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00:00On va évoquer à présent un tout autre dossier, on va aller aux Etats-Unis, Donald Trump qui traverse une très mauvaise passe, une très mauvaise semaine avec des problèmes de santé et avec des problèmes, un cauchemar même politique lié au scandale Jeffrey Epstein.
00:14On va aller tout de suite retrouver notre envoyé spécial à Washington, Naoufel El-Kawafi.
00:19On va commencer par ces problèmes de santé, il y avait des rumeurs depuis plusieurs jours maintenant avec des photos sur internet sur l'état de santé du président,
00:26on voyait des bleus sur ses mains, ses jambes gonflées et la Maison-Blanche a donc fait un bulletin de santé, de quoi souffre-t-il ?
00:36Il souffre de ce qu'on appelle une insuffisance veineuse, c'est quoi ? C'est quand les veines au niveau des jambes fonctionnent mal, que le sang a du mal à circuler, ce qui crée parfois des gonflements.
00:46C'est ce qu'a expliqué justement la Maison-Blanche en expliquant également que c'était bénin, que ça arrive assez fréquemment pour les personnes de 70 ans, de plus de 70 ans.
00:55La Maison-Blanche qui se veut rassurante, qui explique que le président est en excellente santé, qui répond d'une certaine manière effectivement à ces rumeurs,
01:02ces photos qui ont pas mal circulé ces derniers jours. On voit le président américain avec des échymoses au niveau des mains, les chevilles enflées.
01:10Écoutez justement la porte-parole de la Maison-Blanche qui s'est exprimée hier.
01:13Au cours de ces dernières semaines, le président Trump a noté un léger gonflement au niveau de ses jambes.
01:22Le président a subi un examen complet comprenant une étude vasculaire.
01:26Des échographies veineuses bilatérales ont été réalisées et ont révélé une insuffisance veineuse chronique,
01:32une condition béninée courante en particulier chez les personnes de plus de 70 ans.
01:35Il est important de noter qu'il n'y avait aucune preuve de thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle.
01:46Donald Trump qui a toutes ses capacités physiques et cognitives pour assurer sa fonction, c'est ce qu'assure la Maison-Blanche.
01:52Mais de l'autre côté, il y a cette question qui refait surface.
01:54Est-ce qu'à 79 ans, on est apte à présider la première puissance mondiale ?
01:58Donald Trump qui est tout simplement le président le plus âgé jamais élu.
02:02J'ai posé la question tout à l'heure à plusieurs habitants qui m'expliquaient que malgré tout, à cet âge-là, la question était légitime.
02:07Il fallait la poser, que cet âge, parfois, pouvait être un handicap pour avoir de telles responsabilités.
02:13Merci beaucoup à vous, Naoufelle El-Kawafi.
02:16Donald Trump qui est devenu effectivement le plus vieux président à entrer en fonction de l'histoire des États-Unis à 79 ans aujourd'hui.
02:23On en parle avec mes invités.
02:24On parlera également de ces problèmes, de ces soucis plus politiques cette fois.
02:27Olivier Ravanello m'a rejoint sur ce plateau.
02:30Bonjour Olivier.
02:30Laurence Haïm, bonsoir.
02:32Vous êtes journaliste spécialiste des États-Unis.
02:34On vous connaît bien.
02:35On connaît évidemment tous vos reportages sur les États-Unis.
02:39Philippe Carcentier également est la porte-parole du comité Trump-France.
02:42Laurence Haïm, est-ce qu'il faut s'inquiéter des états de santé de Donald Trump ?
02:46C'est très intéressant parce que depuis l'attaque contre lui à Butler,
02:50Donald Trump restait extrêmement discret sur son état de santé.
02:52C'était il y a un an juste Butler.
02:55Et vous vous souvenez, c'était cette balle qui frôle son oreille.
02:59Et nous, journalistes, quand on était sur place, on avait beaucoup de mal à obtenir des précisions sur
03:04a-t-il des déficiences de son oreille ?
03:06Que s'est-il passé ?
03:07Alors officiellement, Donald Trump, qui comme vous le savez, est quelqu'un qui est très combatif,
03:11qui je le rappelle a fêté ses 79 ans, disait toujours tout va très bien.
03:16Et là, hier, on apprend qu'il a cette insuffisance veineuse.
03:19On apprend aussi, en lisant le communiqué officiel du médecin de la Maison-Blanche,
03:24qu'il a quand même passé un examen pour son cœur, qu'il a fait un Doppler.
