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  • il y a 7 mois
Votre rendez-vous 100% direct, décryptage, débats. Pour tout savoir mais aussi tout comprendre de l’actualité. Aux côtés de Valentin Doyen et Marion Russell : les meilleurs experts et tous les acteurs qui font l’info

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00:00Un tout autre sujet maintenant. Nous allons parler des risques de noyades et des noyades puisque les chiffres ne sont vraiment pas bons dans plusieurs régions, plusieurs départements.
00:14Les régions les plus concernées, ce sont les régions Provençal-Alpes, Côte d'Azur, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, les Nouvelles-Aquitaines également qui sont le plus touchées par ces noyades.
00:22On parle de plus 45% par rapport à l'an dernier à la même époque, mais le phénomène concerne en réalité tout le territoire et la vigilance est de mise sur l'ensemble des littoraux.
00:34Tout à fait, on va rejoindre Hugo Smag. Vous êtes à Noirmoutier en Vendée où la baignade est sous haute surveillance en plein cœur de l'été.
00:42Baignade sous haute surveillance évidemment puisque de nombreux vacanciers sont arrivés depuis aujourd'hui.
00:47Les juilletistes sont partis, mais les haussiens sont venus en masse et vous pouvez voir sur ces images de Chloé Berthaud, la plage est bien remplie.
00:55Alors aujourd'hui, la mer est tranquille, le drapeau est vert, mais pour autant, il faut être très vigilant.
01:01Je suis avec Louis Onvio, vous êtes le chef de poste de cette plage à la SNSM, les sauveteurs en mer.
01:06Alors dites-nous, quels sont les points de vigilance auxquels il faut faire attention ?
01:09Toujours faire attention, même si c'est drapeau vert et que la baignade est surveillée, faire attention que ce soit aux enfants,
01:15connaître sa condition physique. De toute façon, le principal, c'est de se renseigner sur les conditions de la mer
01:21et sur notamment la météo également en se présentant au poste.
01:25Aller voir les sauveteurs également qui vont indiquer les principaux points de danger du jour, soit sur la plage, soit en fonction de la météo.
01:33Et toujours se baigner sur une plage surveillée et entre les deux drapeaux qui indiquent la limite de bains surveillés.
01:38On est à plus 45% en juillet de noyades par rapport à l'année dernière. Est-ce que vous observez des comportements à risque encore,
01:46des personnes qui ne font pas attention, qui ne connaissent pas les règles ?
01:49Des comportements à risque, beaucoup en ont. Ça va être des gens qui ne se baignent pas forcément au bon endroit.
01:55Le plus important, c'est toujours de leur indiquer, de leur expliquer pourquoi c'est dangereux, pourquoi aussi on fait ça pour leur sécurité,
02:01qu'on les reprend et qu'on n'est pas juste là pour faire la police. Le plus important, c'est nous, notre but, c'est d'éviter qu'il y ait des noyades
02:09et que l'été se passe bien pour tout le monde.
02:11Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Énormément de prévention ici sur cette plage.
02:16On essaie de respecter au maximum ces règles et ces conseils qui vous ont été donnés.
02:20Et puis si l'on voit quelqu'un qui est en difficulté, on peut appeler le 196 avec son portable,
02:25ce qui vous donne le contact des sauveteurs en mer directement.
02:27Merci beaucoup, Hugo, en direct. Depuis, Noirmoutier, un champion olympique, est également avec nous.
02:34Alain Bernard, champion olympique de natation. Bonsoir, M. Bernard.
02:37Si vous êtes notre invité ce soir, c'est parce que vous venez de signer une tribune importante
02:42avec votre ami Florent Manodou pour un nouveau plan national, 1000 piscines.
02:47Eh bien, vous dénoncez un modèle de piscine obsolète en France.
02:51Vous demandez une sorte de Big Bang aquatique puisque les chiffres ne sont pas bons.
02:54Qu'est-ce que vous préconisez, M. Bernard ?
02:56Eh bien, bonsoir et merci, en tout cas, de me laisser la parole pour défendre ce sujet tristement d'actualité.
03:04On le voit chaque été avec la recrudescence des noyades.
03:06Eh bien, ça pose la problématique de l'apprentissage.
