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  • il y a 1 an
Sur la SCEA Ferme Adam, le bâtiment de 400 place à destination des vaches laitières doit être plein toute l'année. Leur objectif : des vaches à 10 000 ke de lait, avec 12 000 kg de lait par logette

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Animaux
Transcription
00:00Bonjour, bienvenue à la SCEA Fermadans.
00:03C'est une structure familiale qui est aujourd'hui composée de trois associés.
00:08Mon petit frère Mathieu, 38 ans, mon oncle qui a 55 ans et moi-même Étienne qui a 41 ans.
00:19C'est une structure aujourd'hui composée de trois associés, d'un salarié et de quatre apprentis en permanence
00:24pour une structure composée de 400 hectares, exclusivement de l'herbe en affouragement en silage,
00:33luzerne, mélange suisse et à peu près 150-160 hectares de maïs à l'année
00:38et sur environ 400 vaches laitières en production à l'année
00:43pour un litrage livré d'un peu plus de 4,5 millions à notre coopérative Pâturage Comtois
00:48qui est située dans le nord-ouest du département de la Haute-Saône.
00:51Ici on a la particularité d'avoir refait un bâtiment il y a quatre ans
00:55où c'est qu'on a doublé le volume de vaches
00:57et aujourd'hui on crée à peu près 400 vaches laitières en permanence
01:01composées de 80% de vaches Holstein et 20% de Montbéliard.
01:06Dans notre projet de bâtiment, on ne pensait jamais faire autant de lait.
01:09Cette faculté c'est que les vaches aujourd'hui, on a un système avec logé de creux, séparation de phases.
01:14Les vaches y sont très très bien, donc on gagne en confort de vaches et en productivité.
01:19On a gagné aussi en alimentation, on essaie de faire une ration la plus équilibrée possible
01:26et puis où c'est que les vaches produisent au mieux.
01:29Et également aussi, c'est que comme on a un système, quand on avait fait notre bâtiment,
01:33on n'avait pas assez de surface pour pouvoir produire,
01:36donc on avait fait le choix d'arrêter l'élevage des jeunisses
01:38et de tout consacrer notre surface à la production laitière.
01:42Donc plus de blé, plus d'orge, plus de colza.
01:45Et quand aujourd'hui, avec notre système, il nous manque 5-10 vaches,
01:49on va acheter 10 vaches pour produire.
01:52Donc en fait, on a un bâtiment où il n'y a jamais d'improductivité.
01:56On est toujours en rythme de croisière, en nombre de vaches traite,
01:59ce qui nous permet de produire plus de lait qu'on avait anticipé au début.
02:04Sur la période de tarissement, parce qu'on a quand même toujours des taris,
02:06donc l'objectif, c'est quand même quand on achète des vaches,
02:08c'est de les amener les plus vieilles possibles,
02:10donc les faire vieillir, car la rentabilité commence par là.
02:14Donc moins on achète 2 vaches, mieux on est.
02:16Mais oui, dès qu'on a un lot de 10 vaches à réformer,
02:20on va racheter 10 vaches en production.
02:22On était tout à l'heure dans le grand bâtiment,
02:24où c'est qu'on a à peu près 350 vaches,
02:26où c'est qu'on est sur des barros-garros,
02:28que c'est des vaches qu'on n'a pas à s'occuper.
02:30Et donc toutes les vaches qui viennent de Bélé,
02:32les vaches où c'est qu'on a des interventions ou à surveiller,
02:35où les vaches en chaleur se situent dans ce bâtiment-là,
02:38qui sont tous les jours changées par rapport à la...
02:42si la vache est en chaleur, pendant 2 jours, elle reste ici.
02:46Et donc ça va nous de l'enlever après par le biais du roto.
02:48Et donc toutes ces vaches-là, on a toujours 30 ou 35 vaches à s'occuper,
02:52où on a le visu dessus.
02:54C'est uniquement là qu'on s'occupe des vaches,
02:55c'est pour ça qu'il y a des cornadis,
02:56et qu'on n'a pas mis les cornadis sous l'ensemble du bâtiment.
02:59Ça nous permet d'avoir une meilleure ambiance, pas beaucoup de bruit.
03:01Et puis on doit uniquement se cantonner, se gérer,
03:04et avoir un coup d'œil permanent sur ces vaches-là.
03:07C'est-à-dire que tous les 15 jours, on a le parage,
03:09une demi-journée parage obligatoire.
03:11Pour ça, on sait qu'on a un intervenant extérieur,
03:13et ça nous oblige à être prêts et à mettre les vaches,
03:16donc maîtriser la dermatite,
03:18que ce soit tout ce qui est lié aux pieds.
03:21Après, tout ce qui est insémination,
03:22donc c'est mon petit frère qui insémine
03:24quasi une grande partie du troupeau en croisé, en blambe belge.
03:27Donc là, on essaie de maîtriser aussi.
03:29Et tout ce qui est vétérinaire,
03:31mon frère et moi faisons beaucoup de choses sur les animaux.
03:36Donc pour notre bâtiment,
03:39on avait choisi à l'époque un roto,
03:4250 places pour optimiser,
03:45je dirais surdimensionner à l'époque,
03:48l'outil de travail pour pouvoir traire
03:50entre 350 et 400 vaches laitières.
