Antoine Armand, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, était l'invité de Benjamin Duhamel dans "C'est pas tous les jours dimanche", sur BFMTV.
00:00Vous êtes ministre de l'Economie et des Finances, vous avez donc la lourde tâche de défendre le budget pour 2025 présenté il y a trois jours.
00:09On va rentrer dans le détail des mesures annoncées dans un instant sur la fiscalité, sur les baisses de dépenses.
00:14Est-on en train de vivre ou non un nouveau tournant de la rigueur ?
00:17Mais je voudrais commencer par la situation financière.
00:20Si toutes ces mesures doivent être prises, c'est parce que l'heure est grave, un déficit à plus de 6 %, une dette de plus de 3 200 milliards d'euros.
00:28Ouvrez les guillemets, je mesure la chance d'hériter d'un tel bilan, disiez-vous à Bruno Le Maire au moment de la passation de pouvoir.
00:34C'était du second degré ou pas ?
00:36Je parlais de la situation économique, Benjamin Duhamel, et je pense qu'il faut aujourd'hui dire aux Français la réalité telle qu'elle est.
00:42Moi, j'y suis prêt, je l'ai fait dès le premier jour.
00:44On a d'un côté une croissance qui résiste, des entreprises, des usines qui ouvrent, de l'emploi industriel, le taux de chômage qui est au plus bas depuis 40 ans.
00:52Ça, c'est une réussite.
00:53Ce n'est pas une fierté, vous savez, partisane.
00:55Je ne suis pas en train de me rengorger d'un bilan d'un parti, je suis en train de me réjouir pour mes compatriotes.
01:00Et puis, il y a la situation financière et elle, elle est très préoccupante.
01:04La dette, vous l'avez rappelé, elle est colossale.
01:06Moi, j'aime bien donner un autre chiffre parce que ces milliards, c'est très difficile de se rendre compte.
01:10J'aime bien donner un autre chiffre.
01:12Un euro sur huit de notre budget, il va directement aux intérêts de la dette.
01:16Autrement dit, pas à la sécurité, pas à la santé, pas à l'éducation, directement à la dette.
01:23Autrement dit, si on ne réduit pas notre dette, si on ne réduit pas notre déficit, là, on ira vers la crise, là, on ira vers l'austérité.
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