00:00 [Musique]
00:18 Alors vous voyez, le port a été construit en gagnant du foncier sur la mer,
00:24 et toutes ces terres qui ont été remblayées, avant il y avait la plage,
00:30 moi quand j'étais gosse j'allais me baigner sur cette plage.
00:33 [Musique]
00:35 On voit toute la problématique de notre territoire,
00:38 coincée entre la mer et les temps de taux,
00:41 avec des zones naturelles, des zones humides, des zones industrielles,
00:45 et les canaux de la ville qui donnent son charme,
00:50 mais qui d'un autre côté font comprendre la difficulté d'aménagement de notre territoire.
00:54 Et actuellement on est arrivé à un sade où il n'y a plus de possibilité d'extension,
00:59 donc il faut se reconstruire sur la ville,
01:02 c'est-à-dire reconquérir des friches industrielles qui sont abandonnées,
01:06 des zones qui ne sont plus en activité,
01:08 pour pouvoir continuer le développement de la ville,
01:10 sur le plan de l'habitat et le plan du développement économique.
01:13 [Musique]
01:25 Là en fait ce qu'on voit c'est à la fois ici une berge,
01:29 qui est une berge complètement artificielle,
01:31 qui est faite de résidus, de béton, de bitume,
01:35 et qui n'a aucun intérêt écologique.
01:40 On est vraiment sur un polder artificiel qui a été gagné sur les temps,
01:44 donc là il y a un véritable enjeu de renaturation à cet endroit-là.
01:48 Et de l'autre côté on a des entrepôts industriels qui sont hérités du siècle dernier,
01:54 et c'est là où avec les services de l'État, les collectivités,
01:58 il va falloir réfléchir à une sorte de "new deal" territorial,
02:02 de venir sur quelque chose qui soit vraiment dans une sorte d'écologie territoriale.
02:07 Il faut faire ça avec le patrimoine historique existant,
02:10 c'est-à-dire en essayant de conserver un maximum les bâtis qui ont déjà été construits,
02:16 les structures déjà là,
02:17 et puis de l'autre il faut imaginer que ces berges,
02:19 on puisse remettre de la terre, remettre du paysage,
02:23 retrouver une berge naturelle,
02:25 qui permette d'intensifier les échanges d'un côté,
02:29 mais aussi de donner la place aux vivants.
02:31 [Musique]
02:38 Ici on est sur le site de l'ancienne cimenterie Lafarge,
02:41 avec les anciens bâtiments de l'usine Lafarge.
02:45 On est juste en bord des temps d'Etau,
02:48 donc un site assez exceptionnel,
02:50 qui laisse aujourd'hui deux grands espaces,
02:52 très bien situés à proximité de l'eau,
02:55 mais encore inutilisés.
02:57 Le pari qui a été fait sur cette démarche "Territoire pilote de sobriété foncière",
03:00 c'était d'être innovant,
03:02 d'être démonstrateur d'une autre façon de faire.
03:04 Ici on est sur un territoire très contraint,
03:06 avec lois littorales, zones inondables, zones industrielles polluées.
03:11 Donc en accumulant toutes ces contraintes,
03:13 ça pouvait sembler insurmontable de trouver une autre façon
03:16 d'aménager ou de développer le territoire.
03:18 Et cette démarche a permis de sortir contre du recul,
03:21 imaginer un aménagement beaucoup plus équilibré et vertueux
03:25 que ce qu'il était possible de faire.
03:28 [Musique]
03:31 Là nous sommes sur l'ancienne carrière,
03:33 dont a été extrait une partie des besoins pour reproduire le ciment.
03:38 Et finalement sur ces 70 hectares,
03:40 nous avons découpé la superficie dans trois espaces bien distincts.
03:45 L'ancienne carrière qui se prête vraiment à une ouverture au public
03:49 pour en faire un grand parc intercommunal,
03:51 mais également avec une fonction sur les parties qui ne se sont pas renaturées
03:55 de production photovoltaïque, avec les champs photovoltaïques,
03:58 sur une quinzaine d'hectares.
