deux mois en France.
00:07Une augmentation de près de 45% sur un an. Les départements PACA, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine sont les plus touchés.
00:15Mais le phénomène concerne tout le territoire. La vigilance est de mise sur l'ensemble des littoraux.
00:19Effectivement, Marion, on va retrouver Hugo Smag. Hugo, vous êtes à Noirmoutier, en Vendée, où la baignade est sous haute surveillance en plein cœur de l'été.
00:30La baignade sous haute surveillance, évidemment, puisque de nombreux vacanciers sont arrivés depuis aujourd'hui.
00:35Les juilletistes sont partis, mais les haussiens sont venus en masse.
00:38Et vous pouvez voir sur ces images de Chloé Berthaud, la plage est bien remplie.
00:43Alors aujourd'hui, la mer est tranquille, le drapeau est vert, mais pour autant, il faut être très vigilant.
00:49Je suis avec Louis Onvio, vous êtes le chef de poste de cette plage à la SNSM, les sauveteurs en mer.
00:54Alors dites-nous, quels sont les points de vigilance auxquels il faut faire attention ?
00:57Toujours faire attention, même si ce drapeau vert et que la baignade est surveillée, faire attention, que ce soit aux enfants, connaître sa condition physique.
01:05De toute façon, le principal, c'est de se renseigner sur les conditions de la mer et sur notamment la météo, également, se présentant au poste.
01:13Aller voir les sauveteurs également, qui vont indiquer les principaux points de danger du jour, soit sur la plage, soit en fonction de la météo.
01:20Et toujours se baigner sur une plage surveillée et entre les deux drapeaux qui indiquent la limite de bain surveillé.
01:27On est à plus 45% en juillet de noyades par rapport à l'année dernière.
01:32Est-ce que vous observez des comportements à risque encore, des personnes qui ne font pas attention, qui ne connaissent pas les règles ?
01:37Des comportements à risque, beaucoup en ont, ça va être des gens qui ne se baignent pas forcément au bon endroit.
01:43Le plus important, c'est toujours de leur indiquer, de leur expliquer pourquoi c'est dangereux, pourquoi aussi on fait ça pour leur sécurité quand on les reprend et qu'on n'est pas juste là pour faire la police.
01:54Le plus important, c'est nous, notre but, c'est d'éviter qu'il y ait des noyades et que l'été se passe bien pour tout le monde.
01:58Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
02:01Énormément de prévention ici sur cette plage.
02:04On essaie de respecter au maximum ces règles et ces conseils qui vous ont été donnés.
02:08Et puis si l'on voit quelqu'un qui est en difficulté, on peut appeler le 196 avec son portable, ce qui vous donne le contact des sauveteurs en mer directement.
02:16Merci beaucoup Hugo en direct.
02:18Depuis Noirmoutier, un champion olympique, est également avec nous.
02:22Alain Bernard, champion olympique de natation.
02:24Bonsoir M. Bernard, si vous êtes notre invité ce soir, c'est parce que vous venez de signer une tribune importante avec votre ami Florent Manodou pour un nouveau plan national, 1000 piscines.
02:35Eh bien, vous dénoncez un modèle de piscine obsolète en France.
02:39Vous demandez une sorte de Big Bang aquatique puisque les chiffres ne sont pas bons.
02:42Qu'est-ce que vous préconisez, M. Bernard ?
02:45Eh bien, bonsoir et merci en tout cas de me laisser la parole pour défendre ce sujet tristement d'actualité.
02:51On le voit chaque été avec la recrudescence des noyades.
02:55Eh bien, ça pose la problématique de l'apprentissage.
02:57Il faut savoir que Florent et moi avons eu la chance d'apprendre à nager dans une piscine tout proche de chez nous il y a quelques années maintenant.
03:04Ce qui nous a ouvert la voie, bien sûr, après au sport de haut niveau.
03:08Mais on est aujourd'hui pleinement engagé pour défendre ce modèle de piscine de proximité.
03:13Parce qu'avec le temps, ces piscines qui sont devenues très énergivores et très obsolètes en termes d'isolation, d'entretien, de chauffage.
03:20Eh bien, on a été fermé sur certains territoires.