03:09Il faut savoir que Florent et moi avons eu la chance d'apprendre à nager dans une piscine tout proche de chez nous
03:14il y a quelques années maintenant, ce qui nous a ouvert la voie, bien sûr, après au sport de haut niveau.
03:19Mais on est aujourd'hui pleinement engagé pour défendre ce modèle de piscine de proximité parce qu'avec le temps, ces piscines qui sont devenues très énergivores et très obsolètes en termes d'isolation, d'entretien, de chauffage,
03:33eh bien, ont été fermées sur certains territoires.
03:35Et à l'époque où on avait deux ou trois piscines sur un territoire donné, aujourd'hui, on a un équipement qui est parfois un petit peu plus grand mais qui augmente les temps de trajet entre l'école et la piscine.
03:45Et il faut vraiment savoir que c'est vraiment un prérequis de l'éducation nationale d'apprendre à nager.
03:49Malheureusement, il est des territoires où il n'est pas possible d'apprendre à nager parce que certaines piscines sont soit surpeuplées, soit non disponibles, soit fermées tout simplement, en fait.
04:00On est aussi en lien avec Axel Lamotte, maître nageur, responsable communication de la Fédération française des maîtres nageurs sauveteurs.
04:07Bonjour. Vous qui êtes confronté en lien tous les jours avec aussi du public, est-ce que vous voyez justement cette problématique de l'apprentissage de la nage ?
04:18Est-ce que ça concerne des jeunes enfants ou aussi des adultes ou des adolescents ?
04:23Ça concerne l'ensemble de la population. Tous nos concitoyens sont bénévidemment concernés.
04:28Effectivement, comme le disait M. Alain Bernard, on manque de piscine.
04:31Moi, j'ai rêvé des milliers d'une piscine, qu'on fasse un programme effectivement de piscine de proximité et plutôt que de grande piscine où il faut prendre la voiture pour aller faire du vélo dans l'eau,
04:42plutôt qu'on soit des piscines à proximité où on puisse aller se rendre en vélo et que tout le monde puisse pratiquer les activités physiques.
04:49Cette année, nous le démontre tristement encore, le nombre de personnes qui se noient est en grosse augmentation, plus de 700 noyades, presque 200 suivies de décès.
04:59La condition physique moyenne de nos concitoyens n'est pas bonne.
05:04C'est ce qui fait qu'il y a une recrudescence, surtout chez les 40-64 ans, qui est une population qui est encore jeune, une population active.
05:12Et beaucoup se retrouvent pris par la noyade et décèdent.
05:16Donc il faut absolument que les gens pratiquent plus d'activités physiques, qu'ils fréquentent nos piscines tout au long de l'année, surtout en hiver.
05:22Et qu'effectivement, les gens qui sont en mer ou ailleurs, en lac, nagent par deux.
05:28Comme ça, il y en a un qui peut prévenir.
05:30Qu'on nage, comme le disait le sauveteur, qu'on nage aux heures de surveillance dans les zones surveillées.
05:37Et qu'on n'hésite pas à se renseigner auprès des professionnels maîtres-nageurs.
05:40Nous organisons depuis 17 ans les journées nationales de prévention de la noyade,
05:44dès le mois d'avril, mai, juin, dans les piscines.
05:46Et il faut que les personnes viennent s'informer de tous les bons gestes, les bonnes pratiques de la baignade.
05:53Alain Bernard, je reviens vers vous, puisque vous avancez à un chiffre qui fait froid dans le dos.
05:57Il faut le dire, 500 000 enfants qui sont privés de piscine, alors qu'il devrait y avoir accès grâce à l'école.
06:03Et souvent, ces enfants viennent de quartiers prioritaires.
06:06Comment vous analysez-vous cette situation ?
06:09C'est vrai, comme le disait M. Lamotte, souvent, alors déjà, il y a cette journée nationale de prévention
06:14et d'apprentissage de la natation qui a été mise en œuvre il y a quelques années et qui est récurrente.
06:20Alors, celles et ceux qui ont les moyens d'apprendre à nager à leurs enfants,
06:24vont pouvoir faire appel à des maîtres-nageurs et pouvoir leur donner des cours à leurs enfants.
06:30À partir du mois de mai-juin, on sent que ça se précipite toujours dans cette période-là.