03:29Donc ils ont quand même été relativement inquiets ou précautionneux pour faire faire un examen cardiaque à Donald Trump.
03:36Tout va bien, c'est ce que le communiqué dit.
03:38Mais en même temps, on apprend également qu'il a une équimose sur la main.
03:41Et donc, c'est la première fois quand même que Donald Trump laisse paraître,
03:47par l'intermédiaire du médecin officiel de la Maison-Blanche,
03:49qui, je vous le rappelle, est assermenté, des informations sur son état de santé.
03:53Alors qu'on voit cette photo qui a beaucoup circulé, d'ailleurs, avec des marques, des équimoses.
03:57Il y en a plusieurs qui circulent sur les réseaux sociaux.
03:59Ces photos, on voit cette main de Donald Trump.
04:01Vous, ça vous inquiète ?
04:02Absolument pas.
04:03D'abord, la première chose que je note, c'est la transparence de la Maison-Blanche sur la santé de Donald Trump.
04:08Comparativement à ce qu'on a vécu pendant les quatre années précédentes avec Joe Biden,
04:11où les médias, de façon totalement coordonnée avec l'administration Biden,
04:18a complètement escamoté les absences intellectuelles et physiques de Joe Biden.
04:23Ça, c'est le premier point.
04:24Je note que l'énergie de Donald Trump, depuis le début de son mandat,
04:30ça fera six mois qu'il est devenu président des États-Unis.
04:35Il a une énergie débordante incroyable.
04:38Mais il a 79 ans.
04:39Il a l'âge de ses artères.
04:42Effectivement, il a peut-être des problèmes de circulation veineuse.
04:46Mais en tout cas, je pense qu'aujourd'hui, aux États-Unis,
04:49les Américains sont assez satisfaits d'avoir un président qui fait le travail.
04:52Et aujourd'hui, vous savez, j'avais un déjeuner avec un ami américain
04:54qui me disait, oui, tu comprends, ça fait maintenant deux ans qu'il est président.
04:57Je dis, attends, de quoi tu parles ?
04:58En fait, les gens, il a tellement fait de choses en six mois qu'on a l'impression qu'il a fait deux ans de mandat.
05:03Non, il n'a même pas encore six mois de mandat.
05:05Mais est-ce qu'on n'a pas détourné l'attention, justement, en évoquant les problèmes cognitifs dont vous parliez,
05:10qui ont fait d'ailleurs que Joe Biden a jeté l'éponge, n'a pas été le candidat des démocrates ?
05:14Est-ce que vous n'avez pas détourné l'attention en faisant oublier finalement que celui qui est devenu président,
05:19qui était candidat, est le plus âgé à entrer en fonction ?
05:22Est-ce que ça, ce n'est pas un problème pour les États-Unis d'avoir un président aussi vieux ?
05:25Objectivement, je ne le pense pas.
05:26Je pense que vraiment, vous savez, on va avoir par exemple en France une élection en 2027.
05:30On verra l'âge des candidats.
05:31On a pu voir en France, on a eu un président très jeune qui a été élu à 39 ans.
05:34On a vu le résultat catastrophique, si je peux me permettre de parler de la politique française.
05:39C'est votre avis, évidemment, là, en parlant de la politique américaine.
05:41Je le dis, vu en tout cas des États-Unis et vu aussi d'une grande partie de la France,
05:45le résultat, la jeunesse n'apporte strictement rien.
05:49Je crois que c'est l'expérience qui peut être importante.
05:51Et en tout cas, aujourd'hui, nous ne sommes pas inquiets.
05:53Il y a quelque chose qui n'est pas très bien compris en France, en général,
05:56c'est l'âge de la retraite aux États-Unis.
05:59La retraite n'est pas du tout vécue aux États-Unis comme en France.
06:02Et donc, si vous avez envie de travailler, si vous voulez travailler jusqu'au bout,
06:06eh bien, vous pouvez.
06:07Et il y a des Américains qui disent de plus en plus, à 70 ans, c'est le nouveau 50 ans.
06:12Et si on a la mobilité, si on a toutes ces facultés intellectuelles,
06:16et si on a la possibilité de se réinventer, c'est une société qui permet ça.
06:19Ce qui est très intéressant, et ils ont quand même un point commun,
06:22Joe Biden et Donald Trump, c'est que Joe Biden, c'était quand même un président de plus de 76 ans,
06:28et que Donald Trump est aussi un président de plus de 76 ans.