03:23Et à l'époque où on avait deux ou trois piscines sur un territoire donné,
03:26aujourd'hui, on a un équipement qui est parfois un petit peu plus grand,
03:29mais qui augmente les temps de trajet entre l'école et la piscine.
03:33Et il faut vraiment savoir que c'est vraiment un prérequis de l'éducation nationale d'apprendre à nager.
03:37Malheureusement, il est des territoires où il n'est pas possible d'apprendre à nager.
03:41Parce que certaines piscines sont soit surpeuplées, soit non disponibles, soit fermées tout simplement.
03:48On est aussi en lien avec Axel Lamotte, maître nageur responsable communication de la Fédération française des maîtres nageurs sauveteurs.
03:55Bonjour.
03:56Vous qui êtes confronté en lien tous les jours avec aussi du public.
04:01Est-ce que vous voyez justement cette problématique de l'apprentissage de la nage ?
04:06Est-ce que ça concerne des jeunes enfants ou aussi des adultes ou des adolescents ?
04:10Ça concerne l'ensemble de la population.
04:13Tous nos concitoyens sont bien évidemment concernés.
04:16Effectivement, comme le disait M. Alain Bernard, on manque de piscine.
04:20Moi, j'ai rêvé des milliers d'une piscine, qu'on fasse un programme de piscine de proximité.
04:26Et plutôt que de grande piscine où il faut prendre la voiture pour aller faire du vélo dans l'eau,
04:31plutôt qu'on soit des piscines à proximité où on puisse aller se rendre en vélo
04:35et que tout le monde puisse pratiquer les activités physiques.
04:37Cette année, nous le démontre tristement encore,
04:40le nombre de personnes qui se noient est en grosse augmentation,
04:44plus de 700 noyades, presque 200 suivis de décès.
04:48La condition physique moyenne de nos concitoyens n'est pas bonne.
04:52C'est ce qui fait qu'il y a une recrudescence, surtout chez les 40-64 ans,
04:57qui est une population qui est encore jeune, une population active,
05:00et beaucoup se retrouvent pris par la noyade et décèdent.
05:04Donc il faut absolument que les gens pratiquent plus d'activités physiques,
05:07qu'ils fréquentent nos piscines tout au long de l'année, surtout en hiver,
05:10et qu'effectivement les gens qui sont en mer ou ailleurs en lac nagent par deux.
05:16Comme ça, il y en a un qui peut prévenir.
05:18Qu'on nage, comme le disait le sauveteur, qu'on nage aux heures de surveillance,
05:23dans les zones surveillées,
05:25et qu'on n'hésite pas à se renseigner auprès des professionnels maîtres nageurs.
05:28Alors, nous organisons depuis 17 ans les journées nationales de prévention de la noyade,
05:32dès le mois d'avril, mai, juin, dans les piscines.
05:35Il faut que les personnes viennent s'informer de tous les bons gestes,
05:39les bonnes pratiques de la baignade.
05:41Alain Bernard, je reviens vers vous, puisque vous avancez à un chiffre qui fait froid dans le dos.
05:45Il faut le dire, 500 000 enfants qui sont privés de piscines,
05:48alors qu'ils devraient y avoir accès grâce à l'école.
05:51Et souvent, ces enfants viennent de quartiers prioritaires.
05:54Comment vous analysez-vous cette situation ?
05:57C'est vrai, comme le disait M. Lamotte,
05:59souvent, alors déjà, il y a cette journée nationale de prévention et d'apprentissage de la natation
06:04qui a été mise en œuvre il y a quelques années et qui est récurrente.
06:08Alors, celles et ceux qui ont les moyens d'apprendre à nager à leurs enfants,
06:12eh bien, vont pouvoir faire appel à des maîtres nageurs
06:15et pouvoir leur donner des cours à leurs enfants à partir du mois de mai-juin.
06:19On sent que ça se précipite toujours dans cette période-là.
06:22Il faut savoir qu'on peut apprendre à nager toute l'année,
06:24que ce soit en novembre, en décembre ou en février,
06:26même quand il fait froid.
06:29Et c'est vrai que ces chiffres-là sont alarmants
06:31parce qu'entre celles et ceux qui pensent avoir nager
06:33et celles et ceux qui nagent réellement,
06:35il y a aussi un gap.