06:34Il faut savoir qu'on peut apprendre à nager toute l'année, que ce soit en novembre, en décembre ou en février,
06:38même quand il fait froid.
06:39Et c'est vrai que ces chiffres-là sont alarmants, parce qu'entre celles et ceux qui pensent avoir nager
06:45et celles et ceux qui nagent réellement, il y a aussi un gap.
06:48Il faut savoir qu'on doit aussi être toutes et tous vigilants les uns vers les autres.
06:53Et si on sent quelqu'un en difficulté, il faut que l'on soit capable de donner l'alerte.
06:56Encore une fois, le meilleur moyen de ne pas se noyer, c'est de savoir nager.
07:00Et pour savoir nager, il faut donner accès à l'eau à un maximum de personnes.
07:03Et c'est pour ça que le modèle de piscine, les modèles différents de piscine que l'on défend avec Florent Manodou et moi-même,
07:10puisque je travaille sur le sujet quand même depuis presque une dizaine d'années,
07:14il doit répondre à cette problématique de maillage territorial.
07:17Parce que s'il faut faire 45 minutes de route pour aller apprendre à nager,
07:22ça va vite rebuter certains parents à inciter leurs enfants à cet apprentissage.
07:28Donc voilà, encore une fois, aujourd'hui, il y a eu une recrudescence du coût de l'énergie
07:31qui a eu raison de quelques piscines sur notre territoire.
07:34Parce qu'une piscine, il faut bien savoir que c'est le deuxième bâtiment le plus énergivore derrière un hôpital,
07:39je parle en équipement public, où le prix d'accès est fixé entre 3 et 5 euros en moyenne.
07:44Alors que pour être à l'équilibre, il faudrait que l'on soit entre 15 et 17 euros aujourd'hui.
07:48Donc il faut que tout le monde puisse apprendre à nager.
07:50Celles et ceux qui en ont les moyens financiers et surtout celles et ceux qui n'ont pas les moyens.
07:54Et pour ça, ça doit être un travail vraiment collaboratif entre l'État, le ministère des Sports,
08:01entre les collectivités territoriales pour trouver ce meilleur modèle,
08:05le reproduire à plus grande échelle et réduire son coût d'exploitation et du coup le prix public.
08:12Il y a cette question de l'accessibilité, Alain Bernard, mais aussi du vieillissement des installations,
08:16de la faible amplitude horaire parfois de certains bassins.
08:19Vous qui avez aussi pu échanger au-delà de nos frontières,
08:21est-ce que vous pensez que du côté de la France, on est en retard justement sur cet apprentissage
08:25et sur ces moyens mis pour l'apprentissage de la nage ?
08:28Je pense qu'on est en avance par rapport à d'autres pays,
08:30mais on est en retard toujours par rapport à d'autres aussi.
08:33Ce sont des modèles qui sont difficilement duplicables en termes de...
08:38Comment dire ?
08:39C'est culturel que depuis une quarantaine d'années, on paye l'entrée d'une piscine 3 euros.
08:45Il y a certains territoires où il y a des exploitants privés qui ont des prix, on va dire, un petit peu moins attractifs,
08:52mais qui restent compétitifs, qui rebutent certaines personnes.
08:55Où psychologiquement, c'est très compliqué de rajouter 2, 3 ou 4 euros pour aller dans une piscine.
09:01Alors qu'aujourd'hui, des fois, dans des séances de cinéma,
09:04il y a des salles de cinéma où on peut s'enfermer pendant deux heures de temps dans le noir
09:08pour 17 à 20 euros parfois selon des cinémas high-tech.
09:12Aujourd'hui, c'est difficile aux gens de payer quelques euros de plus
09:16pour rester une journée complète au bord d'une piscine pour 5 euros par personne.
09:21Donc voilà, il y a un seuil aussi psychologique qu'il faut que l'on soit capable de franchir.
09:26Dans le contexte économique dans lequel on est, je veux bien comprendre que ce soit très compliqué à accepter.
09:31Donc du coup, tout le monde se renvoie la balle pour savoir qui supporte le prix d'un tel équipement,
09:37d'une telle exploitation.
09:38Et au-delà de ça, il y a aussi une pénurie de maîtres-nageurs
09:41où l'attractivité de ce métier, elle est remise en cause
09:45parce que des gens qui payent l'entrée d'une piscine
09:47pensent que les maîtres-nageurs sont là pour surveiller leurs enfants.
