00:009h30-11h, Culture Média, Thomas Hill.
00:04Merci beaucoup d'être avec nous pour la suite de Culture Média, avec deux voix que l'on aime, qui ont pris place dans ce studio.
00:10D'abord l'œil aiguisé d'Éloïse Gouin, notre spécialiste des séries. Bonjour Éloïse.
00:15Salut Thomas, j'aime bien venir chaque matin, il y a un nouvel adjectif à chaque fois, on vient pour les compliments.
00:19Exactement, c'est pour vous encourager dans votre travail. Et l'oreille quasi-absolue de Joey, qui est avec nous, spécialiste de la musique.
00:27Sauf sur les fadiès, il y en a vraiment un petit.
00:29Oui, c'est un petit souci.
00:31Pour compléter ce beau tableau, il nous fallait un mec marrant, et on s'est dit, tiens, pourquoi pas Olivier de Benoît.
00:36C'est vrai, le mec est quand même hyper marrant.
00:38On avait besoin d'un mec marrant, Gad Elmaleh n'était pas là, donc on s'est dit, de Benoît, tu l'appelles 5 minutes avant, il habite en face.
00:46Il se trouve que je n'avais pas le numéro de Gad Elmaleh, alors j'avais le vôtre.
00:49Il se trouve que vous étiez libre ce matin, bienvenue Olivier de Benoît.
00:54C'est pas le plus drôle, mais c'est le plus disponible.
00:56C'est pas mal de commencer comme ça.
00:58C'est un bonheur de vous recevoir.
01:00Vous le savez, et avant de tailler le bout de gras autour de votre nouveau spectacle, on va dresser d'abord votre portrait sonore.
01:06Des petits sons pour mieux vous connaître. Voici le premier.
01:16On est bien d'accord que c'est un truc sur la Bretagne, non ?
01:18Parce que la Vallée de Dana, je ne savais pas que c'était en Bretagne.
01:22Bien sûr, c'est la tradition. La dernière fois que je vous ai reçu à Europe 1, on a parlé de vos racines belges.
01:26Maintenant, j'aimerais vous parler de vos racines bretonnes.
01:28C'est le mec qui est complètement portuguise.
01:30Tu sais qu'il habite dans chaque région.
01:32C'est la phrase des régions.
01:34J'adore les frites et j'adore les crêpes.
01:36Votre mère est originaire de Bretagne.
01:38La prochaine fois que vous viendrez, on parlera de vos origines bourguignonnes.
01:40C'est votre père.
01:42La semaine prochaine, je crois qu'il y a une annulation au cours.
01:46Sérieusement, vous adorez la Bretagne.
01:48Oui, je suis un grand fan.
01:51J'ai un nom parce que j'en ai beaucoup parlé.
01:53Je le justifiais, ça s'appelle Olivier de Bonnach-Jantissard.
01:55Jantissard, c'est une baronie belle.
01:57Je suis français, évidemment.
01:59Je suis à moitié breton, à moitié bourguignon.
02:01Je suis un grand fan de Bretagne.
02:03Les coins de la Bretagne, le Morbihan, c'est ça ?
02:05Morbihan, exactement. La rivière Dorée.
02:07Crac, exactement.
02:09Du côté de Redon, Malençac, etc.
02:11C'est des petits villages.
02:13Je suis un grand fan de Bretagne.
02:15Quand on est en Bretagne, je ne sais pas s'il y a des bretons qui nous écoutent.
02:17Normalement, oui.
02:20On envoie ses bretons, alors.
02:22Effectivement, je trouve qu'il y a...
02:24Je vous le dis, aux Bretons,
02:26dès qu'on passe le péage,
02:28sur la A11,
02:30on est bien. Il y a cet étendu.
02:32Le climat,
02:34les gens...
02:36Je déteste la chaleur.
02:38J'adore la pluie, j'adore la Bretagne.
02:40On dit qu'en Bretagne, il ne pleut que sur les cons.
02:42Vous savez ça ?
02:44Est-ce que tu peux enlever ton cowboy ?
02:46Merci, Olivier.