06:37Il faut savoir qu'on doit aussi être toutes et tous vigilants les uns vers les autres.
06:41Et si on sent quelqu'un en difficulté,
06:42il faut que l'on soit capable de donner l'alerte.
06:44Encore une fois, le meilleur moyen de ne pas se noyer,
06:47c'est de savoir nager.
06:48Et pour savoir nager, il faut donner accès à l'eau à un maximum de personnes.
06:52Et c'est pour ça que le modèle de piscine,
06:54les modèles différents de piscine que l'on défend avec Florent Manodou et moi-même,
06:58puisque je travaille sur le sujet quand même depuis presque une dizaine d'années,
07:02il doit répondre à cette problématique de maillage territorial.
07:05Parce que s'il faut faire 45 minutes de route pour aller apprendre à nager,
07:10ça va vite rebuter certains parents à inciter leurs enfants à cet apprentissage.
07:16Donc voilà, encore une fois, aujourd'hui, il y a une recrudescence du coût de l'énergie
07:19qui a eu raison de quelques piscines sur notre territoire.
07:22Parce qu'une piscine, il faut bien savoir que c'est le deuxième bâtiment le plus énergivore derrière un hôpital,
07:27je parle d'un équipement public,
07:29où le prix d'accès est fixé entre 3 et 5 euros en moyenne.
07:32Alors que pour être à l'équilibre, il faudrait que l'on soit entre 15 et 17 euros aujourd'hui.
07:36Donc il faut que tout le monde puisse apprendre à nager.
07:39Celles et ceux qui en ont les moyens financiers,
07:41et surtout celles et ceux qui n'ont pas les moyens.
07:42Et pour ça, ça doit être un travail vraiment collaboratif entre l'État,
07:48le ministère des Sports, entre les collectivités territoriales,
07:51pour trouver ce meilleur modèle, le reproduire à plus grande échelle
07:55et réduire son coût d'exploitation et du coup le prix public.
08:00Il y a cette question de l'accessibilité, Alain Bernard,
08:02mais aussi du vieillissement des installations,
08:04de la faible amplitude horaire parfois de certains bassins.
08:07Vous qui avez aussi pu échanger au-delà de nos frontières,
08:10parce que vous pensez que du côté de la France, on est en retard justement sur cet apprentissage
08:13et sur ces moyens mis pour l'apprentissage de la nage ?
08:16Je pense qu'on est en avance par rapport à d'autres pays,
08:18mais on est en retard toujours par rapport à d'autres aussi.
08:21Ce sont des modèles qui sont difficilement duplicables en termes de...
08:26Comment dire ?
08:27C'est culturel que depuis une quarantaine d'années,
08:31on paye l'entrée d'une piscine 3 euros.
08:33Il y a certains territoires où il y a des exploitants privés
08:37qui ont des prix, on va dire, un petit peu moins attractifs,
08:40mais qui restent compétitifs,
08:42qui rebutent certaines personnes,
08:43où psychologiquement c'est très compliqué
08:45de rajouter 2, 3 ou 4 euros pour aller dans une piscine.
08:49Alors qu'aujourd'hui, des fois, dans des séances de cinéma,
08:52il y a des salles de cinéma où on peut s'enfermer pendant 2 heures de temps dans le noir
08:56pour 17 à 20 euros parfois selon des cinémas high-tech.
08:59Aujourd'hui, c'est difficile aux gens de payer quelques euros de plus
09:04pour rester une journée complète au bord d'une piscine
09:07pour 5 euros par personne.
09:10Donc voilà, il y a un seuil aussi psychologique
09:12qu'il faut que l'on soit capable de franchir.
09:14Dans le contexte économique dans lequel on est,
09:15je veux bien comprendre que ce soit très compliqué à accepter.
09:19Donc du coup, il faut...
09:20Voilà, tout le monde se renvoie la balle pour savoir
09:21qui supporte le prix d'un tel équipement, d'une telle exploitation.
09:26Et au-delà de ça, il y a aussi une pénurie de maîtres-nageurs
09:29où l'attractivité de ce métier, elle est remise en cause
09:33parce que des gens qui payent l'entrée d'une piscine
09:35pensent que les maîtres-nageurs sont là pour surveiller leurs enfants.