09:50Et ce n'est pas du tout le cas.
09:51Les maîtres-nageurs sont là pour surveiller et intervenir en cas d'urgence.
09:56Mais la surveillance reste sous la responsabilité des parents.
09:59Je pense qu'en termes de prévention, c'est toujours important de le souligner.
10:02Alors, ce qui paraît improbable, Alain Bernard,
10:04c'est que nous sommes un vrai pays de natation.
10:06On a quelques champions olympiques, vous vous en doutez.
10:09Passés, des gloires passées qu'on est ravis d'accueillir sur BFM TV
10:11et des gloires également en ce moment du côté de Singapour.
10:15Comment vous expliquez que chez nous, on puisse encore être en retard
10:19alors qu'on ne manque pas de modèles sportifs ?
10:23On ne manque pas de modèles sportifs.
10:24Je pense que même d'un point de vue de la fédération,
10:27il y a un super travail qu'il fait d'un point de vue sportif.
10:30Et justement, je pense qu'il faut des nageurs d'élite
10:33pour attirer une grande masse de population qui est des jeunes
10:35qui aient envie de faire comme nos championnes et nos champions tricolores
10:39qui brillent en ce moment même à Singapour.
10:41J'ai envie de faire un petit clin d'œil, bien sûr, à Léon Marchand,
10:43mais surtout à Maxime Groutet.
10:45Et donc, ils sont de vrais locomotives.
10:47Et donc, par ces têtes d'affiches, on va pouvoir élargir la base
10:50des jeunes qui ont envie d'apprendre à nager.
10:52Néanmoins, si on n'a pas suffisamment d'espace pour leur permettre d'apprendre à nager,
10:58eh bien, on ne peut pas accueillir tout le monde.
11:00Et c'est ça qui est contre-productif.
11:02Parce que la Fédération française de natation n'a enregistré une hausse
11:05que de moins de 3% sur le nombre de licenciés.
11:08Alors que théoriquement, il y en a beaucoup plus
11:10qui poussent la porte d'une piscine à côté de chez eux.
11:13Mais faute de place, les clubs ne peuvent pas les accueillir.
11:16Donc là aussi, c'est un travail qui doit être mené main dans la main.
11:20Et je me permettrai de rebondir aussi sur un résultat financier
11:25des Jeux de l'Olympique et Paralympique de Paris 2024
11:28où on nous a beaucoup parlé de cet héritage.
11:31Il y a cet héritage immatériel, d'engouement des Français
11:34à supporter du sport, à faire du sport, etc.
11:36Et en termes d'héritage matériel,
11:38eh bien aujourd'hui, on se sent un petit peu lésé
11:40parce que Paris 2024 a quand même affiché publiquement
11:43un bénéfice de 75 millions d'euros presque.
11:46Et je pense que ce serait génial pour les élus
11:49au plus haut niveau de l'État jusqu'aux élus locaux
11:52de pouvoir distribuer ces enveloppes
11:55pour des équipements nautiques qui en ont grandement besoin.
11:59Loïc Rivière, je me tourne vers vous
12:01puisqu'on voulait parler aussi de la relation qu'il peut y avoir
12:05entre les fortes chaleurs et les noyades
12:07puisque ça a été confirmé par Santé publique France.
12:10Il y a eu un pic de noyades à la fin du mois de juin.
12:12Est-ce que ça correspond au moment où il faisait très chaud ?
12:14Toutes les études nous le disent.
12:15Dès que la température s'élève au-delà des 30 degrés,
12:19le nombre de noyades a tendance à augmenter.
12:21Alors c'est bel et bien ce qu'on a pu observer
12:22à l'occasion de cette vague de chaleur exceptionnelle
12:25par sa précocité avant même le début des vacances,
12:30par sa durée, 15 jours, fin juin, début juillet,
12:33mais également par son intensité.
12:35On a relevé des pointes à 41 degrés, notamment à Nîmes,
12:38où on se baigne également dans les gorges du Gardon.
12:4038 à Perpignan, à Narbonne, 35 à Fréjus.
12:43On avait une trentaine de degrés sur la côte atlantique également.