06:32Donc, d'une certaine manière, arriver aux alentours de 80 ans
06:35et être président des États-Unis avec tout ce que ça impose,
06:39de mobilité, encore une fois, de déplacement d'énergie,
06:42eh bien, dans la société américaine, en 2025, c'est tout à fait possible.
06:45– On va évoquer maintenant l'autre dossier.
06:48Je vous parlais de ces problèmes de santé, on l'a évoqué.
06:50Il y a des problèmes politiques aussi qui s'accumulent pour Donald Trump.
06:53Et cette fois, c'est au sein de son propre camp, du côté des Trumpistes,
06:57où certains haussent le ton et, petit à petit,
07:00commence, semble en tous les cas vouloir le lâcher.
07:02Il s'agit de l'affaire Epstein, c'est ce financier qui s'est suicidé dans sa cellule à New York
07:07après avoir été condamné pour des crimes sexuels, notamment sur des mineurs.
07:11On va en parler avec vous, Naoufel, je reviens vers vous à Washington.
07:14Il y a de nouvelles révélations qui ont été faites par le Wall Street Journal.
07:18Racontez-nous, ça a agacé en tous les cas le président américain.
07:21– Absolument, c'est une lettre qui aurait été envoyée en 2003,
07:28qui aurait été écrite par le président américain.
07:30Qu'est-ce qu'elle contient, cette lettre ?
07:32Elle contient un dessin à caractère sexuel.
07:34On aperçoit une femme nue dont les poils pubiens formeraient le nom de Donald.
07:38Mais ce n'est pas finalement le dessin qui choque, qui alerte le plus ici,
07:41c'est plutôt le mot qui l'accompagne.
07:43Il serait écrit « Joyeux anniversaire, que chaque jour soit un merveilleux autre secret ».
07:48Ce qui fait dire ici à beaucoup qu'il y a un lien de complicité
07:51entre le président américain et le financier Jeffrey Einstein,
07:55qui avant de se suicider avait été accusé d'exploitation sexuelle sur mineurs.
08:00Très rapidement, Donald Trump, le président américain,
08:02a voulu balayer d'un revers de main cette polémique,
08:05en niant être l'auteur de cette lettre, en expliquant que ce n'est absolument pas son langage,
08:10qu'il ne s'est même pas dessiné,
08:11que c'est finalement un coup monté fait par les démocrates.
08:15Donald Trump qui s'en prend également au journal, au quotidien,
08:18le Wall Street Journal qui publie ses lettres,
08:20en expliquant que c'est un sale torchon.
08:22Et il a expliqué poursuivre en justice le quotidien américain.
08:26Merci beaucoup à vous, Naofel.
08:27En direct de Washington, devant la Maison Blanche.
08:30On va réexpliquer à quel point cette affaire, Olivier Ravanello,
08:33ce n'est pas un scandale de plus qui pourrait passer inaperçu.
08:36C'est vraiment une affaire qui est fondamentale,
08:39notamment pour les électeurs de Donald Trump.
08:41Et au cœur de cette affaire, il y a cette fameuse liste,
08:44une liste secrète de clients de Jeffrey Epstein,
08:46que Donald Trump avait promis de divulguer.
08:49Donc c'est pour ça que ça pose un problème particulier au président américain ?
08:52Oui, et Laurence Aïm, qui travaille sur le sujet depuis très longtemps,
08:54pourra rentrer plus dans le détail que moi.
08:57Mais en effet, durant toute cette campagne, ça a été un argument
09:01que Trump a laissé un petit peu en suspens,
09:05qui a été utilisé, monté en épingle par beaucoup d'influenceurs et de youtubeurs
09:10en disant que le camp démocrate était lié à cet homme-là et à ces turpitudes,
09:15en allant même très loin dans des scénarios complotistes et délirants.
09:21Et Trump a toujours dit, mais comme sur plein d'autres sujets,
09:24comme sur l'assassinat de JFK, comme sur le Covid,
09:27vous verrez avec moi, on va enfin faire la lumière,
09:30parce que ce sur quoi il s'est fait élire,
09:33c'est que le camp démocrate est un camp de gens qui cachent,
09:38est un camp de gens qui masquent les choses,
09:40de gens qui ne sont pas honnêtes,
09:42qui se disent être de gauche pour faire simple et proche des petits gens
09:46alors qu'ils passent leur temps à s'enrichir grâce à leurs amis de Wall Street
09:49et de Los Angeles,
09:51et que lui, Trump, allait mettre un grand coup de pied dans la fourmilière
09:55et que vous allez voir ce que vous allez voir,
09:56la vérité va enfin éclater.