09:38Et ce n'est pas du tout le cas.
09:40Les maîtres-nageurs sont là pour surveiller et intervenir en cas d'urgence.
09:44Mais la surveillance reste sous la responsabilité des parents.
09:47Je pense qu'en termes de prévention, c'est toujours important de le souligner.
09:50Alors, ce qui paraît improbable, Alain Bernard,
09:52c'est que nous sommes un vrai pays de natation.
09:54On a quelques champions olympiques, vous vous en doutez,
09:57passés, des gloires passées qu'on est ravis d'accueillir sur BFM TV
09:59et des gloires également en ce moment du côté de Singapour.
10:03Comment vous expliquez que, eh bien, chez nous,
10:06on puisse encore être en retard alors qu'on ne manque pas de modèles sportifs ?
10:11On ne manque pas de modèles sportifs.
10:12Je pense que même d'un point de vue de la Fédération,
10:15il y a un super travail qui est fait d'un point de vue sportif.
10:18Et justement, je pense qu'il faut des nageurs d'élite
10:21pour attirer une grande masse de population qui est des jeunes
10:23qui aient envie de faire comme nos championnes et nos champions tricoleurs
10:28qui brillent en ce moment même à Singapour.
10:29J'ai envie de faire un petit clin d'œil, bien sûr,
10:31à Léon Marchand, mais surtout à Maxime Groutet.
10:33Et donc, ils sont de vrais locomotives.
10:35Et donc, par ces têtes d'affiches,
10:37on va pouvoir élargir la base des jeunes qui ont envie d'apprendre à nager.
10:41Néanmoins, si on n'a pas suffisamment d'espace
10:44pour leur permettre d'apprendre à nager,
10:45eh bien, on ne peut pas accueillir tout le monde.
10:48Et c'est ça qui est contre-productif.
10:50Parce que la Fédération française de natation
10:51n'a enregistré une hausse que de moins de 3%
10:54sur le nombre de licenciés.
10:56Alors que théoriquement, il y en a beaucoup plus
10:58qui poussent la porte d'une piscine à côté de chez eux.
11:01Mais faute de place, les clubs ne peuvent pas les accueillir.
11:04Donc là aussi, c'est un travail qui doit être mené main dans la main.
11:08Et je me permettrais de rebondir aussi sur un résultat financier
11:13de Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
11:16où on nous a beaucoup parlé de cet héritage.
11:19Il y a cet héritage immatériel, d'engouement des Français
11:22à supporter du sport, à faire du sport, etc.
11:24Et en termes d'héritage matériel,
11:26eh bien aujourd'hui, on se sent un petit peu lésé
11:28parce que Paris 2024 a quand même affiché publiquement
11:31un bénéfice de 75 millions d'euros presque.
11:34Et je pense que ce serait génial pour les élus
11:37au plus haut niveau de l'État jusqu'aux élus locaux
11:40de pouvoir distribuer ces enveloppes
11:43pour des équipements nautiques qui en ont grandement besoin.
11:48Loïc Rivière, je me tourne vers vous
11:49puisqu'on voulait parler aussi de la relation
11:52qu'il peut y avoir entre les fortes chaleurs et les noyades
11:55puisque ça a été confirmé par Santé publique France.
11:58Il y a eu un pic de noyades à la fin du mois de juin.
12:00Est-ce que ça correspond au moment où il faisait très chaud ?
12:02Toutes les études nous le disent,
12:03dès que la température s'élève au-delà des 30 degrés,
12:07le nombre de noyades a tendance à augmenter.
12:09Alors c'est bel et bien ce qu'on a pu observer
12:11à l'occasion de cette vague de chaleur exceptionnelle
12:13par sa précocité avant même le début des vacances,
12:18par sa durée, 15 jours, fin juin, début juillet,
12:21mais également par son intensité.
12:23On a relevé des pointes à 41 degrés, notamment à Nîmes
12:26où on se baigne également dans les gorges du Gardon,
12:2838 à Perpignan, à Narbonne, 35 à Fréjus.
12:31On avait une trentaine de degrés sur la côte atlantique également.