02:49Vous avez été servi, Olivier de Benoît,
02:51parce que vous avez tourné dans le dernier épisode
02:53de Capitaine Marleau qui se déroulait en Bretagne.
02:55Visiblement, vous avez tapé dans l'œil de Josée Dayan
02:57qui vous a dirigé ensuite dans la série Sur la dalle
02:59qui se passait aussi en Bretagne
03:01et qui est diffusée en ce moment sur France 2.
03:03Vous aimez sa manière
03:05de travailler, Josée Dayan ?
03:07Il y a une connexion entre vous.
03:09J'adore Josée Dayan. Je suis un gagnant du loto.
03:11Josée Dayan m'a fait venir la première fois.
03:13Je jouais avec notamment David Hallyday,
03:15Romane Borringé, etc. On s'est éclatés sur le tournage.
03:18Elle me rappelle pour jouer
03:20un mec un peu con, elle me dit
03:22« Vous êtes le personnage ».
03:24Toujours pas !
03:26Elle cherchait un con.
03:28Je suis passé par là.
03:30J'ai tourné quasiment. J'ai eu 20 ou 25 jours
03:32de tournage avec Yvan Rattal, Vierge de Douayna,
03:34Sylvie Tessut, Blanc 5, etc.
03:36Michel Esco, excellent comédien.
03:38Il y en a plein. Et c'est vrai, je me suis retrouvé dans cette bande.
03:40C'est vrai que j'ai été émerveillé.
03:42J'ai adoré.
03:44Parce que ça tourne très vite.
03:46C'est un peu ce qui angoisse les comédiens
03:48quand on a habitué.
03:50Il faut être bon tout de suite.
03:52On n'a qu'une prise.
03:54J'ai passé un moment excellent.
03:56C'est vrai que vous avez été bon sur la plupart des prises.
03:58Oui, oui.
04:00Vous étiez là, Thomas, bien entendu,
04:02sur le tournage.
04:04C'est un cours de diffusion
04:06en ce moment sur France 2.
04:08La dernière fois que j'ai fait qu'une prise, c'était dans un film érotique.
04:10Avec Thomas Hill,
04:12qui a eu malheureusement un petit rôle.
04:14Il a été un peu au montage.
04:16Les prochains extraits avant que ça dérape.
04:18À présent,
04:20les journalistes ne sont plus que
04:22d'infâmes cafards.
04:24Se gavant
04:26d'une anecdotique crapuleuse.
04:30Les journalistes sont les
04:32acariens du monde moderne.
04:34Ils se nourrissent
04:36de nos peaux mortes.
04:38Ils ne découvrent plus.
04:40Ils observent platement comme une vache
04:42dans un train.
04:44Ils bugglent leurs inepties, nous éclaboussant
04:46de toutes leurs paresses intellectuelles.
04:48Parce que ça, paresseux, ils le sont.
04:50Cinq heures !
04:52Benoît Poulevoorde, qui était notre invité
04:54hier, qui taille un joli
04:56costard à tous les journalistes,
04:58dans ce seul en scène qui s'appelle Modèle déposé.
05:00C'est la première pièce que vous avez montée,
05:02Olivier de Benoît.
05:04C'est un seul en scène que Poulevoorde avait joué et que j'ai récupéré
05:06sans savoir d'ailleurs au départ qui était Poulevoorde.
05:08C'est ça qui est drôle.
05:10J'ai pris l'idée théâtrale, j'ai cherché une comédie à deux personnages
05:12et ça commençait par la comédie à un personnage.
05:14Je lis et la première phrase
05:16de cette pièce, Modèle déposé, c'est
05:18Poulevoorde va au chiotte et revient en disant
05:20c'est bizarre cette manie que les dames pipi ont mouillé leur pièce.
05:22Je me dis que c'est étonnant cet espèce de truc
05:24un peu improbable et je me dis que je la joue.
05:26C'est comme ça que j'ai fait du one man show.
05:28C'est totalement improbable.
05:30Evidemment, ça a servi la carrière de Poulevoorde.