09:58Et que cette vérité, elle n'éclate pas vraiment.
10:01Ce qui est intéressant, c'est aussi l'effet d'accumulation qu'il y a en ce moment.
10:05Trump, dans les sondages, est sans doute au plus bas
10:08depuis qu'il a été élu, y compris dans le premier mandat.
10:11Ce qu'on appelle les strong supports ne sont qu'à 21%.
10:15C'est extrêmement faible.
10:16Et il y a une sorte de déception qui s'accumule
10:20dans quantité de base de son électorat.
10:24Déception liée à beaucoup de dossiers qu'il a ouverts
10:27et qui ne sont pas résolus.
10:29Il devait faire la paix en Ukraine.
10:31Il n'y a toujours pas de paix en Ukraine.
10:32Il devait être un président qui ne ferait jamais la guerre
10:34et la bombarder l'Iran.
10:36Il devait être un président qui allait faire remonter le prix des œufs,
10:38en gros, de relancer l'économie américaine.
10:41Pour l'instant, cette relance, elle est très timide.
10:43Un président qui allait enfin faire payer tout le monde
10:46avec des droits de douane extrêmement forts.
10:48Le dossier, il n'est toujours pas clos.
10:50Donc, il y a sur quantité de sujets,
10:52le côté Trump va tout régler d'un claquement de doigts
10:56qui ne se concrétise pas
10:58et qui fait que beaucoup d'électeurs,
11:00et c'est ça qui inquiète la Maison Blanche,
11:02beaucoup d'électeurs républicains
11:03disent qu'aux prochaines élections, les midterms,
11:06ils n'iront pas voter.
11:07Parce qu'en fait, ce super-héros Donald Trump,
11:10comme il s'est mis en scène sur un tweet il y a quelques jours,
11:14ce super-man, il n'arrive pas à régler les choses
11:17de manière aussi simple que ça,
11:18et peut-être qu'il est un peu comme les autres.
11:20– Et Laurence Haïm, sur ce dossier-là,
11:22effectivement, de ce scandale,
11:24cette affaire Epstein,
11:25c'est vraiment un dossier qui,
11:26là où c'est embarrassant pour Donald Trump,
11:28c'est que c'est un dossier qui est central
11:29auprès de sa base trumpiste,
11:32et on voit d'ailleurs des réactions,
11:33des gens qui brûlent, des casquettes magas,
11:35vous donnerez votre réaction tout à l'heure,
11:37à ce sujet-là.
11:39– Oui, c'est la première révolte de la base
11:41contre Donald Trump, et c'est très intéressant.
11:43C'est compliqué à comprendre d'un point de vue français,
11:45l'affaire Epstein.
11:46On se dit, mais c'est quoi cette histoire ?
11:47Il est mort ?
11:48Est-ce que c'est encore une histoire de pédophilie ?
11:50C'est une histoire qui touche profondément le peuple américain.
11:53J'étais souvent sur le terrain avec Olivier Ravanello,
11:55et on a vu à Washington, dans des campagnes américaines,
11:58ces Américains qui d'un seul coup se passionnent
12:00pour une histoire, que ce soit le public ou les médias,
12:03et ils suivent.
12:04La base maga, elle se sent trahie par Donald Trump.
12:07Pourquoi ? Parce que dans toute la deuxième campagne,
12:10comme Olivier vient de le dire,
12:11et comme je l'avais vu sur le terrain,
12:13Donald Trump ne cessait de dire à cette base maga,
12:17vous savez, une fois que je serai au pouvoir,
12:20vous aurez la possibilité de faire la vérité,
12:23de tout connaître sur l'affaire Epstein.
12:26Et en fait, ça fait pchit.
12:28Il a demandé à sa ministre de la Justice
12:30de publier des documents qui étaient déjà tombés
12:34dans le domaine public pour tous les journalistes
12:36qui avaient suivi ça.
12:37Et dans les documents, jusqu'à présent,
12:38on n'est jamais à l'abri d'une surprise,
12:40il faut rester très prudent,
12:41il n'y a pas grand-chose.