03:53Et l'objectif, là, aujourd'hui,
03:54c'est à peu près 400 vaches à la traite pour 2 heures de traite.
03:59Après, voilà, on aime la production de laitières,
04:01on aime les vaches laitières.
04:02Après, on travaillait dans un bâtiment
04:03qui était fini de payer, amorti,
04:04où on s'est contraigné à peu près 1,7 million de litres de lait
04:06dans ce bâtiment-là, de mes parents et de mon oncle.
04:10Et on s'était dit, qu'est-ce qu'on fait ?
04:12Est-ce qu'il faut repartir ?
04:13Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ?
04:15Et donc à l'époque, le projet,
04:16c'était à peu près 3 millions de litres de lait
04:18pour payer avec du lait à 320.
04:21On était avec du lait en 2020,
04:24nous, à notre coopérative,
04:26on était du lait à 320.
04:27C'est vrai que c'était un peu audacieux.
04:29Après, aujourd'hui, la chance qu'on a,
04:31c'est qu'il y a eu une certaine inflation
04:33au niveau des matières agricoles
04:35qui fait qu'on est un peu plus serein
04:38qu'on aurait dû être.
04:39On aime la génétique.
04:40Après, on a la chance d'avoir dans les gens
04:42qui nous vendent des animaux,
04:43on a des excellents troupeaux,
04:44des gens qu'on a connus sur les concours
04:46qui nous vendent des vaches.
04:47Et donc, même chez ces gens-là,
04:50des vaches inférieures,
04:51il reste des très, très bonnes vaches
04:52qui sont chez nous.
04:53On essaye de les faire évoluer au mieux.
04:55Et puis même avec quelques lactations supplémentaires,
04:57on a des vaches qui s'affirment un peu
04:59et qu'on arrive à amener au concours quand même.
05:01Parce qu'on trouve que c'est intéressant
05:02d'aller aux expositions.
05:03Ça nous permet de rencontrer
05:04toujours autant de monde.
05:05Et puis on a des enfants également.
05:07Et puis les enfants au concours,
05:08ça leur permet de prendre le pied à l'étrier,
05:11d'aller amener les vaches à l'école
05:12et puis de leur montrer
05:14que nous on a un beau métier.
05:15Oui, oui, je serai au SPAS.
05:16Donc pour moi, c'est vraiment un honneur
05:19d'aller juger ce concours
05:21qui est pour moi un des trois plus grands concours,
05:23si ce n'est presque le plus grand concours français à juger.
05:26Donc pour moi, c'est un honneur.
05:27J'ai eu la chance de faire Paris, le National.
05:29Et juger le SPAS,
05:31c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire pour moi.
05:33Petit truc, après, je considère
05:34qu'une vache laitière
05:36qui doit gagner à une exposition,
05:39il faut qu'elle aille dans n'importe quel système.
05:40Je suis persuadé qu'une vache qui doit gagner,
05:42elle doit être au milieu de mes 400 vaches.
05:44Ça, pour moi, c'est indéniable.
05:45Mais par contre, quand on va au concours,
05:46pour moi, c'est comme aller à un spectacle.
05:48Je suis prêt à payer même cher pour aller voir.
05:50On est allé à Lausanne, à Genève.
05:52Moi, je suis prêt à mettre de l'argent
05:53pour aller visiter.
05:54Je suis allé à l'étranger
05:54parce que je considère ça comme un spectacle.
05:57Donc après, quand on a la vache
05:58qui a les fondamentaux,
05:59qui est capable d'aller dans toutes les exploitations,
06:02après, ce qu'il fait,
06:02c'est l'harmonie de la vache
06:04et puis le petit truc en plus
06:05que les autres n'ont pas,
06:06c'est-à-dire un arrière-pille un peu plus large,
06:08une vache avec des dimensions
06:09un peu supérieures à la moyenne
06:12qui fait qu'aujourd'hui,
06:13c'est ces vaches-là
06:13qu'on met devant et qui gagnent.
06:15Après, on a eu la chance
06:16d'aller plusieurs fois à Paris.
06:18On a eu la chance de gagner
06:19avec une vache à Paris en 2010.
06:21On a eu la chance d'aller
06:23participer aux nationaux.
06:25On a eu souvent des premiers prix
06:26à Eurogenétique,
06:27malheureusement,
06:28qui n'est plus d'actualité.
06:29Les souvenirs du SPACE,
06:30oui,
06:32quand j'avais 20 ans
06:33et que j'ai vu
06:34des super vaches gagner,
06:36Jennifer,
06:38j'ai vu des grands juges jugés
06:40qui m'ont donné envie
06:41de faire ce qu'eux faisaient.
06:43Et puis,
06:44j'ai eu l'occasion
06:44de participer avec une vache
06:45aussi au Challenge France
06:46avec l'équipe d'Eurogenétique.
06:48J'essaie de me forcer
06:51d'y aller tous les trois ans
06:52pour un,
06:53revoir,
06:53j'ai beaucoup d'amis
06:54et revoir ce qui se fait
06:56de mieux en France.
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