12:47La température de l'eau était déjà élevée en ce début d'été,
12:50ce qui a forcément incité à se rafraîchir.
12:54Forcément par beau temps, on est moins vigilant.
12:56Et il y a un phénomène local également en Nouvelle-Aquitaine
12:59où on a enregistré de trop nombreuses noyades.
13:02C'est ce phénomène de bâhine.
13:04Ce sont ces bassines de sable qui se remplissent d'eau
13:07à la marée montante, qui se vident à la marée descendante.
13:11Ce sont des courants qui vous emportent vers le large.
13:13Il faut rester très prudent, notamment sur la côte atlantique
13:16avec ce phénomène de bâhine et surtout avec les retours
13:19des très fortes chaleurs pour la semaine prochaine
13:21sur une très large moitié sud du pays.
13:23Axel Lamoche, je reviens vers vous.
13:25Je rappelle, vous êtes responsable communication
13:27de la Fédération française des maîtres nageurs.
13:30sauveteurs.
13:31On a constaté cette augmentation de 45%
13:34dans le nombre de noyades en seulement quelques mois.
13:38Est-ce que c'est toujours lié à un comportement à risque ?
13:40Quelles sont les précautions qu'on peut prendre ?
13:42On est en pleine période de vacances.
13:43Comment éviter de se retrouver dans cette situation ?
13:46Ce n'est pas toujours des comportements à risque.
13:48On conseille aussi aux personnes à partir de 45-50 ans
13:51de faire un petit check-up médical
13:54de leurs conditions physiques,
13:56de s'alimenter correctement.
13:58Vous savez qu'une hypoglycémie,
13:59quand on est dans l'eau froide,
14:01même si elle est à 22, 23 ou 25 degrés,
14:04on se refroidit 30 fois plus vite dans l'eau que dans l'air.
14:07Donc c'est vrai que dès qu'on est en hypoglycémie,
14:09on va avoir des gros problèmes de vigilance
14:11et d'attention.
14:12On va devenir très anxieux
14:14et on peut faire des choses
14:16qui ne sont pas du tout favorables à notre survie.
14:18Donc il y a plein de facteurs différents.
14:21Donc il faut, comme le disait Alain Bernard
14:23et l'ensemble des intervenants,
14:25il faut avoir une condition physique tout au long de l'année.
14:27Il faut pratiquer de l'activité physique
14:29au moins une heure par jour,
14:32monter les escaliers au lieu de prendre un ascenseur, etc.
14:35Des choses très simples qui permettent d'avoir une condition physique,
14:38qui permettent de réagir correctement
14:41quand vous êtes pris par un courant.
14:42On parlait des baïnes ici,
14:44sur la côte Girondine, des Landes, etc.
14:47Là, typiquement, il ne faut pas paniquer.
14:49Alors c'est facile à dire quand on est installé tranquillement.
14:52Moi, je connais le phénomène des baïnes
14:53parce que j'y vais régulièrement
14:54et ça nous emporte vers le large
14:55pour aller prendre des vagues,
14:57pour aller faire du body surf.
14:58Mais il faut absolument que les gens
15:00aient cette notion de
15:02comment est-ce que je peux me baigner en toute sécurité.
15:06Donc tout au long de l'année,
15:06on va voir les maîtres nageurs
15:07qui connaissent tous les conseils.
15:09Ils connaissent les pratiques.
15:11Je les envoie sur le site de la Fédération française
15:13des maîtres nageurs sauveteurs
15:14à l'onglet Journée nationale de prévention de la noyade.
15:17Depuis 17 ans, nous organisons ça
15:19tout au long du printemps
15:20de manière à ce que les gens soient informés des risques.
15:23Et face à un risque que l'on connaît,
15:25on réagit forcément mieux.
15:27Alors les prises de risques
15:28sont souvent faites d'adolescents.
15:31C'est ce que nous dit Santé Publique France.
15:33Les 13-18 ans ont eu une mortalité très importante.
15:36Mais là, c'est des défis.
15:37Donc là, face à ça,
15:38c'est l'éducation parentale
15:39qui va permettre de calmer un petit peu
15:42les jeunes garçons qui sont excités.
15:46Mais voilà, globalement,
15:48la surveillance, les précautions,
15:50tout ça, ça va permettre d'améliorer la situation.
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