12:42Et surtout, le ministre de la Justice a dit
12:44« Moi, je ne publierai pas. »
12:46C'est mis à dos des gens du FBI
12:48qui faisaient partie de la base maga.
12:50Il y a une guerre qui s'est déclarée
12:51au plus haut sommet de l'État
12:52entre les responsables du FBI
12:54et la ministre de la Justice.
12:58Et les supporters volent des noms,
13:01ils volent des révélations.
13:02Et pour le moment, ça ne suit pas.
13:04Et c'est pour ça, comme vous l'avez très justement dit,
13:06qu'ils sont déçus et qu'ils commencent à dire
13:07« Il y a eu tromperie,
13:08Donald Trump nous avait promis quelque chose
13:10et il ne délivre pas ses promesses de candidat. »
13:13Il faut toujours faire attention
13:14quand on est un homme ou une femme politique
13:15de faire des promesses de campagne
13:17et quand ça n'arrive pas,
13:18il y a la déception qui s'installe.
13:20Philippe Carcenti, d'ailleurs,
13:21Donald Trump semble s'inquiéter lui-même.
13:23Quand on voit ses derniers messages,
13:24il s'adresse d'ailleurs à « Mégas, mes filles,
13:27qu'est-ce qui se passe ?
13:27J'aime pas du tout ce qui se passe. »
13:28Donc, il y a vraiment une inquiétude
13:30que la base maga lâche Donald Trump ?
13:32Je voudrais répondre sur plusieurs points.
13:33D'abord, il faut comprendre que
13:34Washington, ce ne sont pas les États-Unis.
13:36Donc, c'est vrai qu'à Washington,
13:37pour avoir parlé un petit peu
13:38à différentes personnes sur le terrain,
13:43– Permettez-moi, je vais finir, je vais finir.
13:47– Ça n'intéresse justement pas forcément
13:49énormément à Washington,
13:50mais beaucoup dans le pays du pays.
13:50– Tous les influenceurs…
13:52– Attendez, attendez, attendez,
13:53– Permettez-moi de finir.
13:54– Deux secondes, je vais finir.
13:56– Non, je vous ai pas interrompu,
13:57vous allez me laisser finir.
13:58– Allez-y.
13:59– En revanche, il faut rappeler deux choses.
14:00D'abord, si Trump avait vraiment été impliqué
14:02dans les dossiers Epstein,
14:04je pense qu'il n'aurait pas mis ça
14:06sur la table lors de la campagne.
14:09La deuxième chose, il faut rappeler que
14:10la lettre dont il nie avoir été l'auteur
14:12aurait été écrite en 2003,
14:15que Epstein a été inquiété seulement en 2005.
14:19On ne va pas se voiler la face,
14:20on sait très bien que Donald Trump
14:21est un homme infâme,
14:23comme l'était Jeffrey Epstein.
14:24– Mais cette lettre, à la limite,
14:25c'est un détail,
14:25ce qui intéresse les Américains,
14:27c'est cette liste secrète
14:28qui est censée être donnée.
14:29– Et là, je vais vous rejoindre sur un point,
14:30la vraie personne, moi,
14:31qui me pose problème dans cette situation-là,
14:33c'est Pam Bondy.
14:34Et je pense que l'attitude de Pam Bondy
14:36dans cette affaire-là pose question.
14:38Et je ne serais pas étonné
14:39que Pam Bondy,
14:40si les choses restent en l'état,
14:42soient amenées à quitter son poste.
14:45– Réponse en 30 secondes.
14:46– Premièrement, Pam Bondy,
14:48c'est la ministre de la Justice,
14:49il y a 48 heures sur des fêtes,
14:50Donald Trump s'est dit très content,
14:51il s'est même montré avec elle,
14:53donc pour le moment,
14:54elle n'est pas en danger.
14:55Et la deuxième chose,
14:55pour répondre à Philippe Kersanty,
14:56ce n'est pas Washington
14:57qui s'intéresse à l'affaire Epstein,
14:59c'est toute l'Amérique,
15:00c'est une affaire extrêmement médiatisée,
15:02importante,
15:03Donald Trump le sait,
15:04il essaye de faire au mieux,
15:06et on verra dans les heures,
15:07les semaines qui viennent,
15:08ce que cette affaire Epstein
15:09apporte à l'administration Trump.
15:11– Merci beaucoup à vous,
15:12merci à tous les trois.
15:13– Merci à tous les trois.

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