12:35La température de l'eau était déjà élevée en ce début d'été,
12:38ce qui a forcément incité à se rafraîchir.
12:42Forcément, par beau temps, on est moins vigilant.
12:44Et il y a un phénomène local également en Nouvelle-Aquitaine
12:47où on a enregistré de trop nombreuses noyades.
12:50C'est ce phénomène de baïne.
12:52Ce sont ces bassines de sable qui se remplissent d'eau à la marée montante,
12:56qui se vident à la marée descendante.
12:59Ce sont des courants qui vous emportent vers le large
13:01pour rester très prudent, notamment sur la côte atlantique
13:04avec ce phénomène de baïne et surtout avec les retours
13:07des très fortes chaleurs pour la semaine prochaine
13:09sur une très large moitié sud du pays.
13:11Axel Lamott, je reviens vers vous.
13:13Je rappelle, vous êtes responsable communication de la Fédération française
13:16des maîtres nageurs sauveteurs.
13:18Est-ce que, donc on a constaté cette augmentation de 45%
13:22dans le nombre de noyades en seulement quelques mois,
13:26est-ce que c'est toujours lié à un comportement à risque ?
13:28Quelles sont les précautions qu'on peut prendre ?
13:30On est en pleine période de vacances.
13:31Comment éviter de se retrouver dans cette situation ?
13:34Ce n'est pas toujours des comportements à risque.
13:36On conseille aussi aux personnes à partir de 45-50 ans
13:39de faire un petit check-up médical de leurs conditions physiques,
13:44de s'alimenter correctement.
13:46Vous savez qu'une hypoglycémie, quand on est dans l'eau froide,
13:49même si elle est à 22, 23 ou 25 degrés,
13:52on se refroidit 30 fois plus vite dans l'eau que dans l'air.
13:55Donc c'est vrai que dès qu'on est en hypoglycémie,
13:57on va avoir des gros problèmes de vigilance et d'attention.
14:00On va devenir très anxieux
14:02et on peut faire des choses qui ne sont pas du tout favorables à notre survie.
14:07Donc il y a plein de facteurs différents.
14:08Donc il faut, comme le disait Alain Bernard et l'ensemble des intervenants,
14:12il faut avoir une condition physique tout au long de l'année.
14:15Il faut pratiquer de l'activité physique au moins une heure par jour,
14:20monter les escaliers au lieu de prendre un ascenseur, etc.
14:23Des choses très simples qui permettent d'avoir une condition physique
14:26qui permet de réagir correctement quand vous êtes pris par un courant.
14:31On parlait des baïnes ici sur la côte Girondine, des Landes, etc.
14:35Là, typiquement, il ne faut pas paniquer.
14:37Alors c'est facile à dire quand on est installé tranquillement.
14:39Moi, je connais le phénomène des baïnes parce que j'y vais régulièrement
14:42et ça nous emporte vers le large pour aller prendre des vagues,
14:45pour aller faire du body surf.
14:46Mais il faut absolument que les gens aient cette notion de
14:50comment est-ce que je peux me baigner en toute sécurité.
14:54Donc tout au long de l'année, on va voir les maîtres-nagers
14:55qui connaissent tous les conseils.
14:57Ils connaissent les pratiques.
14:59Je les envoie sur le site de la Fédération française des maîtres-nagers sauveteurs
15:02à l'anglais Journée nationale de prévention de la noyade.
15:05Depuis 17 ans, nous organisons ça tout au long du printemps
15:08de manière à ce que les gens soient informés des risques.
15:11Et face à un risque que l'on connaît, on réagit forcément mieux.
15:15Alors les prises de risques sont souvent faites d'adolescents.
15:19C'est ce que nous dit Santé Publique France.
15:21Les 13-18 ans ont une mortalité très importante.
15:24Mais là, c'est les défis.
15:26Donc là, face à ça, c'est l'éducation parentale
15:27qui va permettre de calmer un petit peu les jeunes garçons qui sont excités.
15:34Mais voilà, globalement, la surveillance, les précautions,
15:38tout ça, ça va permettre d'améliorer la situation.
15:40Merci beaucoup, M. Lamotte.
15:41On vous libère, on libère Loïc.
15:42Merci.
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