04:00 Une deuxième partie, sur la partie où il y a encore de l'activité économique,
04:04 où on veut réutiliser 6 hectares pour développer le secteur de l'écologie industrielle.
04:10 Et puis ensuite, la dernière frange, plus dans les temps de taux,
04:14 peut-être permettre la réutilisation des bâtiments encore existants
04:17 pour que les habitants de ce territoire s'en emparent
04:20 et puis puissent venir apprécier la qualité paysagère
04:24 de ce cœur d'agglomération qui a vraiment une spécificité rare.
04:28 Pour l'établissement public foncier, accompagner un territoire
04:31 qui est entré dans une dynamique de sobriété foncière,
04:34 c'est beaucoup plus facile, beaucoup plus efficace,
04:36 et ça permet souvent d'aller plus loin et potentiellement plus vite,
04:39 puisqu'il y a une conscience des besoins et donc l'identification
04:43 des bons outils à mettre en place, beaucoup plus rapide.
04:46 Comment on repère, ça c'est la partie stratégique,
04:49 les sites qui sont intéressants à faire muter, à reconquérir,
04:52 mais comment également on identifie la temporalité de la remutation,
04:56 et enfin, pour quels usages ?
04:58 C'est-à-dire travailler sur la sobriété,
05:00 c'est travailler sur de la stratégie foncière de cours, de moyens et de long terme,
05:04 et ça c'est se donner le choix en tant qu'élu
05:06 de garder la capacité de décider, de choisir l'usage qu'on mettra sur un site.
05:11 Le mode projet qu'on a développé tout au cours de cette démarche,
05:15 le grand intérêt a été de concrétiser tous ces grands mots
05:20 et ces ambitions de sobriété.
05:22 Il fallait le rendre beaucoup plus concret pour que ça parle aux élus,
05:25 pour que ça parle au territoire,
05:27 de montrer qu'il y avait des solutions qui étaient concrètes.
05:32 On est, comme dans l'ensemble de l'AGLO,
05:46 sujet à une augmentation de notre population sur le territoire.
05:50 L'étalement urbain, ça nous parle réellement,
05:52 c'est quelque chose contre lequel on lutte.
05:54 Et donc on s'est inscrits dans le programme TPSF
05:58 dans le but de trouver des solutions pour densifier notre centre de village
06:03 et échanger un petit peu la donne,
06:06 là où pendant quelques décennies,
06:08 nous avions beaucoup de créations de lotissement avec de très grandes parcelles,
06:11 avec des piscines individuelles, des grandes surfaces.
06:16 Nous sommes à ce moment dans le lit de la rivière Lavenne
06:19 qui traverse notre village de Montbasin.
06:22 Cette rivière est bétonnée, comme vous le voyez,
06:25 elle est canalisée, elle n'est plus dans son état naturel,
06:28 puisque vous constatez que cette rivière coule très peu.
06:32 En ce moment, elle est quasiment à sec.
06:35 Et dans le cadre de cette étude TPSF,
06:38 nous avons considéré plutôt la rivière comme une opportunité,
06:41 comme une possibilité de cheminement doux à l'intérieur du village,
06:46 un trait d'union entre les différents quartiers,
06:48 et éventuellement également des îlots de fraîcheur
06:51 qui pourraient être valorisés dans le cadre du changement climatique.
06:55 Aujourd'hui, avec le recul de ces développements du XXe siècle,
07:05 on voit bien qu'on a maltraité notre environnement,
07:08 que l'activité industrielle a eu des conséquences non seulement de pollution,
07:11 mais également liées au réchauffement climatique,
07:13 et qu'il est plus qu'urgent de rétablir ces équilibres-là.
07:17 En tout cas, nous nous battons pour y arriver sur le territoire.
07:20 Si on renaturait 50% des sols artificialisés issus de l'air industriel,
07:25 on économiserait 2 degrés pour la planète.
07:27 Et c'est ici que ça commence.
07:29 C'est à travers l'engagement que tous les élus prennent
07:32 autour de l'étang de Thau,
07:34 autour de ces sols artificialisés non plus encore.
07:36 Autour de ces sols artificialisés dont on hérite,
07:38 qu'on va commencer cette dynamique.
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