05:34En fait, Poulevoorde, ce qui est drôle, c'est que pour la petite anecdote,
05:36je suis un énorme fan de Poulevoorde
05:38et quand il a fait une émission de radio
05:40sur les chansons,
05:42j'ai fait une chronique et je lui ai fait refaire
05:44le passage que vous venez d'entendre.
05:46Je lui ai donné le texte et je l'ai trouvé un petit peu ému
05:48de se reposer dans ce rôle.
05:50J'ai trouvé ce moment magique.
05:52Le type est aussi sympa comme il a été
05:54j'imagine hier.
05:56C'est vraiment génial. Allez, prochain extrait.
05:58C'est comme magie.
06:00Magie.
06:02Magie.
06:04Magie.
06:06Qu'est-ce que ça vous évoque ?
06:08C'est vachement travaillé comme émission, on m'a pas dit ?
06:12C'est pas ce qui se dit d'habitude
06:14sur l'émission.
06:16C'est magique parce que j'ai commencé comme magicien.
06:18Ma vie se résume en trois points.
06:20J'ai fait du droit, j'ai rencontré
06:22un magicien, c'était Pierre Ginet, j'ai fait la magie
06:24close-up. Après, je fais modèle déposé,
06:26c'est comme ça que je me lance dans le show.
06:28J'ai arrêté la magie
06:30parce que ce qui me faisait marrer dans la magie, c'était d'être drôle,
06:32c'était de planter les tours. Du coup, on m'a dit ça, ça s'appelle
06:34humoriste. J'ai fait de la magie pendant
06:36des années.
06:42Effectivement, 3 septembre
06:442010, premier candidat à descendre les marches de cette émission
06:46de Télé Prochaine. On ne demande qu'à en rire.
06:48Là, c'est vivement dimanche.
06:52Vous avez envoyé l'autre son.
06:54C'est Michel Drucker qui descend les marches.
06:56C'est le mec qui envoie les sons lui-même.
06:58D'ailleurs, j'ai fait une chronique sur moi.
07:00Quand je l'ai fait,
07:02j'ai adressé un joli pote de mon os.
07:04Génie de l'humour.
07:06Effectivement,
07:08c'est vrai qu'il vous a repéré
07:10dans On ne demande qu'à en rire.
07:12J'ai sauté une étape.
07:14Il y a trois dates.
07:16Réglot, 2 septembre 2010, c'est
07:18Ruck et On ne demande qu'à en rire. Après, 2012,
07:20c'est Michel Drucker.
07:22Et puis après, surtout,
07:24on aurait pu le mettre en juin 2012,
07:26j'ai fait deux mois de chroniqueur à la radio
07:28sur la radio que je préfère, Europe 1.
07:30Avec Monsieur Cabrol.
07:32J'ai fait tout l'été.
07:34J'avais adoré.
07:36Mais comme quoi, vous avez eu quand même aussi des échecs
07:38dans votre vie.
07:40Non, j'en ai un autre.
07:46Est-ce que vous vous souvenez de ça ou pas ?
07:52Faut pas le générique, c'est sympa.
07:54Oh putain, c'est drôle.
07:58C'est drôle pour rentrer comme ça.
08:02C'est quoi l'expression consacrée ?
08:04Il n'a pas rencontré le public.
08:06Il faut dire que c'était
08:08le dimanche après-midi à 15h50.
08:10Il n'a rencontré que ma mère.
08:12C'est une idée.
08:14Je maintiens que c'était une bonne idée.
08:16L'idée est bonne.
08:18C'est de considérer que les invités,
08:20les gens pour défendre un projet,
08:22un film, etc.
08:24Les artistes ne sont pas des bons vendeurs.
08:26On vendait l'émission à leur place.
08:28Je trouve que l'idée n'était pas mauvaise.
08:30Après, les gens n'ont pas acheté.
08:32Non, non.
08:34D'abord, on avait bien commencé.
08:36On a eu trois mois de J.O. d'hiver.
08:38Après, on est revenu. On n'a jamais réussi à redresser la barre.
08:40On va parler maintenant de votre nouveau spectacle.
08:42Le droit au bonheur que vous jouez,
08:44Olivier de Benoît, en ce moment à l'Européen à Paris.
08:46On revient tout de suite.